Voeux 2026 — Paroisse Saint-Marc du Parmelan

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Voeux 2026

Comme Léon XIV, exprimons à nos prêtres notre gratitude !
En cette période de vœux, donnons une place particulière à nos prêtres, suggère Jean-Étienne Rime, coordinateur de la Fraternité missionnaire des cités. De leur vie et de leur santé dépend le rayonnement spirituel et social de nos paroisses.

« Avec l’échange des vœux, nous perpétuons cette belle tradition qui consiste à dire à l’autre que nous le considérons, que nous l’aimons pour ce qu’il est, pour ce qu’il donne et reçoit. Je souhaite une bonne année aux prêtres, aux religieux et religieuses et aux séminaristes. Nous avons tant besoin d’eux. Ils sont ce levain dans la pâte humaine, dans ce monde de consommation par définition insatisfaisante. Magnifique clergé qui agit et qui veille.

Ils offrent leur vie

En émettant ces souhaits, je ne fais que reprendre la lettre apostolique "Une fidélité qui génère l’avenir" du pape Léon XIV, publiée le 22 décembre, à destination des prêtres pour les remercier. Il leur dit : "Je tiens à exprimer ma gratitude pour le témoignage et le dévouement des prêtres qui, partout offrent leur vie, célèbrent le sacrifice du Christ dans l’Eucharistie, annoncent la Parole, absolvent les péchés et se consacrent généreusement, jour après jour, à leurs frères et sœurs en servant la communion et l’unité et en prenant soin en particulier de ceux qui souffrent le plus et vivent dans le besoin." (…)

Être attentif à la santé des prêtres

En s’adressant aux prêtres, Léon XIV nous sollicite, nous interpelle. Car nous sommes tous concernés, tous directement impliqués dans la mission du prêtre par la réalité synodale. Nous sommes aux côtés de nos consacrés dans un double rôle. Le premier consiste à aider, épauler, soutenir nos prêtres pas l’action, l’amitié, la prière : ils ont besoin de notre présence active et fraternelle. Le deuxième rôle est subsidiaire : à chacun de prendre une tâche dans sa paroisse, du balayage de l’église à la gestion des finances — peu importe —, il faut décharger le pasteur, l’informer et agir pour lui. Celui-ci n’est pas multifonction et travailler en équipe unie, joyeuse et diligente, est une vraie joie pour tous. 

Ces curés, toujours par mimétisme, montrent que l’on peut être heureux en donnant sa vie pour Dieu : n’est-ce pas la meilleure façon de déclencher des vocations ?

Nous devons aussi considérer l’individu, le père Untel, dans sa vie, avec son âge, son passé, ses espérances, ses joies, ses qualités. Certains de nos prêtres sont dans une situation de souffrance ; il suffit de se référer à l’étude sur la santé physique et morale des prêtres publiée en 2020 par la Conférence des évêques de France pour constater que beaucoup ne sont pas en parfaite forme. Si certaines initiatives ont permis une détection et des améliorations, il reste que beaucoup sont dans des situations fragiles. À nous de les repérer, de dire au prêtre qu’il doit prendre soin de sa santé, ne pas rester seul et se faire inviter, aller voir un médecin. Ne pas le faire nous met dans une situation de non-assistance à personne en danger. Heureusement, ce n’est pas le cas de tous les prêtres, mais tous sont très sollicités, ils ont des rythmes effrénés — demandez son agenda à votre curé, vous verrez qu’il n’a pas beaucoup de disponibilités alors qu’il lui faut prendre le temps de s’arrêter, de prier, méditer et aussi se reposer, prendre des vacances.

La contagion des prêtres heureux

Les prêtres heureux déclenchent une réaction mimétique : les paroissiens sont heureux, le montrent et le disent ; ceux qui ne vont pas beaucoup à l’église remarquent leur prêtre, le saluent, discutent avec lui ; les enfants sont plus fidèles au catéchisme… Bref, la paroisse compte dans la vie locale. Un exemple avec ce curé de banlieue : lorsque sa mutation a été annoncée, l’évêque a reçu une pluie de lettres demandant qu’il reste dans la ville, certaines venant de paroissiens mais aussi de personnes de la cité, de toutes origines jusqu’au maire et au député, pourtant pas considérés comme des grenouilles de bénitiers. Certes ce prêtre était proche, actif et plein d’initiatives, mais surtout, il avait su s’entourer par une grande équipe de bénévoles pour se focaliser sur l’essentiel de sa mission : évangéliser. Ces curés, toujours par mimétisme, montrent que l’on peut être heureux en donnant sa vie pour Dieu : n’est-ce pas la meilleure façon de déclencher des vocations ?

Merci Saint-Père, merci pour nos prêtres destinataires de votre lettre apostolique, elle nous est donc aussi destinée, à nous laïcs, à nous peuple fidèle. Aimons nos prêtres quels que soient leur style ou leur caractère, et exprimons-leur à notre tour notre gratitude en cette période de vœux.

Source : Aleteia 

►LETTRE APOSTOLIQUE : UNE FIDÉLITÉ QUI GÉNÈRE L’AVENIR