Homélie 5eme dimanche de carême 2026 — Paroisse Saint-Marc du Parmelan

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Homélie 5eme dimanche de carême 2026

En ce 5ᵉ dimanche de Carême, l’Église nous fait entendre un Évangile bouleversant : la résurrection de Lazare, dans l’Évangile de Jean. Cet Évangile n’est pas seulement le récit d’un miracle, mais une révélation profonde sur notre vie spirituelle. Jésus, tout au long de cet Évangile, passe par des réalités très concrètes pour nous conduire vers une vérité plus profonde. Il a parlé d’une eau qui désaltère pour toujours à la Samaritaine. Il a ouvert les yeux de l’aveugle-né. Et aujourd’hui, Il fait revenir un mort à la vie. Mais ne nous trompons pas : il ne s’agit pas seulement de Lazare. (...)

►L'évangile à retrouvez ici

(...)   Lazare, c’est chacun de nous. Car la mort dont parle cet Évangile n’est pas seulement physique. Elle est aussi spirituelle. Il arrive que notre foi s’affaiblisse(le plus souvent par paresse). Notre relation avec Dieu se relâche et peu à peu, Dieu passe au second plan dans notre vie. Souvent, sans même nous en rendre compte. Alors notre cœur devient comme malade. Notre âme s’affaiblit. Et parfois, oui, elle ressemble à une âme morte. Comme pour Lazare, on pourrait dire : « Il sent déjà; c’est le quatrième jour qu’il est là» C’est une image forte, presque choquante. Mais elle dit la vérité : le péché nous éloigne de la vie, il nous enferme, il nous paralyse.

 Et pourtant face à cette situation, Jésus ne reste pas indifférent. L’Évangile nous dit qu’Il pleure. Dieu pleure sur nous. Non pas pour nous condamner, mais parce qu’Il nous aime. Parce qu’Il voit ce que nous pourrions être. Parce qu’Il refuse que nous restions enfermés dans la mort. Et alors Jésus pose un acte incroyable : Il appelle Lazare hors du tombeau. « Lazare, viens dehors ! » Cette parole n’est pas seulement adressée à un homme mort il y a deux mille ans. Elle est adressée aujourd’hui à chacun de nous.

 Car Jésus est la Parole de Dieu. Et sa parole a un pouvoir créateur. Elle peut faire passer de la mort à la vie. Elle peut relever une âme, même profondément blessée, même enfermée depuis longtemps. Aucune situation n’est désespérée pour Dieu. Aucune. Et après avoir appelé Lazare, Jésus dit : « Déliez-le et laissez-le aller. » Voilà le deuxième aspect essentiel : Dieu ne veut pas seulement nous redonner la vie. Il veut aussi nous libérer.

 Frères et sœurs, le Carême est précisément ce temps où Dieu nous appelle à sortir de nos tombeaux. Et concrètement, comment répondre à cet appel ? Par un chemin très simple, mais exigeant : revenir à Dieu de tout notre cœur.

 L’Église nous propose un moyen privilégié : le sacrement de la réconciliation. Même si nous avons l’impression d’être loin, même si nous avons honte, même si nous pensons que « c’est trop tard » ce n’est jamais trop tard pour Dieu. Sa parole peut tout recréer.

 Enfin, cet Évangile nous rappelle aussi la force de la prière pour les autres. Marthe et Marie n’abandonnent pas. Elles appellent Jésus. Elles pleurent. Elles espèrent. Et leur prière ouvre un chemin à la vie. De la même manière, notre prière peut toucher le cœur de Dieu. Elle peut obtenir la vie pour ceux que nous aimons, même s’ils semblent loin, même s’ils semblent perdus.

 Frères et sœurs, Aujourd’hui, Jésus nous pose une question, la même qu’à Marthe : « Je suis la résurrection et la vie… Crois-tu cela ? » Croire, ce n’est pas seulement comprendre. C’est faire confiance. C’est accepter de laisser Dieu nous relever. C’est sortir du tombeau. Alors, en ce Carême, n’ayons pas peur. Si quelque chose en nous est mort, Jésus peut le faire revivre. Si quelque chose en nous est lié, Jésus peut le libérer. « Moi, je suis la résurrection et la vie, Celui qui croit en moi ne mourra jamais.»