le mot du Père FERRÉ
Pour préparer les 30 ans de son martyre, le Bienheureux frère Paul Favre-Miville
nous accompagne durant ce carême.
Dieu aime ses enfants avec infiniment de respect. C’est pourquoi il les veut libres. Dieu a respecté la liberté de l’homme jusqu’à lui laisser la possibilité de le mettre à mort lorsqu’il s’est fait un des leurs. L’amour ne peut être que la rencontre de deux libertés. Il n’y a pas d’amour dans la contrainte. Dieu sait que notre bonheur ne peut être qu’en Lui, mais il ne peut nous l’imposer. Non seulement il ne le veut pas, mais il en est incapable sinon il ne serait plus ce qu’il est. Il ne serait plus l’amour. Dieu ne fait que nous proposer son amour. Notre seule action c’est de l’accepter librement, de nous laisser aimer en nous remettant entièrement à lui. Et c’est ainsi qu’il veut que nous aimions : « aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ».
Frère Paul Favre-Miville, Lettre à sa sœur, 1990
Les ténèbres recouvrent notre monde en ce moment, en cette fin de XXe siècle et pourtant nous savons, grâce à Celui qui vient, dont nous attendons le retour dans la gloire, que le mal est vaincu par l'amour. Parce qu'il nous aime, Dieu est venu habiter parmi nous. Le règne de l'amour est à l'inverse du règne de violence de notre monde.
Prie pour que les hommes de bonne volonté et aussi tous les autres connaissent cet amour venu en l'enfant Jésus à Bethléem.
Frère Paul Favre-Miville, Lettre à sa mère et à sa famille, 6 décembre 1992
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