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Les religions dans l’éducation et les élections

Dans le cadre des 21ème Journées d'Études François de Sales, une matinée a été consacrée au thème : les religions dans l'éducation et les médias. Retour sur la conférence-débat par Norbert Beysson. Le maire d’Annecy, Jean-Luc Rigaut, comme Jean-Claude Carle, le sénateur, ou Bernard Accoyer, ont assisté aux débats...

21è Journées -François de Sales

Les religions dans l’éducation et les élections

Jamais la religion dans son ensemble n’était entrée dans le débat politique, tel qu’en l’année 2016 et en vue des élections présidentielles de 2017. Jean-Luc Pouthier, journaliste et historien, rappelait en préambule à une table ronde, ce que Jules Ferry qui disait : « Mettez le nom de Dieu dans cette loi au nom de la République et de la France ». Cette phrase laisse pensif au regard de ce que l’on vit et entend actuellement.  Aujourd’hui, 40 % des français se réclament athées et il n’y a pas de raison que cela ne continue pas, affirme Jean-Luc Pouthier.  « C’est une exception française historique ». Quant au système de l’Éducation Nationale : « Dieu en a été évacué » ! Pourtant, la religion fait bien partie de notre histoire. L’orateur a également soulevé le problème de la colonisation « qui n’est pas effacé », la question des religions et des rapports avec l’Islam qui n’est pas résolue, et de souligner que «  les jeunes français d’origine algérienne, ont le cœur algérien ».

Se sont succédés ensuite Jérôme Fourquet,  directeur  du département Opinion et stratégies d’entreprises  à l’IFOP, Jean Birnbaum directeur du Monde des Livres,  et Émilie Tardivel Philosophe enseignante. « C’est la laïcité qui a envahi les débats et le vote catholique qui a suscité tant de réflexions ».  Depuis 1958, explique Jérôme  Fourquet, 80 % des catholiques pratiquants votent à droite. Mais ceux-ci ne représentent que 2 % de la population française. Alors que nous entrons dans une nouvelle élection présidentielle, c’est la première  pour laquelle les religions sont devenues un enjeu électoral, dit-il en parlant des primaires de la droite, dont les catholiques pratiquants représentaient 10 à 15 % de la population. Mais une élection  qui a été faussée par « les infiltrés de la gauche et les centristes » venus voter pour faire barrage à Nicolas Sarkozy. Jean-Frédéric Poisson a fait les frais d’un « vote utile ». Pour la primaire de la gauche, les faits font ressortir que Benoît Hamon recueille les voix d’une grande partie des électeurs venus de l’immigration.

Pour la Présidentielle, les différents intervenants sont d’accord pour souligner que le FN  prend ¼ des
voix catholiques. Mais il faut reconnaitre que sur l’ensemble des électeurs les votes catholiques, pratiquants ou non, ne représentent qu’un très faible pourcentage. Le fait marquant aujourd’hui, est que les candidats affichent leur croyance, et désirent en faire un atout dans leur campagne. L’Islam reste au cœur des débats, avec tout ce que cela comporte de risques dans l’interprétation qu’on peut en faire. Les mouvements contre le « mariage pour tous », par exemple, ont aussi joué un rôle dans l’arrivée du thème religieux dans le concert électoral. Ces débats autorisent un constat qui souligne que pour 2017, les « catholiques, pratiquants ou non, ont l’intention de s’inviter dans le débat ».

Le maire d’Annecy, Jean-Luc Rigaut, comme Jean-Claude Carle, le sénateur, ou Bernard Accoyer, ont assisté aux débats. Jean-Luc Rigaut ne manquait pas alors, de souligner, « Ces Journées d’Études François de Sales font partie de notre histoire. Je suis heureux que chaque année la presse catholique se retrouve ici à Annecy sur les traces de François de Sales, leur patron ! C’est aussi une preuve de fidélité à des valeurs  fondamentales. Ce thème : les élections et les religions, la place de la religion dans la société est un fait avéré, ça existe, et l’on ne peut négliger ces données qui touchent des personnes engagées ou non engagées, touchées qu’elles sont, dans leur vie au quotidien, par les évolutions de la société, dans son ensemble ».

Norbert Beysson