Homélie du troisième dimanche de Pâques
D’abord, Dieu nous appelle à la conversion. Se convertir, ce n’est pas seulement regretter ses fautes. C’est changer de direction. C’est quitter une vie qui nous éloigne de Dieu pour revenir à Lui. C’est sortir de l’égarement, comme une brebis perdue, pour retrouver le chemin du berger. La conversion est un renouveau profond, un retour à notre véritable identité d’enfants de Dieu.
Ensuite, Dieu nous appelle à faire le bien. La foi n’est pas seulement une parole ou une idée, elle se traduit dans nos actes. Être chrétien, c’est choisir le bien, même dans les petites choses du quotidien : pardonner, aider, écouter, aimer.
Mais Pierre va encore plus loin : il nous dit que même lorsque nous faisons le bien, nous pouvons rencontrer des épreuves. Et pourtant, Dieu nous appelle à tenir bon, à persévérer. Pourquoi ? Parce que le Christ lui-même a suivi ce chemin. Il a souffert, non pas pour le mal, mais pour le bien. Et il nous laisse un exemple. Cela peut sembler difficile. Mais nous ne sommes pas seul, le Seigneur nous accompagne.
Dans l’Évangile, Jésus nous dit qu’il est le berger. Il nous appelle, il nous guide, et surtout, il nous conduit vers la vie. Il ne nous appelle pas pour nous perdre, mais pour nous donner la vie en abondance.
Quand Jésus se présente comme le Bon Berger, il utilise une image très parlante pour les gens de son époque. Le berger n’était pas seulement quelqu’un qui guide les brebis : il vivait avec elles, les protégeait, les connaissait intimement. Jésus dit : « Il appelle chacune par son nom. » Cela signifie que Dieu ne nous voit pas comme une foule anonyme. Il connaît ton histoire, tes luttes, tes joies. Il y a une relation personnelle. Ce n’est pas une foi abstraite : c’est une relation vivante. Dans un troupeau, les brebis reconnaissent réellement la voix de leur berger. Spirituellement, cela veut dire : apprendre à discerner la voix de Dieu. Le berger ne fait pas marcher les brebis au hasard. Il les conduit vers de l’herbe (nourriture) de l’eau (vie) Jésus dit : « Je suis venu pour qu’ils aient la vie en abondance. » Un bon berger, à l’époque, pouvait risquer sa vie contre les loups. Jésus va encore plus loin : il donne sa vie pour ses brebis. Cela montre jusqu’où va l’amour de Dieu : un amour concret, qui se sacrifie. C’est très important. Le berger appelle, mais il ne traîne pas les brebis de force. Dieu respecte notre liberté. On peut écouter… ou ignorer.
Frères et sœurs, entendre l’appel de Dieu, c’est apprendre à reconnaître sa voix au milieu de tant d’autres voix dans notre monde : la peur, le doute, l’égoïsme… Mais la voix du Christ est différente. Elle ne force pas, elle appelle. Elle ne trouble pas, elle guide. Elle ne condamne pas, elle donne la vie.
Alors, en cette semaine, posons-nous une question simple :
Est-ce que j’écoute vraiment la voix du Seigneur ? Et surtout : est-ce que je lui réponds ? Que cette semaine soit pour nous un temps de réponse fidèle : répondre par la conversion, répondre par le bien, répondre par la persévérance dans les épreuves. Que le Seigneur nous donne la grâce de reconnaître sa voix… et de le suivre avec confiance.
Père Léon Lee