le mot du Père FERRÉ — Paroisse Saint-Maurice en Vallée d’Abondance 

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le mot du Père FERRÉ

Les saints et les saintes,

des compagnons parfois méconnus pour la vie quotidienne

 

Nous poursuivons ici la découverte de saints méconnus de notre région dont la fête sera célébrée au cours des prochaines semaines.

24 juillet, la bienheureuse Marguerite de Savoie 

Née à Pignerol en 1382, Marguerite est mariée, pour raison d’Etat, au gouverneur de Gênes, qui a vingt ans de plus qu’elle. Tandis que son mari se dépense dans les activités diplomatiques, elle évite les mondanités de la vie de cour et se donne à la prière et la pénitence, allant même jusqu’à porter un cilice sous ses vêtements d’apparat. Restée veuve sans enfant en 1418, elle décide de se retirer avec plusieurs autres jeunes femmes de haute lignée dans un palais de la ville d’Albe, à 125 km de Milan, pour y mener une vie religieuse de prière et de pénitence dans l’esprit de saint Dominique. Toutes entrent même dans l’Ordre dominicain vers 1450. Marguerite joue aussi un rôle politique important en persuadant son cousin Amédée VIII de Savoie, qui avait été élu antipape sous le nom de Félix V, de renoncer à sa fonction, qu'il abandonne effectivement en 1449. Elle meurt en 1464.

3 août, saint Pierre Favre

Né en 1506 à Saint-Jean-de-Sixt, à 25 km à l’est d’Annecy, et mort à Rome le 31 juillet 1546, Pierre Favre occupa intensément les quarante années qu’il lui fut donné de vivre : élève très doué au collège de La Roche, il est envoyé à Paris pour y étudier la philosophie et les sciences ainsi que les langues, le latin, le grec, l’espagnol et le portugais. Il y rencontre Ignace de Loyola ainsi que François-Xavier et quatre autres compagnons assoiffés de vie spirituelle et d’évangélisation. Le 15 août 1534, tous les sept prononcent à Montmartre un serment qui constitue l’acte de fondation de la Compagnie de Jésus. Ayant dû renoncer à aller à Jérusalem, il circule inlassablement en Italie du Nord, en donnant les Exercices spirituels et en se dépensant sans compter pour les pauvres. Le Pape Paul III le nomme expert au Concile de Trente, qui s’ouvre en 1545. Épuisé, il a encore le courage de faire le voyage jusqu’à Rome où il rend son âme à Dieu. Pie IX le béatifie en 1872 et François le canonise en 2013.

30 août, saint Guérin

Né vers 1065 en Lorraine, Guérin appartient à ce grand mouvement des XIe-XIIesiècles qui vit des familles entières se tourner vers Dieu en se donnant à Lui dans la vie monastique. Il entre vers 1085 à l’abbaye bourguignonne de Molesme, avec la volonté d’y vivre selon la Règle de saint Benoît dans toute sa pureté. Une dizaine d’années plus tard, il part avec quelques compagnons fonder un ermitage dans la vallée d’Aulps. Ce sont les débuts de la grande abbaye, dont les ruines d’aujourd’hui évoquent le passé glorieux. Guérin en devient l’abbé vers 1110 et ne cesse de faire prospérer sa communauté. Il attend 1136, malgré les demandes instantes de saint Bernard de Clairvaux, pour l’affilier à l’Ordre cistercien. Sa renommée est telle qu’il est choisi en 1138 pour être élu évêque de Sion, devenant ainsi le troisième abbé cistercien à occuper une charge épiscopale. pour l’affilier à l’Ordre cistercien