le mot du Père FERRÉ
Il est là
Un jour, le saint curé d’Ars devait prononcer un sermon. Mais, au moment de parler, l’émotion le submergea. Il ne put que montrer le tabernacle en balbutiant ces mots : « Dieu est là… Il est là », avant de retourner à sa place, les larmes aux yeux, sans plus pouvoir parler. Ceux qui entendirent ces paroles furent frappés par la force de ce témoignage.
Depuis que Jésus a dit : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang », l’Église n’a jamais cessé de croire qu’il était là : pas une image, pas un symbole, mais lui. Chaque fois qu’un prêtre prononce ces mêmes paroles à la messe, le pain et le vin deviennent vraiment le Corps et le Sang du Christ. Nos yeux voient encore du pain, mais notre foi voit Jésus réellement présent, vivant et offert pour nous.
C’est ce que les catholiques appellent la présence réelle, qu’ils désignent aussi par d’autres noms : Eucharistie, Saint-Sacrement, Communion, Pain de vie. Tous ces mots ne disent qu’une chose : Jésus est là. Alors :
Quand nous faisons la génuflexion en entrant dans l’église, ce n’est pas un rite, c’est un geste d’amour.
Quand nous nous mettons à genoux durant la consécration, ce n’est pas une tradition, c’est un acte d’adoration.
Quand le prêtre nous présente l’hostie et dit « Le Corps du Christ », ce n’est pas un morceau de pain, c’est Jésus lui-même qui vient à nous. Recevons-le avec le grand respect que nous devons à Dieu et faisons de notre « Amen » une profession de foi.
Quand nous retournons à notre place après avoir communié, nous ne sommes plus seuls : Il est en nous. Notre silence est alors un abandon entre ses mains.
« Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri. » Ces mots disent que la communion n’est pas un simple rite mais la rencontre avec une personne, non un geste symbolique mais l’accueil du Sauveur.
Il est là.
+ Père Nicodème Ferré
Quelques pensées du Saint Curé d’Ars sur l’Eucharistie :
« Toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas au sacrifice de la messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes, et la sainte messe est l’œuvre de Dieu. »
« Oh ! mes enfants, que fait notre Seigneur dans le sacrement de son amour ? Il a pris son bon cœur pour nous aimer. Il sort de ce cœur une transpiration de tendresse et de miséricorde pour noyer les péchés du monde. »
« Il est là celui qui nous aime tant ! Pourquoi ne l’aimerions-nous pas ? »
« La nourriture de l’âme, c’est le corps et le sang d’un Dieu. Il y a de quoi, si l’on y pensait, se perdre pour l’éternité dans cet abîme d’amour ! »
« Venez à la communion, venez à Jésus, venez vivre de lui, afin de vivre pour lui. »
« Le bon Dieu voulant se donner à nous, dans le sacrement de son amour, nous a donné un désir vaste et grand que lui seul peut satisfaire. »
« La communion fait à l’âme comme un coup de soufflet à un feu qui commence à s’éteindre, mais où il y a encore beaucoup de braises ! »
« Ne dites pas que vous n’en êtes pas digne. C’est vrai : vous n’en êtes pas digne, mais vous en avez besoin. »
« Quand nous avons communié, si quelqu’un nous disait : “Qu’emportez-vous dans votre maison ?”, nous pourrions répondre : “J’emporte le ciel” »