Homélie du 6è dimanche ordinaire année A — Paroisse Saint-Marc du Parmelan

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Homélie du 6è dimanche ordinaire année A

Les lectures d'aujourd'hui pourraient, à première vue, nous sembler sévères. Jésus nous parle de la Loi, des commandements. Pourtant, le message de ce dimanche n'est pas celui d'un fardeau supplémentaire, mais celui d'une libération profonde.

► Voir les lectures du dimanche 15 février ici

 La première lecture du livre de Ben Sira le sage nous rappelle une vérité fondamentale : Dieu nous a faits libres. « Si tu le veux, tu peux observer les commandements. » Dieu ne nous traite pas comme des robots programmés pour obéir, mais comme des partenaires. Devant nous, il y a « le feu et l'eau », la vie et la mort.

 Souvent, nous voyons la morale chrétienne comme une liste d'interdits. Mais ici, le Seigneur nous dit : « Choisis ! » La sainteté n'est pas l'absence de fautes, c'est l'omniprésence d'un choix amoureux pour Dieu et pour nos frères.

 Dans l'Évangile, Jésus ne vient pas abolir la Loi, mais lui donner sa plénitude. Il nous fait passer d'une "morale de la légalité" à une "morale de l'alliance".

 Le meurtre commence dans la colère : Jésus nous dit qu'on peut tuer quelqu'un sans verser une goutte de sang, simplement par le mépris, l'insulte ou le refus de pardonner.
 L'adultère commence dans le regard : Il nous rappelle que nos actes extérieurs ne sont que le reflet de ce qui habite notre cœur. Jésus nous demande de ne pas seulement surveiller nos mains, mais de veiller sur notre cœur. Pourquoi ? Parce que c'est là que réside notre véritable liberté. Si mon cœur est pur, mes actes le seront naturellement.

  Dieu ne demande jamais l’impossible. Ce qu’il demande, c’est un cœur vrai, un cœur qui accepte de se laisser convertir. La vraie justice dont parle Jésus n’est pas celle des règles parfaitement respectées extérieurement. 

C’est la justice de l’amour, de la cohérence, de la fidélité intérieure. Être réconcilié avant d’offrir son offrande. Choisir la vérité plutôt que les faux serments. Refuser de réduire l’autre à un objet.

 Tout cela, ce sont des choix quotidiens. Et c’est là que notre liberté entre en jeu. Ben Sira nous l’a dit : la vie et la mort sont devant nous. Jésus nous montre le chemin de la vie, non pas comme une menace, mais comme une promesse.

  Jésus conclut par cette exigence de vérité : « Que votre oui soit oui, que votre non soit non. » Dans un monde de faux-semblants et de demi-vérités, le chrétien est appelé à la transparence.

  La "justice" dont parle Jésus — celle qui doit surpasser celle des scribes et des pharisiens — n'est pas une justice de tribunaux. C'est la justice de l'amour. Les pharisiens se demandaient : « Jusqu'où puis-je aller sans être en faute ? » Le disciple de Jésus se demande : « Comment puis-je aimer davantage ? »

  Frères et sœurs, suivre le Christ, ce n’est pas vivre sous la peur de mal faire. C’est apprendre, jour après jour, à choisir le bien, à choisir la vie, à choisir l’amour — même quand cela coûte. Comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, il s'agit d'une sagesse mystérieuse, celle de l'Esprit Saint qui vient habiter en nous. C'est Lui qui nous rend capables d'aimer comme Jésus aime.

 Aujourd'hui, ne demandons pas seulement la force de "suivre les règles", mais demandons la grâce d'un cœur nouveau, un cœur qui choisit la Vie à chaque instant.

« Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur»