20 ans !
Mgr Yves Boivineau (évêque du diocèse dans les années 2000 ) a officialisé (après une large consultation) le 30 mai 2004 - en la fête de Pentecôte - l'organisation du diocèse en 38 nouvelles paroisses (celui-ci en comptait 360 auparavent).
La liste de ces nouvelles paroisses, ainsi que leurs nouveaux noms et les communautés constitutives de celles-ci est parue en février 2005.
Erigée le 30 mai 2004, la paroisse Saint-Marc du parmelan comprend les territoires des paroisses ci-après nommées : Argonay, Cuvat, Nâves Parmelan, Pringy et Villaz. Ces cinq paroisses sont supprimées à partir de cette date pour devenir les communautés constitutives de la paroisse Saint-Marc du Parmelan .
L'inauguration de cette nouvelle paroisse a eu lieu en présence de Mgr Yves Bovineau le 17 mai 2006.
Pourquoi une telle réorganisation des paroisses fin des années 2000 ?
Sur 95 diocèses, qui correspondent, à quelques exceptions près, aux départements français, 77 sont concernés par ce « réaménagement pastoral ». Lancé officiellement par l'assemblée des évêques en 1992, ce mouvement de restructuration des paroisses a été préparé dans beaucoup de diocèses par des synodes, ou des « démarches synodales », qui sont des assemblées réunissant des prêtres, des religieux, mais surtout des laïcs pour réfléchir sur la situation du diocèse et émettre des propositions.
Ce remodelage ne répond pas à un caprice ou à une mode. Il s’est imposé comme un impératif de la mission, dans la mesure où l’Église qui n’est plus en régime de chrétienté, a l’impérieux devoir d’être « autrement Église » au sein d’une société elle-même pluraliste. À l’heure où beaucoup de paroisses n’ont plus les ressources suffisantes pour honorer leur cahier des charges, parce qu’il y a moins de chrétiens, en tout cas moins de prêtres, il faut reconsidérer l’institution paroissiale en fonction de l’annonce de l’Évangile à ce monde d’aujourd’hui, pour que les paroisses soient des communautés vivantes, viables et rayonnantes et bien enracinées dans le mystère pascal.
La nouvelle paroisse qui se cherche dans ces aménagements voudrait être le lieu où les baptisés apprennent ce que signifie et ce qui exige la communion ecclésiale. Il ne s’agit pas seulement d’une conversion des mentalités, il s’agit d’un renouveau de l’appartenance à l’Église, comme peuple convoqué pour être envoyé. (Source : N° 10/11 – Les nouvelles paroisses – raisons et enjeux d’une réforme - Auteur : Père Jacky Marsaux)