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Paroisse Saint-André en Gavot-Léman Paroisse Saint-André en Gavot-Léman

Méditation et/ou prière de la semaine

Proposition hebdomadaire autour de l'évangile du Dimanche

​3ième dimanche temps ordinaire A

Ø  Les Béatitudes, une manière paradoxale de vivre …

Jésus n’annonce pas un bonheur ou un malheur mais plutôt une manière paradoxale de vivre ce qui nous apparaît comme bonheur ou malheur.

Les Évangiles de Marc et de Jean ne mentionnent pas les Béatitudes. Il en est de même pour le sermon sur la montagne et le Notre Père (Mt 6,9-15 et Lc 11,2). Les exégètes pensent que Matthieu et Luc suivent une source ancienne recueillant des paroles de Jésus prononcées dans des circonstances différentes. Marc et Jean ont ignoré cette source ou n’ont pas retenu ces Paroles. Les Béatitudes chez Matthieu et Luc, sont très différentes, même si elles répondent à un fond commun

Le texte primitif semble avoir été celui-ci : 

« Heureux les pauvres, car à eux est le Royaume des Cieux. » 

« Heureux les affligés, car ils seront consolés. » 

« Heureux les affamés, car ils seront rassasiés. »

Il ne faut pas tenter « d’harmoniser » à tout prix ces points de vue différents. L’Église des premiers siècles a toujours refusé une réduction des 4 Évangiles en un seul.

Ce serait un appauvrissement si chacun ne prenait que la version qui lui convienne le mieux.

Cette composition même de l’Évangile est pour nous une source de grand optimisme. Personne, aucun milieu, aucun groupe, ne peut accaparer la Parole de Dieu. Cependant, chaque communauté vit quelque chose d’irremplaçable de cette Bonne Nouvelle, et le formule dans ses termes à elle.

Ce qui était vrai à l’origine de l’Évangile, l’est encore aujourd’hui.

D’après « Gitans en Eglise »

 

Ø  Prière pour la fin de la semaine de l’Unité des chrétiens :

Rendons grâce au Seigneur notre Dieu pour toutes les Eglises.

Pour l’Eglise d’Orient, et la beauté de sa liturgie, Père nous te bénissons.

Pour l’Eglise d’Occident et sa fidélité à Pierre, Père nous te bénissons.

Pour les Eglises de la Réforme et leur attachement à l’Ecriture, Père nous te bénissons.

Pour les chrétiens persécutés à cause du Christ et de l’Evangile, Père nous te bénissons.

Pour les martyrs et les saints de toutes les Eglises, Père nous te bénissons.

Pour la grâce de l’Unité, que tu veux nous donner, Père nous te bénissons.

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3 propositions pour le 2e dimanche du temps ordinaire : 15 janvier 2017

Journée mondiale des migrants et des réfugiés

Ø  Prions :

Seigneur Dieu,

Toi qui as créé tous les peuples à ton image, nous t’adorons.

Nous élevons nos cœurs et nos voix vers Toi.

Nous te prions pour les pays et les peuples, d’où les refugies se sont enfuis.

Que la paix entre les peuples, la réconciliation à tous les niveaux et un développement humain pour tous puissent devenir une réalité.

Nous te prions pour les pays d’où viennent tous ces migrants économiques, qui cherchent de meilleures conditions de vie pour eux-mêmes et pour les leurs.

Nous te prions pour leurs chefs. Qu’ils prennent vraiment à cœur le bien-être de leur peuple.   

Nous te prions pour tous ces "étrangers" dans nos pays, qui aboutissent dans les bidonvilles, dans les quartiers les plus pauvres de nos grandes villes, où ils partagent souvent la vie des marginalisés et des sans-emploi.

Nous te prions pour tous ceux qui ont le pouvoir de décider les accords et les lois internationales. Qu’ils regardent non pas seulement les intérêts de leurs propres pays, mais qu’ils prennent en considération la situation des pays pauvres du monde.

Aide-nous à ouvrir nos cœurs, nos maisons et nos églises aux étrangers, aux réfugiés, et à tous ceux qui cherchent un asile politique. Qu’ils puissent se sentir accueillis et intégrés dans notre société.

Nous prions pour tous les Chrétiens et pour tous les hommes et femmes de bonne volonté.

Que la communauté chrétienne née de la Pentecôte, dans la "différence des cultures", soit ouverte à ces migrants, non pas seulement pour les accueillir, mais surtout pour créer une "communion" entre les différentes communautés, et ainsi vivre l’universalité de l’Eglise.   

Nous demandons ceci par le Christ notre Seigneur, lui qui était un réfugié et qui a planté sa tente parmi nous.

Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique (Alger)  

 

Ø  Accueillir l’étranger est un défi pour tous les baptisés.

Aujourd’hui, des millions d’hommes et de femmes, vivent l’expérience de l’émigration. Ces personnes quittent leur pays pour fuir la violence, l’insécurité, la misère. Elles se mettent en chemin dans l’espérance d’une vie meilleure, pour trouver un lieu de paix et de sécurité, un lieu pour travailler et fonder une famille, un lieu pour vivre.

Souvent, elles ne sont perçues qu’à travers les problèmes que pose leur accueil ou leur insertion dans notre société (…) Tout migrant est une personne humaine qui, en tant que telle, possède des droits fondamentaux inaliénables qui doivent être respectés par tous et en toutes circonstances.

Souvent, la migration s’impose aux personnes pour des raisons de survie ou pour se protéger des guerres et des persécutions. Parfois, des intermédiaires sans scrupule en ajoutent encore à leur désarroi.[…]

Nous invitons toutes les communautés chrétiennes à réfléchir à l’accueil des migrants et des réfugiés. Cela, d’autant plus que dans le contexte de crise que nous traversons, nous sommes parfois tentés par la peur et la méfiance à l’égard de l’étranger. Nous invitons à aller à la rencontre de l’autre, à aller vers l’autre. [...]

Nous invitons tous les baptisés à une conversion. En effet, nous n’avons pas seulement à aider ou donner, mais nous avons à recevoir. Ils sont des frères et des sœurs qui arrivent avec leur détresse, mais aussi avec leur richesse. Un certain nombre d’entre eux sont chrétiens et ont parfois vécu dans leur pays des expériences ecclésiales fortes, dont ils peuvent nous transmettre quelque chose. Ils sont parmi nous pour nous évangéliser. Beaucoup portent des valeurs d’humanité que nous avons perdues, ils ont bien des choses à nous apprendre.

A travers leur souffrance, leur espérance, leur joie et leur tristesse, c’est aussi Dieu qui nous parle. Ecoutons-le.

Mgr Jean-Paul JAMES, évêque de Nantes ; Mgr Alain CASTET, évêque de Luçon ; Mgr Emmanuel DELMAS, évêque d’Angers ; Mgr Thierry SCHERRER, évêque de Laval ; Mgr Yves LE SAUX, évêque du Mans

 

Ø  Comment Jean baptiste a-t-il reconnu Dieu enfoui dans l’humanité ?

Ses paroles sont intrigantes puisqu’il avoue lui-même : ‹ je ne le connaissais pas › (Jn 1, 31). L’affirmation nous semble curieuse puisque nous savons que Jésus et Jean-Baptiste étaient cousins et parce que nous avons entendu le récit de la Visitation où Jésus et Jean-Baptiste se rencontrent pour la première fois. Pourtant il insiste et il répète : ‹ je ne le connaissais pas ›.

Pour comprendre, il nous faut tenir ensemble les deux éléments précédents : Jean-Baptiste discerne le jour de l’accomplissement des prophéties et il identifie son cousin Jésus comme l’Agneau de Dieu. Il discerne, c’est-à-dire qu’il observe la réalité à la lumière de l’Esprit. Jean-Baptiste n’est pas une marionnette répétant ce qu’il a lu dans Isaïe. Jean Baptiste lit et relit l’Écriture, il lit et il relit les prophètes, jusqu’à voir comment chaque parole, écrite par d’autres il y si longtemps, en fait émerger une autre. Il repère le fil rouge de l’Esprit Saint qui fait que chaque Parole en signale d’autres par allusion et les représente. ”

Que faut-il penser de ce témoignage apporté par Jean-Baptiste ? La foi en Dieu peut s’ancrer dans notre cœur dès le moment où nous acceptons de suivre le fil conducteur de l’Esprit Saint reçu au baptême et en méditant avec persévérance la Parole du Seigneur à travers la sainte Écriture. Cela est l’itinéraire authentique du chercheur de Dieu, du chercheur de la Vie éternelle. La première lecture de ce dimanche se conclut par la magnifique Parole du Seigneur “ … je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon Salut parvienne jusqu’aux extrémités de la Terre. ” (Is 49, 6).

David-Marie GESTALDER, catéchumène.

 

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Les Rois Mages : épiphanie

Ø  Les « épiphanies »  de Jésus

 

« Aujourd’hui, l’Eglise est unie à son Epoux :

Le Christ, au Jourdain, la purifie de ses fautes,

Les mages apportent leurs présents aux noces royales,

L’eau est changée en vin, pour la joie des convives,

Alléluia. »

Antienne des Vêpres de l’Epiphanie

          

D'abord une notation pratique. Dans l'histoire de la célébration chrétienne, la fête de l'Épiphanie précède de beaucoup la fête de Noël. En effet la fête de Noël n'apparaît qu'au IVe siècle.

De très bonne heure la liturgie a regroupé trois fêtes : le Baptême du Christ qui est le lieu initial épiphanique pour les évangiles, la visite des mages venus d'Orient, et les Noces de Cana. Ces trois choses-là constituent des moments divers de l'épiphanie initiale. Nous en avons trace en ce que, pour des raisons qui seraient historiques, ce qui a pris le pas dans l'Épiphanie, c'est le voyage des mages ; mais la liturgie a toujours gardé le reste et même maintenant où elle a l'air d'oublier cette origine : après le dimanche de l'Épiphanie c'est le dimanche du Baptême du Christ et ensuite ce sont les Noces de Cana.

Dans notre esprit le mot même d'épiphanie est plus ou moins lié aux rois mages, mais il est intéressant de se rappeler que, dans la première utilisation, le mot grec épiphanéia désigne un épisode de manifestation à la fois initiale et universelle. Or le mot initial est très important par rapport aux Noces de Cana : « Jésus fit cela comme commencement (arkhê) des signes, à Cana de Galilée », le Baptême est initial, et entre les deux, la visite des mages est quelque chose d'initial.

Parler de l'épiphanie de Jésus, c'est parler de là où il se prête à identification, de là où il se montre, où il se donne à reconnaître. Il y a donc de multiples épiphanies et on a sélectionné ces trois-là.

 

Par Jean-Marie Martin. Prêtre, théologien et philosophe

Ø  Hymne de l’office du soir du jour de l’Epiphanie.

Tout le ciel s’emplit
D’une joie nouvelle :
On entend la nuit
Dire la merveille,
Fête sans pareille :
Le Sauveur est né,
L’Enfant-Dieu nous est donné.

Avec les bergers,
Avec tous les sages,
C’est le monde entier
Qui vers lui s’engage
Pour voir le visage
De l’Amour vivant
Qui pour nous s’est fait enfant.

Le Seigneur paraît,
Verbe de lumière :
L’univers connaît
La bonté du Père.
Dieu sur notre terre
Vient tracer la voie
Où chemineront nos pas.

Gloire à Jésus Christ,
Gloire au Fils du Père !
Gloire à son Esprit
Dont l’amour éclaire
L’éclatant mystère
Qui remplit le ciel :
Gloire à l’Homme-Dieu, Noël !