Sur le chemin de la sainteté : amour, pardon, vie nouvelle — Paroisse Notre-Dame de l'Aumône en Albanais

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Sur le chemin de la sainteté : amour, pardon, vie nouvelle

Récollection du MCR (Mouvement Chrétien des Retraités)

C’est comme un cadeau pour la quarantaine de retraités réunis à la maison du diocèse à Annecy, ce vendredi 20 mars, journée animée par le père Didier Milani et notre aumônier le père Pierre Masson. Une journée qui recolle les morceaux des équipes, relie chacune de nos vies, et chose importante, un temps pour nous relier au Christ.

Prendre le chemin de la sainteté au quotidien nous fait sortir de chez nous, accepter de laisser Dieu entrer dans nos cœurs, de nous mettre en marche avec les autres, les pauvres, ceux qui sont différents. Pour étancher notre soif et notre faim de sainteté, nous sommes orientés vers deux textes d’Evangile : l’enfant prodigue (Luc 15, 11-32) et le jugement dernier (Mt 25, 32-46).

L’enfant prodigue

Quel passage peut nous montrer le mieux la vie retrouvée, le pardon ? Tout d’abord, regardons le fils ainé.  Son problème, c’est que chez lui, il n’y a que devoir et non l’amour, nous dit le père Milani. Alors que le plus jeune, ce vaurien, découvre son manque d’amour ; Il rumine en marchant, seul, sur la route ; il comprend ce que Dieu dit à son cœur ; il reconnaît son erreur : « Père j’ai péché… ». Et c’est l’improbable retour. Alors tout bascule ; son père l’aperçoit, se jette à son cou ; son enfant revient de si loin ! 

Et nous ? Quel chemin prendre ?

Dieu est un univers d’amour. La sainteté, c’est Dieu qui nous la donne à partir de nos actes de charité, et dans notre cœur à cœur avec Jésus. Jésus ouvre une alliance nouvelle avec le peuple de Dieu ; l’alliance d’Abraham et les lois de Moïse deviennent le Royaume de l’amour.

Saint François de Sales disait : « Dieu m’aime tel que je suis. Il faut imiter Jésus-Christ et non les saints, vouloir ce que Dieu veut, être un vitrail de Dieu, être l’harmonie de Dieu avec la beauté de l’âme ». Et d’ajouter : « ça doit se faire dans la douceur ».

Accepter ce retour à l’image de l’enfant prodigue, c’est entrevoir la portée des sacrements du pardon et de la réconciliation ; ils font renaître notre relation à Dieu.

Après la pause du repas, nous partageons le texte du

« le jugement dernier »

Ce terme « dernier » donne une notion de temps, de rupture avec le moment présent, avec la vie. Nous savons que les humains et tous les vivants de la création sont en route vers la mort. Nous avons tendance à dire «  autrefois est le bon temps ». Est-ce par peur ? Et le père Milani de préciser : « Nous chrétiens, nous sommes des mortels en route vers la vie éternelle. Le jugement de Dieu est fait aux critères de l’amour ; la mort est le passage dans la joie, dans l’amour. Ce Royaume offert « à toutes les nations » est à construire dans le jour présent. Sur fond de sainteté !

Durant cette récollection, Dieu nous a beaucoup parlé. Tous appelés au pardon, à la sainteté, c’est dans une joyeuse adhésion à la volonté de Dieu que nous participons à l’Eucharistie, source de notre possible sainteté. Rejoignant nos maisons, nous emportons encore cette parole de saint François de Sales :

L’Eglise est un jardin émaillé de fleurs infinies…
Toutes, en assemblage de variétés, font une agréable perfection de beauté »

Recueilli par Hélène Germain

Quelques photos