Ordination diaconale d'Emmanuel Prévost
Elle est prévue le dimanche 20 septembre à 15h à l'église Ste Agathe.
Venons prier et accompagner Emmanuel et sa famille pour cet engagement.
Nous découvrirons également la mission que lui confie notre évêque.
(...) Le diaconat est le premier degré du sacrement de l'ordre. "Sacrement" signifie que celui qui le reçoit est marqué dans sont être même par l'Esprit Saint. Il est marqué dans son être profond? One ne "fait" pas le diacre, on "est" diacre.
Quand on parle du faire, on se situe très vite dans l'organisation du religieux ; or, l'Église n'est pas un système religieux. Elle est un mystère d'amour voulu par Dieu pour le salut des hommes; Cela signifie que la fécondité de l'x144glise va bien au-delà de l'action humaine extérieure. le Concile insiste beaucoup sur l'Église comme sacrement du salut. Elle a pour raison d'être de communiquer et de rendre accessible l'amour de Dieu.
Ainsi le diacre est configuré au Christ pour être présence sacramentelle du Christ serviteur. Le diacre n'est ni un "superlaïc engagé", ni un "sous-prêtre". Il n'est pas là pour remédier à la diminution du nombre de prêtres, il n'est pas non plus appelé à être plus missionnaire que les autres. Il est simplement diacre. Il manifeste au milieu de nous la présence du Christ Serviteur. Il nous rappelle aussi à tous que nous ne sommes que des serviteurs.
En réalité, Jésus est le seul véritable serviteur. Laissons-nous façonner par cette attitude fondamentale, primordiale du service à la manière de Jésus. Le diocèse se réjouit de l'ordination de Grégory. Nous l'entourons de nos prières.
Mgr Yves Le Saux
Extraits de la rencontre du 5 juin 2026 à la salle des catés de Rumilly
Le cheminement d’Emmanuel et de son épouse est resté confidentiel jusqu’en mars 2026, pour leur permettre librement de discerner si le ministère de diacre faisait bien partie de leur chemin, s’il les rendrait heureux dans leur vie sociale, familiale et professionnelle.
C’est le concile Vatican II (1962-1965, donc relativement récemment) qui a redécouvert, réhabilité ce ministère qui avait été réduit à un passage avant l’ordination presbytérale. Très vite il y a eu de plus en plus de diacres. Aujourd’hui il y en a des milliers dans le monde, une trentaine dans notre diocèse.
Le diacre rappelle à toute la communauté le sens de la diaconie, c’est-à-dire le service du frère, et en particulier le frère en difficulté, le pauvre, le faible. Lors de l’ordination diaconale, l’évêque donne toujours une lettre de mission souvent orientée vers des personnes en difficulté, loin de l’Église.
Les diacres peuvent être mariés et avoir une famille. Quelques-uns sont célibataires. Ils s’engagent dans l’état de vie dans lequel ils sont au moment de leur ordination. S’ils sont célibataires au moment de l’ordination, ils restent célibataires. Sont ordonnées des personnes pas trop âgées. Ainsi la plupart ont une activité professionnelle. Dans le diocèse, certains diacres sont en retraite, car ordonnés depuis longtemps. Leurs familles et leurs activités professionnelles sont les premiers lieux où ils doivent vivre leur diaconat. En plus de la mission confiée par l’évêque, les diacres exercent une activité liturgique et sacramentelle puisqu’ils peuvent dispenser le sacrement du baptême et du mariage. Dans la liturgie, le diacre proclame l’évangile. Il fait le lien avec la communauté, il invite au geste de paix et envoie la communauté en mission à la fin de la messe.
Le diacre n’est pas un sous-prêtre, ni un aide au prêtre. C’est un ministère à part entière qui rappelle le Christ serviteur, près des petits, des souffrants. Tout prêtre est ordonné d’abord diacre pour ne pas oublier le service du frère.