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Paroisse Sainte-Famille de la Mandallaz Paroisse Sainte-Famille de la Mandallaz

Saints Patrons de nos communautés

Pour chaque église de la paroisse de la Sainte-Famille, un saint patron.

La BALME DE SILLINGY : SAINT MARTIN
(vers 315-397)

Fêté le 11 novembre


Militaire, fils d'un tribun de l'armée romaine. Né en Hongrie, il est en garnison à Amiens lorsqu'il se convertit. Selon la tradition, cette conversion serait survenue après qu'un jour d'hiver, il ait partagé son manteau avec un mendiant et que le Christ lui soit apparu portant cette moitié de manteau.
Baptisé, il vient à Poitiers, attiré par la personnalité de l'évêque saint Hilaire. Plus tard, ils fondent ensemble le monastère de Ligugé (Vienne), le premier en Gaule centrale, un foyer actif d'évangélisation.
Elu évêque de Tours en 371, il continue à vivre en moine, faisant du monastère de Marmoutier, qu'il a fondé non loin de Tours, son point d'attache et un foyer de missionnaires. Avec eux, il christianise l'ouest de la Gaule, y multiplie les monastères et crée un premier réseau de paroisses rurales.
Après sa mort à Candes (Indre-et-Loire), son tombeau à Tours attirera les foules. Il sera le premier à être vénéré comme saint sans avoir connu le martyre. Son immense popularité se traduira par la multiplication en France des localités, lieux-dits, églises … portant son nom (485 communes, 3 667 paroisses).
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CHOISY : SAINT BENOÎT
(vers 480-547)

Patriarche des moines
de l'Occident 


Benoît de Nursie, appelé le « Patriarche des moines de l'Occident », est né à Nursie en Ombrie (Italie). Après études des lettres et de droit à Rome, il se retire dans une grotte de la montagne près de Subiaco, non loin de Rome, pour y vivre sous le regard de Dieu.
Sollicité par des moines de devenir leur supérieur, mais ne parvenant pas à les réformer, il retourne dans sa grotte, où affluent à nouveau des disciples. Il fonde alors douze petits monastères de douze moines.
Vers 529, il vient s'installer dans l'ancienne forteresse du Mont Cassin, entre Naples et Rome. Bientôt, il bâtit une grande abbaye, appelées à un rayonnement considérable. Il lui donne une règle brève, souple et pleine de sagesse, basée sur la prière, le travail, l'amour fraternel, la pauvreté, l'obéissance, l'hospitalité, sous la direction d'un abbé (abba : père). C'est l'origine de l'ordre de saint Benoît ou Bénédictins. La plupart des ordres monastiques d'Occident se sont inspirés de cette règle. Benoît mourra au Mont Cassin.
Ce couvent ayant été détruit par les Lombards en 580, les bénédictins français de Fleury-sur-Loire (actuellement Saint-Benoît-sur Loire) vinrent en 703 chercher dans les ruines le corps de saint Benoît qu'ils ramenèrent dans leur couvent et inhumèrent le 11 juillet, désormais fête du saint.
En 1964, Paul VI a proclamé Benoît patron de l'Europe pour avoir apporté à celle-ci le progrès chrétien par la croix, le livre et la charrue.
Un autre saint, Benoît d'Aniane (vers 750-821) s'emploiera à rénover la vie monastique des bénédictins. Il rédigera pour ce faire un Codex regularum et un Concordia regularum qui contribueront à répandre et soutenir l'esprit de réforme.

Les Bénédictins de Talloires auraient édifié une chapelle à Choisy dès le XIème siècle, d'où le vocable Saint Benoît.

La COMBE de SILLINGY :
l'IMMACULÉE CONCEPTION
 

Salut, pleine de grâce


À ne pas confondre avec la conception virginale de Jésus par Marie. Selon la foi catholique traditionnelle, Marie, la mère de Jésus, en vertu d'une grâce exceptionnelle, n'a jamais connu le mal, ayant été conçue sans être marquée par le péché originel. C'est cette immunité absolue qui est appelée Immaculée Conception. Au-delà du caractère en quelque sorte négatif de cette définition, l'Église entend affirmer par là l'exceptionnelle sainteté de Marie.
Les Orientaux appellent Marie la panagia, terme grec signifiant la toute sainte. Cette foi s'appuie sur une très ancienne tradition, qui trouve son fondement dans la salutation de l'archange Gabriel à Marie : « Salut, pleine de grâce ». (Luc 1,28).
Le dogme de l'Immaculée Conception a été proclamé par le pape Pie IX en 1854. Quatre ans plus tard, cette définition allait recevoir une étonnante illustration : une fillette illettrée de 14 ans, totalement ignorante du vocabulaire théologique, allait voir apparaître la Vierge se présentant à elle comme étant « l'Immaculée Conception ». C'était à Lourdes en 1858 et la fillette s'appelait Bernadette Soubirous.

MÉSIGNY : SAINT DENIS († vers 250)
 

Fêté le 9 octobre

Évêque et martyr. Premier évêque de Paris, il meurt décapité sous le règne de l'empereur Dèce (249-251). Denis est un des saints céphalophores, ce qui signifie, d'après la légende, qu'il porta sa tête après sa décollation. Il est souvent figuré de la sorte. Une Vie de sainte Geneviève, publiée vers 520 atteste de son culte et fixe le lieu du supplice au « vicus Catulliacus », aujourd'hui saint Denis, où une basilique fut édifiée très tôt en son honneur. Une autre tradition le fait mourir sur la colline de Montmartre.
Saint Denis est le patron des diocèses de Paris, Saint-Denis-en-France et Saint-Denis-de-la- Réunion. Il est fêté le 9 octobre. Saint François de Sales, en 1606, fit dédier l'église de Mésigny à saint Denys.

 

SALLENÔVES : SAINT PIERRE et SAINT PAUL
SAINT PIERRE († 64)

Tu es Pierre,
et sur cette pierre, je bâtirai mon Ėglise. 


Apôtre. Avant d'être surnommé Pierre par Jésus (c'est à dire roc, rocher), il porte le nom de Simon. Né à Bethsaïde, habitant Capharnaüm, il est marié et pêcheur sur le lac de Tibériade. Avec son frère André, il est un des premiers à être appelé par Jésus pour former le groupe des douze. De tempérament ardent, pas toujours réfléchi, il devra apprendre à s'engager sans retour. Le regard que Jésus jettera sur lui, après son reniement au moment de la Passion, marquera le tournant décisif de sa vocation, dont la fidélité désormais ne fléchira plus jusque dans le martyre. C'est Pierre qui, à Césarée de Philippe, prononce la première profession de foi chrétienne en répondant à Jésus qui l'interroge : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». C'est alors que Jésus lui trace très clairement sa mission : « Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Ėglise ...(Mathieu 16, 13-19). De fait, dès la Pentecôte, Pierre agit en chef de la jeune communauté chrétienne.
L'activité de Pierre à Jérusalem, en Samarie et jusqu'à Antioche, n'est pas freinée par ses trois arrestations successives. Sa venue à Rome, son quatrième emprisonnement, son martyre sur la colline du Vatican vers l'an 64 sous le règne de Néron, son inhumation sur place ne sont rapportés par aucun texte contemporain. Mais ils font l'objet d'une tradition jamais contredite. Au contraire, ils sont confirmés par les inscriptions des premiers siècles après Jésus Christ trouvées à Rome.
La basilique qui porte son nom a été édifiée sur l'emplacement très vraisemblable de sa tombe, ainsi que les fouilles le révèlent de manière saisissante.
Fête le 29 juin avec saint Paul.


SAINT PAUL († 67)

Apôtre. Bien que Paul n'ait pas connu le Christ, il est rangé parmi les apôtres pour le rôle capital qu'il a tenu dans la diffusion de l'Ėvangile parmi les païens.
Né à Tarse (en Turquie) d'une famille juive qui a acquis la citoyenneté romaine, on lui donne le nom de Saül. Très jeune, il vient à Jérusalem suivre les leçons d'un célèbre docteur de la Loi : Gamaliel. Gagné au radicalisme pharisien, il poursuit avec acharnement la jeune communauté chrétienne.
Les Actes des Apôtres racontent sa conversion inopinée, alors qu'il fait route vers Damas, en entendant le Christ l'interpeller : « Pourquoi me persécutes-tu ? ». Il est baptisé par un chrétien de Damas et prend le nom de Paul. Il va désormais mettre tous les dons de sa riche personnalité au service d'une foi pour laquelle il donnera sa vie.
Pendant 20 ans, tout en gardant un étroit contact avec les responsables de l'Ėglise à Jérusalem, il ne cessera de parcourir l'Asie Mineure et la Grèce, y fondant de nombreuses Ėglises, qu'il continuera à stimuler par ses visites et ses correspondances (ses épîtres).
Arrêté une nouvelle fois à Jérusalem, gardé deux ans à Césarée, il fait appel à l'empereur en sa qualité de citoyen romain. Il est transféré à Rome en 60. Relâché en 63, il est à nouveau prisonnier en 66 à Rome, où il sera décapité en 67, à proximité de l'emplacement où plus tard s'élèvera la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs.
Il aura suivi de peu dans la mort l'apôtre Pierre. Aussi sont-ils associés dans la même fête le 29 juin.

SILLINGY : NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION


« ... Nous affirmons, Nous déclarons, et Nous définissons comme un dogme divinement révélé que l'Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la Gloire céleste ».

C'est par ses mots que le 1er novembre 1950, le pape Pie XII affirmait la foi de l'Assomption de la Vierge Marie.
Cette foi, générale chez les chrétiens d'Orient (ils célèbrent la dormition de la Vierge), et partagée par les catholiques, n'a pas été manifestée dès l'origine de l'Ėglise, sauf si on tient compte de certains textes apocryphes qui situent l'évènement entre 3 et 50 ans après la mort et la résurrection du Christ.
Le premier théoricien de cette foi est saint Grégoire de Tours (VIème siècle). Saint Albert le Grand, saint Thomas d'Aquin et saint Bonaventure au XIIIème siècle, lui donnèrent ses lettres de noblesse.
On célébrait déjà la fête à Antioche au IVème siècle et en Palestine au Vème. Il semble que la date du 15 août ait été choisie en Orient par l'empereur Maurice (582-603) pour commémorer l'inauguration d'une Ėglise dédiée à la Vierge montée au ciel.
Le 15 août fut longtemps la fête nationale en France. Louis XIII, consacrant la France à Notre-Dame, demanda qu'on fît ce jour-là, dans chaque paroisse, une procession en l'honneur de la Vierge.

(sources : Nouvelle encyclopédie catholique THĖO – éditions Droguet-Ardant/Fayard - Paris)