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Dirigeants européens reçus au Vatican

Le Pape adresse un message d'espérance aux dirigeants européens qu'il a reçu ce 24 mars. Une rencontre exceptionnelle organisée pour le soixantième anniversaire du Traité de Rome.

Dans son discours, le Souverain Pontife a redit son souci pour l’avenir d’une Europe en crise. Il a rappelé combien les responsables de l'Europe se devaient de mettre l’humain au centre, dans l'héritage des pères fondateurs. «Quelle espérance pour l’Europe d’aujourd’hui et de demain ?» a demandé le Saint-Père. «Les réponses sont précisément dans les piliers sur lesquels les pères fondateurs de l'Europe ont voulu édifier la Communauté économique européenne et que j’ai déjà rappelés : la centralité de l’homme, une solidarité effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir.» 

Le Pape a souligné que le premier élément de la vitalité européenne était la solidarité. Un état d'esprit « qui est d’autant plus nécessaire aujourd’hui devant les poussées centrifuges comme aussi devant la tentation de réduire les idéaux fondateurs de l’Union aux nécessités productives, économiques et financières» a t-il noté. 

François a également déploré "l'absence de mémoire" qui caractérise notre temps et qui nous fait oublier une conquête majeure: «le temps de paix le plus long des derniers siècles». 

Le christianisme à l'origine de la civilisation européenne

Le dénominateur commun des fondateurs de l'Europe en 1957 « était l’esprit de service, uni à la passion politique et à la conscience qu’ à l’origine de cette civilisation européenne se trouve le christianisme» a poursuivi le Pape.  

Notre époque est davantage dominée par l’idée de crise, a t-il noté, une diffuse “crise des institutions” mais aussi la crise des migrants : «beaucoup de crises, qui cachent la peur et le désarroi profond de l’homme contemporain». Mais crise n'est pas qu'un moment mauvais à passer mais l'occasion d'examiner, d'évaluer. Le Pape a déploré «un ‘‘décrochage affectif’’ entre les citoyens et les institutions européennes, souvent considérées comme lointaines et pas attentives aux diverses sensibilités qui constituent l’Union». Face à cela, il est nécessaire de ne pas oublier la centralité de l'homme, de retrouver l'espérance, qui est l'antidote le plus efficace contre les populismes modernes.