Homélie du troisième dimanche du temps ordinaire 2026 — Paroisse Saint-Marc du Parmelan

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Paroisse Saint-Marc du Parmelan Paroisse Saint-Marc du Parmelan
Newsletter

Homélie du troisième dimanche du temps ordinaire 2026

Évangile (Mt 4, 12-23) : " Imaginez un instant une nuit sans fin, une terre plongée dans l'ombre de la souffrance, des divisions et du désespoir. C'est le tableau que peint le prophète Isaïe pour décrire la Galilée, cette région méprisée, écrasée sous le joug des invasions. Mais au cœur de cette obscurité, une promesse jaillit comme un rayon : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre de la mort, la lumière s'est levée. »

Évangile (Mt 4, 12-23)
Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. 

 Imaginez un instant une nuit sans fin, une terre plongée dans l'ombre de la souffrance, des divisions et du désespoir. C'est le tableau que peint le prophète Isaïe pour décrire la Galilée, cette région méprisée, écrasée sous le joug des invasions. Mais au cœur de cette obscurité, une promesse jaillit comme un rayon : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre de la mort, la lumière s'est levée. »  

  Aujourd'hui, en ce Dimanche de la Parole de Dieu, nous célébrons cette lumière qui n'est autre que le Christ lui-même, la Parole éternelle, venue éclairer nos vies fracturées et nous appeler à suivre ses pas. Les lectures de ce jour tissent un fil d'or : de la prophétie d'Isaïe à l'accomplissement en Jésus, de l'appel des disciples à l'exhortation de Paul à l'unité. Ensemble, elles nous invitent à laisser la Parole de Dieu transformer nos cœurs et notre monde.

  Dans l'Évangile de Matthieu, nous voyons cette lumière s'incarner. Jésus, apprenant l'arrestation de Jean-Baptiste, se retire en Galilée, précisément dans le pays de Zabulon et de Nephtali, pour accomplir la parole d'Isaïe.Il s'installe à Capharnaüm, au bord de la mer, et commence sa prédication : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. » Ce n'est pas un hasard : cette région, croisée de routes commerciales, mélange de Juifs et de païens, symbolise les ténèbres du péché et de l'idolâtrie. Mais Jésus y apporte la grande lumière : il enseigne dans les synagogues, proclame la Bonne Nouvelle du Royaume et guérit toute maladie.

  Isaïe nous dit : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. » Pendant longtemps, nous avons pu penser que la foi s'éteignait en France, que nos églises se vidaient et que l'Évangile devenait un lointain souvenir culturel. Pourtant, les chiffres récents des baptêmes d'adultes (catéchumènes) et de jeunes nous disent le contraire. Comme au bord du lac de Galilée, le Christ continue de marcher sur nos rivages modernes et d'appeler.
 Dans l'Évangile, Jésus ne choisit pas des experts en théologie, mais des pêcheurs : Pierre, André, Jacques et Jean. Il les appelle en plein travail.

  Aujourd'hui, cet appel retentit dans des lieux inattendus : Chez les jeunes : De plus en plus de lycéens et d'étudiants demandent le baptême, souvent sans avoir baigné dans un milieu chrétien. Ils cherchent une vérité que le monde de la consommation ne leur offre pas. Dans nos cités et nos campagnes : Des hommes et des femmes, touchés par une rencontre, une épreuve ou la beauté d'une liturgie, décident de tout quitter pour suivre le Christ.
 L'augmentation des nouveaux baptisés chez nous est un signe des temps. Elle nous rappelle deux vérités essentielles :

 La soif de sens : Dans une société de plus en plus numérique et parfois déshumanisante, la rencontre personnelle avec Jésus apporte une paix que rien d'autre ne peut donner.  L'audace de l'Esprit : Dieu n'est pas limité par nos statistiques de pratique religieuse. Il agit au cœur des consciences.
  C’est ce que saint Paul souligne dans la deuxième lecture : l’important n’est pas de savoir qui a baptisé, mais que le Christ soit annoncé. Ces nouveaux baptisés ne viennent pas remplir des registres, ils viennent renouveler notre ferveur.

Cette croissance est une joie, mais c'est aussi un défi. Ces nouveaux frères et sœurs sont des « premiers de cordée ».   
 Ils ont besoin de nous : par exemple si Pierre et André ont tout laissé, c'est parce qu'ils ont vu en Jésus une vie plus belle. Sommes-nous des témoins contagieux de cette joie ?  Le Seigneur parcourt encore dans notre temps et notre lieu. À chaque nouveau baptême, c'est l'appel du lac de Galilée qui se réactualise : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »

 Aujourd’hui il y a l’assemblée catéchuménale à Argonay. Prions pour tous ceux qui cheminent vers Pâques et tous ceux qui cherchent Dieu. Que leur "Oui" nous aide à redécouvrir la fraîcheur de notre propre baptême. Amen.