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Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie

Parole pour un dimanche

Pour 2017, dimanche après dimanche, vous trouverez l'édito de notre feuille paroissiale... réflexion, nourriture pour la semaine à venir. Les éditos de 2016 et 2015 sont sous la rubrique "Archives".

 

10 décembre 2017 - 2ème dimanche de l'Avent

En route vers Noël
Depuis quelques jours, les illuminations et les sapins donnent un air de fête à nos rues, à nos hameaux, à nos villages. Pour les enfants, mais pas seulement pour eux, l’attente de Noël fait monter la fièvre…
     Comme chrétiens, ce temps de l’Avent, commencé il y a déjà une semaine, veut nous aider à accueillir Jésus qui est venu partager notre vie d’homme il y a quelques 2000 ans, qui vient chaque jour à notre rencontre et qui viendra dans sa gloire. Mais n’est-il pas devenu comme un étranger dans le monde d’aujourd’hui ? Nous préparer à l’accueillir, c’est ouvrir notre cœur à son message toujours nouveau, ouvrir notre vie à l’amour qu’il ne cesse de nous porter. C’est, bien sûr, en renforçant notre communion avec lui par la prière que nous le recevrons d’une manière renouvelée. Mais c’est aussi par le partage de sa Parole que nous grandirons à sa suite comme enfants de Dieu. Notre évêque, le Père Boivineau, nous propose de parcourir ensemble le début de l’Evangile de Jean (chapitres 1 à 12). Il nous entraine à la suite des disciples à découvrir le Verbe qui s’est fait chair.
     Organisons-nous, par quartier, par village, pour partager la Parole de Dieu !

(Henri DUPERTHUY)

3 décembre 2017 - 1er dimanche de l'Avent

Changement du Notre Père
Ce dimanche nous dirons  le "Notre Père" autrement. Un seul petit changement : "ne nous soumets pas à la tentation" deviendra "ne nous laisse pas entrer en tentation".
     La formule que nous utilisions laissait entendre que Dieu pouvait nous tester. Nous croyons en Dieu, le Père plein d’amour qui veut le bonheur de ses enfants. S’il nous aime, il ne peut pas nous tenter pour démasquer notre infidélité. Nous lui demanderons désormais de nous donner la force pour ne pas entrer en tentation. Jésus, au désert juste après son baptême, est tenté par le diable,  mais il lui résiste avec la force de la Parole de Dieu. Nous voulons vivre, nous aussi, en fidélité au don de Dieu qui nous a été fait au jour de notre baptême. Et nous pouvons résister grâce à La Parole, Jésus, que nous recevons du Père.
     A l’occasion de cette nouvelle formulation, trois rencontres auront lieu cette semaine pour redécouvrir la richesse de cette prière du Seigneur.
Changer de formule ne suffira pourtant pas : il nous faut changer notre manière de prier ! Jésus nous dit : "Quand vous priez, ne rabâchez pas comme les païens…". Bien souvent nous redisons machinalement cette prière que Jésus nous a apprise, sans mesurer ce que nous disons.
     Puissions-nous, pendant quelque temps où nous devrons faire attention, parler à notre Père comme dans un cœur à cœur avec lui !

(Henri DUPERTHUY)

26 novembre 2017 - Fête du Christ-Roi

SERVITEUR DU CHRIST dans la Parole et dans le Pain
Il y a déjà plus de 5 ans, Hervé BOUCHEX, de La Giettaz, a été appelé en vue de devenir diacre. 5 ans, cela peut paraître long !
Mais il faut bien ce temps pour que la question fasse son chemin en celui à qui elle est posée et le temps de la formation en conciliant vie familiale et vie professionnelle.
     Hervé arrive au bout de ce cheminement. Il sera ordonné diacre le dimanche 15 avril 2018.
Une dernière étape balisera son parcours : l’institution au lectorat-acolytat, c’est-à-dire l’habilitation à lire la Parole de Dieu lors des célébrations et à servir le prêtre à l’autel.
"Pas besoin de cela pour lire et servir, bien des laïcs font les lectures, et il y a les enfants de chœur pour servir à l’autel ! "  allez-vous penser. C’est vrai !
     Le Lectorat vient rappeler à chacun que la Parole que nous proclamons n’est pas la nôtre, mais la Parole de Dieu à qui nous prêtons notre voix pour qu’il soit entendu par chacun de ses enfants. Et cette voix, nous ne la prêtons pas seulement dans la célébration, mais aussi dans le quotidien de nos vies pour que sa Parole retentisse dans les périphéries de notre monde.
     Il en va de même pour l’acolytat. Si l’on sert le Christ dans la célébration de l’Eucharistie, c’est pour qu’il soit donné en nourriture à ceux qui marchent vers le Royaume de Dieu. Et ce don ne se limite pas à ceux qui sont rassemblés pour l’Eucharistie.
     Enfin, cette institution vient nous redire que tout est service du frère. Nous ne nous donnons pas une mission, quelle qu’elle soit, nous la recevons de l’Eglise qui nous envoie au service de l’homme.
     Hervé sera institué lecteur et acolyte au cours de l’Eucharistie du samedi 2 décembre à 18h30 à La Giettaz. Venons nombreux pour l’entourer de notre amitié, et encore plus de notre foi !

(Henri DUPERTHUY)

33ème dimanche du temps ordinaire

"Qui croit encore que les démunis ont la belle vie ? "
Le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, en France, a augmenté d’un million depuis la crise financière de 2008 pour atteindre aujourd’hui près de 9 millions de personnes. Le rapport 2017 du Secours Catholique montre que les femmes, souvent seules avec des enfants, représentent une proportion croissante des personnes rencontrées par les bénévoles. Les couples avec enfants se précarisent aussi et le nombre d’étrangers en situation d’extrême pauvreté augmente fortement.
     Dans notre paroisse, nous le constatons à travers les familles que nous accompagnons notamment dans les appartements relais du Fayet et de Sallanches, même si la haute Vallée de l'Arve n'est pas touchée comme peuvent l'être d'autres territoires du département et de France. Notre région offre de l'emploi mais coute cher à ceux qui ont de très faibles ressources.
     La solidarité commence par le regard porté sur l’autre. Lorsque ce regard se fait dur, empreint de jugements, il est une véritable violence et entraîne le repli. Claudine qui en a souffert l’exprime ainsi : "J’ai continué à me murer solidement en moi-même, au plus profond. Pour exister quelque part, en dépit de tout, dans l’impénétrable". Alors, oui, les préjugés qui circulent sur les chômeurs, les migrants, les bénéficiaires des aides…, sont autant de poids chargés sur leurs épaules, les enferment et les séparent des autres. Ce processus est dramatique pour chaque personne et néfaste pour le "bien vivre ensemble". C'est le défi que nous devons relever.
     Ensemble, soyons solidaires pour construire des relations qui n’excluent personne, qui permettent à chacun de contribuer, par son activité et son savoir, à la bonne marche de notre société et à sa cohésion sociale. Comme le dit bien Laure : "Assieds-toi là, près de moi, par terre. Regarde-moi, comme ton alter. Regarde-moi, mon frère".

Bernard Nicoud

32ème dimanche du temps ordinaire

Fragiles… mais aimés !
Le 14 octobre dernier a eu lieu à Rochexpo à la Roche-sur-Foron un grand rassemblement sur le thème : "Cap sur la vie avec nos fragilités". Cette journée qui a rassemblé environ 800 personnes était en premier lieu adressée aux personnes que nous nommons "handicapées" mais qui tiennent à juste titre à se définir comme "personnes porteuses d’un handicap". La vie, il y en a eu dans tous les témoignages très forts qui ont été donnés, à la fois touchants, bouleversants, drôles parfois, authentiques toujours. Des enfants ont pu parler des spécificités de leur scolarité adaptée, des adultes partager les difficultés dans le monde du travail, le regard des autres oscillant souvent entre indifférence, mépris ou pitié mal ajustée…
     Le soutien familial, la complicité dans l’amitié et l’engagement en Eglise ont été cités comme autant de lucarnes d’espoir dans un quotidien souvent difficile.
     Le philosophe Joseph Schovanec, philosophe et autiste, a expliqué avec un humour décapant comment nombre de personnes sont autistes sans le savoir, à commencer par le canard Donald !
     Les enfants et ados ont pu construire une fresque lumineuse. 
     Une célébration de la Parole a été vécue avec notre évêque en fin de journée et un bouquet de tous les témoignages a ainsi été offert à celui qui a donné sa vie pour nous tous. Nous tous ? Oui, car nous sommes tous fragiles et précieux, même si nous avons la chance de ne pas porter de handicap.
     "Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort" (1Cor1, 2)Apprenons à prendre soin de la fragilité de chacun, car elle révèle notre sensibilité dans un monde qui en a tant besoin.

Clotilde

31ème dimanche du temps ordinaire

Je crois en un Dieu passionné de bonheur,
vivant d’Esprit d’Amour, dynamisant nos cœurs.
    
Je ne crois pas au dieu qui dirigerait tout, tous les évènements, chaque instant de nos vies. Mais je crois en un Dieu qui crée nos libertés, quels que soient nos chemins. 
     Je ne crois pas au dieu qui laisserait tomber, après quelques années, ses enfants au néant. Mais je crois en un Dieu, Père toujours fidèle, serviteur de la vie. 
     Je ne crois pas au dieu qui pourrait décider de la mort des vivants, fixant le jour et l’heure. Mais je crois en un Dieu qui fait vivre les morts d’une étincelle de vie. 
     Je ne crois pas au dieu derrière les nuages, spectateur bien lointain de l’histoire des hommes. Mais je crois en un Dieu venu en Jésus-Christ partager notre vie.
     Je ne crois pas au dieu surveillant pointilleux de tous nos manquements. Mais je crois en un Dieu passionné de bonheur, vivant d’Esprit d’Amour, dynamisant nos cœurs". Ainsi soit-il. 

Mgr Marcel Perrier (1933-2017)

29 octobre 2017 - 30ème dimanche du temps ordinaire

Devenir un saint

 Seigneur Jésus,
quand on parlait des saints, autrefois,
on admirait et on avait peur.
Tant de pénitences et de souffrances,
tant de faits extraordinaires.
Quels géants !

 Et puis, un jour, avec la "petite voix" de Thérèse,
on s’est dit : "moi aussi, je peux devenir un saint",
mais on cherchait quand même des choses en marge de la vie.

 Maintenant, on voit mieux que le chantier de la sainteté,
c’est la vie quotidienne.
Avec mon travail, ma famille, ma santé, mes problèmes,
dans ma vie très modeste,
je dois devenir celui qui trouve toujours le moyen d’aimer.

Aide-moi à mieux accepter ma vie,
à mieux la regarder,
à la fouiller pour voir comment là-dedans,
 il y a de l’Évangile à vivre.
 

Je te prie aujourd’hui
pour que naissent partout des saints de la vie quotidienne
.

22 octobre 2017 - 29ème dimanche du temps ordinaire

A l'occasion de la semaine missionnaire
Voici quelques nouvelles des Missions avec lesquelles nous sommes en lien :

¬ les Sœurs de Tambacounda au Sénégal nous écrivent "Merci au nom des Sœurs de Saint-Joseph en mission au Sénégal, en Gambie et au Congo. Nous avons bien reçu vos dons (875 €). Que les sacrifices, auxquels vous avez consentis pour partager, se transforment en un puits de grâces et de bénédictions pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers. L'argent servira à acheter des tables et des chaises pour le préscolaire qui va s'ouvrir à Tambacounda, dépourvu d'école maternelle.
     Merci DJEREDJEVF, DIARAMA, AYERI KEUNBANG (ces mots traduisent le merci dans nos langues locales)".

¬ la Maison de la Solidarité vous remercie de votre appui pour notre mission au service des chômeurs et des sans-logis. Seulement à Sao Paulo (Brésil) plus de 16 000 personnes vivent dans la rue et au Brésil plus de 13 millions de chômeurs. A la Maison de la Solidarité, nous accueillons plus de 2 000 personnes par mois.
     En communion de prières, Force et courage ! Continuez avec enthousiasme votre mission". Raymond Pérrillat (don de 875 €)

¬ De même un don de 875 € pour les Petites Sœurs de Charles de Foucauld (Sœur Monique Paget)

15 octobre 2017 - 28ème dimanche du temps ordinaire

Jubilez, criez de joie pour Dieu, notre Dieu…
Jubilé, quel beau mot, pour célébrer la fidélité de Dieu au long de ces 50 années de vie religieuse à l’Assomption. Je suis heureuse de pouvoir le vivre dans l’église de Saint-Gervais, dans la paroisse Sainte-Anne d’Arly Montjoie, où je suis arrivée il y a trois ans à Fleur des Neiges.
     Au long de ma vie, dans la prière personnelle et communautaire, l’écoute de la Parole de Dieu et la vie des églises locales, le Seigneur m’a accompagnée sur mon chemin, et il m’a rendue heureuse.
     Au long de ces années, le Seigneur m’a envoyée dans des communautés différentes aux quatre coins de France, dans des apostolats variés, d’abord dans des établissements scolaires, puis dans le travail social que j’ai tant aimé, auprès de jeunes et de familles dans des quartiers moins favorisés, ensuite dans les maisons d’accueil à Cannes puis à Lourdes. Maintenant à Saint- Gervais.
     Je rends grâces pour toutes ces personnes que j’ai eu la joie d’accompagner et avec qui j’ai fait un bout de chemin.
     Je vous invite donc à l’Eucharistie, dimanche prochain 22 octobre à 17 heures en l’église de Saint-Gervais, pour vous unir à mon action de grâces.
     Après la Messe, nous nous réunirons au collège de l’Assomption pour un verre de l’amitié.

Sœur Anne Pierre

8 octobre 2017 - 27ème dimanche du temps ordinaire

L’automne est là.
     Les versants de nos montagnes se parent de couleurs chatoyantes et les salles de caté vont en faire de même : les goûter-tiré-du-sac vont rassembler autour de la table tandis que ciseaux, feutres, feuilles de couleurs, stylo, livres vont la garnir…
     Les bricolages vont prendre forme, mettre en forme cette relation qui se noue avec Jésus. Les chants se fredonnent, résonnent, font monter les louanges…
     Les mains se joignent en farandole, se rejoignent en prière… s’il-te-plait, pardon, merci…
     Merci Seigneur pour ces mains ouvertes, qui font la fête, un cœur en fête qui célèbre cette rencontre avec le Christ. Nos salles de caté s’animent, nous animent… Animer, « anima », l’âme… Animer, remplir de vie, d’ardeur…
     L’automne est là, et c’est la première saison du jardinier qui prépare, entretient la terre pour qu’elle soit prête à recevoir. C’est ce qu’elles, ils, font, nos catéchistes, avec le sourire, avec générosité, enthousiasme et bienveillance, en confiance… Elles, ils, sont comme nous tous, avec leurs impératifs, leur vie de famille, avec leurs activités et celles de leurs enfants, avec leurs doutes, leurs questionnements aussi…
      Malgré tout cela, avec tout cela, avec toute leur humanité qui témoigne du message du Christ ; elles, ils, donnent de leur temps pour préparer, entretenir, semer, accompagner, faire grandir la foi dans le cœur de nos enfants… en confiance… Animer…
     Le caté reprend son rythme en ce mois d’octobre, et c’est une bonne nouvelle !
L’automne est là, sans nostalgie aucune, sans crainte du froid de l’hiver, l’automne est là et porte la promesse du printemps à venir, dans la joie et l’émerveillement…
Merci Seigneur…

Marie-Cécile Saccomano et Sophie Blanchin, responsables de la catéchèse

1er octobre 2017 - 26ème dimanche du temps ordinaire

Ecoutez ma Parole et vous vivrez
Notre Evêque nous le rappelle ; il est important que de petites équipes se réunissent pour écouter la Parole de Dieu et s’en nourrir, et devenir ainsi des fraternités missionnaires.
     Un groupe d’une dizaine de personnes s’est réuni une fois par mois, au presbytère de Combloux, pour partager la Parole de Dieu, l’Evangile du dimanche suivant.
     Dans notre diocèse, de nombreux groupes se retrouvent ainsi très régulièrement pour se mettre à l’écoute de la Bonne Nouvelle. En octobre 2016, nous nous sommes retrouvés plus de 250, pour une journée festive et d’écoute et de découverte de la Parole de Dieu.
     Ecouter ensemble le texte, découvrir les mots qui ont été choisis dès les premières communautés chrétiennes, partager aux autres cette découverte, et nous laisser transformer par cette Parole, formuler une prière inspirée par le texte lu ensemble, c’est à la fois simple et très enrichissant.
     Ces partages réguliers nous ont permis de tisser des liens nouveaux, ont favorisé l’amitié et nous ont confortés chacun pour vivre notre vie de foi, alors que nous sommes souvent confrontés à la solitude, et bien minoritaires comme croyants. La Parole de Dieu se fait plus vivante et est source de joie.
     Nous recevons tant que nous avons envie de partager avec d’autres cette expérience. Nous vous invitons donc le mercredi 4 octobre à 20 heures au presbytère de Combloux.

Béatrice, Marie Françoise, Bernadette, Anne Pierre, Michel, Sylvie, Jean, Michèle, Geneviève, Bernadette

24 septembre 2017 - 25ème dimanche du temps ordinaire

Dimanche 17 septembre 2017 : quelle belle fête !

Merci d’être venus très nombreux participer à cette Eucharistie commune,
Merci d’être venus dire au-revoir à Père Didier,
Merci de vous être déplacés pour accueillir Père Henri,
Merci de vous être unis à l’assemblée par la prière,
Merci de vous être impliqués dans l’organisation de cette journée,
Merci d’avoir donné de votre précieux temps,
Merci d’avoir mis à disposition vos talents, ou simplement votre bonne volonté,
Merci d’être venus partager le verre de l’amitié,
Merci d’avoir poursuivi la fête en restant pour le repas canadien.
Merci pour tous les regards chaleureux, les gestes d’amitié, la joyeuse fraternité,
Merci à tous : bébés, enfants, jeunes et grands jeunes, parents, grands-parents, seniors, laïcs, vierges consacrées, religieuses, diacres, prêtres…
Merci à chacun et chacune d’entre vous : vous avez tous contribué à ce que la fête soit belle !

De tout notre cœur, Seigneur,
nous voulons te rendre grâce pour cette journée
où nous nous sommes tous réunis pour vivre un moment convivial et festif,
Merci Seigneur pour notre paroisse et pour Père Henri, notre curé,
Merci Seigneur pour tout ce que nous allons vivre tous ensemble.
Que ton Esprit nous guide et nous amène
à toujours plus de fraternité et de bienveillance entre nous.

Odile - pôle central

17 septembre 2017 - 24ème dimanche du temps ordinaire

"Changer : une belle occasion de grandir ensemble dans la Foi "
Chaque rentrée apporte son lot de changements. Cette année, notre rentrée à nous, paroissiens de Sainte Anne d’Arly-Montjoie sera marquée par le changement du curé.
     En effet, le Père Didier Milani nous quitte après quatre ans passés parmi nous et le Père Henri Duperthuy lui succède en prenant la responsabilité de la paroisse.
Comme tous les changements, celui-ci nous bousculera forcément dans nos habitudes et nos attachements. Ce n’est pas évident de changer ! Ni pour une paroisse, qui s’était attachée à son curé, ni pour un prêtre, qui avait appris à connaître ses paroissiens, qui doit les quitter et en rencontrer d’autres.
     Et si nous vivions ce changement comme une invitation ?
Pas une invitation à recommencer comme on faisait auparavant, mais une invitation à aller de l’avant, à inventer, à innover, à préparer, à proposer, à accueillir dans la Foi, l’Espérance, la bienveillance et la confiance… ? Et si ce changement était une belle occasion de grandir ensemble dans la Foi ?
     Merci Père Didier  pour l’amitié et les moments forts que nous avons vécus ensemble pendant ces quatre années. Bonne continuation à Annecy, nous prierons pour vous et pour votre nouvelle mission.
     Bienvenue Père Henri ! Vous avez été appelé à vivre parmi nous, à partager nos joies et nos préoccupations. Nous vous assurons de notre soutien et de notre prière. C’est avec confiance et joie que nous marcherons à vos côtés.

Les membres de l’EAP

10 septembre 2017 - 23ème dimanche du temps ordinaire

Quand deux ou trois sont réunis en mon Nom
Quel beau rappel de la part du Seigneur Jésus, au moment où vous allez écrire une nouvelle page de la vie de la paroisse Sainte Anne d’Arly Montjoie.
     Je pense vous l’avoir dit à de nombreuses reprises… « Le personnage central de la paroisse ce n’est pas le curé, mais le Christ lui-même au nom de qui le prêtre rassemble la communauté ». L’Evangile de ce dimanche nous le rappelle vigoureusement.
     Le changement de curé est le moment privilégié pour s’en souvenir !
L’avenir est devant… jamais derrière. Cultiver la nostalgie n’est pas digne des disciples du Christ.
Cela ne veut pas dire que les souvenirs n’existent pas. Pour ma part, ils sont nombreux, je les garde précieusement dans ma mémoire pour qu’ils deviennent une prière en pensant à chacun d’entre vous, ainsi s’exprimera ma gratitude pour vous.
     Merci de tout cœur pour tous les bons moments vécus ensemble, pour tous ces temps « forts » partagés. Je vous le dirai de vive voix au cours de la célébration du 17 septembre
     Que Dieu vous bénisse et vous garde, qu’il tourne vers vous son visage et vous accorde la Paix

Père Didier MILANI

3 septembre 2017 - 22ème dimanche du temps ordinaire

Prière chrétienne avec la création
Nous te louons, Père, avec toutes tes créatures, qui sont sorties de ta main puissante. Elles sont tiennes, et sont remplies de ta présence comme de ta tendresse.
     Loué sois-tu, Fils de Dieu, Jésus, toutes choses ont été créées par toi. Tu t’es formé dans le sein maternel de Marie, tu as fait partie de cette terre, et tu as regardé ce monde avec des yeux humains. Aujourd’hui tu es vivant en chaque créature avec ta gloire de Ressuscité.
     Loué sois-tu, Esprit-Saint, qui par ta lumière orientes ce monde vers l’amour du Père et accompagnes le gémissement de la création, tu vis aussi dans nos cœurs, pour nous inciter au bien.
     Loué sois-tu, O Dieu, Un et Trine, communauté sublime d’amour infini, apprends-nous à te contempler dans la beauté de l’univers, où tout nous parle de toi.
     Eveille notre louange et notre gratitude pour chaque être que tu as créé. Donne-nous la grâce de nous sentir infiniment unis à tout ce qui existe.
     Dieu d’amour, montre-nous notre place dans ce monde comme instruments de ton affection pour tous les êtres de cette terre, parce qu’aucun n’est oublié de toi. Illumine les détenteurs du pouvoir et de l’argent pour qu’ils se gardent du péché de l’indifférence, aiment le bien commun, promeuvent les faibles et prennent soin de ce monde que nous habitons.
Les pauvres et la terre implorent : Seigneur, saisis-nous par ta puissance et ta lumière pour protéger toute vie, pour préparer un avenir meilleur, pour que vienne ton Règne de Justice, de paix, d’amour et de beauté.
Loué sois-tu ! Amen.

1er septembre journée mondiale de prière pour la création à l’initiative du Pape François le 6 août 2015

27 août 2017 - 21ème dimanche du temps ordinaire

Tu donnes... Tu reçois…
Temps de l’été, temps de pause et nombreux sont ceux qui prennent le temps d’un ressourcement… Retraite dans un monastère, marcher sur Compostelle, vivre une halte spirituelle… Pour moi ce fut un pèlerinage.
     En écoutant un témoignage de brancardier sur RCF, je me suis dit pourquoi pas moi, de plus ma voisine en faisant partie, cela a conforté mon choix de m’engager.
     J’étais parmi les nombreux pèlerins du diocèse à Lourdes au printemps et ce fut pour moi une double découverte, puisque j’y allais pour la première fois et en qualité d’hospitalière.
Ce fut un séjour inoubliable, un endroit extraordinaire et très beau, magnifique à tous les sens du terme, d’où émane une Paix, une grandeur, une énergie qui nous porte au ciel. Cela rayonne de partout, de belles rencontres, de la fraternité, de la ferveur, de la joie qui transportent une harmonie, une communion entre tous.
Une messe internationale de 15000 personnes et la même intensité et émotion partagée…
     Mon cœur se remplit de joie et d’amour chaque fois que j’y repense ; j’ai hâte de retourner là-bas et vivre encore des moments si heureux.

Evelyne – St Gervais

20 août 2017 - 20ème dimanche du temps ordinaire

Bonne fête aux agriculteurs !
Les mois de printemps et d’été sont le moment d’une activité intense pour nos amis agriculteurs.
     Il me semble important d’avoir une pensée pour eux. Dans nos villages transformés parfois en « fausse-ville » de par les impératifs des activités touristiques nous risquons de les oublier un peu… Pour ma part il n’en est rien, vous avez, chers amis, une grande place dans les prières de la communauté catholique et tout spécialement dans la vie d’un prêtre.
     Pendant la Messe, au cœur de l’Offertoire, le prêtre présente à Dieu le pain et le vin, « fruit de la terre et du travail des hommes » qui deviendront par la Consécration Corps et Sang du Christ ! Ce pain et ce vin, chers cultivateurs, c’est vous qui nous l’offrez ! Soyez-en remerciés de la part du Seigneur lui-même !
     Depuis la fenêtre du presbytère de Megève, je vois chaque jour les calèches, et je constate la très grande sollicitude des cochers envers leurs chevaux. Eh oui, regardez les faire, vous aurez devant vous une belle leçon d’humanité !
     Enfin, la paroisse de Notre Dame de l’Aumône en Albanais a eu l’idée, cette année de vivre une journée préparée par, et pour les jeunes agriculteurs… Ne pourrions-nous pas l’an prochain envisager chez nous une telle fête ? Ainsi nous pourrions dans la prière honorer et remercier celles et ceux qui nous apportent chaque jour de quoi vivre.

Père Didier MILANI

13 août 2017 - 19ème dimanche du temps ordinaire

Seigneur, calme nos tempêtes, et tends-nous ta main !
Pendant une nuit où la tempête fait rage sur la mer de Galilée, Pierre, habitué à ces traversées périlleuses, se risque hardiment à mettre ses pas dans les pas de son maître qui marche sur les flots et qui lui dit : « c’est moi, n’ayez pas peur. » Pierre comprend ce que signifient ces mots. Si son maître marche sur les flots avec cette paisible assurance, il veut faire de même et se précipite à sa rencontre… Mais Pierre, lui, s’enfonce dans l’eau. Sur ce lac qu’il croyait parfaitement connaître, lui, le marin pêcheur compétent, doit passer de la confiance en lui-même à la confiance en Dieu… un risque, un saut dans l’inconnu, la belle audace de la foi !
     Car la foi n’est-ce pas précisément renoncer à nos sécurités humaines, ne plus nous appuyer sur nos certitudes rationnelles, et nous aventurer sur les flots ? Si Jésus s’est risqué hors de la barque, c’est parce que c’est là qu’il veut être et que nous le suivions. Nous touchons là l’inattendu de Dieu. Jésus imprévu, imprévisible, fait perdre pied à Pierre qui sombre un instant dans l’obscurité du doute, de l’incompréhension. Jésus, qui lui tend la main, ne lui reproche pas d’avoir eu peur ou d’avoir été présomptueux, il lui reproche d’avoir douté. Etre chrétien, ce n’est pas avoir peur de rien. Bien au contraire, cela nous conduit souvent à prendre des risques, à s’exposer, à oser aller vers ce qui nous est inconnu. La seule question qui retentit pour nous aujourd’hui, comme pour Pierre, est celle de la foi.
     C’est dépouillés de nos certitudes, de nos vérités propres, de nos conforts que nous sommes appelés à la confiance, pour avancer hardiment, sortir avec audace au large, aux périphéries, là où on nous attend, là où le Seigneur nous envoie.

Pôle Central

6 août 2017 - 18ème dimanche du temps ordinaire
Transfiguration du Seigneur

Jésus transfiguré… et nous ?
Nos sentiments transparaissent souvent sur nos visages, et il est extrêmement difficile de les masquer !
     "Toi, tu as ta tête des mauvais jours…" dit-on parfois envers quelqu’un qui manifeste un mécontentement… "Toi, tu as une sale tête" pour quelqu’un de bien malade.      Ou d’une façon plus agréable… "Au sortir de cette rencontre… ils avaient des visages rayonnants" montrant ainsi une satisfaction évidente !
     Jésus, homme au milieu des hommes, ne peut réagir que comme nous… Impossible pour lui de dissimuler ce qu’il vit au plus profond de lui-même ! En ce jour, nous découvrons dans l’Evangile de Matthieu, qu’on peut lire à livre ouvert sur son Visage !
     Que lit-on ? L’intensité de sa vie de communion avec Dieu son Père ! Rien de moins ! Quel mystère ! (Je vous rappelle qu’un mystère n’est pas une énigme, mais une démarche de foi qui nous dépasse et qui nous fait vivre !) A travers Jésus se dévoile la présence de Dieu « qui me voit, voit le Père » dira Jésus à Philippe (Jean 14,9).
     Une double question se pose alors à nous : Avons-nous conscience du trésor que nous détenons à travers cette Révélation ? Avons-nous conscience de la grandeur et de l’immense originalité de la foi Chrétienne ? La deuxième question, nous concerne plus directement encore. Bénéficiaires de la Bonne Nouvelle de l’Evangile, qu’en reflétons-nous ? Que donnons-nous à lire sur nos visages de croyant ?
     Nous avons tout l’été pour y réfléchir (sans mauvais jeu de mot) et pour nous préparer pour, dès la rentrée, à donner à voir des visages de "transfigurés".
     Belle fête à chacune et chacun.

Père Didier MILANI

30 juillet 2017 - 17ème dimanche du temps ordinaire

"Prendre le Temps …………….."
Halte = stop… arrêt… pause…
Spirituelle = Esprit… prière… réflexion…
     Toute l’année des personnes, des petits groupes, des familles  recherchent un lieu de repos et de détente différent des hôtels ou des gîtes. Ils portent souvent des situations lourdes, vivent un moment difficile, et sont heureux de trouver un lieu convivial où "poser son sac" et où l’on sera accueilli et écouté comme on est.
     Un cadre splendide, la vue sur le massif du Mont Blanc, le calme de la montagne sont propices au repos, à la prise de distance, à la relecture de sa vie. La halte peut devenir spirituelle dans la mesure où l’accompagnement, le dialogue, l’écoute, la prière partagée donnent toute sa place à Dieu.
     Quel émerveillement devant les liens qui se tissent entre les hôtes, des échanges, des services rendus, des promenades organisées en commun. Quelle joie lorsque chacun, sur le départ, peut exprimer le bien-être retrouvé, une certaine sérénité ressentie, et une force renouvelée pour le lendemain…
     Tout ce qui peut se passer là dépasse les personnes accueillantes ou accueillies, est œuvre de l’Esprit et nourrit notre action de grâce.

La communauté de l’Assomption

23 juillet 2017 - 16ème dimanche du temps ordinaire

Nous ne savons pas prier !
Lorsque Jésus parle du Temple de Jérusalem, il dit « ma maison sera appelée une maison de prière » (Matt 21,13) Pour lui, le temple est d’abord un lieu pour prier, le don des sacrifices et holocaustes s’efface devant l’importance de la disposition du cœur, c’est-à-dire de se mettre en communion avec le Père pour le prier.
     De nombreux psaumes s’adressant à Dieu contiennent la supplication « Ecoute ma prière ! » pour lui demander de voir l’intention et non la manière qui est utilisée : le psalmiste reconnaît qu’elle est bancale, insuffisante et mal formulée, mais Dieu sait ce qui est bon pour le demandeur, il l’exaucera.
     Les Apôtres eux-mêmes, voyant Jésus se retirer pour prier sont dans l’admiration de la relation qui unit le Fils au Père et ils lui demandent « Seigneur apprends-nous à prier, comme Jean l’a appris à ses disciples » (Lc 11,1) Le Christ ne leur donne pas une « recette » mais il leur confie le « Notre Père » dont la méditation régulière conduit à la prière dans la communion avec tous ceux qui ont dit, disent et diront ces mots avec foi et confiance.
     St Paul écrivant aux Romains précise que la prière vient de Dieu et retourne à Dieu : c’est l’Esprit Saint qui inspire aux croyants les mots et la prière véritable pour s’adresser au Père par l’intercession du Fils unique. Il suffit que la personne se laisse imprégner par l’Esprit pour que la prière se développe en elle et soit portée au Père.
     La tradition de l’Eglise a écrit quelques prières, des saints nous ont laissé des textes qui portent vers Dieu, mais la récitation de phrases, aussi belles et spirituelles soient-elles, ne devient prière que si la personne qui les prononce le fait avec l’Esprit Saint, au nom de Jésus-Christ, sinon elle ne fait qu’ânonner des expressions creuses et vides de sens.
     Ainsi, pendant la Messe, « maison de prière » par excellence, nous répétons un certain nombre de paroles, nous entendons des textes bibliques, des oraisons écrites par l’Eglise et au cœur même de la célébration, la consécration, transsubstantiation du pain en Corps du Christ et du vin en Sang du Christ.
     Quelle est notre attitude lors de ces moments qui sont des dons de l’Esprit ? Nous les entendons, voire même nous les disons, mais est-ce que nous les recevons ? Les « Amen » que nous prononçons sont-ils de réelles adhésions à ce qui a été dit ? Notre foi se nourrit de ces éléments ne la laissons pas mourir d’inanition.
     Humainement, nous ne pouvons pas avoir une conscience parfaite du mystère de la prière, cette communion au plus intime avec le Père, mais nous avons à notre disposition l’Esprit Saint qui nous inspire les mots et les gestes nécessaires à une prière de qualité et un intercesseur auprès du Père, le Fils qui sait traduire nos aspirations pour les Lui présenter.
     Nous reconnaissons que nous ne savons pas prier, mais nous croyons fermement que le Père nous aime dans notre ignorance et qu’il « voit dans le secret » Mt 6,4

(Père Jean Paul Bouvier Aumônier du Fort Neuf de Vincennes)
Texte proposé par le Val d’Arly

16 juillet 2017 - 15ème dimanche du temps ordinaire

Tu es le Seigneur des vacances…
    
Tu es le Seigneur des vacances, pas seulement des vacances scolaires, des vacances au bout du monde, des RTT ou des congés payés !
Non ! Tu es le Seigneur de la vacance, du vide.
     Nous, nous aimons les vacances pour bouger, visiter des pays, faire le plein d'énergie et de bonne humeur. Nous disons que la vie quotidienne nous épuise, nous vide. En fait, même pendant nos vacances, notre cœur n'est pas assez "au calme" pour être à ton écoute.
     Le travail, les soucis, les détresses y sont des locataires encombrants que nous ne pouvons ou nous ne voulons pas chasser.
     Pour emménager dans notre cœur, tu voudrais bien, Seigneur, qu'il y ait un peu de place, un peu de vide. Et si nous te faisons de la place, c'est dans un recoin d'une vie stressée et encombrée.
     Toi, Seigneur, qui attends la moindre vacance pour t'installer aux cœurs des hommes, aide-nous à entrer en vacance.
Donne-nous l’audace de nous détendre et de nous "poser"  pour mieux prendre du temps pour Toi.
Aide-nous à mieux regarder ceux qui nous entourent, famille et amis, pour partager des moments privilégiés.
Donne-nous la joie de changer de rythme pour changer nos cœurs.
Et comble nos étés de ta douce présence, de ta tendresse et de ton   espérance.

Pôle Central

9 juillet 2017- 14ème dimanche du temps ordinaire

BEL ETE
La fin de l’année scolaire est arrivée… L’horizon des vacances donne le sourire à chacun, déjà les projets de voyage se font jour et les valises se préparent…
​     Terminer une année marque aussi le temps des évaluations, à l’école, en entreprise. Pour un chrétien, établir un bilan, Dieu seul peut le faire. Par contre, analyser notre vécu en Eglise et ouvrir la réflexion pour la rentrée prochaine, cela fait partie de notre responsabilité
​     Un grand merci à tous ceux et celles qui ont accepté au cours de l’année, de tout faire pour que l’Evangile soit annoncé aujourd’hui. Bien sûr, il y a les engagements qui mettent en prise directe avec cette annonce… catéchèse des jeunes, accompagnement des adultes, préparation aux sacrements. Il y aussi des tâches plus obscures tout aussi importantes à la vie de l’Eglise. Quoi de plus agréable pour la prière que d’arriver dans une église propre, fleurie
​     Mais… il ne faut pas oublier la rentrée… qui sera bien proche
Beaucoup assurent avec générosité des services et ce depuis longtemps. Certaines missions sont éprouvantes, même si elles sont porteuses d’espérance !
Il est important que d’autres chrétiens se mettent en route.
​     Nous avons tous le souci de la vie de l’Eglise et l’annonce de l’Evangile, je m’en réjouis. Mais n’oublions pas de penser à l’avenir. Que ce temps de l’été, soit pour chacun, un moment de détente et de repos bien mérité, mais aussi un temps de réflexion. Dieu parle à chacun d’entre nous, laissons-nous interroger.
Bon été à chacun

Didier MILANI

2 juillet 2017 - 13ème dimanche du temps ordinaire

Eté… « Saison des mariages » 
La confiance, la force… Il nous en a fallu et beaucoup ! Nous les avons trouvées dans cet engagement qu’est le mariage.
     Lors d’un voyage à l’étranger j’ai eu la chance de rencontrer un homme merveilleux. Depuis nous sommes mariés et heureux de vivre ensemble. Seulement voilà, pour en arriver là, ce n’est pas si simple surtout quand dans le couple l’un des deux n’est pas français ou ne fait pas partie de l’espace Schengen.
     Nous nous sommes mariés dans son pays, dans la simplicité et l’intimité, le bonheur, la joie et l’amour…
     Mais ensuite ont commencé les dossiers à compléter, les auditions, la longueur administrative, le changement des régions et de procureur à Nantes… Tout ceci pour être ensuite interrogée par un policier aux frontières. Là, j’ai découvert que tous les documents que nous avions fournis n’étaient pas dans le dossier et que nous avions fait une infraction au code civil en sautant une étape dans les démarches. Pourtant nous voulions faire les choses « bien ».
     Bref, nous avons été séparés plus d’un an après notre mariage. Nous n’avons pas pu vivre ensemble avant son arrivée en France et  c’est moi qui devais aller le rejoindre. Il nous a fallu supporter les questionnements, les reproches, les doutes, l’attente, la crainte de ne pas voir notre mariage validé…
     Et aujourd’hui encore, les démarches et les reproches continuent.
Mais nous sommes ensemble et plus forts par ce temps de séparation que j’ai vécu un peu comme un temps de fiançailles. Nous avons tenu grâce à l’amour, bien sûr, la confiance, les technologies nouvelles pour communiquer et surtout la foi en notre Seigneur. 

Christine

25 juin 2017 - 12ème dimanche du temps ordinaire

 "Ne craignez pas"
Dans les textes de ce dimanche, Jésus annonce à ses apôtres, envoyés en mission, qu'ils seront persécutés.

     Avant eux, les prophètes, eux aussi, l'ont été. C'est le cas de Jérémie qui exerce son ministère prophétique dans des conditions très difficiles. Il n'est pas écouté, pire encore on le menace de mort. Mais il a mis son espérance et sa confiance dans le Seigneur. Dans l'évangile selon St Matthieu (Mt 10,28-33), Jésus dit à ses apôtres, "Ne craignez pas" A l'époque où Matthieu rédige son évangile, prendre le parti de Jésus, c'était prendre le risque d'être persécuté et mis à mort.

     Cela a toujours été vrai au cours de l'histoire de l'Eglise et se répète dans de nombreuses régions du monde aujourd'hui encore, où les chrétiens sont chassés de leur terre, emprisonnés, torturés, mis à mort, s'ils ne veulent pas abjurer leur foi. Mais malgré toutes ces atrocités, nombreux sont ceux qui résistent et préfèrent s'exiler ou mourir plutôt que de renier le Christ. Que ferions-nous à leur place ? Serions-nous capables, pour rester fidèles à Jésus, de supporter ce qu'ils endurent ? Cette question doit toujours être présente dans nos cœurs, mais, dans l'adversité nous ne sommes pas seuls. Dieu s'engage à veiller sur nous. En effet le Christ nous dit dans les Béatitudes (Mt 5,3-12a) : "Heureux serez-vous lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera [...] à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse parce que votre récompense sera grande dans le Ciel. "Que le Saint Esprit inspire et soutienne nos frères opprimés. Que leur sacrifice permette à notre pauvre Eglise chancelante, attaquée de toutes parts, de retrouver son rayonnement dans le monde. "Le sang des martyrs est semence de chrétiens" (Tertullien). Que cette semence soit nombreuse et féconde.                                                                                

Paule NDB

18 juin 2017 - Fête du Saint Sacrement

Fête du Saint Sacrement
     Plus connue des anciens sous le vocable de Fête Dieu, elle célèbre la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l'Eucharistie. Cette fête est très ancienne puisqu'elle a été officiellement instituée par le pape Urbain IV le 8 septembre 1264 et elle faisait partie des moments marquants de l'année liturgique.
     L'élévation de l'hostie au cours de la messe permettait déjà aux fidèles de contempler le Saint Sacrement, mais le désir d'aller plus loin a suscité l'institution de processions très solennelles où, en grande pompe, le prêtre portait dans un ostensoir, l'hostie consacrée sur les places et dans les rues largement décorées, ponctuées de reposoirs, dans une profusion de fleurs, les enfants jetant des pétales de roses. La vie actuelle rend impossible ces grandes processions, sauf dans des lieux particuliers, et il faut bien reconnaître qu'une part de folklore n'était pas sans s'y mêler.
     Le sens profond de la fête du Saint Sacrement est de rendre grâce pour la nourriture qui nous rassasie et nous transforme tous et chacun : à savoir le Christ lui-même. Faire mémoire du Christ dans l'Eucharistie, c'est recevoir son Corps et son Sang pour devenir ce que nous recevons. Il s'agit d'un cadeau inouï puisque l'Eucharistie nous donne de pouvoir participer à la vie même que Dieu le Père partage avec son Fils. Sous la forme du pain, le Christ lui-même nous donne patiemment la vie.
     Faire mémoire du Christ dans l'Eucharistie, c'est avancer à sa suite, se mettre en marche, c'est regarder le monde sans quitter des yeux le Seigneur, qui guide nos pas tout au long de notre vie.

Equipe liturgique de Praz

11 juin 2017 - La Sainte Trinité

Sainte Trinité…
    
"Je suis prêt à comprendre que Dieu est Amour… mais parler de la Trinité me semble inutile" me confiait un visiteur il y a quelques jours…
     Eh non, c’est l’inverse ! Si Dieu est Amour, c’est parce qu’il est Trinité. Il n’y a d’amour que s'il y a quelqu’un qui aime et un autre qui est aimé !
     L’amour n’existe pas en théorie ni de manière abstraite ! Le mystère de la Trinité ne peut qu’aller de pair avec la révélation d’un Dieu Amour.

10 juin, journée de la jeunesse…

Dans l’Eglise, on ne cesse de parler des jeunes… est-ce une mode ou un réel désir de les accueillir ?
     En ce samedi, nous allons vivre un "temps fort" avec tous les jeunes de notre paroisse (de la maternelle au lycée). Cette journée leur est destinée, pour qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas " l’avenir" de l’Eglise, mais qu’ils sont "l’Eglise d’aujourd’hui".
     Accueillir des jeunes dans l’Eglise, c’est accepter de nous laisser déranger, bousculer… Dans l’antique sagesse monastique, Saint Benoit écrit dans sa règle "…souvent Dieu révèle à un plus jeune ce qui est meilleur." (Ch 3,3)
     C’est pour cela qu’Anne Sophie a pour mission dans l’Eap de créer un pôle jeune, dont la journée de samedi est une première expression.
     Accueillir des jeunes (des petits enfants) nous rappelle la parole de Jésus "Laissez les enfants venir à moi… car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent" - Marc 10,13. Jésus ne veut pas faire de notre démarche de foi, quelque chose d’enfantin… mais il souhaite qu’à l’image des tout petits nous entretenions une relation de confiance avec Dieu, comme un bébé dans les bras de ses parents.
     Puissions-nous nous réjouir quand des jeunes sont présents dans nos communautés pour l’animation liturgique, et surtout ne fronçons pas les sourcils si d’aventure nous entendons le gazouillis d’un tout petit au cours de la célébration dominicale.
     Belle fête à chacun

Didier MILANI

4 juin 2017 - Pentecôte

Le triptyque "Pâques – Ascension – Pentecôte" a été pour les apôtres et les disciples de Jésus un temps de maturation qui leur a apporté un véritable souffle de vie et de résurrection.
     Nous sommes invités à suivre cette même pédagogie divine pour accueillir l’Esprit Saint et entrer dans la circulation de son amour : le Père se donne au fils, le Fils s’offre au Père, l’Esprit Saint est exultation d’Amour.
     Rien n’est plus important que de nous savoir aimés par Dieu.
Nous ne cheminons pas seuls, mais en communion avec les croyants en Eglise et avec tous nos frères. Inspirés par l’Esprit Saint, nous devenons capables d’annoncer la Bonne Nouvelle et de participer à son action pour le bien commun et le Salut de tous.
     "Pour accueillir la force de l’Esprit, la prière intense et humble, confiante et persévérante doit avoir une place centrale dans notre vie" (Benoit XVI)

ESPRIT SAINT,
Sois devant nous et guide-nous.
Sois derrière nous et pousse-nous.
Sois en dessous de nous et porte nous.
Sois au-dessus de nous et élève-nous.

Pole Val Montjoie

28 mai 2017 - 7ème dimanche de Pâques

Communication du Père Didier Milani
Dans l’Eglise, personne n’est propriétaire de sa mission, mais il la reçoit du Seigneur Jésus lui-même.
     Depuis quatre ans, j’ai essayé au mieux d’apporter la paix dont la paroisse Ste Anne d’Arly Montjoie avait besoin. Je remercie toutes celles et tous ceux qui m’ont aidé à avancer dans ce sens. L’exercice de la mission qui nous est confiée en Eglise se heurte parfois à nos limites et à nos incompréhensions… Il est possible que j’aie pu décevoir l’un ou l’autre, croyez bien que j’en suis désolé.
     Maintenant, le temps est venu d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire paroissiale. J’ai proposé à l’Evêque de prendre en considération cette demande.
     Vous aurez donc la joie d’accueillir votre nouveau curé en septembre prochain (la date n’est pas déterminée à ce jour).
     Je me réjouis pour vous du choix du Père Henri DUPERTHUY. Il saura, avec vous, tout mettre en œuvre pour que l’Evangile soit annoncé aujourd’hui pour construire demain.
     Eloignement n’est pas abandon, il permet la croissance. Les liens que nous avons tissés, au cours de ces quatre années, sont dans le Cœur de Dieu, graines d’éternité. Ils se vivront désormais dans la prière, l’amitié et le souvenir.
     C’est au Seigneur Jésus que j’offre mes « mercis » pour tout ce que nous avons essayé de vivre afin que la Paix et l’Unité grandissent dans l’Eglise et dans chacune de nos communautés.

21 mai 2017 - 6ème dimanche de Pâques

"Sans moi, Marie serait différente !"
Marie, mère de Dieu dès l’Annonciation, mère de Jésus à Nazareth, mère de Jésus adolescent perdu au temple, mère de Jésus à Cana, mère de Jésus au pied de la Croix… Marie, mère de Jésus.

Chaque fois que l’on parle de mamans, chacun de nous peut se référer à sa propre expérience et à sa propre maman. Et l’on se dit que notre maman, au cours des années, a bien changé. Elle a changé en même temps que nous grandissions. Elle a changé parce que nous évoluions, elle a changé à cause de ce que nous devenions…

Une maman apprend à être maman "sur le tas". Elle apprend des choses nouvelles avec chacun de ses enfants. Parce que chacun de ses enfants est unique, chacun a ses particularités, et parce qu’il n’est pas possible de faire tout à fait pareil avec l’un et avec l’autre. Elle vit les échecs et les réussites, les douleurs et les bonheurs de chacun en particulier.

Je me dis que Marie, avant tout, est essentiellement maman. Et forcément, elle apprend avec chacun de ses enfants, de ses millions d’enfants, de ses milliards d’enfants à travers le monde et à travers le temps… Tant de joies et tant de peines…

Elle a quelque chose qui serait différent, qui lui manquerait si je n’avais pas existé. Elle a quelque chose qui vient de moi, qui vient de chacun des milliards d’enfants qu’elle a aimés, qu’elle aime… Même de ceux qui ne la connaissent pas ou ne l’ont pas connue…
Et chacun de ces milliards de milliards d’enfants a le droit de dire :

"Marie est différente
parce que je tiens une grande place dans sa vie".

14 mai - 5ème dimanche de Pâques

Rajeunir à tout prix ? Un chemin de foi ?
     "Se sentir vieillir ne plus pouvoir faire aujourd’hui ce que l’on faisait encore si facilement hier, c’est une expérience difficile, elle est le lot de tout homme, de toute femme et en même temps, elle est incommunicable, surtout à ceux qui sont dans la force de l’âge. Seule une vivante relation de foi avec le Christ donne son sens plénier et riche en fécondité à cette période de faiblesse. Elle est une grâce pour soi et pour tous nos frères humains, celle d’apprendre à lâcher prise, à faire confiance à notre Dieu, s’unir à l’hostie offerte à la Messe, avec ce désir de fécondité qui n’a pas d’âge." (Père Louis Lochet)
     Avec l’arrivée à la tête de l’Etat d’un président de moins de quarante ans, on pourrait imaginer que pour qu’une vie soit sinon réussie, ou au moins "vivable", il faut être jeune beau et dynamique. C’est ce que les médias ne cessent de nous redire.
     Dépassé la cinquantaine, nous n’aurions plus alors qu’à nous replier sur nous même, nous cramponner sinon nous crisper à ce que nous avons toujours connu, espérant ainsi faire arrêter le temps…
     Chrétiens, nous détenons le secret de "l’éternelle jeunesse". Comme le dit si bien le Père Lochet, l’avenir appartient à ceux qui acceptent de tout donner. C’est dans l’offrande de nous-mêmes à Dieu que nous pourrons être régénérés, puisqu’il est tout Amour et qu’en amour rien, jamais, ne se répète, mais tout est toujours nouveau !
     Alors cinquantenaires et plus… Réjouissons-nous !

Didier MILANI, votre curé

7 mai - 4ème dimanche de Pâques

Elire, c’est Choisir...
     L’élection est un thème très présent dans la Bible, Dieu a choisi librement un peuple pour faire alliance avec lui. Dans ce peuple élu, le Seigneur se choisit des hommes auxquels il confie une mission ; ils sont ses élus : ce sont les prophètes, les rois et les prêtres. Préfigurant l’unique élu de Dieu (c’est-à-dire le Messie), ces prophètes, ces rois et ces prêtres de l’Ancien Testament désignent Jésus-Christ. Le Nouveau Testament montre cet élu : Jésus est venu accomplir l’œuvre de Dieu.
     L’élu(e) de ce dimanche 7 mai 2017 aura un autre visage, il aura la délicate mission de réaliser les promesses annoncées durant la campagne. Choisi au suffrage universel, il guidera et représentera notre Pays à l’échelle de la planète…
     A l’écoute du résultat, mais également  dans les jours et années qui suivront, relisons ce verset de St Paul à Timothée :
"J'insiste avant tout pour qu'on fasse des prières de demande, d'intercession et d'action de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d'Etat et tous ceux qui ont des responsabilités afin que  nous puissions mener notre vie dans le calme et la sécurité." (1Tm 2, 1-2)
Saint Paul ne nous cache pas la responsabilité qui nous incombe de prier, certes pour tout homme, mais particulièrement pour ceux qui nous gouvernent. Il ne dit pas pour ceux qui répondent à nos attentes, mais pour ceux qui sont en poste de responsabilité.

Portons à Dieu cette prière :
   "Dieu à qui tout homme doit obéissance,
    Aide celui qui est à la tête de notre pays
    A remplir sa mission dans le respect de ta Loi.
    Qu’il travaille à ton œuvre dans ce monde
    Et puisse garantir au peuple dont il a la charge
                 LA LIBERTE  et LA PAIX
.

Du pole Val Montjoie

30 avril 2017 - 3ème dimanche de Pâques

Quelle merveilleuse histoire de notre foi, que nous fait entendre et vivre l'Eglise, depuis la semaine et la nuit de Pâques !
     Nous avons relu toute notre histoire depuis la création du monde, l'annonce de la venue de Jésus à travers les prophètes, la tristesse de la crucifixion.
Nous avons chanté notre joie de la résurrection !! Et pour bien nous en persuader nous nous sommes dits : "Christ est ressuscité, oui, il est vraiment ressuscité"
     Oui, mais passé ce moment merveilleux illuminé par la lumière de la résurrection, nous nous sommes retrouvés avec nos doutes ! Et Thomas, dimanche passé, était un peu le porte-parole de nos difficultés à croire !
Jésus s'est donné à voir pour soutenir sa foi, pour soutenir la nôtre, mais il nous a dit aussi :            "Heureux ceux qui croient sans avoir vu".
     ​Aujourd'hui nous écoutons le témoignage de la première Eglise, et aussi de notre premier Pape, Pierre.
C'est ensuite les disciples sur le chemin d'Emmaüs, ce chemin que nous parcourons encore chacun d'entre nous, quelquefois avec découragement, pensant, comme les disciples sur le chemin :"Nous qui espérions une réponse rapide à notre prière" !
     Si nous voulons approcher, un peu, ce grand mystère de notre salut avec la résurrection de Jésus, il nous faut L'écouter sur notre chemin d'Emmaüs.
     Cette parole nous l'entendons pendant les célébrations, les messes, mais il faut essayer de la fréquenter le plus souvent possible en la lisant dans la bible ou au moins dans nos petits livrets "Prions en Eglise" ou "Magnificat". Et surtout partageons le pain de ce repas Eucharistique pour réveiller dans notre cœur l'Esprit Saint qui y habite, et qui n'attend que notre bonne volonté pour nous ouvrir les yeux. La foi est un don de Dieu, mais elle est aussi un chemin, un effort, un travail.
     Profitons de ce temps vers Pentecôte, les jours sont plus longs, le soleil brille plus souvent, la nature est belle, elle est le livre ouvert de la bénédiction de Dieu.
     Ouvrons notre cœur, notre Esprit à ce souffle de la vie nouvelle qui se développe depuis notre baptême pour nous faire avancer dans la joie vers le royaume de Dieu.

de Antoine PALETTI, Diacre permanent sur la Paroisse Salon et Grans 
transmis  par AM Bérod

23 avril 2017 - 2ème dimanche de Pâques

Confiance en la Parole (par le Père Henri Caro)
« L'un des défis du chrétien, qui peut aller jusqu'à provoquer le découragement, est l'impossible distance entre ce qu'il vit et ce qu'il est appelé à vivre, entre ce qu'il montre et ce qu'a montré celui qu'il veut suivre, le Christ, Jésus.
Notre vocation, c'est la perfection, l'absolu et nous vivons dans le relatif.
     Il nous faut avoir l'humilité de reconnaître que nous ne sommes pas arrivés, que nous sommes seulement en chemin. Il nous faut aussi savoir que cette vocation à la perfection n'est pas une folle ambition personnelle, mais un appel de Quelqu'un qui nous aime, ne nous abandonne pas et nous donne la force d'avancer avec Lui. Lui sait ce dont nous sommes capables. Il nous a créés.
     Il nous donne de multiples moyens de refaire nos forces : la prière, l'Eucharistie, tous les sacrements, la vie en Eglise. Je voudrais insister sur sa Parole.
     La Parole de Dieu n'est pas un objet mort : elle est vivante et ne cesse de transformer ceux qui l'accueillent. Quand on a la chance de pouvoir lire tous les jours les textes prévus pour la liturgie, au bout d'un mois, on a fait une grande réserve de vie. On ne comprend pas tout. On ne retient pas tout. Qu'importe, on ne prépare pas un examen, mais la Parole fait son œuvre, un mot revient à l'esprit, une phrase qu'on prend le temps de "ruminer" et un peu plus de lumière éclaire notre recherche de Dieu et de sa volonté.
     Prêtre, j'ai été amené comme beaucoup de mes frères, a beaucoup écrire ou parler sur l'Evangile, mais plus j'avance en âge, plus je fréquente l'Ecriture, plus j'ai envie de vous dire : Faites confiance à la Parole, elle seule peut vous nourrir et vous transformer ».

Marie-Noëlle et Gérard Aubert

16 avril 2017 - Pâques

Pâques
Pour beaucoup ce mot résonne comme un chant de libération teinté par la gaité du printemps naissant…
Pour le croyant, il s’agit aussi d’une libération, mais d’une autre tonalité. Pâques, c’est le chant de l’Espérance par excellence…
Après le long temps de l’hiver (même si cette année, il a été entrecoupé de moments de douceur), nous apercevons les prémices du printemps qui s’installe. La lumière nous a manqués, nous avons hâte de retrouver les beaux jours…
C’est la Lumière de Pâques, qui va nous illuminer, nous émerveiller pour chanter la Résurrection du Christ en nous et autour de nous.
Célébrer Pâques, c’est être introduit dans une re-naissance, une vie nouvelle, une résurrection.
A qui n’entre pas dans une démarche de foi, ce langage peut paraître bien étrange… Il faut côtoyer le Christ Jésus pour pouvoir aborder "de l’intérieur" cette compréhension du plus grand Mystère de foi que l’humanité ait porté !
C’est au terme d’une longue amitié (comme il en a été pour les disciples, pourtant si proches) que nous découvrirons la clef de cet évènement unique dans l’histoire de l’humanité.
Pâques, n’annonce pas seulement le printemps, mais nous invite à contempler l’aube d’une humanité nouvelle.
Belle fête de Pâques à chacune et chacun.

Didier MILANI, votre curé

9 avril 2017 - Dimanche des Rameaux et de la Passion

La Passion de notre Seigneur Jésus-Christ
Comme édito et en liaison avec l’Evangile de la Passion, je vous propose un extrait du livre de José Antonio Pagola, prêtre espagnol, directeur de l’Institut de théologie et de pastorale de Saint Sébastien, intitulé : "JESUS. Approche historique". Je vous le recommande vivement. Père Plum

* * * * * * * * * * * * * * *

« Le silence de Dieu sur la croix ne signifie pas l’abandon du crucifié ni la complicité avec les bourreaux. Dieu était avec Jésus. C’est pourquoi, en mourant, Jésus ressuscite entre ses bras. La résurrection a montré que Dieu était avec le crucifié de façon réelle, sans intervenir contre les bourreaux, mais en assurant son triomphe final. C‘est ce qu’il y a de plus grandiose dans l’amour de Dieu : le pouvoir d’anéantir le mal sans détruire ceux qui le font. Il rend justice à Jésus, sans détruire ceux qui le crucifient. Saint Paul l’a dit de manière admirable :
"C’était Dieu qui dans le Christ se réconciliait avec le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes." (2 Corinthiens 5, 19)

Tout cela semble incroyable. "La prédication de la croix est une folie".  Paul le sait bien, car il se heurte constamment au refus :
"Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse , nous proclamons, nous , un Christ crucifié scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, c’est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes". (1 Corinthiens, 1, 22-25)

 En cette croix qui nous paraît, à nous, une folie se trouve la sagesse suprême de Dieu qui trouve un chemin pour sauver le monde. En ce Christ crucifié, qui nous semble une faiblesse est enfermée la force  salvatrice de Dieu. Sur la croix, les desseins de Dieu se sont accomplis. "Il était nécessaire" que le Christ souffre .Avec Dieu il fallait qu’il en soit ainsi, car dans sa folie inimaginable, il aime ses enfants jusqu’à l’extrême. »

2 avril - 5ème dimanche du Carême

A toi qui es venu chercher un rameau
Tu es venu aujourd'hui pour chercher un rameau de buis. Tu souhaites qu'il soit béni.
Si tu es venu chercher un porte-bonheur ou une protection divine, tu risques d'être déçu.
Dieu, en effet, veut notre bonheur mais il nous invite à le bâtir de nos mains.
Mais….
  Si tu crois que vivre, c'est aimer, même si la vie ne t'a pas fait de cadeaux,
  Si tu penses que la justice, le respect de l'homme et la solidarité sont des valeurs qu'il faut faire progresser,
  Si, déjà, tu essaies de regarder ce qui se passe autour de toi,
  Si tu dis bonjour à ton voisin même s'il ne répond pas,
  Si tu essaies de vivre debout,
  Si tu agis pour que tout homme soit respecté au travail, dans le quartier ou ailleurs….
Alors, prends ce rameau de bon cœur et garde le chez toi.
Il te rappellera que la vie est plus forte que la mort, comme nous l'a prouvé Jésus, que son message d'amour est à vivre à tous les instants de notre existence.
Ce rameau ne sera pas un porte-bonheur, mais le signe du bonheur que tu t'engages à construire pour toi et les autres avec l'aide de Dieu.

25 Mars… Annonciation…

Vierge attentive à la Parole
Qui modèle ta vie,
Depuis le jour de cet appel
Qui ébranla ton cœur,
Accueille en ton silence
Comme un don de l’Esprit
Tous les enfants de Dieu
Qui errent dans la nuit.

Tu as compris que la Parole
De lumière et de vie
Serait un glaive incandescent
Qui brûlerait nos cœurs ;
Apaise notre angoisse
Quand le feu de l’Esprit
Vient libérer l’amour
Des ombres de la nuit.

Vierge imprégnée de la Parole
Qui éclaire nos vies,
Tu sais quel doute et quel péché
Peuvent saisir les cœurs ;
Sois proche de tout homme
Qui désire l’Esprit,
Réveille en nous la joie
De croire dans la nuit.

Hymne pour les vigiles des fêtes de la Sainte Vierge

19 mars 2017 - 3ème dimanche du Carême

Seigneur, j’aurais tant aimé te rencontrer comme la Samaritaine !
     J’aurais peut-être réagi de la même façon, défendu les mêmes causes....
Elle ne voyait en Toi qu’un juif qui voulait étancher sa soif.
Tu te dévoiles alors, petit à petit, pour ne pas l’effrayer.
Elle t’appelle "Seigneur", car tes paroles, comme une brise légère, effleurent son cœur.
Tu lui proposes ton eau vive, mais elle ne voit encore que le sens pratique.
     J’aurais fait la même chose.
Tu mets le doigt sur sa vie compliquée ; elle t’appelle "Prophète".
Tu lui dis que Dieu est proche : pas besoin de se déplacer pour l'adorer.
Elle attend le Messie qui dira "toutes choses", et sans plus attendre, les mots sortent de ta bouche : "Je le suis, moi qui te parle !"
A ce moment-là, elle n’a pas reçu un verre mais un bain d’eau vive !
Elle oublie sa cruche ; elle court…  Quelle transformation !
Ton eau vive, elle ne peut plus la garder pour elle seule.
     Seigneur, comme la Samaritaine, je viens régulièrement chercher de l’eau au puits.
Car comme la Samaritaine, j’ai soif d’amour, de douceur, de bonheur et de vérité !
     Comme elle, je puise, je veille, j’attends et j’espère te reconnaître assis, là au bord de ce puits. Seigneur, en ce temps de Carême, aide-moi à vider mon cœur de tout ce qui est encombrant, de tout ce qui m’éloigne de Toi. Et remplis ma vie de ta douce présence et de ton amour.
Donne-moi cette eau vive qui transforme, qui rapproche de Dieu et qui envoie vers les autres !              

Pôle Central

12 mars 2017 - 2ème dimanche du Carême

Assomption : Année du Bicentenaire
1817 – 2017 : nous fêtons le bicentenaire de la naissance de Sainte Marie-Eugénie et de Mère Thérèse Emmanuel.
     A elles deux, elles vont fonder la congrégation des Religieuses de l’Assomption. Reprenons ce qu’en dit Sœur Martine, Supérieure Générale : "Cette amitié leur a permis de braver bien des écueils se dressant sur la route de l’Assomption naissante. Accueillie comme un don, elle s’est tissée à travers ombres et lumières, pétrie d’une humanité qui entre en résonnance avec le Mystère de l’Incarnation, fondement de la congrégation. Notre célébration est une immense action de grâce pour ce chemin d’amitié et pour la "grâce particulière" de chacune de ces deux femmes qui se sont laissées guider par la main amoureuse de Dieu, déployant toutes leurs énergies au service du Royaume."
     Pour nous localement, cette année voit la naissance de notre ensemble scolaire qui se fédère autour de l’Association de Gestion "Assomption Pays du Mont-Blanc". C’est aussi l’année du démarrage de la rénovation de l’ensemble Assomption Valmontjoie de Saint-Gervais.
     Nous voulons en ce lendemain de la fête de Sainte Marie-Eugénie, rendre grâce à Dieu pour la fécondité du charisme de l’Assomption. Laissons résonner une triple invitation :
     - Célébrer la vie en nous émerveillant devant un Dieu qui, par le mystère de l’Incarnation, fait irruption dans la condition humaine.
     - Descendre dans la profondeur de notre puits, en trouvant en Christ, ami intérieur et fidèle, la lumière et la solidité qui donnent sens à notre existence.
     - Jouer notre partition dans le monde pour le Royaume, en prenant notre part à la transformation de la société. A l’issue de la célébration du 11 mars à 18h30 à St Gervais, un apéritif sera servi dans les locaux du collège.

Assomption Pays du Mont-Blanc

5 mars 2017 - 1er dimanche de Carême

Le Carême est commencé !
La première préface pour le temps du Carême est ainsi formulée…
     " Chaque année, tu accordes aux chrétiens de se préparer aux Fêtes Pascales dans la joie d’un cœur purifié ; de sorte qu’en se donnant davantage à la prière, en témoignant plus d’amour pour le prochain, fidèles aux sacrements qui les ont fait renaître, ils soient comblés de la grâce que tu réserves à tes fils."
     En quelques mots, voici une magnifique feuille de route qui est tracée devant nous pour ce temps de grâce du Carême !Rien de tel pour nous mettre en route que de réentendre ce projet… "Que nous soyons comblés de la grâce que tu réserves à tes fils…"  Voilà l’ultime cadeau que Dieu nous donne par son Fils.
Forts de cette promesse, nous ne pouvons pas négliger le reste…
     "Fidèles aux sacrements". Le carême est le temps privilégié de prière pour tous ceux qui seront baptisés à Pâques, et de trouver une nouvelle saveur dans l’accueil régulier des Sacrements.
     "Avec un cœur purifié"… c’est le jeûne… de nourriture… de mauvaises habitudes… de paroles blessantes… qui nous détruisent et qui blessent le prochain
     "Se donner davantage à la prière" attire notre attention sur le "davantage"…
     Enfin "témoigner plus d’amour pour le prochain" : demander au Seigneur de nous montrer la personne qui a le plus besoin de notre présence. Bon carême à Chacun.

Didier MILANI, votre curé

26 février 2017 - 8ème dimanche du temps ordinaire

Mercredi des Cendres et Carême…
Il arrive parfois, dès qu’on pénètre dans une église, seul ou pour une célébration de se croire "obligés" de prendre un air "sinistre" pour montrer qu’on prie avec beaucoup d’intensité !
     Il en est de même pour le jour des cendres ou pour la durée du carême, où nous sentons peser sur nous comme une chape difficile à porter… ce qui veut dire parfois qu’on la fait porter aux autres…
     Rien de tout cela !
"Ne prenez pas un air abattu… et une mine défaite… parfume-toi la tête et lave-toi le visage… ton jeûne sera connu seulement de ton Père qui est présent au plus secret" - Mtt 6 ,1-6
     Le Mercredi des cendres, jour de jeûne et d’abstinence, et le carême sont des moments de grande JOIE !

Joie de l’attente du Seigneur dans le mystère de sa Résurrection
Joie du jeûne et de la pénitence qui attisent notre désir de Dieu
Joie du partage qui ouvre notre cœur à la rencontre
Joie d’une prière renouvelée dans un cœur à cœur avec le Seigneur
Enfin, joie des commencements ! Dès le mercredi des cendres, l’Aube de Pâques se profile et éclaire le chemin de notre recherche.

Puisse la joie de Pâques, déjà illuminer notre cœur.
Puisse notre carême nous faire grandir dans la Foi.

Didier MILANI, votre curé

19 février 2017 - 7ème dimanche du temps ordinaire

"Dans un monde incertain, construisons demain"
Tel était le thème du premier week-end organisé à Combloux par le diocèse pour les étudiants et les jeunes professionnels.

A l’heure des primaires, de la course à la présidentielle, des scandales, des guerres et des attentats, quel avenir pour nous, les jeunes ? Nous avons reçu un enseignement du Père Nicolas Buttet, fondateur de la communauté Eucharistein.
     Des thèmes importants ont été abordés lors de cet enseignement, tels la laïcité, la valeur de l’argent, la place de l’homme dans la société…
     Un des temps forts de ce week-end fut la procession aux flambeaux suivie d’une veillée d’adoration. Au cours de celle-ci, chaque jeune a pu mettre par écrit un engagement pour son année 2017.
     L’évêque, lors de son envoi, nous a invités à avoir le courage d’exister comme chrétiens dans la société. "L’Etat est laïc, mais pas la société."
     Certes, nous n’avons sûrement pas remporté des millions de "followers", mais soyez-en sûrs, les jeunes, suite à ce week-end, sont repartis gonflés à bloc.
     Il faut garder l’espérance face à un monde en plein changement !

Anne-Sophie

12 février 2017 - 6ème dimanche du temps ordinaire

Cette année, l’Eglise nous propose comme thème du dimanche de la Santé "Choisis la vie !"

Choisir la vie ? Mais quelle vie et pourquoi faire ?

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, chacun le sait. Elle est parfois douce et légère, mais à d’autres moments elle peut être rude et sembler injuste. Pourtant, nous savons bien qu’il ne suffit pas de vivre au soleil avec de l’argent pour être heureux : certaines  personnes prouvent le contraire en traversant les épreuves avec sérénité et en gardant leur goût de la vie. Dieu nous invite à ne pas tomber dans deux tentations opposées : d’une part, céder à la facilité et la frivolité dans tous les domaines, d’autre part, s’enfermer dans la souffrance lorsqu’elle survient. Nous sommes invités à offrir à Dieu nos souffrances pour qu’il puisse les ressusciter.

Ben Sirac le Sage, dans la première lecture, nous donne une parole étonnante : "La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix."

Cela voudrait-il dire qu’en toutes circonstances nous pouvons faire le choix de la vie ? Quelle audace, voire provocation, quand on pense à des moments de deuil, de maladie, de solitude, de chômage, ou de trahisons, etc…

Nous ne choisissons pas les épreuves qui traversent notre vie, mais Dieu nous demande de ne pas les subir et nous promet qu’il ne nous laissera pas seuls. Il s’agit d’accueillir l’amour gratuit de Dieu, nous laisser toucher au plus intime de nous-mêmes pour que l’amour fonde nos choix. Choisir la vie, c’est être capable de continuer à vivre alors que tout semble perdu.

En ce dimanche de la Santé, toute l’Eglise est appelée à se tourner vers nos frères et sœurs en souffrance et aider ceux qui ont des difficultés à faire le choix de la vie.  Et comme le dit le pape François  "Nous ne devons pas avoir peur de la solidarité, ni de mettre ce que nous sommes et ce que nous avons à la disposition des plus fragiles et des plus faibles."                            

Clotilde Laurin

5 février 2017 - 5ème dimanche du temps ordinaire

Préparation de la liturgie : bougeons-nous !
"Surprise"  le  dimanche 22 janvier à Saint Nicolas La Chapelle !
Ils sont venus des 4 coins de la paroisse, sans leur chameau (!), mais avec de précieux cadeaux : leur sourire et leur joie de vivre. De longue date déjà, nous les avions invités. Et ils le savaient : grande ouverte leur était la porte de notre communauté, pour nous "soulager" de la préparation et de l’animation de l’une de nos messes.
     Lundi 16 janvier, coup de fil des anciens jeunes (18-25ans) du groupe Espérance (rebaptisé "Pôle Jeunes" depuis peu) :
"Si ce n’est pas trop tard, on s’invite chez vous pour la messe de dimanche 22 à 9h30 !"
     Quelle aubaine ! Ils avaient des chants à nous proposer, s’étaient répartis les lectures, l’animation, et les prières étaient en cours ! A se demander si la rencontre de préparation le jeudi, avait encore lieu d’être ! Alors, prise d’un semblant de culpabilité de faire se déplacer deux fois ces jeunes venant des Contamines, Combloux, Praz/Arly et la Giettaz, je les mets à l’aise et les laisse très libres de ne pas nous rejoindre pour la "préparation déjà bien avancée" !! Leur réponse est sans équivoque : "Ah ? mais…, jeudi soir, on compte venir, on sera là pour partager avec vous."
     Nous étions donc sept jeudi soir autour de la table ; sept réunis autour de la Parole. Ils étaient là.
 IL était là. Oui, il était là, ce Dieu qui nous surprend et nous étonne, ce Dieu qui s’invite à travers nos frères, ce Dieu qui rejoint chaque homme, chaque femme, dans la Galilée des Nations d’aujourd’hui… Ce Dieu qui nous pousse en avant et qui nous dit : "Ouvrez-vous les uns aux autres et soyez unis !"
     Ces jeunes ne sont pas venus faire "leur show", ils sont venus partager leur foi. Ils ne sont pas venus nous "soulager ou nous remplacer", ils sont venus regonfler nos voiles !
     Alors, dégageons-nous de nos fausses excuses de gens "débordés", trop "affairés", trop "submergés" ou "pas à la hauteur" pour ne rien faire, et trop "éloignés" les uns des autres pour ne pas avoir à se déplacer. Devenons des "assoiffés" de Dieu dans le partage de sa Parole et profitons de la préparation de la liturgie pour le faire.
     Nous espérons vraiment renouveler cette expérience de partage avec les membres de nos communautés avoisinantes. Se réunir et s’unir pour la préparation de la liturgie : ce n’est pas pour faire "moins", c’est pour partager "plus" !

Evelyne BURNET

29 janvier 2017 - 4ème dimanche du temps ordinaire

"De l’amour de notre couple, s’est construit une grande famille. Quel joie d’être Papa et Maman".
Notre souhait : être de "bons" parents !  Mais, est-ce si évident que cela ?
     Bien souvent autour de nous, nous recevons des félicitations pour nos beaux enfants. Nous en sommes ravis, mais c’est un travail de tout instant où il faut imposer règles, explications et tenir le cap. Pas simple tous les jours, beaucoup d’entre vous le savent !
     Nous avons choisi de les faire grandir dans la joie de la Bonne Nouvelle de l’Evangile. Serions-nous fous, dans cette société où tout n’est que regard sur soi-même ? Non, nous avons les pieds sur terre et nous partageons de si bons moments en famille.
     Nous prenons parfois un temps de partage autour des bougies de baptême de nos enfants durant lequel chacun est invité à dire ce qu’il a aimé durant le week-end ou la semaine. C’est notre prière en famille. Ce temps nous permet, à nous parents, de prendre conscience que bien souvent les choses simples, mais partagées dans la joie et la bonne humeur, sont les moments les plus précieux dans le cœur de nos enfants.
     Alors, nous aimons apprendre à nos enfants à s’approprier cette simplicité de tous les jours et à faire briller cette joie autour d’eux ;  cela commence par un bonjour avec un sourire, un regard bienveillant envers celui qui ne semble pas dans son assiette, un merci qui vient du fond du cœur, un gentil mot envers ceux qui ont pu trouver un peu de dissipation des enfants pendant la messe.
     Nous ne cherchons pas à en faire des anges, mais s’ils pouvaient apporter, ne serait-ce qu’un petit bout de soleil dans le cœur des gens autour de nous, alors, Oui nous aurons réussi à en faire des chrétiens heureux et joyeux.
     Est-ce là la recette pour être des parents heureux ? Nous n’en savons rien ! Mais une chose est sûre, c’est que dans nos cœurs de Papa et Maman, toutes les difficultés s’effacent lorsqu’éclatent les rires de nos bambins dans notre foyer. 

(Christelle et Bertrand)

22 janvier - 3ème dimanche du temps ordinaire

La neige…
Voici que la neige est enfin tombée… au grand soulagement de tous ! Si cette neige était tombée à Paris, quelle catastrophe ! Eh oui, curieusement, la neige reste une intempérie pour les uns, une joie et une détente pour les autres.
     Quel rapport avec notre vie spirituelle, me direz-vous ? Si la neige réjouit mon regard et me rajeunit tout en restant une intempérie, cela m’amène à une réflexion importante.
     Nous, les humains, nous avons cette capacité à transformer ou regarder autrement les éléments naturels. Nous avons ce génie de transformer un handicap en une joie et une détente.
     Alors, comment se fait-il que nous soyons si doués pour cette démarche et si démunis dans notre communion avec Dieu ? Quand quelque chose de difficile surgit dans notre vie, comment se fait-il que nous ayons tant de mal à voir, sinon l’œuvre de Dieu, mais au moins l’aspect positif de la chose ? (en disant cela, je parle pour moi…).
     Jésus disait déjà : "Les fils de ce monde sont plus habiles vis-à-vis de leurs semblables que les fils du Royaume." (Luc 16,8) L’Evangile de ce dimanche nous alerte sur la disponibilité des disciples : "Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent."
     A travers ces quelques mots, nous sommes interpellés.
Aurons-nous envers le Seigneur la spontanéité d’un enfant devant la neige qui tombe ou le regard grincheux de quelqu’un blasé par la vie ?

(Didier MILANI, votre curé)

15 janvier 2017

Le temps des fêtes et des rassemblements de famille s’efface ce dimanche pour faire place au temps que la liturgie appelle ordinaire… Mais nous le savons bien, il ne peut pas y avoir de Temps ordinaire ni de dimanches ordinaires… Chaque dimanche, nous formons le peuple de Dieu, convoqué et réuni par l’Esprit, pour célébrer la Pâque de notre Seigneur et nous rappeler notre propre baptême.
     Un temps en chasse donc un autre. Ainsi va la vie ! L’évangile de ce jour nous donne de contempler le visage de Jean-Baptiste qui de précurseur devient témoin de Jésus : « C’est LUI »… "Celui dont je vous annonçais la venue, c’est LUI… C’est LUI qu’il faut suivre maintenant…".
     Oui, le précurseur devient témoin !
Devenir témoin engage l’être tout entier. Parfois cela le fragilise, mais cela le rend aussi et surtout plus fort. C’est sans doute pour cela que c’est si difficile de devenir témoin de celui qui nous anime, témoin de notre foi ; comme pour Jean, jour après jour, Dieu nous en donne la force et le courage, mais comme pour Jean, il nous faut aussi apprendre à nous effacer pour laisser l’Esprit poursuivre son œuvre, en nous et autour de nous. L’Esprit lui, n’a pas de frontière !
Etre un vrai témoin de Jésus, c’est désirer le faire connaître aux autres, l’annoncer. Pour cela, il nous faut retrouver la fierté d’être chrétiens et tout miser sur la confiance en ce Christ qui nous aime jusqu’à donner sa vie pour nous.
     En cette période de vœux échangés, voilà celui que nous voulons partager avec chacun d’entre vous : "Osons dire : c’est Lui, pour devenir, en paroles et en actes, ses témoins dans la joie."

(Rachel et Nicolas)

8 janvier 2017 - 2ème dimanche après Noël

Eloge de la page blanche !
Invitée à rédiger cet édito (un privilège qu’on me laisse volontiers), je me suis trouvée devant une page blanche…Comme le font chaque semaine, pour cette feuille paroissiale, l’un ou l’autre d’entre nous, parfois à plusieurs voix, alternant entre les différentes communautés de notre paroisse Ste Anne. Ce que j’aime dans cette courte chronique, c’est qu’elle soit signée, pour y voir un ou des visages, et me mettre à l’écoute, non d’un "pôle, qu’il soit central ou d’ailleurs" mais de frères et sœurs  identifiés, personnalisés. C’est alors que se lit la variété de l’église-peuple de Dieu bien de chez-nous. (Merci à chacun d’eux !).
     Placée devant une page blanche… tiens j’aurais préféré que ce soit un autre, qui dise oui, qui ose un peu, rien qu’un peu. Mais voilà c’est moi ! Et c’est alors que tout peut se passer, que tout peut commencer. Je ne suis pas seule devant un désert inerte, l’Esprit-Saint y est l’oasis… Non je ne suis pas face au vide. La voix du poète me glisse à l’oreille : "Ne crains pas ce qui change, ouvre la page blanche… prends la plume et commence, pour que tout recommence".
     La page blanche : non pas une peur, mais une chance ! Un nouveau départ ! Un champ libre pour les âmes de pionniers. Tout est à créer pour nos jeunes, pour ceux qui osent avec imagination, audace.  "L’ancien monde s’en est allé... voici que je fais toutes choses nouvelles" (Ap.21, 5)
     Blanche ? En êtes-vous certains ? En réalité, cette page contient un filigrane. Pour l’apercevoir, il faut lever la page vers le soleil, la source de lumière. Alors le Christ apparait : il est là, d'un bout à l'autre de la page. Mais chut ! Marie garde toutes ces choses en son cœur. Entre nous,  cette fille d’Israël ? … elle en fut bien elle-même une, de page vierge : celle qui ne révèle rien, mais peut être utilisée pleinement; comme en attente, comme abandonnée à ce qui va la recouvrir.
     Pour finir, anachronique, voilà par contre une page qui gagnerait à être bien blanche en cet hiver 2017 : c’est celle de notre paysage montagnard, désespérément sec et aride, en attente de la manne qui sauverait l’économie du ski de nos régions. Neige tant attendue, tu seras bienvenue ! 

Que 2017 soit une belle page de votre vie ! Meilleurs vœux à tous.

(Marie-Françoise)

 

1er janvier 2017 -  Fête de Marie Mère de Dieu

2017 : en avant sur le chemin de l’Espérance !
L'année 2016 s'achève… Cette année a encore été douloureusement marquée par la haine et des conflits mondiaux qui semblent ne jamais s’éteindre.
L’espoir serait-il mort dans notre monde ? Bien sûr que non !
Le Seigneur nous indique le chemin, d’où naît et où renaît la joie.
     Du Christ, nous avons reçu l’Espérance : vivons-la !
Au-delà des malheurs du monde et des douleurs de notre quotidien, la joie n’est pas une fuite, une lâcheté, elle est la preuve que l’Amour de Dieu est présent et qu’il nous précède…
     Forts de notre foi en Christ, puissions-nous, nous paroissiens, cette année encore, coopérer avec notre curé et nos prêtres, et emprunter allègrement ce chemin d’Espérance qui conduit à la paix et à la joie.
     Que 2017 soit rempli de joie et de bonheur et nous donne l’occasion de vivre ensemble des bons moments priants, chaleureux et festifs. Que nous puissions grandir en tendresse, en bonté et en humanité les uns avec les autres.
     Que les dons de Dieu s’épanouissent en nous, cette année encore, et nous aident à rendre heureux ceux que nous aimons et nous invitent à être bienveillants envers ceux que nous apprécions un peu moins.
     En paroisse et en famille, qu’à travers nos rencontres, nos partages, nos temps de réflexion, nos actes, nous répondions à l’appel que le Christ nous adresse pour être semeurs et témoins de l’Evangile.
     Que 2017 nous invite à toujours plus de sollicitude et d’attention envers les personnes qui souffrent dans leur corps et dans leurs cœurs. Que nos visites, nos prières et notre amitié les soutiennent et les aident à trouver la force de vivre.
     Ces vœux ne sont pas des vœux pieux : il appartient à chacun d’entre nous de faire en sorte que cette année 2017 soit belle, joyeuse, vivante et fraternelle… comme l’Espérance qui nous anime !

(L’Equipe d’Animation Pastorale)