Homélie du 12 juillet 2026
...Aujourd'hui, Jésus nous raconte la parabole du semeur, que nous connaissons si bien. Puisque Jésus lui-même l'a expliquée en détail, nous pouvons facilement comprendre que ce dont nous avons besoin, c'est précisément de devenir une bonne terre. Après avoir entendu cette parabole, les disciples s'approchent de Jésus et lui demandent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »(Mt 13, 10)
À cette question, Jésus répond :« À vous, il est donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux ; mais à eux, ce n'est pas donné. […] Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder vraiment, et qu'ils écoutent sans écouter ni comprendre. […] Le cœur de ce peuple s'est alourdi ; ils ont l'oreille dure, ils ont fermé les yeux. »(Mt 13, 11-15)
Si Jésus parle aux gens en paraboles, c'est parce que leur cœur est endurci et refuse le « changement ». Même si Jésus enseignait directement à un grand nombre de personnes, pour ceux dont le cœur est déjà endurci, cela ne serait qu'un bruit qui passe, rien de plus. Pour le dire plus crûment, ce serait : « Oui, oui, c'est une belle parole. Mais ça, c'est une chose, et moi je vivrai à ma façon. »
Ce que Jésus attend de nous, c'est que nous accueillions bien la semence de sa Parole et que nous cultivions une bonne terre qui porte beaucoup de fruit. Mais malheureusement, nous qui vivons dans ce monde, nous ne disposons pas tous d'une bonne terre. Car dans notre vie, il y a des cœurs endurcis, il y a aussi beaucoup de soucis et d'inquiétudes. Autrement dit, au fil de notre existence en ce monde, il y a des moments où nous sommes un sol pierreux, des moments où nous sommes au milieu des ronces, et des moments où nous pouvons devenir une bonne terre. Dans cette vie, pour devenir la bonne terre que Jésus attend de nous, il est impossible d'y parvenir sans « changer » sans cesse à travers sa Parole.
Frères et sœurs, tout le monde souhaite avoir une bonne terre. Mais cela ne nous est pas donné gratuitement. Nous devons, à travers la Parole de Jésus, nous « changer » nous-mêmes sans relâche. Se « changer » soi-même est vraiment une chose difficile. Bien sûr, changer en mal peut être facile. Mais changer pour devenir ce que Dieu désire semble vraiment ardu.
Pourtant, si nous fuyons simplement parce que c'est difficile, nous ne pourrons pas former une bonne terre. Même si c'est difficile et pénible, j'aimerais que nous y fassions face sans fuir, et que nous en triomphions. Si nous y parvenons, alors ce que le Seigneur désire… et ce que nous désirons aussi, c'est-à-dire de bons fruits, nous les porterons assurément en abondance.
« Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, C’est celui qui entend la parole et la comprend: il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un »(Mt 13,23)
Père Léon Lee