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Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie

Parole pour un dimanche - années 2016 - 2015

Retrouvez les éditos de notre feuille hebdomadaire commune à toute la Paroisse Ste Anne d'Arly-Montjoie.
Année 2016
4 janvier 2016 - Epiphanie du Seigneur

 

Un événement important pour notre Paroisse, au cœur de l’Enseignement Catholique de Haute-Savoie.
     Le samedi 9 janvier à 18h au cours de la messe dominicale à Combloux, nous vivrons la dévolution de Tutelle du Lycée Privé d’Enseignement Général et Technologique HB de Saussure à la congrégation des Religieuses de l’Assomption. C’est l’aboutissement d’une longue histoire qui a démarré en 2007 au moment de la canonisation de Marie Eugénie Milleret, fondatrice des Religieuses de l’Assomption.
     Au cours de la Messe, Monseigneur Boivineau, Evêque d’Annecy, remettra la Tutelle de l’établissement à Sœur Isabelle Roux, Provinciale de France.
     Reprenons un extrait du texte sur la valeur fondamentale :
     « … Cette « manière de faire de Dieu » en son Incarnation, comme valeur fondamentale à l’Assomption, inspire les valeurs de base de notre agir qui peut se décliner selon trois axes :
L’importance de chaque personne, reconnue dans son unicité, sa liberté, sa capacité de croissance et d’intériorité.
Un regard positif sur le monde qui suscite le désir de s’engager en vue de sa transformation en s’appuyant sur la formation des convictions et la recherche de sens.
La primauté des relations et de la fraternité qui prend en compte la « grâce particulière » de chacun et fortifie l’esprit d’équipe ».
     Ces mêmes valeurs ont inspiré notre travail avec l’Assomption depuis 2007. Cette dévolution en est le résultat concret et nous donnera, en rejoignant l’ensemble Ecole-Collège-Centre de vacances Assomption Valmontjoie de Saint-Gervais, de former un ensemble scolaire de la Maternelle au Bac Professionnel dans une continuité pédagogique vivant du charisme de l’Assomption.
     Avec la communauté religieuse vivant sur notre Paroisse et très active au sein des établissements, nous vous invitons à venir fêter avec nous ce moment.
18H : Messe à Combloux présidée par Monseigneur Boivineau
19H15 : Allocution et verre de l’amitié, dans les locaux du lycée.

11 janvier 2016 - Baptême du Seigneur

Après Jésus bébé avec Noël puis  l’Epiphanie,  nous faisons un grand pas dans le temps puisque cet évangile marque le début de la vie publique de Jésus ; nous ne savons pas grand-chose de sa vie à Nazareth, sauf l’épisode du pèlerinage au Temple de Jérusalem (lecture de la fête de la Sainte famille entendue il y a deux semaines). Nous retrouvons Jean,  son cousin,  souvent présent dans les évangiles du temps de l’Avent, qui n’ayant reçu aucun mail ou sms de la part de Jésus, continue sa mission et précise  à une foule en attente  qu’il n’est pas le Messie. Bel et grand évènement que ce baptême de Jésus, souvent représenté en peintures, enluminures, vitrail, sculpture et même mosaïque. « Moi je vous baptise dans l’eau…,  Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et   le Feu.. »
     Baptême d’eau : Jean baptise les gens dans l’eau, signe de purification de leur vie pour être plus fidèles à la loi de Dieu. Baptiser veut dire plonger. L’eau est signe de vie : Sans eau il n’y a pas de vie possible pour le monde animal ou végétal. Mais l’eau peut aussi apporter la mort par noyade. En étant plongé dans l’eau du baptême, nous perdons notre vie. En remontant à la surface, nous revivons. Même si de nos jours le baptême se fait rarement par immersion, le rite de l’eau fait vivre ce passage de la mort à la vie, en solidarité avec le Christ qui est mort et qui est Ressuscité. 
     Baptême dans l’Esprit et dans le feu : L'Esprit-Saint, on s'en souvient, veut pénétrer notre corps, notre cœur. Il veut imprégner notre être au plus profond et en permanence pour nous accompagner sur le chemin de la vie! Il veut faire Un avec nous pour que nous ne soyons jamais seuls, pour que nous ayons toujours une lumière sur le chemin, pour que nous ayons la force d’affronter les passages difficiles…
     L’esprit guide, accompagne, pousse en avant… il est aussi comme le feu, qui transforme tout sur son passage, qui fait place nette pour qu’une Vie Nouvelle puisse s’épanouir. Le feu de l’Esprit peut brûler en nous d’une flamme qui ne s’éteint jamais, le feu de l’Esprit peut inscrire en nous la brûlure éternelle de l’Amour. Le baptême que propose Jésus peut incendier la terre d’un feu brûlant qui ne s’éteint jamais.
     Les baptêmes de Jean et de Jésus sont complémentaires. Pour pouvoir accueillir l'Esprit Saint qui va véritablement transformer nos vies, il faut lui laisser une place en nous et pour cela, se débarrasser de toutes nos impuretés, de notre péché! Pour se laisser envahir par le Feu, il faut d’abord chasser l’obscurité qui est en nous ! Le baptême de Jésus, dans l’Esprit Saint et le feu est celui qui transformera véritablement notre vie, qui la fera grandir vers l’amour. « Jésus se fait baptiser… ensuite il prie ».
     Luc est le seul évangéliste à parler de la prière de Jésus : c’est pendant ce temps d’intimité avec son Père, que le Ciel s’ouvre, que l’Esprit Saint descend comme une colombe, et que la voix se fait entendre….
     Le baptême de tout chrétien s’accompagne du don de l’Esprit. Ce souffle de l’Esprit nous est donné pour parler et agir dans notre vie comme Jésus. Le Pape François, dans sa catéchèse sur le baptême disait : « N’oubliez pas le devoir pour aujourd’hui : chercher, demander la date de votre baptême, de même que nous connaissons notre date de naissance, nous devons connaître la date de notre baptême, parce que c’est un jour de fête. »  

(Pôle Val Montjoie)

17 janvier 2016 - 2ème dimanche ordinaire

Vous avez dit… « Ordinaire » ?
Dans nos missels, le 17 janvier est annoncé par ces mots : 2ème dimanche du Temps ordinaire !
Pour le  Larousse  ORDINAIRE veut dire : « qui est conforme à l’ordre des choses. »
     Certains d’entre nous se posent cette question : qu’est-ce que ce mot vient faire ici. Un dimanche n’est pas un jour ordinaire  et notre rencontre avec le Christ dans l’Eucharistie n’est pas ordinaire, c’est même extraordinaire ! Dans l’usage liturgique  le Temps Ordinaire désigne les 33 ou 34 dimanches situés en dehors des temps forts : Avent, Noël, Carême et Pâques.
On parle aussi de  « l’ordinaire de la messe »  c'est-à-dire des parties invariables, à la différence des particularités dues à tel ou tel temps fort.
Ici le terme « ordinaire » qualifie le quotidien, à la différence du festif.
   Le Temps ordinaire est donc celui où nous pouvons vivre à l’aise les richesses de la liturgie, les approfondir et les ruminer, pour qu’elles produisent en nous tous les fruits. Il nous offre l’occasion de laisser descendre en nos cœurs tout ce dont les temps forts nous ont comblés. Il ne faut donc pas les considérer comme des « temps morts », mais des temps de vie !
     La couleur liturgique du temps ordinaire est le vert, couleur de la croissance et de la vitalité dans le quotidien. Si les temps forts peuvent être considérés comme ceux des  semailles, le Temps ordinaire est celui de la croissance des richesses semées au printemps pascal, le Temps de l’Eglise !
     Par différence, on mesure alors aussi l’importance des fêtes, qui sont là  « pour nous sortir de l’ordinaire » et stimuler notre quotidien.
     Le Temps ordinaire de l’année liturgique  est un temps propice pour suivre Jésus dans la durée et devenir disciple. Nous ne savons pas ce que cette année nous réserve, mais nous pouvons croire que le Christ nous fera don du meilleur vin, du vin de Cana (l’Evangile du jour). Il nous invite à la joie des noces éternelles.

(Jacqueline et Fabienne)

24 janvier 2016 - 3ème dimanche ordinaire

Comment être « Théophile » ?
     L’Evangile que propose Luc n’est pas un recueil de petites phrases ou de petites histoires, mais un exposé suivi. Il l’adresse à « l’excellent Théophile » pour qu’il se rende bien compte de la solidité des enseignements qu’il a reçus. Théophile c’est, en grec, « l’ami de Dieu ». Peut-être est-ce le nom du premier lecteur de Luc ?
     Mais c’est aussi à nous que Luc s’adresse ainsi. Car le sérieux qu’il met dans son entreprise ou la force des événements historiques évoqués nous aideront, certes, mais ne suffiront pas à nous convaincre. Il nous faut encore y mettre notre amitié, notre affection, notre liberté. C’est seulement pour le lecteur « ami de Dieu » que les nouvelles de Luc deviendront Bonne Nouvelle. Ne les lisons donc pas, ne les écoutons pas comme ces innombrables flashes que nous diffusent à longueur de journée nos stations de radio. Recevons-les dans la foi.   
     Car sans la foi, que devient la Bible ? Un texte archéologique. La Bible n’a de sens que dans l’écoute, à travers sa lecture, de Dieu qui nous parle. La même foi qui nous fait découvrir la présence du Christ par l’eucharistie, fait découvrir sa présence par l’Ecriture.
     A chaque messe, l’Eglise propose des lectures bibliques et l’eucharistie : la table de la Parole et la table du Pain. Dans la communion avec le Christ, sa Parole prend sa pleine signification. Mais c’est en écoutant Dieu nous parler par l’Ecriture que l’on communie en vérité. En vérité : toute la question est là. La Bible, la Parole de Dieu, nous évite de nous tromper sur nous-mêmes et sur Dieu. Elle nous place en vérité. C’est là que réside la principale difficulté de sa lecture. Nous rêvons Dieu, nous aimerions qu’il ressemble à ce que nous imaginons et voilà que sa Parole le fait découvrir différent. Alors, nous préférons quelques citations tronquées qui paraissent nous justifier, nous préférons ne pas l’entendre, nous disons ne pas avoir le temps de le lire, de le méditer. Nous disons qu’il faut être efficace.
     Mais l’efficacité ne consisterait-elle pas à accueillir cette lumière qui éclaire notre route, à saisir cette main que Dieu nous tend pour nous faciliter la marche. François de Sales, le saint Patron de notre diocèse que nous fêtons aujourd’hui, 24 janvier, recommandait de faire comme les petits enfants « qui de l’une des mains se tiennent à leur père, et de l’autre cueillent des fraises ou des mûres le long des haies ; car, de même, amassant et maniant les biens de ce monde de l’une de vos mains, tenez toujours de l’autre la main du Père céleste, vous tournant de temps en temps vers lui, pour voir s’il a agréable vos activités ou vos occupations. Gardez-vous bien surtout de quitter sa main et sa protection, car s’il vous abandonne, vous ne ferez point de pas sans donner du nez en terre ».

(R. BAUD - Saint-Gervais)

7 février 2016 - 5ème dimanche ordinaire

     L’Evangile de ce dimanche fait suite à celui des derniers dimanches, on y retrouve Jésus enseignant la foule. Alors que la mission de Jésus en Galilée a commencé, c’est encore une foule qui le serre de près pour écouter la parole de Dieu.
     Jésus monte dans la barque de Simon pour être mieux entendu. Puis il lui demande de jeter les filets. Simon a pêché toute la nuit sans rien prendre, mais il fait confiance, il agit à cause de sa foi en la parole du Maître. Il jette les filets.
     Tel un véritable détonateur, la parole de Jésus fait passer de l’écoute à l’action. L’apôtre non seulement parle mais « fait » ce que Jésus a dit de faire. Alors les filets débordent et d’autres pêcheurs viennent. La pêche arrive à sa signification ultime…
     Ces pêcheurs vont devenir des apôtres, car c’est d’une pêche d’hommes qu’il est véritablement question dans la mission à la suite du Christ.
     La dernière phrase de Jésus : « Sois sans crainte ! Désormais ce sont des hommes que tu prendras ! » nous est adressée personnellement aujourd’hui en 2016.
     Faisons-nous confiance en Jésus pour notre vie quotidienne ? Osons-nous annoncer la Parole de Dieu ? Notre Evêque nous demande de faire des groupes de lecture de la Parole, pour nous nourrir de cette Parole, comme Simon-Pierre oserons-nous nous lancer ?

(Notre Dame de Bellecombe)

14 février 2016 - 1er dimanche de carême

Quarante jours… Quarante nuits…
     Carême vient de quarante… Dans la Bible, c’est le chiffre de la maturité. A lui seul, il évoque le passé du Peuple Hébreu au désert, entre l’Egypte opulente et la Terre Promise. C’est aussi le temps que le prophète Elie a mis pour arriver à l’Horeb (1 Rois 19,8), enfin c’est le temps que Jésus a passé au désert après son baptême.
     Si le carême est un temps de maturation, c’est peut-être aussi le temps d’une mise en forme… On nous demande souvent « êtes-vous en forme ? », mais alors, nous chrétiens nous sommes en « forme » de quoi ? Le Carême, sera le temps privilégié pour cesser d’être « informe », mais reprendre la forme de chrétiens authentiques.
     D’une certaine manière, rien ne devrait être comme avant, après un Carême digne de ce nom, où s’étant débarrassé des « vieux ferments », on revit dans la « droiture et la vérité ».
     Il s’agit concrètement de rejeter tout ce qui, en soi et dans la communauté ecclésiale, ternit ou gauchit l’image du Christ, dont nous sommes porteurs. Il s’agit d’ajuster, réajuster, rectifier tout ce qui peut et doit l’être pour que la stature chrétienne de chacun et de l’Eglise redevienne plus alerte et « reprenne forme »…
     Cette remise en forme chrétienne peut porter sur des choses en elles-mêmes petites, mais d’une importance considérable pour soi, pour les autres, pour la communauté : manières de penser, de juger, attitudes comportements, habitudes personnelles et collectives sur tous les plans, religieux, ecclésial, familial, social etc…
     Pendant quarante jours et quarante nuit, nous sommes invités à trouver notre propre désert… prendre du recul, nous décharger, nous débarrasser de ce qui nous alourdit, de ce qui nous ligote. Le plus souvent, on n’aura pas à chercher bien loin… Les rythmes de la vie les encombrements, les préoccupations inutiles quotidiennes nous signalent très vite nos points de saturations.
     L’Eglise nous redit les Paroles du Christ lues le Mercredi des Cendres, avec l’invitation à l’aumône, la prière le jeûne… et cette année tout particulièrement à la Miséricorde ! Le but n’est pas d’atteindre une performance ascétique…  mais de ne pas perdre de vue le matin de Pâques et dès maintenant  d’accepter, à travers nos renoncements, de réentendre ce que « Résurrection » veut dire !
Bon carême, belle route vers Pâques.
         
(Didier MILANI, votre curé)

21 février 2016 - 2ème dimanche de carême

La transfiguration
La transfiguration est un épisode de la vie de Jésus-Christ relaté par les Evangiles. Il s’agit d’un changement d’apparence corporelle de Jésus pendant quelques instants de sa vie terrestre, pour révéler sa nature Divine à trois disciples.
     Jésus, rendu sur une haute montagne avec ses disciples Pierre, Jacques et Jean, se trouve métamorphosé, l’aspect de son visage change et ses vêtements deviennent d’une blancheur éclatante. Cette description rappelle celle de la descente de Moïse du mont Sinaï. (la peau de son visage rayonnait) Ex 34 29-30.
     Décrivant le Christ transfiguré, saint Mathieu ajoute que son visage prit l’éclat du soleil. (Mt 17,2.) Le visage…, le visage d’une personne n’est-ce pas ce qui la distingue principalement de toute autre personne ? Le visage d’une personne est ce qui exprime le mieux sa dignité, son état d’âme, sa noblesse de créature à l’image de Dieu. Quel visage offrons-nous au regard des autres ? Reflète-t-il la Lumière du Seigneur ?
     De la nuée, une voix se fait entendre : «  Celui-ci est mon Fils bien aimé, écoutez-le. » Tout est là, il s’agit d’entendre, mieux, il s’agit d’écouter la Parole, cette Parole incarnée qui vivifie, mais qui dérange. Ecouter cette Parole et la mettre en pratique coûte cher, car elle signifie prendre les béatitudes au sérieux. Or, qui a envie aujourd’hui d’entendre proclamer bienheureux les pauvres, les affamés et les souffrants ?
     Nous pouvons rencontrer le Christ vivant et rayonnant sans avoir à gravir une haute montagne, il est près de nous et en nous en plénitude par l’Eucharistie.

(Marie Reine)

28 février 2016 - 3ème dimanche de carême

« Proclaim the GOOD NEWS to all creation », Marc 16, 18
 (Proclamez la BONNE NOUVELLE à toute la création)
     Depuis novembre dernier, chaque deuxième jeudi du mois, la paroisse organise les « Jeudis Good News » ! Ce sont des rencontres conviviales et sympathiques proposées pour les 30-55 ans. Le rendez-vous est fixé à 20h00 à la maison paroissiale de Megève.
     Le principe est extrêmement simple : discussion autour d’un texte d’Evangile ou d’un thème choisi pour découvrir, ou redécouvrir, les fondements de la religion chrétienne et surtout prendre conscience que Dieu nous aime à la folie… tout cela en dégustant un excellent repas préparé par Frédérique. Chacun est libre d’exprimer ce qu’il découvre, ce qu’il comprend, ce qu’il ressent, ce qui le dérange… Les échanges sont fraternels, passionnants, enrichissants et toujours sans jugement. Père Didier nous propose ensuite un temps d’explications à la lumière de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Nous essayons de nous quitter à 22h00.
     Ni groupe de parole « haut perché », ni cours de théologie barbant, ces jeudis nous donnent l’occasion de partager et d’échanger sur la foi, en vérité et en toute simplicité. Chaque rencontre est indépendante, ce qui permet à chacun de participer quand il le peut. Aucune compétence ni connaissance particulière n’est requise : il suffit de s’inscrire par mail (jeudisgoodnews@gmail.com) quelques jours avant.
Dates des prochains Jeudis Good News : 3 mars, 7 avril, 12 mai et 9 juin…
…. ALORS, VOUS VENEZ ?

6 mars 2016 - 4ème dimanche de carême

Père Armand, merci !
Quand vous êtes arrivé dans la paroisse Ste Anne, vous étiez investi d’une mission et vous l’avez bien remplie.
Vous avez apporté une présence sacramentelle, au presbytère de Combloux. Nous avons, tout de suite, perçu que vous aimiez les gens : ouvert à tous, accueillant, chaleureux, plein d’humour, votre joli sourire avec en prime, dans certaines occasions, un caractère bien trempé.
Vous étiez partout : à l’église, en réunion, en visite. Ils sont nombreux les malades qui ont eu la joie de vous rencontrer.
De par vos séjours à l’étranger, vous êtes imprégné de l’Afrique et vous nous avez aidés à prier pour ces pays souffrants.
Si nous sommes tristes de vous voir partir, nous savons que nous n’avons pas le droit de vous retenir.
Votre départ va nous faire apprendre la communion de désir.
Votre départ va nous faire apprendre la communauté au sens large du terme.
Il est certain que quelque chose va naître de ce manque. A nous de prier tous ensemble pour que nous avancions.
Essayons de faire vivre la paroisse, tous ensembles.
Père Armand, merci pour ce que vous êtes et ce que vous avez été parmi nous.
Nos prières vous accompagnent.

(Les paroissiens du pôle central)

13 mars 2016 - 5ème dimanche de carême

En ce cinquième dimanche de Carême, l’Évangile nous présente l’épisode de la femme adultère (cf. Jn 8, 1-11), que Jésus sauve de la condamnation à mort. On est frappé par l’attitude de Jésus : nous n’entendons pas des paroles de mépris, nous n’entendons pas des paroles de condamnation, mais seulement des paroles d’amour, de miséricorde, qui invitent à la conversion. (Angélus du pape François).
Et moi quelle est mon attitude ?…
     Voir mes colères : en écoutant la radio ou la télévision, à l’annonce de faits divers ou d’événements internationaux, souvent la colère monte en moi. Je dois me renseigner davantage, pouvoir démêler le vrai du faux. L’accusation sans preuve, comme celle faite par les scribes et les pharisiens, me dérange profondément car il m’arrive de suivre ceux qui crient le plus fort. Seigneur, tu m’invites à prendre le temps de comprendre en profondeur, pour que mes colères deviennent leviers pour plus de justice. Merci pour ces prises de conscience.
     Juger selon quelle loi : chaque jour, à la maison, dans mes relations de travail, il m’arrive de juger, de condamner même sans rien dire, par mes regards ou mon indifférence. Il n’est jamais facile d’accepter des façons de faire différentes des miennes. Pourtant, quand mon cœur s’apaise, mon esprit s’ouvre et j’apprends de l’autre, collègue ou même des enfants, et je me sens grandir. Seigneur, ta loi est la miséricorde : en ressentant que tu m’aimes, tu me libères de mes jugements.
     « Moi non plus, je ne te condamne pas. » : pas facile de ne pas condamner, de ne pas accuser ou de juger un peu vite sur l’apparence, sur des faits non avoués, sur des rumeurs. Combien de fois suis-je capable de pardonner ? Le Christ nous invite à pardonner toujours et encore, car seul l’amour peut vaincre le mal. Là aussi, avec la femme adultère, le Christ ne condamne pas, il la rejoint et la renvoie devant une responsabilité, responsabilité que j’ai à assumer pour être en vérité et ne pas jeter le sort sur les erreurs commises, sur l’autre, mais chercher avant tout à prodiguer l’amour. L’amour est le premier geste que Jésus fait devant celui ou celle qui est accusé(e).    
     Jésus, donne-moi cet élan d’amour pour faire face à l’injustice, au mépris, à l’indifférence, à l’accusation.

20 mars 2016 - Dimanche des Rameaux

Jésus,
quand tu es entré à Jérusalem,
les gens t’ont joyeusement acclamé en chantant « Hosanna ».
Mais qui a dit : « Moi, je veux bien t’écouter » ?
Leurs manteaux, ils ont enlevés,
mais qui a dit : « Ce qui me sépare de Dieu, je veux le retirer »
Près de leur porte, tu es passé,
mais qui a dit : « Viens, Jésus, tu peux entrer » ?
A leurs cœurs, tu as parlé,
mais qui a dit : « Comme toi, je veux aimer » ?
Aujourd’hui, Jésus,
Tu te tiens à ma porte et tu frappes,
oserais-je te dire : « Entre, je veux te faire une place dans ma vie.
Sois le bienvenu chez moi » ?

27 mars 2016 - Dimanche de Pâques

Pâques, simple renouveau ou résurrection… ou… les deux ?
S’il y a une fête chrétienne qui nous tourne vers l’Avenir, c’est bien celle de Pâques. La vie humaine n’est pas une stupide succession d’évènements plus ou moins agréables… La vie n’est pas le résultat d’une suite de hasards qui aboutiraient inéluctablement à une fin définitive.
     Non, dans la foi, à la suite du Christ, nous découvrons, que notre vie est le fruit d’un Amour et d’un désir… « Avant l’éparpillement des mondes, avant le jaillissement de sources, j’ai longuement rêvé de toi, (dit Dieu à chacun d’entre nous), et j’ai prononcé ton nom… » (Paul Baudiquey le retour du prodigue)
     Non, dans la foi, la vie n’est pas une stupide succession de hasards,  finissant inéluctablement au cimetière, elle est une rencontre avec Quelqu’un qui n’a qu’un désir, c’est que la rencontre se poursuive, dans et pour, l’éternité.Non, dans la foi, la vie n’est pas une succession d’évènements plus ou moins agréables… Le Christ nous fait comprendre qu’à travers lui, Dieu nous dit que du pire, Il est capable de tirer le meilleur… Qu’y avait-il de pire que la mort du Fils de Dieu ? Rien ! Et pourtant Dieu en a tiré le meilleur… le salut du monde !
     Si nous sommes définitivement tournés vers l’Avenir, cela doit se voir dans notre vie quotidienne. Quand nous sommes tentés de nous replier sur nous-mêmes, n’oublions pas à quel Avenir nous sommes promis ! Ça sera alors un vrai renouveau, prémisse de la Résurrection !     

(Didier MILANI, votre curé)

3 avril 2016 - 2ème dimanche de Pâques

Arrêtons-nous un court instant pour rendre grâce en ce deuxième dimanche de Pâques…
La grâce d’être croyant et d’avoir pour preuve l’immense amour du Christ pour nous.Oui, il a donné sa vie pour nos péchés, oui il est ressuscité d’entre les morts et sa vie nous a été offerte comme un cadeau ! ! !
Nous avons la chance de fortifier notre foi à travers les récits d’Evangile et aussi au travers de nos rencontres, de notre vie de tous les jours. Comment ne pas s’émerveiller face à cet amour et à cette présence du Christ au milieu de ses disciples comme dans l’Evangile de ce dimanche.
Oui, soyons des croyants fervents et donnons-nous cette paix tant attendue de tous ; dans nos familles, notre travail, nos villages.
Ce dimanche est aussi l’occasion de nous interroger sur notre engagement face à la Miséricorde qui est notre «bâton de route » durant cette année. Que notre regard s’élargisse envers notre prochain.
Sortons de nos maisons, de nos églises, de nos paroisses et tournons-nous vers les plus pauvres, les délaissés, ouvrons notre cœur… il est encore temps !
Que notre foi en Christ Ressuscité, Miséricordieux nous donne un élan de paix et de bienveillance dans le monde. Il en a tant besoin !

(Anne Marie - Val d’Arly)

10 avril 2016 - 3ème dimanche de Pâques

Ce que notre paroisse donne à vivre à des jeunes.
     En ce moment, le pèlerinage diocésain rassemble à Lourdes des pèlerins de tous âges, dont un groupe de notre paroisse. Parmi eux, un groupe d’élèves du lycée H B de Saussure à Combloux, des jeunes en formation Service à la personne, qui partent avec la responsable d’aumônerie scolaire, Joséphine, pour vivre cette aventure de pèlerinage, de service des malades et de découverte de Lourdes. Cette aventure humaine et spirituelle est une chance pour ces quatorze jeunes, qui vont vivre une expérience d’Eglise qui est, pour certains, une première pour eux.
     Pendant ce trimestre différentes propositions ont été faites aux jeunes du lycée. Une matinée sur le pardon, le père Didier et deux autres prêtres sont venus se mettre à leur écoute, et leur donner la possibilité du sacrement de la Réconciliation, en lien avec l’année de la miséricorde. Quelle joie de pouvoir offrir à des jeunes de faire l’expérience de ce sacrement !
     Un chemin de croix a rassemblé les volontaires du collège Assomption de Saint Gervais et du lycée de Combloux, dans la matinée du Vendredi Saint. Nous avons sillonné le Calvaire de Megève, en écoutant des passages d’Evangile, en exprimant les situations vécues dans le monde, et en  mettant en lumière l’impact possible sur notre vie de jeunes et d’adultes.
     Réjouissons-nous de ce que vivent des jeunes, ils sont de notre paroisse, et forment avec nous l’Eglise du Val d’Arly - Montjoie

(La communauté de Fleur des Neiges)

17 avril 2016 - 4ème dimanche de Pâques

Voici le 4ème dimanche de Pâques qui s’annonce et nous sommes encore dans la joie de cette fête si importante, si dominante pour nous chrétiens.
     Nous marchons maintenant avec le Christ Ressuscité. Il nous envoie aujourd’hui comme il a envoyé ses apôtres. Les ouvriers sont peu nombreux, direz-vous, mais il est essentiel de rester confiants. Le dimanche des Rameaux et de Pâques, nos églises étaient combles : enfants, jeunes, aînés, tous étaient là pour vivre ce temps et dire leur foi en Christ.
     Pour nous aider dans notre cheminement  vers Pentecôte, les lectures des dimanches nous proposent « les Actes des Apôtres ». Notre Eglise n’attend pas de nous que nous fassions des miracles, comme ont pu le faire les apôtres, mais bien de mettre nos pas dans les leurs.
     La fermeture temporaire de deux églises sur notre paroisse et surtout le retrait de nos prêtres âgés ou malades, nous mettent aussi sur le chemin. C’est l’occasion de faire Eglise ailleurs, dans les communautés voisines de Praz, Combloux, du Val d’Arly ou du Val Montjoie,  en sortant de nos habitudes ou de notre routine parfois, de rencontrer nos frères, partager nos prières et notre foi un peu plus loin.
     Les rencontres sont toujours une chance : celle de faire communauté, annoncer l’évangile, être des témoins et donner envie de connaître Jésus. Voilà quelle est notre tâche.
Restons confiants encore,  pour que de nouvelles vocations fleurissent, car c’est à nous chrétiens qu’incombe cette responsabilité. Il faut oser dire notre  foi, sans choquer ou provoquer.
     Allons à la rencontre de l’autre, de nos frères, invitons à la rencontre de Celui qui nous rassemble et nous fait vivre : le Christ Ressuscité ! 

(Gisèle)

24 avril 2016 - 5ème dimanche de Pâques

En ce 5ème dimanche de Pâques c’est à nouveau la lecture des actes des Apôtres qui a fait « écho » en nous… !
     Après l’admiration de deux hommes, Paul et Barnabé, missionnaires itinérants,  n’ayant cessé de fortifier la foi des disciples, de les encourager et d’avoir à cœur le souci de l’organisation des divers communautés en vue de leur pérennisation, c’est la question : De quelle force étaient animés ces deux-là pour parcourir, à l’époque, des milliers de kilomètres « à pied » (au mieux à dos d’âne ou en barque !) pour « redonner »  le morale aux troupes en les invitant à persévérer dans la foi quoiqu’il arrive ?
La réponse nous est donnée dans le texte, ce n’était pas leur force, mais bien  la puissance de Dieu qui se réalise « par »  eux…
     Et là, nous passons de « l’admiration » de deux hommes inconnus et lointains, à  la « grâce » de Dieu pour aujourd’hui, ou plus simplement au « cadeau » que Dieu nous fait : ETABLIR SA DEMEURE en nous, VIVRE dans le cœur des missionnaires que nous sommes tous appelés à être !
     Alors ouvrons-lui tout grand la porte, laissons-nous habiter de sa présence, laissons-nous envahir de sa miséricorde, laissons-nous remplir de son amour, pour rester des chrétiens DEBOUTS, en marche vers l’AVENIR, débordant de JOIE et de PROJETS pour nos communautés. Partons de ce qui est beau et de ce qui se fait déjà par nous, plutôt que de ce qui était, et n’est plus…, de ce qui se faisaient, et ne se fait plus… Ce n’est pas par la nostalgie du nombre de fidèles, de prêtres, de catéchistes, ou la désolation par l’idée qu’il ne semble plus y avoir de foi à notre époque, que Dieu va se montrer !
     Sortons des habitudes qui isolent et empêchent le renouvellement ; accueillons avec Joie toutes les propositions où Dieu s’invite dans nos vies et notre paroisse ! Elles ne manquent pas : groupes de prières,  chorale,  lecture de la Parole, MCR, caté, jeudi good-news, pèlerinages, équipes liturgiques, etc… Il y en a pour tous, tous les âges et tous les goûts ! Ces rencontres, vécues dans la bonne humeur et le désir de se rejoindre les uns les autres au cœur de Dieu, fortifient notre foi, nous rappellent que nous pouvons être différents mais porter une mission commune ; elles mettent nos cœurs en fête et font de nous des témoins VIVANTS de cette sacrée Bonne Nouvelle : Dieu nous aime à la folie & à l’infini, il choisit chacun de nous pour œuvrer à son Royaume, il nous propose d’être  missionnaire de sa Parole…
     Hier c’était « par » Paul et Barnabé, aujourd’hui n’est-ce pas « par »   chacun de nous que Dieu INVITE à ouvrir les portes de la Foi … ?

 (Armelle & Evelyne - St Nicolas la Chapelle)

1er mai 2016 - 6ème dimanche de Pâques

Ce sixième dimanche de Pâques peut nous sembler un dimanche ordinaire, voire banal avant les temps forts de l’Ascension et la Pentecôte. Or si nous lisons les textes proposés, nous sentons combien  il porte en germe les promesses des fêtes toutes proches.
     Jésus annonce son départ  en nous promettant sa paix et sa joie, ce qui a fait dire à Paul Claudel « Du côté où il y a le plus de joie, c’est qu’il y a plus de Vérité ».
Ce n’est pas une petite paix faite de consensus avec un arrière fond de rancœur comme nous savons si bien le faire, ce n’est pas une joie étriquée vite étouffée par les soucis du quotidien, mais ce sont la vraie paix et la joie profonde que nul ne peut ravir aux vrais croyants.
Dans le même passage, Jésus annonce la venue de l’Esprit Saint qui va à la fois nous enseigner et nous faire souvenir de toutes les paroles de Jésus. Car quoi de pire que de tout balayer dans l’oubli ?
     L’Eglise a magnifiquement parlé des sept dons de l’Esprit, mais faisons -nous appel à lui dans notre vie de tous les jours pour lui demander la sagesse, l’intelligence de la parole de Dieu, le conseil en toutes circonstances, la force de témoigner de notre foi, la connaissance, la science et la crainte qui est le respect envers son Amour infini ?
Car, comme le disent de manière audacieuse dans la première lecture les Apôtres et les Anciens : « l’Esprit Saint et nous-même avons décidé…. »
     Oui, faisons nôtre cette phrase et n’hésitons pas à inviter l’Esprit Saint dans toutes nos actions  et nos pensées jour après jour.
     A noter que ce dimanche tombe cette année sur la fête du travail. Ce hasard de calendrier peut nous rappeler que bien avant les luttes sociales qui ont abouti à des droits pour les travailleurs et des repos mérités, Dieu avait lui-même ordonné que l’homme et la femme ne soient pas esclaves du travail mais qu’il y ait un jour de repos, le dimanche. Merci Seigneur de ta bonté !

(Pôle Val Montjoie)

8 mai 2016 - 7ème dimanche de Pâques

« Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous… » (Actes 1,1-11)
     Tel est le texte que nous avons entendu en cette belle fête de l’Ascension, jeudi dernier. La tentation, pour les disciples de Jésus, était bien grande de le « retenir » auprès d'eux et de poursuivre ainsi, de façon visible, la communion qui avait été si intimement nouée avec lui, pendant ces trois années de ministère commun. La remarque des « deux hommes en vêtements blancs » était certainement nécessaire pour les faire, si ce n’est redescendre, mais au moins rester les « pieds sur terre ». Cette demande de ces messagers divins, nous atteint aujourd’hui encore… mais… (Permettez cette audace) dans l’autre sens !
     Il est bien possible qu’aujourd’hui, dans notre monde, notre société, et notre Eglise, nous n’ayons pas suffisamment les yeux tournés vers le ciel. Le confort moderne, dans une société de loisirs et de profusion, risque bien de nous laisser croire que nous n’avons plus besoin de Dieu. Nous sommes tellement bien sur cette terre (pour une partie « occidentale » de l’humanité) que nous n’aspirons plus à autre chose ! (c’est mon sentiment que vous êtes libre de ne pas partager…)
     Alors mon souhait, c’est que, Chrétiens, nous redevenions un peuple spirituel au grand et noble sens du mot. Puissions-nous dire avec le Psalmiste : « Je lève les yeux… d’où le secours me viendra-t-il ? Le secours me vient du Seigneur. » (Ps 121,1)

(Didier MILANI, votre curé)

15 mai 2016 - Dimanche de Pentecôte

Quand Dieu respire en nous
Parfois il nous arrive d'avoir du mal à respirer.
  Est-ce dû à la pollution de l'air ?
  Est-ce dû à la vie stressante d'aujourd'hui ?
  Est-ce dû à l'angoisse de ne pas être le meilleur, le plus beau, le plus performant ?
  Est-ce dû à la société de consommation qui nous incite à posséder toujours plus et nous enferme dans un individualisme nécrosant ?
Nul ne sait…
Mais ce qui est sûr, c'est que nous sommes tous à la recherche d'un second souffle, d'un autre élan, d'un autre horizon.
     La fête de la Pentecôte est précisément la fête du Souffle, la fête de l'Esprit. Le Seigneur ressuscité nous en fait le don. Son souffle vient sur nous, son Souffle vient en nous. Ce Souffle qui déjà planait sur la création toute entière, voici qu'il entre en nous pour nous faire vivre davantage. On peut ainsi dire que Dieu respire en nous. Et nous, nous respirons aussi en Dieu. Nous entrons dans un autre espace, dans un autre horizon. L'univers se dilate et nous mène aux rivages de Dieu.
     Le souffle de vie n'est pas à chercher dans un pays lointain où l'air serait plus pur et où il ferait bon vivre.
Le souffle de vie est blotti au plus intime de soi, quand on s'ouvre à la résurrection du Christ et qu'on laisse l'Esprit Saint façonner notre vie.

(Pôle Central)

22 mai 2016 - Dimanche de la Sainte Trinité

"Grammaire de la Trinité"
La Trinité est un grand mystère, non d’obscurité, mais de lumière. Nous essayons de l’exprimer dans notre langage. Pas n’importe comment. Il y a une grammaire de la Trinité. Ne vous effrayez pas !

Relevons simplement dans les textes du Credo, de la messe…les différentes prépositions qui introduisent les noms de Père, Fils, Esprit Saint : EN, DE, VERS, AVEC, PAR, PARMI, SUR… etc.
Certaines sont employées indifféremment pour les trois personnes, parce qu’elles sont Dieu à égalité et pareillement.
   EN : Je crois en Dieu le Père, en Jésus-Christ, en l’Esprit Saint.
   A (AU) : Gloire au Père, au Fils, au Saint Esprit.
   AVEC : Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration.

Mais les trois personnes ne sont pas une addition de clones interchangeables. Elles sont en relation selon les particularités de chacune. Cela se marque dans l’usage des prépositions.
   DE : Le Fils est né du Père. Mais le Père n’est pas né du Fils. Cette préposition de convient au Père parce qu’il est l’origine, la source : « Tout vient de Toi, ô Père très bon. 
   PAR : « Nul ne va au Père, sans passer par moi ». On ne dira pas : « Au Père, par le Saint Esprit ». Cette préposition   par convient au Fils, parce qu’il est le chemin, le médiateur vers le Père.
   VERS : « Je monte vers mon Père et notre Père. » On ne dira pas : le Père monte vers son Fils. Cette préposition convient au Père parce qu’il est la destination de toute créature.
   PARMI : Le Verbe a habité parmi nous. On ne dira pas : le Saint Esprit est parmi nous, il est en nous.
   SUR : « Le Saint Esprit est descendu sur les apôtres ». On ne dit pas que Jésus est descendu sur nous.

Orthodoxes et catholiques sont séparés depuis 1054. Séparation qui s’est concrétisée, entre autres, dans une formule de foi différente.
Pour les orthodoxes, "le Saint Esprit procède du Père par le Fils".
Pour les catholiques : "le Saint Esprit procède du Père et du Fils".
Un par à la place d’un de et voici les chrétiens divisés pour longtemps.
     La grammaire de la Trinité, c’est sérieux !

(Jean Duval)

29 mai 2016 - Dimanche du St Sacrement, Corps et Sang du Christ

"Il est grand le Mystère de la Foi !"
Voilà ce que nous proclamons, comme un soupir venant du plus profond de notre être de croyants, immédiatement après la Consécration.
Quel mystère ! En disant cela je n’oublie pas que mystère n’est pas énigme ! Mais expression d’une foi à découvrir chaque jour de notre vie.

« C’est parce que Jésus-Christ est le seul à pouvoir dire « Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang » que le prêtre ne parle pas en son nom, mais représente l’Eglise qui l’a chargé de ce qu’elle a elle-même reçu. Le Christ peut nous faire participer à « l’acte d’amour éternel dans lequel il se donne à son Père de manière à ce que nous soyons donnés au Père avec lui et que le Christ nous soit donné. »
En ce sens l’Eucharistie est bien un mystère, puisque nous sommes donnés à Dieu en Jésus-Christ en même temps que nous recevons le don de son Amour.
L’Eucharistie est une « école d’amour effectif envers le prochain » (écrivait St Jean Paul II), si bien que dans l’Eucharistie on ne vénère pas seulement Dieu, mais son Amour présent dans le monde.
Communier veut dire entrer en communion avec Jésus-Christ et devenir avec lui, et par lui, capable de ressusciter.
Si l’Eglise propose aux chrétiens d’assister à la Messes dominicale, ce n’est pas par obligation, mais par communion à ce « droit royal » du chrétien de prendre part à la communion pascale avec le Seigneur.

(D’après un article de la Croix du 25/5/03)               (Didier MILANI, votre curé)

5 juin 2016 - 10ème dimanche du temps ordinaire

Dieu a visité son peuple
Deux foules nombreuses se croisent…
La première, joyeuse, enthousiaste, entoure Jésus et ses disciples qui entrent dans Naïm.
La seconde sort de la ville et accompagne une femme veuve qui enterre son fils unique.
     Jésus se fait proche de la détresse de cette femme, est saisi de pitié jusqu'au plus profond de lui-même. Son regard d'une infinie tendresse se traduit par une parole : "Ne pleure pas".
A la parole, Jésus joint le geste, touche le cercueil et un seul ordre "Lève-toi !" suffit pour faire revivre ce jeune homme. Tous sont impressionnés et rendent gloire à Dieu !
     La veuve de Naïm a croisé sur son chemin, Jésus, Celui qui se fait proche de toutes les souffrances, le Fils de Dieu venu visiter son peuple et agissant, Dieu de vie et non de mort.
Dans l'immense cortège de toutes les misères de l'humanité, familles éprouvées, populations déportées, victimes de conflits armés, d'injustice, dérives de nos sociétés actuelles, jalousies… de nos périodes de découragement, de foi vacillante...quand tout semble s'écrouler... Jésus est là sur notre route, comme autrefois à Naïm
     La même émotion Le traverse, Lui qui voit nos grandes solitudes, nos cœurs blessés, nos souffrances. Il continue de venir à notre rencontre, nous comprend et nous accueille, plein de compassion et de tendresse, Lui qui sait lire dans les cœurs
     Avec Lui, le mal ne peut avoir le dernier mot, c'est la Vie qui triomphe. Inlassablement, Il continue à être présent dans notre monde par son Esprit et les sacrements pour nous raffermir et nous rendre la vie et nous aider dans la foi, l'espérance et l'amour.

(Françoise et Christiane - Les Contamines Montjoie)

12 juin 2016 - 11ème dimanche du temps ordinaire

Au-delà des apparences…
Jésus, si tu étais encore physiquement parmi nous, je serais ravie, comme Simon le pharisien de l’évangile de Luc, de pouvoir t’accueillir chez moi pour un repas. Il est certain que je dresserais une table magnifique, déposerais au centre un bouquet réalisé avec les plus belles fleurs de mon jardin. Je cuisinerais pendant des jours pour pouvoir te servir un repas délicieux… En bref, je mettrais « les petits plats dans les grands » !
     Nous serions nombreux autour de la table, car bien sûr, j’inviterais ma famille et mes plus chers amis pour que tous profitent de ta présence et de ton enseignement. Et si Marie, ta maman, voulait se joindre à nous, ce serait vraiment formidable ! Naturellement, tes Apôtres seraient les bienvenus aussi. Enfin, quand je dis « tes Apôtres », je parle de tes vrais amis : je me vois mal inviter chez moi Judas Iscariote… celui-là, il peut rester chez lui !

Et me voilà démasquée !
En fait, je suis comme Simon face à cette femme que l’on dit pécheresse ! Je me permets de juger les gens, mon regard peut être impitoyable, je me crois parfois la meilleure…
Aujourd’hui, Jésus, tu me demandes de regarder au-delà des apparences.
Aujourd’hui, Jésus, tu me demandes de changer mon regard, de ne pas juger les autres.
     Le Pape François nous dit : « Ne pas juger et ne pas condamner signifie, de façon positive, savoir accueillir ce qu’il y a de bon en toute personne et ne pas permettre qu’elle ait à souffrir de notre jugement partiel et de notre prétention à tout savoir. »

(Odile)

19 juin 2016 - 12ème dimanche du temps ordinaire

 "Pour vous, qui suis-je ?" ? (Lc 9,18-24)
 Alors qu'il était avec ses disciples, Jésus leur demanda: " Pour vous, qui suis-je"? 
Pierre, inspiré par l'Esprit Saint, lui répondit  "le Christ, le Messie de Dieu". Merveilleuse révélation qui illumine nos pauvres vies !
Dans son amour incommensurable pour les hommes, le Père a envoyé son fils unique pour nous sauver.
Après avoir accepté le supplice de la Croix pour racheter toutes nos fautes, le Christ a vaincu la mort.
     Mais pour les hommes et les femmes du  XXIème siècle, qui est  Jésus ? En ont-ils entendu parler au moins une fois dans leur vie? Est-il un prophète lointain que peu de témoins ont rencontré, qui est à l'origine d'une religion mais qui ne change pas les conditions de vie et n'apporte rien à l’existence ?
Ou au contraire quelqu'un de proche, un ami qui nous aime, nous aide, nous console et nous pardonne inlassablement. 
Quelqu'un à qui nous nous adressons dans nos prières, que nous retrouvons dans nos joies et dans nos peines.
     La foi qu'il a fait grandir dans nos cœurs nous guide vers Lui. Sa grâce nous accompagne et si nous écoutons sa Parole et suivons son enseignement, alors nos vies seront transformées et l'espérance comblera nos cœurs. Rendons grâce au Seigneur d'être venu sur terre pour nous sauver.

(Paule - NDB)

26 juin 2016 - 13ème dimanche du temps ordinaire

Temps des vacances… Temps des déplacements !
Pendant l’été, nous allons peut-être faire un voyage, ou des visites à nos familles ou à des amis. Nous allons quitter notre domicile pour découvrir de nouveaux paysages ou de nouvelles personnes, nous allons nous déplacer.
     Il y a des excursions que nous allons être amenés à vivre et qui sont beaucoup plus difficiles… Faire un déplacement dans notre tête…  c’est parfois bien plus compliqué que de prendre un train ou partir en voiture !
     Dans notre vie paroissiale, nous allons vivre des déplacements, des changements. Nous avons déjà commencé, avec la diminution du nombre de Messes. Nous sommes invités à visiter les autres églises de la grande paroisse, rencontrer d’autres communautés locales pour les célébrations dominicales. C’est une très bonne chose, n’ayons pas peur de vivre d’autres rencontres, qui j’en suis certain seront enrichissantes.
     Mais je sollicite de votre part un autre déplacement (changement dans notre façon de vivre)
J’aimerais beaucoup que la vie paroissiale ne repose pas seulement sur les épaules du curé, et des membres de l’EAP, mais que chacun se sente concerné.
     Je vous donne un exemple… Depuis le mois de janvier, je sollicite avec plus ou moins de réussite des personnes pour faire partie du nouveau conseil de paroisse. Cela m’amène à rencontrer les uns et les autres. En soi c’est une bonne chose, et je remercie pour l’accueil chaleureux qui m’a été réservé.
     Mais ça me donne parfois l’impression que je suis tout seul à parcourir la campagne pour trouver qui va bien pouvoir venir prendre en charge avec nous la vie paroissiale. J’avoue que depuis le mois de janvier je me suis senti parfois bien démuni dans cette mission…
     Alors, je vous donne une idée toute simple qui pourrait être mise en application dès la rentrée de septembre. Si c’était vous, les paroissiens, conscients de la situation actuelle, vous preniez l’initiative de m’appeler, m’écrire, venir me voir pour me dire :
     « Mr le Curé, je viens de regarder mon emploi du temps, chaque semaine, ou chaque mois, je peux dégager une, deux ou trois heures, que j’offre à la paroisse… dites-moi comment je peux rendre service en catéchèse, liturgie, funérailles, etc… pour que l’Evangile soit annoncé aujourd’hui… »
     Il me semble alors que la rentrée serait plus légère pour moi, et tous nous serions heureux de voir que la vie paroissiale concerne tout le monde, pas simplement le curé et l’eap…
Alors, bon été à chacune et chacun… et… bonne réflexion avec l’agenda...

(Didier MILANI, votre curé)

3 juillet 2016 - 14ème dimanche du temps ordinaire

"Il les envoya deux par deux…"
     Les ouvriers de l’Evangile, Jésus les envoie deux par deux : chacun pourra ainsi veiller sur l’autre, leur double témoignage fera autorité, et la qualité de leur amitié exprimera aux yeux de tous la valeur de l’amour qu’ils annoncent. D’autre part, le disciple n’est pas un superman, ni un franc-tireur fantaisiste qui agit sous le coup de lubies successives ou de démangeaisons apostoliques. La mission est communautaire. Celui qui désire s’engager dans le travail apostolique doit passer du solitaire au solidaire. Cette marche à deux, c’est la marche des premiers missionnaires dans les Actes des Apôtres, comme Paul et Barnabé, Barnabé et Marc, Paul et Silas. Et puis, il est vérifié que, seuls, nous avançons aussi loin que possible ; avec d’autres, nous allons toujours plus loin que le possible.                                                                              
     Qui sont ces 72 envoyés deux par deux ? Des disciples ordinaires. Et le disciple, ce n’est pas seulement celui qui reçoit l’enseignement d’un maître. Dans l’Evangile, le disciple est celui qui vit du Christ, entre dans son projet, s’engage à sa suite dans la mission. Il est attaché sans réserve à la personne du Christ, ce qui le rend capable d’aller jusqu’au don de sa vie par amour. Nous avons tendance à identifier les disciples aux Apôtres et aux 72, mais, dans les Actes des Apôtres, tout croyant est disciple. On ne peut pas être évangélisé sans évangéliser à son tour. Dans un texte célèbre, le Pape Paul VI écrivait : "Il est impensable qu’un homme ait accueilli la Parole et se soit donné au Règne de Dieu sans devenir quelqu’un qui témoigne et annonce à son tour". La mission n’est pas engagement bénévole qui se surajoute à la foi, elle fait partie de la foi elle-même.
     Mettons-nous donc à la suite des envoyés de l’Evangile. Partons avec ces recommandations d’Helder Camara, ancien Archevêque de Recife, au Brésil : "Partir, c’est cesser de braquer une loupe sur son petit monde ; cesser de tourner autour de soi-même comme si l’on était le centre de tout et de la vie. Partir, ce n’est pas dévorer des kilomètres et atteindre des vitesses supersoniques. C’est avant tout regarder, s’ouvrir aux autres, aller à leur rencontre. C’est trouver quelqu’un qui marche avec moi, sur la même route, non pas pour le suivre comme mon ombre, mais pour voir d’autres choses que moi, et me les faire voir".          

(Père Raymond Baud)          

10 juillet 2016 - 15ème dimanche du temps ordinaire

L’Evangile de ce dimanche, nous interpelle ; surtout en ce moment où l’Europe est en crise avec tous les migrants qui déferlent dans tous les pays… la peur de l’autre s’installe.

Mais avons-nous un regard de compassion, pour tous ces gens qui, pour sauver leur vie, sont obligés de partir sur les routes avec l’espoir de pouvoir trouver un endroit où vivre simplement en paix…, et oublier les épreuves qu’ils ont subies pour arriver jusqu’à nous.
Sommes-nous comme le Samaritain…, allons-nous nous laisser toucher par cette détresse…
Faisons nôtre cette prière de Jacques Gautier.

Aimer en vérité.
Que dois-je faire, Seigneur Jésus, pour aimer en vérité comme toi ?
Les bonnes paroles ne suffisent pas… Par la parabole du Bon Samaritain, tu m’invites à aimer mon prochain en me faisant proche de lui, devenu mon frère, ma sœur…
Fais- moi comprendre, Seigneur de tendresse, qu’en m’éloignant de l’homme en détresse, je m’éloigne aussi de toi qui es venu non pour les justes, mais pour les malades et les pêcheurs.
Alors je serai vraiment l’un de tes disciples qui donne la vie en abondance.

17 juillet 2016 - 16ème dimanche du temps ordinaire

Edito à deux voix de La Giettaz : M. Françoise et Gaël

Sara a ri, Marthe a servi, Marie est «toute ouïe» et Dieu accomplit !
Quels beaux exemples de l’hospitalité orientale dans les deux récits de ce jour : sous la tente d’Abraham, et dans la maison de Lazare. C’est le voyageur, celui qui passe qui est tout à l’honneur. A Mambré, il reçoit d’ailleurs le noble titre de seigneur. Et ces femmes de la bible préparent ici de vrais festins pour leurs hôtes. Faisons un bond par-dessus les siècles …que nos vacanciers parmi nous soient ainsi considérés en ce temps de vacances. Bienvenue à vous qui faites halte, qui marchez, qui découvrez ! Nous ne vivons pas sous tente, nos maisons sont parfois hermétiques, nos portes sont fermées, nous avons pu perdre la souplesse, l’ouverture, l’abandon que représentait la vie nomade.
Et si nous élargissions un peu l’espace de notre "tente à nous" ! 
     Revenons à Abraham… et à ses trois visiteurs. Il serait bon de lire les versets suivants (11-15) où Sara est incrédule à cause de son âge et se met à rire. L'Eternel dit à Abraham : "Pourquoi donc Sara a-t-elle ri en se disant : "Est-ce que vraiment j'aurai un enfant, moi qui suis vieille" ? Y a-t-il quoi que ce soit d'étonnant de la part de l'Eternel ? Au moment fixé, je reviendrai vers toi, à la même époque, et Sara aura un fils". Sara mentit en disant: "Je n'ai pas ri", car elle eut peur, mais il dit : "Au contraire, tu as ri. »
     Le rire de Sara : expression d'un manquement passager dans sa foi ? Incrédulité dissimulée et moqueuse devant l’irréalisable avec une pointe d’insolence vite résorbée par la crainte et le rappel à l’ordre ? Rire de joie ?
Femme avant d’être croyante, elle en vient à douter de la puissance divine et de la possibilité miraculeuse d'avoir des enfants malgré les lois de la nature.      (M. Françoise)

Du rire de Sara, on peut ainsi avoir différentes interprétations comme il en est souvent de même dans la bible, cela nous reflète tout le mystère de Dieu. Il faut être ouvert à 2 versions ou plus. Sinon on court le risque de rester fixe sur ses idées, casanier. Finalement, on peut conclure à propos des merveilles de Dieu dans sa promesse que tout est parti du rire de Sara : Dieu agit même quand l’homme ne croit plus. Après tout, l’enfant va porter le nom d’Isaac "Que Dieu rie !" en hébreu. Isaac est l’enfant du rire. Et si Dieu se riait un peu de nous lorsque nous nous obstinons dans notre foi un peu raidie ?
     Avec Dieu tout est possible L’homme calcule tout dans sa tête, on a beau tout calculer, Dieu a son plan à lui qui déjoue tous mes calculs. Même quand je ne crois plus en mes capacités ou en une intervention sociale ou politique, Dieu est là pour dépasser l’impossible. Autant ne pas prendre en dérision, par les temps qui courent, les promesses que Dieu accomplit et les perches qu’Il tend. Aujourd’hui comme hier !       (Gaël)

24 juillet 2016 - 17ème dimanche du temps ordinaire

"Heureux les cœurs miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde" (Mt 5, 7)
Vous le savez peut-être cette béatitude a été choisie par notre Pape François comme thème pour les Journées Mondiales de la Jeunesse, qui se déroulent cette année à Cracovie du 26 au 31 Juillet.

Cet évènement est une invitation du Pape faite aux jeunes du monde entier à se rassembler tous les deux ou trois ans dans une ville différente.
Des millions de jeunes des quatre coins de la planète font donc route en ce moment même vers la Pologne.
Nous serons six jeunes de la paroisse Sainte-Anne d’Arly-Montjoie à cheminer avec eux (Noémie et Mathilde, Flavie, Anne-Sophie et nous [Clémentine et Thibaut]).

Grâce à nos actions, effectuées toute l’année, auxquelles vous avez peut-être participé, nous avons réuni les fonds suffisants pour pouvoir partir avec les 375 autres Hauts-Savoyards du diocèse d’Annecy.
Grâce à vous et bien évidement à l’équipe d’organisation, nous avons la chance d’être accueillis une semaine plus tôt dans la paroisse de Wroclaw, une ville voisine de Cracovie, où nous rejoignons les courageux sportifs du Pélé-Vélo partis à bicyclette le 11 Juillet de Bayreuth, en Allemagne.
Là nous serons logés chez l’habitant et suivrons les activités préparées depuis un an par les Polonais spécialement pour nous.
Au programme, Mercy Fest, Œuvre de la Miséricorde, visite d’une cave à vin...

Puis nous nous rendons enfin à Cracovie pour la semaine internationale.
Pendant les deux semaines de notre aventure sur les chemins de notre foi dans les pas de Jean-Paul II, nous pourrons partager des moments forts avec des personnes de tout horizon. Les JMJ sont en effet une occasion pour fêter la miséricorde de Dieu, et de montrer au monde entier la beauté de notre Eglise.

Nous vous porterons dans nos prières tout au long de cette quinzaine et à notre retour, nous ne manquerons pas de partager avec vous notre expérience.

(Clémentine et Thibaut SERRI)

31 juillet 2016 - 18ème dimanche du temps ordinaire

"Moins de biens, plus de liens".
Tel est le slogan de la simplicité volontaire, qui initie un nouvel art de vivre en privilégiant l’être sur l’avoir. Ce slogan rejoint l’enseignement de Jésus dans l’Evangile de ce jour.
En effet, pourquoi vivre aujourd’hui avec moins, tout en étant plus riche de Dieu ? Peut-être, s’agit-il simplement d’apprendre d’autres façons d’aborder la vie. Au cours de notre existence, nous choisissons plus ou moins consciemment une manière d’être : celle des cigales ou celle des fourmis.
     Les fourmis aiment planifier et accumuler dans leur grenier pour s’assurer des lendemains confortables. Ce faisant, elles jugent irresponsable le comportement des cigales qui jouissent du présent.
Les cigales, quant à elles, vivent le moment présent dans l’insouciance et l’indifférence aux autres et au futur. Et, de leur côté, elles trouvent bien rabat-joie les fourmis en quête de sécurité.
Or, ces deux attitudes sont folies aux yeux de Dieu. L’homme dont parle Jésus dans la parabole modèle son existence sur celle de la fourmi, puis, une fois les richesses accumulées, se transforme en cigale. Il vit dans l’illusion de se sentir libre en contrôlant son environnement et son avenir et en jouissant de ses richesses terrestres. Pourtant, pour Jésus, ce choix d’existence n’est pas sage si sa finalité n’est pas questionnée : "[ … ] ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?".
     Jésus soulève une question fondamentale pour chacun : quel horizon donnons-nous à nos biens terrestres ? Sont-ils au service des autres ou destinés à notre propre plaisir ?
Finalement, le comportement gagnant n’est-il pas celui de la générosité envers soi-même comme envers les autres ?
Donner une juste place au travail, savoir se poser, partager, aimer, prier… être ensemble tout simplement.
Ces liens que nous nourrissons sont signes de la vie en plénitude que Dieu désire pour nous.

(Anne en vacances à Combloux et Louise)

7 août 2016 - 19ème dimanche du temps ordinaire

La prière du Seigneur… ou le Seigneur en prière ?
Il m’est arrivé, à plusieurs reprises, à l’occasion de rencontres de parents, de dire, d’une façon un peu provoquante… « Il est inutile d’apprendre à prier à vos enfants… » (Faisant sursauter malicieusement mon auditoire…) En ajoutant de suite qu’il était beaucoup plus important que les parents prient « devant leurs enfants » ou « avec eux ».
     Il est vrai que le principe éducatif qui dit « fais comme je te dis, mais ne fais pas comme je fais » n’a jamais abouti qu’à des catastrophes. Grand pédagogue, le Seigneur Jésus va prier « devant » et « avec » ses disciples… L’Evangile de ce jour nous le  montre  avec ses amis, Pierre Jean et Jacques en prière sur la montagne.
Comme nous aurions aimé… être ainsi dans un contact si proche avec le Seigneur, nous aurions pu presque percevoir « les mouvements de son âme en prière », pensons-nous quelques fois.
Ce serait oublier un peu vite, que le Seigneur Jésus est présent dans l’Eucharistie aussi réellement que sur la montagne ce jour-là !
     Alors au cœur de notre été, pourquoi ne pas prendre le temps de cette proximité, dans une prière silencieuse et une adoration prolongée, dans une chapelle ou une église sur la route de nos vacances…
"Le Seigneur est là, et je ne le savais pas !" (Genèse 28,16)

(Didier MILANI, votre curé)

14 août 2016 - 20ème dimanche du temps ordinaire

La dévotion mariale dans la démarche chrétienne n’est pas facultative !
Voyant ainsi sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait,  Jésus dit à sa Mère : « Femme voici ton fils, il dit ensuite au disciple : Voici ta mère » Jean 19,26
     Par ces ultimes paroles, Jésus offre à Saint Jean sa propre mère, faisant ainsi de Marie la mère de tous les croyants à venir. Le texte se poursuit : « Depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui ». Si Saint Jean a certainement offert l’hospitalité de sa maison à Marie, il nous montre de manière très explicite, que nous avons, dans notre démarche de foi, à prendre Marie chez nous, dans notre vie, dans nos questions, dans nos soucis, et surtout dans notre prière.
     Bien entendu, je n’oublie pas ce qu’à dit Saint Pierre devant le Sanhédrin au chapitre 4 des actes des Apôtres, à propos de Jésus : « C’est lui, la pierre que vous, les bâtisseurs, aviez mise au rebut : elle est devenue la pierre angulaire. Il n’y a aucun salut ailleurs qu’en lui ; car aucun autre nom sous le ciel n’est offert aux hommes, qui soit nécessaire à notre salut. »
Ce qui m’amène à penser (mais vous êtes libre d’avoir un autre avis), qu’il est plus judicieux de dire que la Vierge Marie prie « avec » nous plutôt que de dire qu’elle prie « pour » nous.
Ainsi, telle une maman attentive à chacun, elle prend dans sa propre prière, nos humbles prières parfois tellement maladroites, pour les rendre plus « présentables » et les offrir de notre part à son Fils, l’unique Médiateur entre Dieu et nous.
     Vierge Marie, toi qui es si proche de nous et en qui nous avons tellement confiance, nous te renouvelons l’acte de consécration de notre paroisse que nous avons fait le 8 décembre 2014. Montre-nous le chemin de l’Evangile, apprends nous à vivre dans l’Unité.

(Didier MILANI, votre curé)

21 août 2016 - 21ème dimanche du temps ordinaire

"Seigneur, n'y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ?"
Cette question posée par un auditeur de Jésus, n'est-elle pas aussi notre question, et nous espérons bien être dans la "catégorie" des sauvés. Oui, nous avons mangé, bu en présence du Christ, nous avons écouté ses enseignements. A contrario, parfois nous n'arrivons pas à penser que tel ou tel dont les actes nous révoltent, peuvent eux, être sauvés. Que nous dit le Christ : "Entrez par la porte étroite... beaucoup chercheront à entrer et n'y parviendront pas... Eloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l'injustice".
     Cette réponse de Jésus nous est envoyée de plein fouet. La justice n'est pas l’apanage du chrétien, elle est bien un appel au cœur de tout homme de bonne volonté. N'est-ce pas ce que le Christ nous suggère quand il dit "les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers" ?
     Alors, demandons au Seigneur la grâce d'entendre ce qu'il nous dit aujourd'hui avec le désir de passer avec lui cette porte étroite qu'il a ouverte pour tout homme, et qu'il a lui-même passée en se remettant totalement au Père.
     Porte difficile à franchir seul. Ce n'est pas avec nos propres forces que nous pouvons la passer, mais davantage en faisant le lien avec Ap 3, 20 : "Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi." Ce repas avec lui, ce n'est pas pour rester bien au chaud. Le Christ vient sans relâche nous inviter à nous ouvrir à lui qui est le chemin, la vérité et la vie. 
     Ne nous croyons pas arrivé... laissons nous prendre par la main pour avec Lui, le juste par excellence, être conduit, peut-être en cahotant, sur le chemin de la justice.
     En cette période de vacances pour beaucoup où nous avons sans doute plus de temps pour prier, réfléchir, laissons résonner cette question : à quels appels à la justice, concrètement, pouvons-nous répondre dans les jours à venir ? Restons éveillés et réjouissons-nous que l'on vienne "de l'orient et de l'occident, du nord et du midi prendre place au festin dans le royaume de Dieu".                       

(Marie Christine et Pierre - Val Montjoie)

28 août 2016 - 22ème dimanche du temps ordinaire

LA PAROISSE AUTREFOIS…
Les archives paroissiales sont la mémoire de la paroisse depuis le 17ème siècle. Les registres de Baptême, Mariage et Sépultures depuis 1610 qui ont été remis aux archives départementales (avec l’accord de l’évêché) permettent de reconstituer la généalogie des familles mégevannes. C’est François 1er qui, par l’ordonnance de Villers-Cotterets (1539) qui oblige les autorités religieuses de tenir ces registres. L’État-civil laïc ne date que de 1792 (la Révolution).
      Ce n’est pas sans émotion que je lis ces lignes relatant les événements heureux ou douloureux, naissances, mariages et décès.
     Le père Ambroise Martin, curé de Megève, nous a laissé de nombreux écrits : des détails très précis sur la construction du Calvaire, une importante correspondance avec les paroissiens et prêtres de la paroisse. Dans notre paroisse, jusqu’au début du 20ème siècle, rien ne se passait dans les familles sans que l’autorité religieuse ne soit informée.
     Nous avons tous dans notre cœur nos archives : les souvenirs de nos parents, grands-parents… Que leur comportement, leur parole, leur façon de faire nous aident à avancer aujourd’hui. Comment serait vu par nos anciens le monde dans lequel nous vivons ? – Que laissons-nous à nos enfants ? L’esprit chrétien, moins présent dans nos vies, ne doit pas laisser la place à l’indifférence et à la cruauté du monde actuel.
     Prenons le temps de penser à ceux qui nous ont précédés et prions-les pour qu’ils nous assistent dans notre vie de tous les jours.

(Jacques)

4 septembre 2016 - 23ème dimanche du temps ordinaire

La rentrée… temps des promesses ?
Quel enfant n’a-t-il pas promis à ses parents, à l’aube d’une nouvelle année scolaire… "Cette année, je vais bien travailler ! "
Alors la question se pose à chacun d’entre nous. Quelle promesse allons-nous faire pour notre vie en Eglise ?
     Si je vous pose la question, c’est que j’ai une petite idée à vous soumettre…
Tout d’abord pour notre vie communautaire… La paroisse Sainte Anne d’Arly Montjoie a été constituée le 11 décembre 2015… Comme nous allons le faire pour les équipes liturgiques… ne pourrions-nous pas nous "promettre" de mieux et plus travailler ensemble ?
     Le temps de l’été a été un peu difficile avec deux églises fermées provisoirement et le départ de deux prêtres… Que n’ai-je entendu et que ne m’a-t-on pas écrit… Et pourtant, vous ne m’enlèverez pas de l’idée que ce  "chamboulement"  a été une véritable grâce. Grâce de découvrir d’autres communautés, grâce de se déplacer, grâce surtout de changer nos habitudes.
     Mais pour nous chrétiens, un changement n’a de valeur que s’il nous conduit un peu plus vers le Christ, où se trouve le vrai sens de notre activité pastorale, des sacrements que nous vivons régulièrement.
     Alors deuxième promesse… Ensemble réentendons l’Evangile de ce dimanche  "Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à… il ne peut être mon disciple…"

(Didier MILANI, votre curé)

11 septembre 2016 - 24ème dimanche du temps ordinaire

Après avoir vécu des camps d’été ensoleillés et placés sous le signe du service, de la joie et du vivre ensemble, les Scouts et Guides de France de Sallanches sont repartis pour une nouvelle année !
     Le projet éducatif de l’association est "d’aider chacun à devenir un citoyen utile, actif, heureux et artisan de paix". De belles paroles qui résonnent avec celles prononcées par le Pape lors des JMJ qui nous a invités à quitter nos canapés et à chausser nos crampons pour nous mettre au service !
Des paroles qui bousculent, font réfléchir, donnent un nouveau souffle et une envie renouvelée : avancer plus loin avec les jeunes qui nous sont confiés ! Apprendre à les connaître et les voir grandir tout au long de l’année est une réelle joie. "J’ peux pas j’ai scout" est devenue une des phrases que je prononce le plus ! Mais les sourires illuminant les visages des enfants au retour de camp me font oublier la fatigue ; et je comprends alors pourquoi je continue d’année en année. Cette envie de transmettre ce qu’on m’a transmis, de rendre le monde meilleur à mon niveau me fait avancer. Etre cheftaine c’est tout ça et tellement plus !

Le mieux est de venir voir tout cela en vrai ! Tu as envie de vivre une vraie aventure humaine placée sous le signe du vivre ensemble, de la joie de croire, de la vie dans la nature et du service ? Alors n’hésites pas à nous contacter ! Nous nous ferons une joie de t’accueillir parmi nous pour cette nouvelle année et tu permettras ainsi à des jeunes de vivre le scoutisme ! Nous comptons sur toi !

Noémie Bouchex-Bellomié - Cheftaine louveteaux-jeannettes - Scouts et guides de France de Sallanches
https://blogs.sgdf.fr/scoutssallanches/

18 septembre 2016 - 25ème dimanche du temps ordinaire

Une Naissance…
Neuf mois d’attente…Vous pourriez vous imaginer que nous venons vous faire part d’une naissance…Eh bien oui, une naissance un peu particulière… Ni garçon ni fille… Naissance d’une famille qui s’agrandit. En effet le 12 août dernier nous avons eu la joie de recevoir de Rome le décret de fusion des Augustines de Notre Dame de Paris avec l’Assomption. Nouvelle attendue de part et d’autre afin de pouvoir poursuivre un chemin commencé ensemble depuis 2009…
     Une fusion, c’est quoi me direz-vous ? C’est une mise en commun de nos forces, de nos faiblesses, de nos richesses et de nos pauvretés qu’elles soient matérielles, humaines, spirituelles… C’est une marche ensemble, les unes apportant aux autres ce qu’elles ont et surtout ce qu’elles sont. A Fleur des Neiges, nous avons la chance de vivre cela depuis un an, et nous en avons appris des choses ! Nous avons appris à nous connaître, à partager, à renoncer, à innover, à créer pour que chacune se retrouve dans cet appel premier du Seigneur sur chacune…
     Une fusion, cela se fête… Le 30 septembre et 1er octobre à Paris où les sœurs Augustines reconnaîtront notre Supérieure Générale comme la leur, et où elles recevront la Règle de Vie des Religieuses de l’Assomption. Et puis ici, dans nos montagnes, le 12 octobre avec une messe festive à Saint Nicolas de Véroce… Et ensuite vous verrez que nous serons cinq violettes, notre habit marquant ainsi extérieurement une unité qui se construit chaque jour…
     Voilà ! Réjouissez-vous avec nous : c’est une grande joie que nous aimons partager et qui nous donne de poursuivre la route avec vous tous, avec encore plus d’enthousiasme…
     Comme au jour de la réception du décret nous chantons Magnificat !

(La communauté de Fleur des Neiges)

25 septembre 2016 - 26ème dimanche du temps ordinaire

Grande joie pour la paroisse Ste Anne d'Arly Montjoie !
Ce dimanche 2 octobre, sept jeunes vont recevoir le Sacrement de la Confirmation au cours de la Messe de 10h à La Giettaz;
     Un moment important pour chacun de ces jeunes car, maintenant pour eux, forts de l'Onction de l'Esprit Saint, ils vont vivre désormais leur foi dans l'Eglise dont ils seront les acteurs responsables.
     Un moment important pour chacun d'entre nous car il nous rappelle que l'Eglise c'est le peuple de Dieu, formé par le Seigneur Jésus et que cette Eglise c'est nous tous….
     Un moment important puisqu'il est une invitation à raviver en nous l'Esprit-Saint que nous avons reçu, tel que nous le propose Saint-Paul  "C'est pourquoi je te rappelle d'avoir à raviver le don de Dieu qui est en toi depuis que je t'ai imposé les mains au jour de ton baptême" – 2 Timothée 1,8
     Un moment important pour l'ensemble de notre paroisse. C'est pour cela que nous sommes invités à tous nous rassembler à l'église de la Giettaz en ce dimanche 2 octobre, ainsi "faire communauté" ne sera pas un vain mot !
     Un moment important par la présence de l'Evêque qui viendra nous rappeler que nous sommes en lien avec l'Eglise diocésaine et l'Eglise universelle. Nous aurons à cœur, sous son impulsion d'engager un chemin d'audace pour l'annonce de l'Evangile.
Belle fête à chacun.

(Didier MILANI, votre curé)

2 octobre 2016 - 27ème dimanche du temps ordinaire

La confirmation : une union plus intime au Christ !
"Pourquoi mettre de l’huile sur le front des adolescents ?
A quoi rime ce geste ?  A quoi servent les sacrements ?"
"Nous savons tous que l’union à Dieu est un acte intérieur, personnel.
Mais qui se guide, se développe avec d’autres …et pas dans la solitude. On n’est pas chrétien tout seul. On l’est par l’Evangile, par les sacrements que le Christ et l’Eglise suscitent. On naît dans la communauté. (…) Au sein de l’Eglise, les sacrements sont là pour conduire notre vie et renforcer notre foi. Les sacrements sont des signes visibles du don gratuit de Dieu. Ce sont des actes d’alliance qui nous unissent au Christ par l’intermédiaire de l’Esprit Saint. Ils nous relient à Dieu et à nos frères dans l’Eglise.
     Pour pouvoir vivre les sacrements au plus profond de nous-mêmes, il faut comprendre qu’ils comportent trois dimensions : un signe (ce que  l’on voit), une parole (ce que l’on entend) et un symbole (ce que le  signe et la parole expriment). Ils produisent des effets dont la source est Dieu qui nous donne sa grâce. (…)  C’est avec une huile parfumée, le Saint Chrême, que l’évêque marque le front de chaque confirmand. Comme cette huile répand une bonne odeur, chacun est appelé, par l’élan et la joie de sa vie, à répandre une bonne odeur du Christ."

(Guy Gilbert, Les sept sacrements)

Ce dimanche, nous sommes tous réunis à La Giettaz pour entourer de nos prières nos sept confirmands et leurs familles. Que cette belle fête nous unisse, nous, paroissiens de Sainte Anne d’Arly-Montjoie, et nous aide à construire une paroisse toujours plus vivante, accueillante et  tolérante. Et que nous tous entendions cet appel à "répandre une bonne odeur du Christ " dans nos familles et nos communautés locales respectives.

9 octobre 2016 - 28ème dimanche du temps ordinaire

A propos de la crémation…
Depuis 1963, l’Eglise catholique permet l’incinération des corps, à condition qu’elle ne manifeste pas une opposition à la foi en la résurrection des corps…
     L’accueil des personnes qui souhaitent l’incinération de leur proche se fera avec donc grand respect. Cela nous amène toutefois à nous interroger sur la relation au corps qu’implique une telle pratique. N’est-ce pas traiter le corps humain comme un objet, qu’il faut faire disparaître proprement et sans trace, réduire la personne à une chose ? La réduction en cendres par la crémation n’aide pas les survivants à entrer dans le lent processus du deuil… L’Eglise maintient sa préférence pour la manière dont le Seigneur lui-même a été enseveli, montrant ainsi la dimension profonde de la personne humaine.
     Sur le plan liturgie, l’incinération doit avoir lieu après la célébration à l’église en présence du corps du défunt. Ce déroulement traditionnel est tout à fait logique, puisque l’incinération est une pratique destructrice du corps qui correspond à ce qui se passera lors de l’inhumation.
     En demandant de suivre cet ordre des choses (à l’église d’abord avec le corps, au cimetière ensuite avec l’urne), l’Eglise souhaite rendre service aux personnes en deuil, en les aidant à vivre la séparation par des étapes successives. Il s’agit non seulement d’une exigence liturgique, mais surtout d’une pédagogie anthropologique.
     En cas de décès, et d’incinération en dehors de la commune d’inhumation, un accueil se fera de l’urne en premier lieu au cimetière, et ensuite un temps de prière pourra avoir lieu à l’église accompagnés par les équipes mandatées à cet effet.

16 octobre 2016 - 29ème dimanche du temps ordinaire

Prions ensemble
Nous, les sœurs dites des "Myriams"... nous vous invitons à rendre grâce avec nous pour les 150 ans de notre Institut ! Les 15 et 16 octobre prochains en Région Parisienne, notre Congrégation des Sœurs Servantes du Sacré-Cœur de Jésus marquera joyeusement cet anniversaire, car c'est là que tout a commencé, à la fin du 19ème siècle ! A l'époque... le Père Victor Braun, un jeune prêtre lorrain, désireux de faire connaître Jésus à beaucoup et, en particulier, aux plus démunis de la société de son temps... était venu rejoindre la Congrégation des Frères de St Vincent de Paul à Paris ! Rapidement, il s'était vu confier la mission de rencontrer de jeunes ouvriers et apprentis venus d'Alsace-Lorraine ou d'Allemagne dont il parlait la langue ! Il sait mobiliser les énergies, invitant par exemple quelques-unes de ses "philothées" à être attentives à tant de jeunes débarquant à Paris pour y travailler… au risque d'y être exposées aussi à bien des dangers !
​     Peu à peu, en quelques années, s'était constitué un groupe de jeunes femmes attentives au sort des plus défavorisées parmi les personnes rencontrées chaque jour... Et le Père Braun de leur dire souvent... "Mes filles, Dieu le veut, vous servirez de mère à ces orphelins... Mes filles, Dieu le veut, vous irez soulager ces familles, ces malades"... alors que la Congrégation n'existait pas encore comme telle !
​     Et aujourd'hui ? Nous formons une "Fédération reconnue" de trois "branches" ! "Ces 150 ans", voici que nous les commémorons ensemble, en Autriche, en Angleterre, et bien sûr en France ! L'arrivée providentielle de plusieurs jeunes professes d'origine africaine ou autre encourage et soutient notre Fédération ! Le but de ce long discours ? Vous inviter à "rendre grâces avec nous" … afin que nous gardions force et dynamisme au service de toute personne rencontrée, grâce à l'amour miséricordieux de Jésus, le Christ !..

(Sr Jeanne-Françoise, Sr Marie-Luc, Sr Marie)

23 octobre 2016 - 30ème dimanche du temps ordinaire

La joie de servir
Tel est le titre de la lettre que nous adresse notre Evêque pour l’année qui commence…

Vous trouverez cette lettre  bientôt dans chaque église et vous pouvez la télécharger ici

Le Service peut être abordé sous différentes approches. Rendre des services, pourquoi pas, et c’est ainsi important de manifester notre proximité à nos frères et sœurs en humanité, c’est être attentifs aux besoins élémentaires de ceux qui nous sont donnés de rencontrer.
     Le Service, c’est aussi la contemplation du Seigneur Jésus au soir du Jeudi Saint, à genoux devant ses disciples… Attitude de l’exemple… de l’inattendu ! C’est alors que s’ouvre pour nous une autre perspective, à savoir une attitude du cœur qui engage toute notre vie de foi.
     Le Service, vu comme le Seigneur Jésus, c’est une attention de tous les instants, dans le quotidien de notre travail, de notre vie de famille, de notre vie paroissiale, sans oublier de notre vie de prière (qui est aussi un service du frère !)
     Le Service, c’est la garantie que nous ne nous replierons pas sur nous-mêmes ! Que nos communautés seront ouvertes à d’autres, à ceux qui sont « autres » que nous !
     Puisse cette lettre de notre évêque, nous inciter à innover, imaginer, construire ce que « Servir » veut dire pour nous aujourd’hui…

(Didier MILANI, votre curé)

30 octobre 2016 - 31ème dimanche du temps ordinaire

Toussaint  :  tous appelés à la sainteté !
Parmi tous les saints du paradis, il y en a un qui n’est pas encore inscrit… puisque c’est de moi qu’il s’agit !
Seigneur, aussi surprenant que cela puisse paraître : tu m’appelles à la sainteté.
Aide-moi à croire cela !
Car, pour l’instant, de la sainteté je n’aperçois que la foi inébranlable de ces gens extraordinaires, je ne peux que découvrir le caractère exceptionnel de ces personnes qui ont tout osé, je ne vois que des êtres idéaux qui semblent ne jamais avoir douté…. et je ne peux que constater que, avec ma petite vie remplie d’incertitudes et de faiblesses, je ne leur arrive pas à la cheville !
     Mais quand je regarde leurs vies d’un peu plus près, je constate que les saints n’étaient pas parfaits. Comme moi, ils ont certainement cru qu’ils ne seraient pas capables… mais ils ont eu confiance en la Parole de Dieu et cela les a aidés à accomplir "des trucs de fous".
     Aujourd’hui, la fête de la Toussaint semble me dire : 
"Même si tu ne comprends pas tout de l’Evangile, même si ta vie n’est pas parfaite, Dieu t’aime tel que tu es et Il t’appelle à être saint, toi aussi ! Il ne te demande pas de tout comprendre ni de tout prévoir ; Il ne te demande pas d’accomplir des actes héroïques. Dieu ne te demande que de vivre de son amour, d’avoir confiance en sa Parole… et de te mettre en chemin".
     A la Toussaint, il est bon fixer nos regards sur les saints et d’écouter le Christ dire à chacun d’entre nous :

"Bouge-toi !   D’autres l’ont fait avant toi !   Tu peux le faire !"

6 novembre 2016 - 32ème dimanche du temps ordinaire

La Résurrection : quelle idée bizarre ! Ça fait rire !
Vous entendez le gros rire gras des Sadducéens opposés à l’idée de résurrection ? Ils ont tiré de la bible un argument imparable contre. Ils le portent tout chaud à Jésus.
Le fondement de notre foi exposé à la dérision, aux moqueries…
N’auriez-vous pas une fois entendu au sortir du cimetière ce commentaire aux paroles entendues au cours de la célébration : "On n’en a jamais vu qui soient revenus". Evidemment ! Mais pas facile d’y répondre. L’ironie, la dérision nous laissent désarmés, à court d’idée. On préfère l’attaque frontale à découvert.
Là on arrive encore à répliquer et à trouver des réponses "ad hominem".
     Jeanne Jugan quêtait pour les petites sœurs des pauvres, un vieux célibataire irrité, la gifla. Elle répliqua : "Ça, c’est pour moi. Maintenant, s’il vous plaît, donnez-moi pour mes pauvres."
Certains ont ce sens de la réplique. Qu’aurait-elle répondu si ce grincheux lui avait dit : "Si votre Dieu-Amour aimait pour de bon vos pauvres, vous n’auriez pas le souci de quêter pour eux." ?
     Un jour une novice demande à Jeanne : "Ma sœur, comment se comporter quand on nous dit quelque chose de désagréable ?  - Il faut être comme un sac de laine qui reçoit la pierre sans résonner."
     Quand on se moque, pas de nous-mêmes, mais de l’essentiel de notre foi, de la Résurrection par exemple, nous en souffrons. Cela réveille notre respect humain. L’épître aux Hébreux met au rang des persécutions "l’épreuve de la moquerie". Elle demande du courage.
Jésus l’a subie, quand on le couronna d’épines, en dérision pour sa Royauté universelle. A l’argument imparable des Sadducéens, il répond par un enseignement net et clair.
     Nous ne nous sentons pas de taille à en faire autant. Raison de plus pour nous former à "répondre de notre foi" quand on nous en fait la demande.

(Jean Duval - Flumet)                                                                                                   

13 novembre 2016 - 33ème duimanche du temps ordinaire

Grands-parents et petits enfants
De tout temps, les grands-parents ont été au cœur de la structure familiale, mais la vie actuelle leur confère un rôle de plus en plus important. Les mamans ont une activité professionnelle qui les tient loin du foyer la journée. Les divorces, séparations, familles monoparentales se multiplient et les grands-parents représentent un élément de stabilité pour les enfants.
     Beaucoup vont chercher les petits à l'école, les font goûter, surveillent les devoirs et veillent à tout ce qui est à faire autour d'eux soit terminé à l'arrivée des parents. Dans notre ère de déchristianisation, ils se sentent également responsables de leur éveil à la foi.
     Ces liens affectifs créés dans la petite enfance se renforcent avec les années et il n'est pas rare que des adolescents privilégient le contact avec leurs grands-parents en cas de joie ou de difficulté. La bonne entente entre les parents et les grands-parents est essentielle au maintien de la cohésion familiale.
Pour conclure être grands-parents, c'est revêtir la tenue de service.

(Equipe de Praz-sur-Arly)

20 novembre 2016 - Fête du Christ Roi

Pour aider les plus pauvres, je choisis d'agir avec eux
Cette année 2016, le Secours Catholique a fêté son 70ème anniversaire. Ce fut l'occasion dans toute la France et en Haute Savoie de rencontres, de marches fraternelles, où nous avons vécu "pas à pas, mais pas sans toi". Les équipes de Chamonix, Sallanches et St Gervais se sont mobilisées et 48 personnes, familles avec enfants, rencontrées dans les permanences, groupes conviviaux, repas de l'amitié, ont marché, partagé le repas, chanté avec les bénévoles à Chamonix puis au Montenvers.
     Cette journée a voulu manifester la volonté du Secours Catholique d'agir avec les personnes que nous rencontrons et accompagnons. Il en va de la dignité de la personne, de sa reconnaissance personnelle, de ses talents, de ses envies de vivre, au-delà des difficultés qu'elle rencontre.
     Dans un petit livre intitulé "L'Evangile entre toutes les mains" l'aumônier national du Secours Catholique, Dominique Fontaine, donne la parole aux plus pauvres qui échangent, dans des groupes de parole, autour de la Parole de Dieu, quelle que soit leur confession religieuse. Ils disent comment cette Parole les concerne, les touche, leur parle. L'Evangile est pour eux une ouverture à la Vie, un support quotidien, une Espérance qui les porte.
     Echanger avec eux, dans ces groupes, est dynamisant, joyeux, et cela permet à chacun, riche ou pauvre, de découvrir ou redécouvrir que le Christ est bien là, avec nous, comme il l'était avec les pèlerins d'Emmaüs.
     Cheminer avec des personnes vivant des situations difficiles, c'est permettre à chacun de grandir et de se rapprocher de l'autre, dans le respect et la dignité. La solidarité, l'entre-aide, est l'autre face de l'Eucharistie du dimanche. Celle qui nous met en relation avec nos frères, l'horizontalité de la Croix.

(Bernard Nicoud)

27 novembre 2016 - 1er dimanche de l'Avent

C’est bien compliqué d’être chrétien…
Nous venons d’avoir, dans différentes églises de notre paroisse, les célébrations des chorales et harmonies pour fêter la Sainte Cécile.
     Célébrer cette grande sainte, c’est nous souvenir que, dans l’univers de Dieu, ne réside que de l’harmonie. Que le Christ a été un modèle d’harmonie, à savoir qu’il n’y avait pas de hiatus entre ses actes et ses paroles…
C’est le modèle que nous avons devant les yeux à travers les différents épisodes de l’Evangile ou les prises de paroles de Jésus… Le disciple n’est pas au-dessus de Maître, mais il doit au-moins tenter de s’y conformer.
     Comment faire pour qu’il y ait le moins de distance possible entre nos paroles et nos actes… Je ne sais pas si vous y arrivez… mais moi j’ai bien du mal !
Vous savez qu’en droit civil français, il existe la "présomption d’innocence"… Alors peut-être devrions-nous l’appliquer à chacun. Si nous admettons que cette harmonie entre le "faire et l’agir" est difficile à réaliser pour tout le monde… Alors partons du principe que l’autre en face de nous fait tout son possible pour y arriver.
     Le temps de l’Avent, qui nous est offert, sera alors porteur de cette grâce, d’un "à priori" favorable envers l’autre et ses décisions… C’est un chemin, qui est à parcourir ensemble, c’est le Seigneur qui nous attire à lui pour que nous soyons témoins de cette "Harmonie Divine".
     On représente souvent Ste Cécile mourante, montrant un doigt d’une main, et trois de l’autre, voulant confesser dans sa mort, "un seul Dieu en trois Personnes", la Sainte Trinité… Au cœur de son martyr, Ste Cécile restait en "harmonie" avec son Dieu !

(Didier Milani, votre curé)       

4 décembre 2016 - 2ème dimanche de l'Avent

Réjouis-toi Jérusalem, Alléluia, Alléluia. Voici qu'il vient l'Emmanuel Alléluia, Alléluia "
Déjà nos regards s'orientent vers cette nuit très sainte où l'Enfant de la Promesse vient à nous. Nos cœurs s'habillent de lumière pour accueillir Celui qui nous précède et sans qui nous n'existerions pas.
     Cette année encore, le mystère de Noël vient nous visiter et envahir nos âmes de ce halo de bienveillance.
Dans quel état se trouvent nos cœurs ? Beaucoup d'évènements laissent planer le doute sur l'avenir de l'humanité : violences, incertitude du lendemain, situations familiales difficiles. L'avenir des Chrétiens dans le monde peut nous faire douter de ce Nouveau-Né que nous allons fêter.
     Et pourtant, c'est Lui, le Prince de la Paix qui nous invite à faire confiance aux heures qui passent. Car, dans cette humanité qu'Il vient visiter, Il dit à chacun qu'il est aimé de Dieu et que cette vie est digne d'être protégée, car elle appartient au Seigneur.
     Que ce temps de fête que nous allons vivre, soit un temps béni par le Ciel.
Joyeux Noël,  Belle et Sainte Année.

(Paule NDB)

11 décembre 2016 - 3ème dimanche de l'Avent

Les Mains
Récemment, j’ai eu la joie et l’émotion d’assister au sacrement des malades à la Maison de retraite de Megève. Au moment de l’onction dans les mains, le prêtre dit : "Désormais, la force de Dieu agit dans votre faiblesse”… Quelle belle prière pour toutes ces mains. 
Seigneur, je te dis merci pour toutes ces mains.
Celles qui ne peuvent plus se fermer car la maladie les a déformées, celles qui se lèvent, du mieux qu’elles peuvent, pour recevoir l’onction, celles qui n’arrivent plus à s’ouvrir tellement le handicap est lourd, celles qui sont obligées de lâcher la canne pour être signées, celles qui se creusent comme un nid pour recevoir l’onction, celles qui se rabattent sur le cœur comme pour mieux garder le précieux trésor, celles qui se joignent comme Bernadette à la grotte et restent collées en signe de prière, celles ridées et abîmées qui essayent de s’avancer.
     Au moment de l’onction, malgré la fatigue des mains, tous les visages sont éclairés d’un sourire lumineux et profond. Nous sommes dans notre marche en Avent. Que nos mains puissent, pendant ce temps d’attente, être signe de respect, de pardon, de réconciliation. Comme nous le dit l’antienne de ce dimanche : "Soyons toujours dans la joie, Le Seigneur est proche."
     Oui, Dieu, viens dans chacun de nos cœurs.
     Oui, viens dans chacune de nos mains.

(Le Pôle central)

18 décembre 2016 - 4ème dimanche de l'Avent

Il est proche…. L’Accueil !
J'ai éprouvé beaucoup d'émotion quand on m’a demandé d’écrire l'édito de cette semaine, moi qui suis arrivée fin juin dans cette paroisse Ste Anne d’Arly Montjoie… Que dire de plus !
Jésus m'a déjà précédée avant que je découvre la région du Mont-Blanc. La beauté de la création qui nous ouvre le cœur à la louange du créateur. C'est le don gratuit de Dieu.
Ainsi le don par excellence... Il s'appellera "Jésus".
Méditant l’évangile de ce samedi 10 décembre Jésus déclare à ses disciples : "Élie est déjà venu; au lieu de le reconnaître, ils ont fait tout ce qu'ils ont voulu".
Comme Lui-même est déjà venu, Il est parmi nous et avec nous ! Pourrions-nous le reconnaître, l'accueillir ? Quand, en qui, comment ? Dans la plus belle des créatures, dans mon prochain… l’EMMANUEL, don que je découvre à la longueur des jours, mendiant de l'amour, de la dignité, du respect, de la consolation dans la solitude, dans l'angoisse des épreuves et ceci à travers mon travail auprès des personnes âgées.
Il est avec nous dans nos chants de fêtes si nous nous partageons cette joie, ces étincelles de lumière entre nous. Il ne nous reste plus qu'à le reconnaître et l'accueillir réellement dans le quotidien de notre vie. Quels vœux formulons-nous pour nous sentir proche des crèches vivantes qui sont : nos familles, nos communautés, notre société, nos pays émergés des meilleurs et des pires. Nous l'accueillons à travers les diverses situations et les événements de notre vie, avec espérance qu'il est là au rendez-vous.
Reconnaissons-le et recevons l'Emmanuel dans ce présent qui est à saisir et qui est  dans le partage de notre pain d'aujourd'hui, présent que nous devons vivre avec passion.
Que ce mystère de l'incarnation, mystère caché aux sages et révélé aux plus petits, comble les attentes de chacun de nous.
Je vous remercie pour votre accueil et vous souhaite Joyeux Noël et heureuse année.

(Sœur Jeanne Françoise Servantes du Sacré-Cœur - St Gervais)

25 décembre 2016 - Noël

Prophète ou courtisan ?
Dans le récit Biblique, on dénonce constamment l’attitude du "courtisan", celui qui ne cesse de dire au roi qu’il est le meilleur en tout… Dans notre société française, c’est ce qu’on attend de l’Eglise Catholique… Qu’elle tienne le discours convenu qu’on attend d’elle et surtout qu’elle n’empêche pas les bien-pensants de ronronner comme ils ont décidé… en attendant que cette Eglise disparaisse progressivement et sans bruit, du paysage national…
     Le prophète, c’est celui qui dérange, qui a une parole forte, capable de remettre sur le droit chemin de la foi, sans aucune compromission possible. C’est celui qui est l’antidote à l’endormissement et à l’anesthésie qui nous gagne chaque jour.
Bien sûr, c’est plus confortable d’être courtisan, de dire oui à tout, et de recevoir compliments et remerciements.
C’est beaucoup plus difficile de tenir un discours ferme ayant pour objectif immuable, une attache indéfectible aux exigences de la Foi et de l’Evangile. Le Christ a su ce qu’il en coûtait d’aller au bout de cette logique…
     Nos Pères dans la foi (dans notre région, St Pothin Ste Blandine…) comme le Maître, l’ont payé de leur vie, pour que nous puissions être authentiquement chrétiens aujourd’hui. Chrétiens, nous avons tous été baptisés "prêtre, prophète et roi", puissions-nous vous comme moi, nous en souvenir…
     Noël, n’est pas la fête doucereuse de l’arrivée du petit Jésus de la crèche…. Noël, c’est l’irruption de Dieu, au cœur de nos vies pour déranger le ronronnement de nos sociétés repues et égoïstes…
En cela le Christ est le Prophète par excellence. Puissions-nous l’être à sa suite, c’est mon souhait pour chacun d’entre nous, pour une bonne nouvelle et sainte année.
Belle et Sainte Fête de Noël à chacune et chacun.

(Didier MILANI, votre curé)

 

Année 2015
4 janvier 2015 - Dimanche de l'Epiphanie

La petite étoile de l’Epiphanie
L’immensité du Ciel… Un infini ! …
Une étoile parmi des milliers d’autres. L’une de ces étoiles lumineuses qui brillent dans la pénombre de la nuit. Nous avons prêté l’oreille.
     « Moi insignifiante petite étoile dans la multitude et l’immensité de la voûte céleste, je me trouvais jusque là bien inutile. Si je n’étais plus là, le Ciel n’en brillerait pas moins, et qu’importait ma présence à Terre ? Pour les hommes je n’étais qu’une simple petite étoile, parmi des milliers d’autres. Or pour le Ciel, j’étais Vénus, une planète unique, autrement dit l’étoile du berger. Nulle vie n’est inutile au Ciel. En effet, j’ai guidé les Mages sur le chemin de Bethléem jusqu’à l’enfant Jésus. Le Seigneur a fait de moi un astre qui éclaire les hommes sur le chemin qui les mène à Lui. C’est par ma toute petite lumière et par la confiance et la foi que les mages ont mis en elle, qu’ils n’ont pas fait fausse route et atteint Bethléem. »
     Chacun de nous peut être cette étoile qui brille dans l’obscurité et guide les pas des marcheurs égarés du chemin de la Vie, jusqu’à à l’apparition de Sa lumière à Lui. Les étoiles que laissent entrevoir nos sourires et nos coeurs peuvent mener les autres à Sa rencontre. Ayons confiance en la lumière que nous ne voyons pas toujours dans les ténèbres. Bien qu’elle nous paraisse incertaine, ou insignifiante, elle nous guidera sur la route qui nous sortira de la nuit. Sa lumière et celles que portent chaleureusement nos proches, nous permettront d’affronter l’inconnu.
     Cette rencontre entre les mages, l’étoile et l’enfant Jésus, « l’Epiphanie » que nous célébrons ce dimanche, trouve sa source dans les racines grecques « apparition », et « briller sur ». C’est la lumière du Seigneur qui brille sur la terre. L’Epiphanie, c’est aussi cette confiance qui lie les mages depuis la Terre à cette étoile du Ciel, pour cette quête de lumière et d’amour. A notre échelle, nous pouvons être diffuseurs de cette lumière et de cette confiance, humbles photophores qui laissent transparaître un peu de son amour céleste sur cette terre. Chacun de nous est cette petite étoile aussi importante aux yeux du Seigneur, du Verbe qu’insignifiante pour l’immensité et le nombre.
     Que nous puissions durant cette nouvelle année répondre à Son appel, le suivre, ouvrir nos yeux trop souvent fermés- dans la nuit et orienter notre regard sur les petites lueurs visibles ou non qui éclairent nos vies.
Puisse-t-Il nous doter d’un télescope pour que soit visible à l’œil de l’humanité, (ce « monde » qui souffre de cécité), la direction et la position de Son divin chemin…                                          

(Chloé)

11 janvier 2015 - Dimanche du Baptême du Seigneur

Après les différentes fêtes vécues ces dernières semaines, l’Église nous invite dès le début de l'évangile de Marc  à célébrer le baptême de Jésus. C'est le commencement de sa vie publique. Jésus entre en scène pour se faire baptiser par Jean dans le Jourdain.  Le premier sacrement des chrétiens  est mis en avant dans ce récit qui annonce déjà les couleurs de Pâques.
     Ce texte de Marc évoque les symboles marquants de la célébration du baptême : l'eau, la lumière, l'Esprit et la Parole. Que signifient-ils pour nous ? Ce passage à la nouvelle année est une occasion de réveiller notre mémoire et de réfléchir à cet engagement pris bien souvent par nos parents à notre naissance.
     Selon le cardinal André Vingt-Trois, « nous sommes invités ainsi à regarder notre baptême non pas simplement comme une sorte de ticket d'entrée dans l'Église, - avant, on était dehors ; après, on est dedans -, mais comme un changement qui touche toute notre personne, notre esprit, notre cœur, notre liberté, notre volonté,  nos capacités d'aimer, de construire, de réaliser quelque chose en ce monde. »
     En effet, chaque jour, le Seigneur nous appelle à revivre notre baptême et nous donne la force et l'espérance de marcher à sa suite quel que soit l’âge où nous avons reçu celui-ci.
     Dans son Angélus, le Pape François demandait : «  Qui d’entre vous se souvient de la date de son baptême ? A ceux qui ne se souviennent pas de la date de leur Baptême, je donne un devoir à faire chez eux : chercher cette date et la garder dans son cœur. Ce jour où vous avez été baptisé est un jour de fête, ce sera très beau de rendre grâce à Dieu pour le don du baptême. »

(Marie-Jo et Françoise - équipe préparation baptême)

18 janvier 2015 - 2ème dimanche ordinaire

Jour de notre repas de paroisse…
En ce dimanche, nous allons nous retrouver à l’Espace Mont Blanc à Saint Gervais pour le traditionnel repas de la grande paroisse. Cest un rendez-vous d’amitié, très attendu, autour d’une bonne table, et nous nous en réjouissons !
Cette définition pourrait suffire !
     Pour ma part, j’y trouve d’autres enjeux… Pour notre paroisse, c’est un moment important qui permet de prendre conscience de ce que nous sommes depuis le 1er décembre 2005, à savoir une grande et belle communauté. Je sais bien que chacun est attaché à son village, ses origines, son histoire, mais ce n’est en rien contradictoire avec la vie de l’ensemble, bien au contraire… Vivre un repas de paroisse contribue à poursuivre la construction d’une communauté vivante et fraternelle.
     Pour notre vie chrétienne et le témoignage de vie que nous devons impérativement donner, après les évènements tragiques que nous avons vécus, il y a urgence pour notre pays à retrouver le goût du vivre ensemble, à promouvoir les valeurs de respect, de dignité, de fraternité.
     Deux chemins s’offrent à nous, soit, balayer d’un revers de main cette nécessité, en pensant que cela ne regarde que nos dirigeants ou alors, poser des actes, si petits soient-ils, qui témoignent de notre Espérance Chrétienne !
     Nous ne pouvons pas nous dérober à témoigner d’un Evangile qui nous presse à redire à nos frères et sœurs en humanité que nous « suivons Jésus Christ » qui nous dit « aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent… » Luc 6,27 Paroles bien difficiles j’en conviens, chemin de croix que le Christ a parcouru !
     Notre repas de paroisse apporte cette petite pierre de Paix que chacun d’entre nous est invité à poser pour que l’avenir s’illumine enfin ! Heureux de vivre ce bon moment ensemble – belle journée à chacune et chacun, avec une pensée pour ceux qui n’ont pas pu se joindre  à nous.

(Didier MILANI, votre curé)

25 janvier 2015 - 3ème dimanche ordinaire

"Les temps sont accomplis. Le règne de Dieu est proche. Croyez en la bonne nouvelle"
Ce sont les premiers mots que nous rapporte l'évangéliste Marc de la prédication de Jésus avant même le recrutement de ses apôtres.
      "Le règne de Dieu est proche". Pour bientôt. Il est grand temps de s'y préparer et d'en être digne. Les premiers auditeurs de Jésus devaient sans doute l'entendre ainsi, comme les habitants de Ninive après la prédication de Jonas.  Proche dans le temps,  mais Jésus veut sans doute nous dire aussi, proche dans l'espace. Le règne de Dieu est proche. A proximité, à notre portée. Ici. Mais pour y entrer il faut changer;  nous changer;  voir les choses autrement; voir les autres autrement. Changer nos comportements, nos habitudes et nos regards.
Les habitants de Ninive modifient  leur comportement, dans l'urgence et la crainte.
     Notre actualité ne nous a-t-elle pas invités  récemment  à agir de même. C'est dans l'urgence et la crainte que nous nous rassemblons en quête d'unité et de mieux vivre. C'est maintenant et ici, que Jésus nous invite à nous modifier nous- mêmes. Il nous invite à nous regarder autrement, à nous comporter autrement. Ce n'est qu'à cette condition que nous ferons alors la volonté du Père pour que son règne vienne.
     Il y a urgence à nous convertir, Chrétiens, Juifs, Musulmans et autres esprits libres et de bonne volonté. Dès aujourd'hui et ici-bas. C'est le même enseignement, Jésus, que tu dispenses invariablement  depuis  tes toutes premières paroles sur les bords de Tibériade  jusqu'à aujourd'hui.
Saurons-nous t'écouter et être à ta hauteur ?

(Paul et Renée : Communauté de Flumet)

1er février 2015 - 4ème dimanche ordinaire

Saint Marc dans l’Evangile de ce dimanche, nous présente Jésus qui se rend à la synagogue le jour du Sabbat.
Comme aujourd’hui à l’église, à la synagogue, on parlait de Dieu ; ça ne dérangeait pas beaucoup : c’était l’habitude.
     Un scribe lisait un passage de la Bible puis quelqu’un invitait les autres à réfléchir ou bien il expliquait. Jésus arrive et c’est Dieu qui parle. Tout de suite ça change tout ; ça dérange ceux qui s’étaient fait une petite place au fond, sans bruit. Ils disent : « Que nous veux-tu Jésus de Nazareth ? »
     Dans la synagogue, personne ne voulait rien à personne et voilà que Dieu a l’air de vouloir quelque chose.
Jésus le sait bien : Dieu est son Père et Lui, il est la Parole de Dieu ; une parole qu’on n’avait pas encore entendue comme ça et qui va bousculer bien des choses, changer bien des gens.
Aujourd’hui, on ne peut plus rester tranquille dans l’église à écouter ? car dans l’Eglise, on ne parle plus de Dieu, c’est Dieu qui parle… Et, « la Parole de Dieu n’est pas un objet mort : Elle est vivante et ne cesse de transformer ceux qui l’accueillent. » Henri Caro, prêtre.
Seigneur, nous avons entendu ta Parole. Elle nous surprend toujours, mais nous croyons qu’Elle nous fait vivre !

(Henri Legon, diacre)

8 février 2015 - 5ème dimanche ordinaire

Nous avons été interpelés, choqués par Saint Paul !
Durant cette période du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à relire la 1ère lettre de St Paul aux corinthiens en nous proposant notamment quelques passages « croquignolets » concernant le mariage :
     Le mariage serait un pis-aller pour des hommes et des femmes qui ne voudraient pas vivre la chasteté ! Or le sacrement de mariage que se donnent les fiancés est le signe efficace, visible d’une réalité invisible qui nous dépasse. L’amour des époux n’est rien moins que le signe de l’Amour de Dieu.
     Cette complémentarité homme/femme permet d’entrevoir la plénitude d’amour du Père. Pour que ces deux individus, si différents, puissent se rejoindre,  il leur faut utiliser des passerelles : affectives, spirituelles, matérielles, intellectuelles et charnelles, toutes  aussi importantes les unes que les autres. Toutes nos relations conjugales sont à sanctifier.
     Alors remettons la lettre de St Paul dans son contexte. Corinthe, capitale de 700.000 habitants de la Grèce méridionale est dominée par le temple d’Aphrodite. Elle était le lieu de tous les excès y compris l’inceste. La prostitution y était sacrée et pratiquée par un millier de prêtresses. C’est dans ce climat que Paul a fondé une église à laquelle il adresse cette lettre. On comprend donc mieux le ton employé qu’il faut d’ailleurs dépasser, afin de se concentrer sur l’extraordinaire richesse du message de la lettre dans son  intégralité.
     Nous devons nous attacher  à Dieu par-dessus tout. C’est d’ailleurs, le 1er des 10 commandements. Nos actions, notre manière de vivre ne sont pas méritantes, mais réponse amoureuse à l’Amour de Dieu. C’est notre confiance en Dieu, notre foi qui nous permet de nous accorder, tel un instrument de musique, à Dieu.
Et notre prochain le plus proche, que le 2ème commandement nous demande d’aimer comme nous-même, n’est- il pas notre conjoint ?
Alors déchoquons-nous et recherchons pour les méditer les merveilleux passages de St Paul sur l’amour.

(Marie-Jo et Jean-Charles Serri - Les Contamines-Montjoie)

15 février 2015 - 6ème dimanche ordinaire

Mot du Père Didier MILANI
Pendant dix-huit mois, j’ai essayé au mieux de ramener la paix dans la paroisse Sainte Anne d’Arly Montjoie. Cela m’a demandé beaucoup d’efforts et de renoncements, mais je l’ai fait volontiers.
Malheureusement, je ne peux pas en même temps vivre chaque semaine sous la violence des menaces, intimidations et insultes à propos des mariages des résidents secondaires.
Là, c’est trop me demander.
Je ne peux plus actuellement exercer sereinement mon ministère de curé, c’est pourquoi je souhaite en accord avec le vicaire général prendre du recul pour un temps indéterminé.
Merci à ceux qui m’ont apporté aide et amitié.
Avec mon bon souvenir et ma prière pour chacune et chacun

22 février 2015 - 1er dimanche de Carême

Chanter pendant le carême
Le temps du Carême est un temps qui nous est proposé pour revenir à Dieu. Revenir à Celui qui nous attend, Celui qui nous devance, Celui qui nous appelle toujours et que son fils Jésus nous demande d’appeler Père. Dieu est Celui qui nous appelle, mais encore faut-il être en mesure d’entendre ! Le carême est donc aussi un temps privilégié pour se retirer et faire silence. Car c’est dans le silence que naît la Parole.
     Alors, chantez en carême, oui, mais pas n’importe quand, pas n’importe comment, et pas tout le temps ! Plus encore que pour d’autres dimanches de l’année liturgique, il faudra prendre le temps de se dire en équipe comment on choisit de mettre en valeur la parole que Dieu nous dit ce jour-là. Plus que pour d’autres dimanches, le chant va se faire aussi serviteur de la Parole, en nous disposant à nous tourner vers elle, en faisant résonner la parole, en la laissant descendre en nous…
Un temps, on pourrait dire, de sobriété dans le chant !
Ainsi, si l’on choisit de chanter une litanie pénitentielle, il pourra être utile de ne pas chanter de chant d’ouverture et de laisser à l’orgue le soin de nous faire entrer en célébration. Si on veut donner davantage de relief à l’Évangile par une acclamation chantée développée, on préférera alors une démarche pénitentielle simple et parlée.
La procession de communion se fera soit dans le silence, soit accompagnée par les musiciens dont dispose la communauté, amenant alors un chant d’action de grâces après la communion. Dans ce cas également, on choisira de rester sur les paroles de ce dernier chant plutôt que de rajouter celle d’un champ d’envoi.
     N’ayons pas peur du manque, car il fera naître le désir. Désir qui nous fera chanter la joie de Pâques avec une ferveur nouvelle. Attention, moins de chant ne veut pas dire que la chorale doit être absente de nos communautés pendant le carême ! Au contraire, son chant mis en veille, sera signe de la vie en gestation, de ce surgissement de vie à venir et qui éclatera dans la Nuit Pascale.
     Et ce sera pour chacun de nous la joie de reconnaître la chance que nous avons d’avoir de si nombreux talents parmi les membres de nos communautés, chance de nous émerveiller à nouveau et de rendre grâce pour ce magnifique service du chant dans la célébration.

(Pour la commission de musique liturgique, Marie-Claire Rey)

1er mars 2015 - 2ème dimanche de Carême

Engagement des équipes funérailles
Le manque de prêtres n’est pas nécessairement une fatalité mais peut-être une formidable opportunité pour les laïcs de s’engager dans l’Eglise, par exemple : dans la Pastorale des funérailles.
C’est l’occasion de vivre une rencontre unique et intime avec chaque famille endeuillée, tout en évoquant la vie et la personnalité de la personne disparue, le vide laissé par son absence, des souvenirs ou des anecdotes parfois drôles.
Le moment de préparation à la célébration des funérailles est également un moment de partage entre les membres de la famille présente. Ils arrivent souvent timides et dans la tristesse, mais la chaleur humaine qui se déploie au cours de la rencontre les fait repartir dans l’Espérance.
     Sur le pôle central de Praz-sur-Arly, Megève/Demi Quartier et Combloux, il y a 5 équipes de 2 ou 3 personnes qui répondent à ce service. Les bénévoles des équipes de funérailles reconnaissent tous que ces moments d’accompagnement sont forts et riches et les font grandir.
     Les funérailles ne sont pas un sacrement, mais doivent témoigner de l’amour de Dieu pour l’humanité souffrante.

(Clotilde, Josiane et Pierre)

15 mars - 4ème dimanche de Carême

Le 10 mars, nous avons fêté Sainte Marie Eugénie, Fondatrice de la Congrégation des Religieuses de l’Assomption. Nous avons la chance d’avoir sur la Paroisse une Communauté à Saint Gervais qui anime un centre d’Accueil  Fleur des Neiges. C’est un accueil simple, familial, mêlant spiritualité et détente.
C’est aussi une école, un collège, un lycée professionnel et deux centres de vacances qui essaient de vivre au quotidien le projet éducatif voulu par Sainte Marie Eugénie. Il est basé sur une valeur fondamentale : l’Incarnation.

L’incarnation
La dynamique d’Incarnation marque l’expérience humaine et spirituelle de Marie Eugénie et le projet éducatif de l’Assomption dont elle a eu l’intuition en vue d’une transformation de la société par les valeurs de l’Evangile.
     En son Fils, Dieu se fait homme et prend la même route que les hommes. Cet acte d’Incarnation modifie les paradigmes de compréhension de l’Homme et du monde : En se faisant proche de tous, Jésus manifeste à chacun qu’il est important et unique aux yeux de Dieu (1) tout en l’appelant à former autour de lui, avec ses frères et sœurs en humanité, une communauté fraternelle (2). A la suite du Christ, chacun est invité à poser sur le monde un regard d’espérance et à s’engager pour prendre sa part à la transformation de la société (3).
     Cette « manière de faire de Dieu » en son Incarnation, comme valeur fondamentale à l’Assomption, inspire les valeurs de base de notre agir qui peuvent se décliner selon trois axes :
- L’importance de chaque personne, reconnue dans unicité1, sa   liberté, sa capacité de croissance et d’intériorité2
- Un regard positif3 sur le monde qui suscite le désir de s’engager en vue de sa transformation, en s’appuyant sur la formation des convictions et la recherche du sens
- La primauté des relations et de la fraternité, qui prend en compte la « grâce particulière » de chacun et fortifie l’esprit d’équipe

(1) Chaque personne est unique
(2) Capacité de cultiver une vie intérieure, d’être conscient de ce qu’on vit et d’entrer dans un processus de transformation personnelle.
(3) «Comprendre et sentir » son temps, selon Marie Eugénie.

(Assomption Val Montjoie)

22 mars 2015 - 5ème dimanche de Carême

« FAISONS UN REVE » …
Vendredi 27 février dernier, à Combloux, une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées pour la soirée partage CCFD-Terre Solidaire, à l’initiative des membres du CCFD du doyenné.
     Au cours de cette rencontre, et grâce au témoignage de Louise sur les paysans sans terre, région d’Araguaina, au Sud de l’Amazonie, ont été soulignées les inégalités criantes qui s’accentuent à travers le monde et le peu de respect pour l’homme et la nature.
     Toutefois, à l’image du « colibri » qui fait sa part de travail pour éteindre un incendie de forêt (Dixit Pierre Rabhi), de nombreuses initiatives surgissent aux quatre coins de notre planète et de nos sociétés mondialisées pour redonner une vraie relation entre l’homme et la création de Dieu… tout homme est une histoire Sacrée !
     Aussi, au cours de ce temps de Carême, il est bon de se rappeler le doux rêve du Frère Henri Burin des Roziers  (éd. Bayard).

(Bernadette)

29 mars 2015 - Dimanche des Rameaux et de la Passion

A toi qui es venu chercher un Rameau…
Tu es venu aujourd’hui pour chercher un rameau de buis.
Tu souhaites qu’il soit béni.
Si tu es venu chercher un porte-bonheur ou une protection divine, tu risques d’être  déçu.
Dieu en effet, veut notre bonheur, mais il nous invite à le bâtir de nos mains.
Mais…

Si tu crois que vivre, c’est aimer, même si la vie ne t’a pas fait de cadeaux,
Si tu penses que la justice, le respect de l’homme et la solidarité sont des valeurs qu’il faut faire progresser,
Si déjà tu essaies de regarder ce qui se passe autour de toi,
Si tu dis bonjour à ton voisin même s’il ne répond pas,
Si tu essaies de vivre debout,
Si tu agis pour que tout homme soit respecté au travail, dans le quartier ou ailleurs…

Alors prends ce rameau de bon cœur et garde-le chez toi.
Il te rappellera que la vie est plus forte que la mort, comme nous l’a prouvé Jésus,
Que son message d’Amour est à vivre à tous les instants de notre existence.
Ce rameau ne sera pas un porte-bonheur, mais le signe du bonheur que tu t’engages à construire pour toi et les autres avec l’aide de Dieu.

5 avril 2015 - Dimanche de Pâques

Après l’hiver vient le printemps…
Vous allez vous étonner que je cite cet adage populaire pour vous dire Belle fête de Pâques.
Et pourtant…
La totalité du Mystère Chrétien est contenu dans ce que nous venons de vivre au cours de la Semaine Sainte.
La religion chrétienne n’est pas simplement une doctrine, mais elle est un fait, une action. Ce que Jésus a vécu il y a plus de deux mille ans, c’est aujourd’hui chacun de nous qui est amené à le vivre. Si la foi chrétienne est un mystère de mort et de Résurrection, la vie de chacun d’entre nous est marquée de la même réalité.
     Le Christ est mort pour nous, non pas afin de nous dispenser de mourir, mais pour  donner un sens à toutes les morts que nous devons traverser. Mourir à la vie du vieil homme pour revivre à celle de l’homme nouveau qui ne meurt plus. Quel mystère… Quel cadeau… rien de moins que la Vie Eternelle.
     Alors si nous sommes sensibles aux premiers mouvements de la nature qui nous annonce la douceur du printemps… A combien plus devrions-nous être attentifs, aux mouvements de notre âme dans sa quête spirituelle, marquée des prémisses de la Résurrection.
Dans une démarche sacramentelle en Eglise, nous célébrons la Pâque du Seigneur, mais c’est chaque dimanche que nous annonçons sa Résurrection, et c’est la vie de chaque chrétien qui devrait être porteur de ce rayonnement.
Réjouissons-nous légitimement de l’arrivée du printemps, réjouissons-nous encore plus de cette vie sans limite qui nous est offerte, de ce Christ de Gloire qui ouvre pour chacun de ses frères en humanité, un chemin de Vie, de Lumière et de Paix
Après la Passion arrive la Résurrection !
Belle, heureuse et sainte fête de Pâques !

(Didier MILANI, votre curé)

12 avril 2015 - 2ème dimanche de Pâques - Dimanche de la Miséricorde

« Il était là au milieu d’eux »
Nul ne peut se dire chrétien sans croire à la Résurrection.
Avouons que l’événement est extraordinaire ! Jésus, réellement mort, revient à la vie et ce, pour les siècles des siècles ! Jésus avait maintes fois parlé de sa résurrection aux Apôtres et pourtant ces derniers, qui partageaient son intimité, ont éprouvé de la difficulté à croire.
     Aujourd’hui aussi, des doutes surgissent peut-être en notre cœur… La résurrection peut, en effet, nous troubler ou nous rendre perplexes.
Depuis l’arrestation et la mort de Jésus, les Apôtres, terrorisés, se tiennent derrière des portes verrouillées.
Jésus est « là au milieu d’eux ».
     Au milieu de leurs tourments, de leurs peurs et de leur incrédulité, les Apôtres saisissent une présence toute nouvelle. Une présence qui les comble de paix et de joie. Une présence qui les transformera tellement qu’ils parviendront à surmonter leurs inquiétudes au point de sortir de leurs « prisons ».
     Nous sommes de celles et ceux qui, depuis plus de vingt siècles, croient sans avoir vu. Nous affirmons que le Christ est vivant, qu’Il est au milieu de nous. Avons-nous parfois, comme Thomas, du mal à reconnaître la présence du Seigneur Vivant ? Sommes-nous convaincus de sa présence vivifiante et agissante dans notre vie personnelle ? Avons-nous la certitude que le Ressuscité veut agir par nos mains et par notre cœur pour permettre à d’autres de guérir, de s’émerveiller et de croire ?

Seigneur Jésus, nous avons beau verrouiller les portes de notre cœur, nous replier sur nos peurs et nos doutes,
rien ne t’empêche de venir et de te tenir là, au milieu de nos tourments  et de nos pauvretés.
Rien ne t’empêche de nous réconforter et de nous donner ta paix.
Rien ne t’empêche de nous prendre tels que nous sommes
et de nous confier la mission de porter la Bonne Nouvelle.
Rien ne t’empêche de nous transformer et de nous donner ton souffle
pour que nous répandions des paroles et des gestes de résurrection autour de nous.
Que notre réponse à ton appel, Seigneur,
soit un témoignage de ta présence et de ton infinie miséricorde.
Seigneur Jésus,  Tu es là au milieu de nous…  et tout est possible !

(Pôle Central)

19 avril 2015 - 3ème dimanche de Pâques

La Résurrection n’est pas pour Jésus une évasion de la condition humaine.
C’est bien dans son corps, « en chair et en os », qu’Il se manifeste à ses disciples (Evangile).
Comme l’explique Pierre à la foule (première lecture), la passion du Christ a été annoncée par les Prophètes.
La Résurrection, n’est donc pas un incident de l’histoire, un évènement malheureux, Jésus lui-même replace sa mort dans l’histoire du salut : «  il fallait que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à son sujet ».
Plusieurs fois Luc fait référence à l’ancien testament. C’est pourquoi il est indispensable que Jésus ouvre l’esprit de ses disciples à «  la compréhension des Ecritures ».
Hier c’est sur la route d’Emmaüs ; aujourd’hui, Jésus se rend présent dans la liturgie de la Parole.
Le message est clair : nous ne pouvons faire l’impasse sur les Ecritures pour parvenir à une juste connaissance du Christ, et lui seul nous permet d’en découvrir le sens.
C’est en nous mettant à son écoute qu’Il viendra nourrir  et soutenir notre vie sur terre, puis Il nous envoi comme témoins auprès de nos frères.

(Crest-Voland-Cohennoz)

26 avril 2015 - 4ème dimanche de Pâques

Jésus, le bon pasteur, le vrai berger.
Dans le paysage d’Israël, les exemples de bergers et de troupeaux étaient habituels. Mais, depuis longtemps, les prophètes en avaient fait un sujet de prédication privilégié, sur le thème de l’unité du troupeau, le peuple, autour de son berger, Dieu. Les fidèles avaient compris la leçon et chantaient volontiers le psaume, bien connu de nous tous : « Tu es mon berger, ô Seigneur, rien ne saurait me manquer où tu me conduis. » Là nous ressentons la distance culturelle qui nous sépare des textes bibliques : le vocabulaire de la bergerie n’est plus guère à la mode. Aujourd’hui, un homme politique ou un prédicateur serait mal inspiré de nous comparer à un troupeau, ou de nous inviter à ne pas quitter le bercail. Mais, pendant la période biblique, les peuples du Moyen-Orient utilisaient la comparaison de manière positive : un grand roi de Babylone, 1750 ans avant le Christ, se vantait d’être « le berger qui sauve, le berger dont le sceptre est juste. » Les prophètes d’Israël étaient donc certains d’être compris.
     Cependant, en lisant aujourd’hui le texte du Bon Pasteur, nous aurions tort d’en rester aux images bucoliques, aux bergeries romantiques. L’atmosphère est plutôt au drame : Jésus pense à un berger qui meurt pour son troupeau. C’est une image étonnante : quand un berger meurt, il ne peut plus défendre ses brebis. Jésus veut nous dire que par sa mort, il va nous sauver. Il est celui qui s’est complètement dessaisi de sa vie pour que vive le monde. Ce pour quoi il est venu a plus d’importance que sa propre vie. C’est dans ce sens qu’il dit de lui-même : « Je suis le vrai berger, je donne ma vie pour mes brebis. »
     Et il donne sa vie pour ses brebis parce qu’il les connaît, parce qu’il est attentif à chacune, comme il a été attentif à Zachée caché dans son arbre et qu’il a reconnu sans l’avoir jamais vu ; comme il a abordé la Samaritaine et lui a ouvert  la  voie du salut ; comme  il a  appelé Marie-Madeleine par son nom au matin de Pâques. Jésus est passionné par la vie et le bonheur  de ceux qu’il connaît : pour eux, il est prêt à tout donner, prêt à affronter la mort. Mais en même temps, il annonce sa résurrection : « J’ai le pouvoir de donner ma vie et le pouvoir de la reprendre. » Propos qui ont d’autant plus de résonance que les temps approchent : la Pâque prochaine sera celle de sa mort suivie de sa résurrection.
     Voilà le Bon Pasteur, le Vrai Berger, ce Jésus que nous chantons pendant tout le temps pascal, lui dont nous rappelons la mort et la résurrection dans chacune de nos messes. Nous savons combien les hommes recherchent des guides capables d’analyser les situations, de diagnostiquer l’avenir, d’éloigner les dangers qui menacent, d’apporter la sécurité. Réécoutons le discours de Pierre dans la première lecture de ce quatrième dimanche de Pâques : « Ce Jésus, il est la pierre que vous avez méprisée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d’angle. En dehors de lui, il n’y a pas de salut ! » Il n’y a pas d’autre nom par lequel nous puissions être sauvés. Voilà une réalité dans laquelle nous sommes invités à entrer chaque jour davantage un peu plus profondément.

(R. BAUD)

3 mai 2015 - 5ème dimanche de Pâques

Sur les pas de Sainte Bernadette…
Lily-Marie, Noémie et Bertille sont parties en pèlerinage diocésain à Lourdes avec cinquante  enfants de CM2.
En pèlerines motivées, elles ont chaussé les sabots de Bernadette pour partir à la rencontre de Marie….
     « Je rêvais de partir à Lourdes, je ne sais pas pourquoi, dit Bertille. J’ai eu 11 ans le 19 avril, on est partis en car le 20 avril : c’était mon plus beau cadeau d’anniversaire ! »
     « A Lourdes, c’est différent de chez nous, raconte Lily-Marie, les stars, ce sont les malades, les handicapés et les personnes âgées. On a poussé leurs voiturettes bleues, c’était super ! »
Bertille poursuit : « La première fois, j’ai accompagné un monsieur qui s’appelait Maurice, il était gentil mais ne parlait pas beaucoup. A la procession Mariale, j’ai poussé la voiturette de Renée. Elle m’a raconté sa vie, elle était vraiment très gentille. »
     Elles sont toutes les trois allées se baigner dans les piscines. « L’eau était gelée » raconte Lily-Marie (la température de l’eau est de 12 °C !) Noémie ne concevait pas d’aller à Lourdes sans passer par les piscines. Bertille a écouté les dames qui lui ont dit de regarder Marie, et ainsi elle a eu moins froid.
     Elles ont aussi visité les différentes « maisons » de Bernadette : le moulin, le cachot… des noms évocateurs de grande pauvreté. Noémie, Lily-Marie et Bertille ont compris que Bernadette, qui  a grandi dans un environnement plus que misérable, a reçu tout plein d’amour de ses parents : c’est la seule chose  nécessaire pour bien grandir et être heureux ! Noémie a reçu le sacrement des malades. « J’étais assise entre Denise, une dame allongée sur un brancard, et Myriam, une jeune handicapée qui n’arrivait pas à tenir sa tête droite. Denise, elle était drôle, elle connaissait toutes les paroles de la messe et elle parlait tout fort. Elle récitait  tout avant l’Evêque. Quand Père Didier m’a mis l’Huile Sainte sur le front et sur les mains,  je me suis tout de suite sentie très bien. Myriam, elle avait les mains un peu déformées. C’était très impressionnant. A la fin de la messe, la maman de Myriam m’a serrée très fort dans ses bras. Elle m’a dit de ne jamais désespérer, de toujours prier et de garder confiance en Marie. »
     « A Lourdes, le shopping, c’est important ! » affirme Lily-Marie. Elles ont toutes les trois acheté des chapelets, des médailles, des bouteilles d’eau en forme de Marie… En offrant ces cadeaux à leur retour à la maison, elles ont pu raconter et partager ce qu’elles ont vécu et ressenti à la Grotte de Massabielle. Enchantées de leur premier pèlerinage qu’elles ont trouvé « trop cool », Lily-Marie, Noémie et Bertille sont partantes pour y retourner l’année prochaine, peut-être avec leurs parents ?
Ainsi se propagent la Joie et l’Espérance de Lourdes : comme une source délicieusement contagieuse…

♫  Marie, témoin d’une espérance, pour le Seigneur tu t’es levée
Au sein du peuple de l’Alliance, tu me fais signe d’avancer toujours plus loin… ♫

(Propos recueillis par Odile)

17 mai 2015 - 7ème dimanche de Pâques

 En cette journée mondiale des communications sociales,  l’Evangile de ce jour nous donne à contempler Jésus communiquant avec son Père par la prière. Il va offrir sa vie  à Dieu  pour nous sauver. Il prie pour que ses disciples soient et restent unis pour accomplir la mission qu’il leur a confiée : « Témoigner de sa Parole et de la Résurrection ». Il demande  que  Dieu les garde du Mauvais. Jésus leur donne sa joie et  il veut qu’ils soient sanctifiés par son Amour. A nous aussi,  Jésus nous demande d’être unis pour témoigner de la Bonne Nouvelle, d’être pleins de  joie et confiance. Jésus, aide nous à être des hommes et des femmes pleins de courage et de Foi pour communiquer notre joie de croire en la résurrection du Christ et, que vienne sur nous l’Esprit Saint.

(Bernadette St Nicolas de Véroce)

La Journée Mondiale des Communications Sociales, unique célébration mondiale instaurée par le Concile Vatican II (Inter mirifica, 1963), est célébrée en France le dimanche avant la Pentecôte. Le message du Saint-Père pour cette Journée est publié traditionnellement le jour de la fête de saint François de Sales, Patron des journalistes, le 24 janvier.
Cette journée est une belle occasion de faire le point sur nos façons de communiquer en Eglise. Pour nous,  communiquer en Eglise, c’est avant tout entrer en dialogue avec l’autre, l’écouter,  prendre le risque de la différence, chercher à se comprendre. Alors il est heureux que le thème choisi par le pape  François pour cette journée 2015, soit tourné vers la famille. Lieu d’écoute et de communication par excellence, et en même temps lieu où la communication est parfois si difficile ! Puisse notre communication, et les moyens que nous prendrons pour la réaliser, nous aider à stimuler la rencontre…. Toute la rencontre ! Celle des autres, les plus proches comme les plus éloignés, et celle avec Dieu lui-même, le premier communicant, le premier à partir à notre recherche, à nous donner sa grâce et nous communiquer son amour.

 (L’équipe du Sédicom)

24 mai 2015 - Dimanche de Pentecôte

Recevez l’Esprit Saint…
Pâques, Ascension, Pentecôte… trois « expressions » d’un même Mystère ! Si Pâques nous introduit dans la réalité de la Résurrection, source de notre joie, la Pentecôte, nous conforte dans l’idée que le Seigneur « sera avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Mt 28,20) en nous donnant son Esprit. Recevoir l’Esprit Saint, n’est pas un cadeau que nous pourrions garder pour nous seuls ! Ce serait bien mal connaître le Seigneur s’il en était ainsi !
     Quand le Seigneur se manifeste dans nos vies, c’est toujours pour nous confier une mission « Allez donc, de toutes les nations, faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » (Mt 28,19) Cet ordre du Seigneur est toujours d’actualité et nous avons à le mettre en œuvre, sans attendre…
     Comment l’Esprit Saint va-t-il nous accompagner ? Comment être certains de sa présence en nos vies ? Saint Paul nous dit « scrutez attentivement les mouvements de votre âme et regardez ce que ça produit… Amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi » S’il en est ainsi, vous êtes dans la « mouvance » de l’Esprit Saint.
     Je me permets d’ajouter une demande au Seigneur en ce jour de fête… Que son Esprit nous aide à discerner (dans notre vie, dans l’Eglise, dans notre démarche de foi) ce qui est fondamental et ce qui est dérisoire ! Nous confondons si souvent, au point de nous noyer dans des choses tellement futiles !
     A l’heure où les réfugiés se noient en Méditerranée, où la terre tremble au Népal, où la guerre et le terrorisme ravagent le Moyen-Orient, où le désordre climatique menace, et où dans notre pays le vivre ensemble se lézarde… « Ce n’est pas l’heure de traiter avec Dieu des affaires de peu d’importance, quand le monde est en feu » (Thérèse d’Avila) Alors tous ensemble laissons-nous embraser et prenons ce monde dans notre cœur et notre prière.
Belle fête de Pentecôte à chacune et chacun.

(Didier MILANI, votre curé)

31 mai 2015 - Dimanche de la Trinité

Cœur de Jésus, Cœur de Dieu, ton nom est miséricorde... 
Chaque année, l'Eglise propose au peuple chrétien un rendez-vous exceptionnel : « célébrer le Cœur Sacré de Jésus »... contempler ce Cœur transpercé sur la Croix, d'où jailliront le sang et l'eau du Sauveur, source intarissable de vie et d'amour pour notre monde ! Les révélations dont a fait l'objet Sainte Marguerite Marie, religieuse visitandine à Paray le Monial à la fin du XVIIème siècle, tirent leur importance de ce que Notre Seigneur Jésus-Christ, en montrant son Cœur blessé, voulut nous inviter à la contemplation et au culte de l'amour miséricordieux de Dieu pour le genre humain !
     C'est le sens de l'Heure sainte de chaque premier Vendredi du mois avec adoration du Saint-Sacrement. Alors que nous sortons à peine du Temps pascal, prenons le temps de contempler Jésus, lui demandant pardon pour nous, et pour tant d'autres, trop indifférents devant sa « Présence Eucharistique » dans nos Eglises !
     Vénérer le Cœur de Jésus, c'est désirer qu'Il soit connu et aimé partout, avec une attention particulière pour les plus démunis de nos frères et  sœurs proches ou lointains. C'est bien ce que voulait pour nous le Père Victor Braun, fondateur de notre Congrégation, une Congrégation appelée à répondre d'abord et avant tout, avec « compassion », aux besoins perçus partout où elle s'implanterait ! Le Père Braun ne nous disait-t-il pas ? : « Comptez sur le Cœur de Jésus et mettez la main à l'ouvrage » ! Aucune situation ne peut lui être indifférente ! Gardons confiance ! Que la « fête du Cœur  de Jésus » qui se célèbre cette année le vendredi 12 juin soit donc pour chacun de nous l'occasion de nous renouveler dans « son extraordinaire amour de miséricorde ! »

(Sœur Marie-Luc et Sœur Marie - Servantes du Sacré-Cœur de Jésus)

7 juin 2015 - Dimanche du Saint Sacrement

L'Evangile de ce dimanche propose deux courtes paraboles destinées à nous faire prendre conscience  de la démesure du don de Dieu.
     La première débute par la phrase « Il en est du Règne de Dieu... ». Un homme jette une semence sur la terre ; geste ponctuel simple, renouvelé au moment de la récolte : « il met la faucille ». Entre les deux, l'homme vit au rythme du temps qui s'écoule, dans une alternance de passivité et d'activité, de sommeil et de veille. La semence, elle, ne cesse de germer et grandir, de nuit et de jour. Pas d'alternance pour elle, mais une longue germination et une croissance ininterrompues dans la terre. Elle devient d'abord herbe, puis épi, puis blé dans l'épi, symbole de la surabondance de l'action de Dieu qui ne s'arrête jamais de donner vie jusqu'au-delà de l'histoire. L'homme, lui, « ne sait comment ». Il y a contraste entre l'ignorance de l'homme et le savoir-faire de la terre. Ce non-savoir est une image de la foi à l'épreuve de la patience. L'homme n'a aucune maîtrise sur la terre et la fécondité de son action.
     La deuxième parabole établit une comparaison entre l'extraordinaire pouvoir de croissance de la minuscule graine de moutarde et le Royaume de Dieu. On passe du plus petit au plus grand, du temps et sa durée, à l'extension du Règne de Dieu dans l'espace.
     Notre Eglise rencontre de nombreuses difficultés, les catholiques pratiquants sont moins nombreux, le manque de prêtres est patent, mais faisons confiance à la semence de l'Evangile et ouvrons-nous à la Parole afin de découvrir progressivement le Règne de Dieu, même si celui-ci reste un mystère.

(Equipe liturgique de Praz-sur-Arly)

14 juin 2015 - 11ème dimanche du temps ordinaire

Passer du regret à l’émerveillement…
Nous avons une capacité phénoménale à nous (peut-être devrais-je dire « je ») complaire dans le regret d’un passé qui ne reviendra jamais. Cette démarche ne peut que nous conduire à la rancœur…
     Chrétiens nous sommes invités à nous tourner vers l’avenir, car il porte un nom : « Jésus-Christ » et un visage, celui de nos sœurs et frères en humanité qui attendent de nous une attitude ouverte et accueillante. Dire cela nous conduit très vite à une autre difficulté, comment être accueillant et dans un même mouvement montrer que la démarche chrétienne comporte des exigences, parfois incontournables.
     Comment faire ? Peut-être en nous mettant à l’école des jeunes parents, qui sont constamment déplacés dans leurs souhaits nécessairement  exigeants (car ils veulent le meilleur pour leurs enfants)  et les impatiences  irréalistes de leurs jeunes. Entre accueil et exigence s’ouvre le chemin de l’émerveillement. Là encore regardons des jeunes parents penchés sur le berceau du nouveau-né qui vient d’arriver dans leur maison, laissons-nous toucher par cette «contemplation »…
     Le prophète Jérémie (31,17) dit « Ton avenir est plein d’Espérance ». Effectivement pour le croyant, à l’encontre de ce que dit le monde, l’avenir est ainsi rayonnant.
Une condition s’impose à nous, accepter ce que Dieu nous propose pour demain, en lâchant ce qui fait nos immobilismes d’aujourd’hui. Que fait un petit enfant qui apprend à marcher… Il laisse la main rassurante de son père ou sa mère et se projette vers l’avant. Qu’est-ce qui lui donne cette audace ? La certitude d’être accompagné… Serions-nous alors moins certains de la présence de Dieu que l’enfant envers celle de ses parents ?
     Puissions-nous être ensemble des émerveillés, exigeants, tournés délibérément vers l’avenir heureux de savoir le Ressuscité à nos côtés.

(Didier MILANI, votre curé)

21 juin 2015 - 12ème dimanche du temps ordinaire

Hommage au père Clément Allard, originaire de Megève, décédé le 17 juin 2015

Cher Clément,
En septembre 1991, je quittais la Flatière pour entrer au séminaire. Il m’a été proposé de faire la première partie de mon stage en paroisse à Notre Dame de Liesse à Annecy, auprès du Père Charles Bouvard, curé, et où tu étais vicaire.
Nous faisions alors connaissance, j’ai découvert les traits marquants de ton inoubliable personnalité.
Tes nombreuses qualités me laissent le souvenir d’une personnalité de foi et de très grande humanité. Chacun de ceux qui t’ont connu et approché, pourraient en énumérer beaucoup.
Pour ma part, je soulignerais, ton extrême attention aux autres, tout particulièrement les plus pauvres. Les sollicitations à la porte d’une paroisse de centre-ville ne manquaient pas, et tu savais y répondre, avec une efficacité à nul autre semblable, et dans une discrétion dont tu avais le secret.
J’en ai été moi-même bénéficiaire de cette gentillesse, puisque je t’avais confié (imprudemment) en arrivant à la paroisse que j’aimais beaucoup le pain frais au petit déjeuner… Chaque matin, pendant deux ans, quelle que soit l’heure du lever, je trouvais à la cuisine la baguette de pain que tu avais déposée sans rien dire…
Bien entendu, comment ne pas évoquer ta mémoire et ta culture qui me paraissaient sans limites. Là encore, tu savais l’utiliser avec toujours un clin d’œil malin pour permettre à tes interlocuteurs de ne pas se sentir écrasés et les mettre ainsi en capacité de te répondre.
Tu étais un homme de foi, de parole, avec lesquelles il ne fallait pas transiger. J’ai toujours pensé que cette attention aux autres était la meilleure expression (entre autres choses) de ton ministère de prêtre.
Que le Seigneur de Miséricorde t’ouvre largement les bras dans son Royaume. Que tes frères en humanité que tu as si bien servi te fassent un cortège de lumière pour t’accueillir.
Quant à moi, c’est un grand merci que je t’adresse en regardant le Ciel avec un petit sourire en pensant à tout ce que nous avons partagé, malgré la tristesse qu’il y a dans mon cœur de te voir partir.
A Dieu, Clément…  
Didier MILANI, ton curé.

28 juin 2015 - 13ème dimanche ordinaire

Aux Parents.....
Le catéchisme n’est pas une activité comme une autre et quand bien même les séances sont «coincées» entre le cours de Japonais et celui de yukulele, il faut insister sur la mission de la catéchèse qui n’est pas à proprement parler destinée à faire briller en société ! Eduquer nos enfants, développer leurs capacités physiques et intellectuelles, c’est notre devoir; les aimer est indispensable; leur donner la possibilité de vivre dans l’amour du Christ, c’est leur donner une force de vie qu’ils ne connaitront nulle part ailleurs.
     Beaucoup d’entre nous parents y voient un moyen d’entretenir notre identité Judéo-Chrétienne et d’en transmettre les fondements à nos enfants. C’est vrai, mais là n’est pas l’essentiel, cet essentiel que St Exupéry nous invite à redécouvrir et à suivre...
         « L’ESSENTIEL EST INVISIBLE POUR LES YEUX, ON NE VOIT BIEN QU’AVEC LE COEUR »
Il s’agit justement du coeur. C’est au coeur des enfants que nous, catéchistes, nous adressons. Le coeur d’un enfant est pur, innocent, avide d’aimer sans condition et sans restriction, prêt à rencontrer Dieu et son Fils Jésus Christ.
     Il sait intuitivement et instinctivement que Jésus l’aime, mais il est parfois utile de l’accompagner sur son chemin vers Dieu, pour lui permettre de conserver cet Amour intact, pour grandir avec lui et la paix qu’il apporte, pour qu’un jour, lui aussi, puisse affirmer que l’Amour est plus fort que la mort et que vivre dans la lumière et non dans les ténèbres, est l’éclatante vérité du Christianisme, source de bonheur et de paix entre tous les Hommes.
     Il y a bien une grande richesse spirituelle, morale et, osons le dire, sentimentale qui remplit et guide nos vies lorsque la Parole du Seigneur se fait claire. Oui, et en toute modestie, nous, catéchistes, sommes fières de participer au renforcement de la Foi de vos enfants et c’est un grand honneur que celui de leur tenir la main pour les guider, ne serait-ce que quelques instants.
Merci de votre confiance.

(Elisabeth Desmazes-Charvet)

5 juillet 2015 - 14ème dimanche ordinaire

Va et rebâtis mon Eglise…
Un rassemblement diocésain pour les 25-45 ans est organisé à la Roche sur Foron, le 11 octobre 2015 sur invitation de notre Evêque, Monseigneur Yves Boivineau.
L’équipe organisatrice, riche de deux précédentes expériences a imaginé cette fois-ci, une nouvelle formule sur le thème « Va et rebâtis mon Eglise » Le Christ a besoin de chacun. L’idée est de vivre une journée conviviale où chacun est là pour apporter sa pierre.
Célibataire ou en couple, avec ou sans enfant, loin ou proche de l’Eglise, nous vous y attendons.
Les enfants seront tous accueillis et vivront la journée de façon adaptée à leur âge.
Les informations sont disponibles sur le site internet du diocèse et sur les tracts disposés au fond de l’église.
Si vous n’êtes pas dans cette tranche d’âge, n’hésitez pas à en prendre pour vos familles et amis.
L’équipe organisatrice compte sur chacun de vous pour la réussite de cette journée du 11 octobre prochain !

(Didier MILANI, votre curé)

12 juillet 2015 - 15ème dimanche ordinaire

On est une paroisse qui déchire !
Voilà ce qu’on pouvait entendre résonner le samedi 30 mai au presbytère de Megève.
     A la suite des paroles du Pape François « Chers jeunes, je vous invite à mettre vos talents au service de l’évangile », les jeunes du groupe Espérance ont organisé le tournage d’un lipdub.
Cela faisait un an qu’ils travaillaient à ce projet qui avait pour but de créer un évènement qui rassemblerait les enfants du caté, les jeunes de l’aumônerie, les lycéens et étudiants, et ainsi de montrer à l’ensemble de la paroisse tout ce qui est proposé pour les jeunes.
Chacun s’est beaucoup investi et au terme d’une journée de travail, ils ont pu visionner leur clip. Fiers de leur réalisation, ils ont atteint leur objectif et nous montrent qu’il est possible de faire unité.
     Comme le rappelle l’évangile de ce jour, Jésus nous invite à devenir les témoins de la Bonne Nouvelle. Il nous envoie en mission.
Sachons avoir confiance en lui et faisons confiance aux jeunes qui nous réservent de belles surprises et qui sont prêts à donner de leur temps pour témoigner de leur foi.
Sachons accueillir leurs propositions et leur faire une place dans nos communautés, car, à leur manière, ils témoignent de l’amour du Christ.
Les jeunes seront fiers de vous présenter leur clip lors du 20 septembre, date incontournable de la fête de la paroisse à ne pas manquer pour pouvoir bien commencer l’année. Quelques photos sont disponibles sur le site pour vous donner l’eau à la bouche.

(Anne-Sophie Chavand)

19 juillet 2015 - 16ème dimanche ordinaire

 Ils étaient comme des brebis sans berger !
Plutôt que de m’arrêter à l’oracle de malheur de Jérémie, je préfère avancer plus loin de quelques lignes… (ce n’est pas faire abstraction de réalités défaillantes, mais c’est résolument tourner la page d’un passé obscur, ou d’évènements douloureux, ou d’erreurs)… et me tourner vers la prophétie de bonheur qui termine la première lecture de ce dimanche :
     « Je ramènerai mes brebis dans leur enclos, elles seront fécondes et se multiplieront. Je susciterai pour elles des pasteurs qui les conduiront ; elles ne seront plus apeurées ni effrayées, et aucune ne sera perdue. »
« Voici venir des jours, oracle du Seigneur, où je susciterai un Germe juste : il règnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice. En ces jours-là, Israël habitera en sécurité ! »
     Que voilà donc une bonne parole de bénédiction ! Je m’en délecte dans l’espérance. Avec Toi, Jésus, tout devient possible : «  Il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix, et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne il a tué la haine. Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient  proches. »
     Est-ce que je choisis de savourer ces bonnes choses, de m’appuyer sur ces paroles de vie au lieu de garder en ma bouche des paroles de fiel, ou de ressasser des ressentiments, des regrets stériles ou allez savoir quoi encore ! Parce que cela peut m’arriver, mais oui, même en étant fils ou fille de l’Eglise. Tout peut nous guetter : le pire et le meilleur. Alors Seigneur, je veux m’attendre au meilleur avec Toi !
     Et puis, j’ai peut-être besoin de détente, de calme, de ressourcement ? «  Venez à l’écart, et reposez-vous un peu ! «
Parole bienveillante pour un corps pastoral qui peut être épuisé, déçu, désarçonné, démotivé et chez qui la bonne nouvelle de l’évangile s’affadit !
Consolation pour les affligés qui peuvent goûter à la beauté de la nature et au réconfort du soleil !
Bienvenue à nos amis vacanciers qui nous arrivent dans ces verts pâturages !. 
Jésus lui-même est saisi de compassion pour nous tous : vous, moi, nos frères…
Il est, Lui, notre berger, rien ne saurait nous manquer !

(M. Françoise Bouchex, La Giettaz)

26 juillet 2015 - 17ème dimanche ordinaire

Rencontre de fin d'année au MCR....
C'est à Chaucisse que les retraités du MCR de la paroisse se sont rendus en ce jeudi 16 juillet, en guise de voyage de fin d'année pour passer un moment d'amitié et partager leurs réflexions sur le thème de l'année écoulée: "La retraite, un bonheur possible".
     Chaucisse ! ...un clocher de notre paroisse que beaucoup ne connaissaient pas et pourtant sa visite en vaut le détour !
De Saint Nicolas la Chapelle, une route sinueuse vous mène on ne sait où, quand, au détour d'un virage, vous découvrez le clocher de ce hameau préservé, situé à 1 290m d'altitude, dans un environnement exceptionnel.
     C'est un émigrant savoyard né en 1750 qui offrit à son village natal une chapelle dédiée à saint François de Sales qui sera élevée au rang d'église en 1828, et c'est sous les voûtes bleues de ce magnifique sanctuaire qui exprime le style baroque, que nous avons célébré la messe avec le Père Jean Duval et la présence du Père Joseph Rey.
     Après avoir goûté le silence, le calme, la sérénité de ce lieu, la beauté de l'environnement, c'est dans l'ancienne salle de classe que nous avons partagé le repas tiré des sacs dans une ambiance joyeuse.
Puis vint le moment de partage de nos réflexions et ce ne fut pas triste !
Que de fois le mot "joie" ne fut-il pas prononcé !
Oui, la retraite est un bonheur possible, il ne faut pas le chercher en vain, mais savoir l'accueillir dans la Création, la famille, les rencontres, les partages, les petits, les mal-aimés de notre société avec le Christ et son Evangile.
     On aurait pu prolonger longtemps ce temps de réflexion mais il était temps de se quitter.
Les poignées de mains chaleureuses, les sourires et les souhaits de renouveler ces partages sont témoins d'une belle journée... de bonheur possible !

Connaître le Mouvement Chrétien des Retraités :
Mouvement d'église présent dans tous les diocèses de France, il est composé d'équipes locales qui se réunissent une fois par mois pour écouter, dialoguer, partager leurs joies, leurs peines, leurs questions et donner du sens à leur vie à la lumière de la Parole de Dieu, autour d'un thème.
"Temps nouveaux, monde nouveau" c'est le thème de l'année 2015-2016 que nous vous présenterons au mois d'octobre lors de notre rencontre de rentrée.
Nous les retraités, jeunes et moins jeunes, ne devons pas être à la traîne de ce monde nouveau, nous ne sommes pas seulement des témoins du passé, mais les acteurs de ce monde présent.
Nous vous invitons à nous rejoindre nombreux et vous donnons donc rendez-vous au mois d'octobre !

(Christiane, Les Contamines Montjoie)

2 août 2015 - 18ème dimanche ordinaire

Communication au sujet de « Fleur des Neiges » (St Gervais) et des « Gentianes » (Combloux)
Depuis 20 ans, le Centre d’Accueil « Fleur des Neiges » est animé par les Sœurs de l’Assomption  et celui des « Gentianes » par les Sœurs Augustines. Ce dernier était fermé cette année mais beaucoup parmi vous savaient qu’un discernement était en cours : depuis quelques années en effet, la Congrégation des Sœurs Augustines (Augustines de Notre Dame de Paris, ANDP) est en marche vers une « fusion » avec la Congrégation des Religieuses de l’Assomption. Cela allait demander un choix, car il n’était pas envisageable de garder deux Centres d’Accueil dans la même région. A présent, ce choix est rendu officiel :
     - L’unique Centre d’Accueil sera à Combloux : il y aura donc un transfert géographique de « Fleur des Neiges » à Combloux, en été 2016, quand la fin de quelques travaux le permettra.
     - Cette année 2015-2016, la Communauté religieuse reste à Fleur des Neiges : dès le mois de septembre 2015, elle comprendra cinq sœurs dont trois sœurs de l’Assomption et deux sœurs Augustines : Sr Ghislaine, Sr Anne-Pierre, déjà présentes, auxquelles s’adjoindront Sr Marie-Suzanne (Assomption), Sr Marie-Hélène et Sr Sylvie (Augustines).
     Cette  nouvelle nous bouscule tous un peu, soit pour regretter, soit pour se réjouir. Vous qui êtes nos proches, nos amis, des hôtes habitués à l’un ou l’autre lieu, vous êtes ainsi amenés à vivre avec nous cette « page d’Eglise » qu’est une « fusion » (terme employé dans l’Eglise quand une Congrégation choisit de se « fondre » avec une autre POUR PLUS DE VIE). Nous demeurons avec vous dans notre Paroisse Ste Anne d’Arly-Montjoie, notre Diocèse d’Annecy, et cela est une bien grande joie !
     Ensemble donc, confions cette réalisation au Seigneur qui conduit toute chose ! Vous êtes toujours bienvenus au Centre d’Accueil, en ce temps particulier de notre Communauté en chemin !

(Srs Blandine, Ghislaine, Anne-Pierre, Huguette, Danielle)

P.S. Plusieurs parmi nous vont donc quitter Fleur des Neiges, après le 15 août : Sr Blandine et Sr Huguette sont envoyées à Lyon ; Sr Danielle, à Compiègne ; Sr Françoise-Bernadette est déjà à Montpellier.

9 août 2015 - 19ème dimanche ordinaire

Dieu est parti en vacances…
Au Paradis, tous les Saints s'affolent, les demandes ne cessent d'affluer, mais voilà : Dieu est parti en vacances sans laisser ses coordonnées ! Il a coupé son téléphone portable, et ne répond même plus aux mails…
Mais où donc est-il allé cette année ?
- Auprès de cette jeune femme enceinte que son compagnon vient de quitter.
- Chez l'enfant qui passe un mois chez papa, un mois chez maman et qui s’adapte tant bien que mal à sa nouvelle vie.
- Ecouter la souffrance de cet homme, qui a dû dire « adieu » à sa femme, tombée accidentellement en montagne.
- Au détour d'une rue, rencontrer des jeunes qui n'ont d'autre horizon que la grisaille du quartier.
- Dans un presbytère, aider ce prêtre à retrouver joie et espérance dans sa mission.
- Soutenir cette maman débordée par ses trois enfants en bas âge.
- Au chevet de cette dame à qui l’on vient d’annoncer une maladie incurable.
- Consoler les parents d’un jeune accidenté de la route.
- Prendre soin de cet homme qui vient de voir mourir son frère.
- Visiter la personne âgée dont les enfants sont partis pour tout l’été.
- Redonner confiance à des paroissiens en souffrance.
- Aider les parents de cette handicapée à reprendre des forces.
- Encourager l'étudiante angoissée par sa prochaine rentrée.
- Prendre soin de cette famille endettée qui n'aura pas le loisir de voyager.
Mais aussi dans le silence des retraites, la joie toute simple des familles réunies, la spontanéité des pique-niques en montagne, la pauvreté de chaque église dépeuplée, les moments d'amitié partagée ...
Voilà…
Si nous voulons le rencontrer, nous savons où le trouver !

(Pôle Central)

16 août 2015 - 20ème dimanche ordinaire

Dimanche de fin d’été, ou presque, et lendemain de la fête de l’Assomption de Marie, une bonne occasion pour partager avec paroissiens résidents et vacanciers, ce que nous sommes et ce que nous vivons comme Religieuses de l’Assomption.
     Au milieu du dix-neuvième siècle, notre fondatrice, Sainte Marie Eugénie de Jésus a fondé une congrégation, à la fois contemplative et apostolique. Son but était de tout restaurer dans le Christ, de transformer la société par l’Evangile. Elle a choisi de le faire par l’éducation des filles, à cette époque-là, pour former les « femmes de demain » qui auraient ainsi une influence sur leurs maris, et sur leur temps.
     Quels étaient les points forts de sa pensée et de ses intuitions ? Sur quoi repose aujourd’hui encore notre spiritualité ? Une foi vive qui s’enracine dans la prière personnelle et liturgique, que nous aimons partager avec les laïcs. L’amour de notre temps, que nous voulons aimer afin de lui annoncer la Bonne Nouvelle du Christ. Un regard large et constructif, un esprit critique sur les évènements et les courants de pensée. Un grand amour de l’Eglise, à la fois humaine et porteuse du message évangélique. Une liberté intérieure que nous traduisons par une formule qui nous est chère : « le dégagement joyeux ».
     Nous sommes une congrégation internationale, nous sommes dans 32 pays, et vivons cette universalité comme une richesse et un défi. Nous nous réjouissons de toutes les occasions de la vivre. Cette semaine, à Fleur des Neiges, se réuniront pour travailler  les cinq conseils des provinces d’Europe : Angleterre, Espagne, Europe du nord, Italie et France. C’est une joie pour nous de les accueillir dans ce pays aux paysages magnifiques, et de leur faire découvrir notre région. 
     Nous vous offrons cette parole de confiance de notre  fondatrice : « C’est Dieu qui conduit tout, et jamais main plus amoureuse ni plus sage ne saurait conduire nos destinées »

(Vos sœurs de l’Assomption)

23 août 2015 - 21ème dimanche ordinaire

La prière : nourriture spirituelle
Qu’y a-t-il de plus beau que la prière que chacun peut dire dans son cœur ? C’est un moment privilégié où l’on se met en relation avec Dieu le Père.
     La prière est une ressource qui nous aide à nous recentrer sur la vie de chaque jour. Elle nous permet de sentir la présence du Seigneur. Par la parole, la pensée, chacun peut se confier : faire part de ses joies, ses craintes, ses espérances et surtout redire son amour à Dieu.   La prière nous guide sur le chemin de la foi. Elle nous donne la force nécessaire pour construire notre vie, pour aller vers les autres, pour aider au bonheur. La prière nous permet de redire notre confiance à Dieu chez soi, à l’église, seul ou en groupe.
C’est la conviction de notre cœur.

(Michèle et Luc Dumax - St Nicolas la Chapelle)

30 août 2015 - 22ème dimanche ordinaire

A propos de la fête de rentrée de la paroisse … quelques précisions … A plusieurs reprises vous avez été sollicités pour préparer des questions… Certains n’ont pas bien compris me dit-on…
     Nous allons faire un grand jeu (style jeu de l’oie) dont le but est de  permettre la rencontre des générations… Les plus jeunes courront pour découvrir des questions cachées dans la nature, et ils engageront le dialogue avec les moins jeunes pour tenter d’y répondre. Vous voyez que le but est de prendre un temps de réflexion jeunes/anciens plus large que la simple réponse à la question.
     Donc ces questions, c’est à vous de les préparer munies de leurs réponses et les envoyer. Je vous donne un exemple
 – « Qui a fait construire le calvaire de Megève ? »
 – Réponse le père Ambroise Martin.
     Le dialogue peut alors s’engager entre jeunes et anciens, sur la personnalité de ce prêtre, l’époque à laquelle il a vécu avec la difficulté que cela comportait, etc… Vous voyez, c’est tout simple.
Merci de très vite vous mettre au travail, si ce n’est déjà fait…
Merci à ceux qui ont déjà bien travaillé.

(Didier MILANI, votre curé)

6 septembre 2015 - 23ème dimanche ordinaire

C’est la rentrée… La paroisse Sainte Anne d’Arly-Montjoie a, elle aussi, préparé son cartable de rentrée.
Un sac avec des bretelles, pratique pour prendre la route !
Un sac qui n’est pas très lourd, surtout si on le porte à plusieurs.
     A l’intérieur, on a pris soin d’y déposer :
- une belle boîte de crayons de couleurs, tous bien taillés, qui donneront envie de dessiner d’innombrables groupes d’enfants catéchisés, des assemblées dominicales de jeunes, des rencontres festives de paroissiens radieux.
- un CD de chants tout nouveaux, avec des rythmes et des refrains qui réjouiront petits et grands et qui inviteront à prier et à chanter tous ensemble.
- une Bible toute neuve que l’on ouvrira tout au long de l’année, au gré des questions et des interrogations mais aussi chaque fois qu’une difficulté apparaîtra.
- un grand classeur avec beaucoup d’intercalaires pour bien distinguer les différents mouvements de la paroisse et toutes les équipes qui vont s’engager avec joie et dynamisme.
     Inutile de penser à mettre l’Esprit Saint dans le sac : Il court déjà partout, soufflant sur chacun et chacune d’entre nous, nous animant  de rêves et de projets parfois surprenants…
Il nous invite à être confiants, à revoir nos priorités afin de nous donner les moyens de participer activement à la vie de notre paroisse, à bousculer nos habitudes pour reprendre joyeusement la route avec Jésus.
Alors bonne et heureuse rentrée à chacun et chacune !

13 septembre 2015 - 24ème dimanche ordinaire

La foi n'est pas innée, elle n'est pas acquise une fois pour toujours, elle se construit tout au long de la vie. La paroisse organise des espaces qui favorisent la germination, le développement et l'expression communautaire de la vie chrétienne. Elle permet à chaque baptisé, à chaque âge de la vie humaine, de vivre et faire vivre la relation d'Amour qui le lie au Christ et aux hommes.
     L'éveil à la foi, la catéchèse, l'aumônerie collégien et le groupe Espérance sont des espaces de notre paroisse, dédiés aux enfants et aux jeunes pour vivre et exprimer leur foi, selon leur âge.
     Un jeune collégien nous partage sa motivation de participer aux rencontres mensuelles. « L'aumônerie c'est un temps convivial, on partage un goûter et on se fait des amis. L'aumônerie c'est  un lieu où l'on peut s'exprimer sans préjugé, sans crainte d'être jugé. Notre parole est écoutée et les points de vue de chacun sont pris en compte et doivent être respectés par tous. C'est intéressant d'avoir l'avis des autres, selon ce qui se passe, dans la journée on y repense. Les différents thèmes abordés tout au long de l'année ouvrent notre réflexion et nous permettent de trouver des idées et des paroles de prières. »
     Sur la paroisse l'aumônerie est constituée de deux groupes, un à Megève, pour le Pôle central et un à St Gervais pour le Pôle Montjoie. Les thèmes et les préparations sont communs ainsi que les temps forts. Les deux groupes souhaitent accueillir plus de jeunes et recherchent de nouveaux animateurs. Les animateurs d'aujourd'hui sont des parents ou grands-parents qui partagent leurs chemins de foi et essaient de permettre à chaque jeune de trouver et créer son propre chemin.

(Marie-Paule et Nans)

20 septembre 2015 - 25ème dimanche ordinaire

Dans l’évangile de ce jour, quel contraste entre les préoccupations de Jésus et celles des disciples ! Jésus nous parle de sa vie, de sa mort, de sa Pâque. Jésus est centré sur sa mission alors que les disciples sont dans des considérations beaucoup plus terre à terre. « Qui est le plus grand parmi eux ? »
     De nos jours, si la question nous était posée : « de quoi discutiez-vous en chemin » ? Que répondrions-nous ? Ne sommes-nous pas trop préoccupés de nos apparences, de nos envies, de nos pouvoirs, de nos avoirs, de nos petites personnes …
     Mais le Christ ne fait pas de reproches aux disciples. Alors ne nous décourageons pas, si nous sommes au même point qu’eux. Si malgré tous nos défauts, nous nous laissons rejoindre et interpeller par cette scène de l’Evangile, si nous persistons dans notre désir de le suivre, alors comme Pierre nous pourrons dire : « Seigneur, toi qui sais tout, tu sais bien que je t’aime » (Jean 21,7). Ouvrons également nos yeux et nos cœurs à l’autre, aux petits, aux migrants de toutes confessions, par lesquels le Christ est présent aujourd’hui.
     En ce début d’année scolaire, nous sommes tous rassemblés (au moins en pensée) pour la fête de notre paroisse ; que tous nous nous sentions accueillis malgré (et avec) nos différences !

(Fabienne, Karine, Jacqueline)

27 septembre 2015 - 26ème dimanche ordinaire

Un site paroissial, pour quoi, pour qui ?
Même si la presse chrétienne écrite reste un outil de prédilection pour une culture humaine et spirituelle, Internet est bien là, révélateur de la transformation de la société. Nous ne pouvons l’ignorer. L’Eglise a pris conscience de son importance.
     Notre site paroissial fait partie, depuis quelques années, des “mini-sites” proposés par le diocèse et reliés au sien. Les informations ne sont pas uniquement la vitrine de ce qui est déjà sur la feuille de la semaine que vous pouvez d’ailleurs consulter et télécharger. Vous y trouvez également tout ce qui concerne la paroisse, sa manière de fonctionner, les horaires des célébrations, les agendas, les propositions de toutes sortes.
     Un site est - ou devrait être - un vrai outil pastoral, vecteur d’évangélisation, mettant en contact avec Jésus-Christ et une Eglise, communauté où se vit l’unité et la charité. Que notre site soit vivant, qu’il prenne en considération ce que vivent les gens, qu’il soit au service de la Parole, telle est notre ambition. C’est dans cette réalisation que pourrait se constituer un groupe de réflexion pluridisciplinaire de quelques personnes motivées. Elles n’auraient pas besoin de connaître nécessairement les outils informatiques, bien que ce serait un plus... D’autres s’en chargeront…
     Sentez-vous concerné(e)… et dites que vous répondrez à cette invitation. Merci.

(Anne-Marie Duvillard)

4 octobre 2015 - 27ème dimanche ordinaire

VEA, Vivre Ensemble l’Evangile Aujourd’hui est un mouvement d’Eglise créé en 1975. Il s’adresse aux personnes de tous âges, de toutes catégories sociales, croyants ou incroyants.  Nous avons : des rencontres par équipe (à Bogève, Megève, Sallanches et Servoz), deux temps forts par an, et marchons en montagne.
     Dans notre paroisse, huit personnes se retrouvent mensuellement pour partager un passage d’Evangile et une expérience de vie parce que…dire nos soucis, c’est déjà les dépasser, parler de nos peurs, c’est déjà avancer, exprimer nos joies, c’est déjà être heureux, évoquer nos repères, c’est important, car nous en avons besoin.
     Le mouvement s’appuie sur l’Evangile de Luc : “Les disciples d’Emmaüs”. L’amertume qui s’exprime dans leur discours nous montre que notre propre fatigue ou déception ne sont pas irrémédiables. Comme eux, nous avons aussi besoin de les exprimer et de percevoir que le Seigneur marche à nos côtés, qu’Il est avec nous jusqu’à la fin des siècles.
     Cette année a eu lieu le Rassemblement National à Lourdes : « Réveille notre Espérance au souffle de ton esprit » ; nous étions 24 personnes du diocèse à nous y rendre. Nous avons approfondi ce thème en équipe avant de partir, bénéficié des intervenants et des témoignages sur place mais l’expérience nous montre qu’il n’est pas facile de rester témoins d’Espérance dans le contexte quotidien.
     C’est ainsi que nous vous invitons à nous rejoindre pour la matinée de réflexion  de notre Assemblée Générale : « l’Espérance : de la théorie à la pratique… »
le 8 octobre dès 9h à Megève au Belmont, 44 rue du Crêt du midi.
Vous pourrez partager ensuite notre repas canadien
Inscriptions : Anne Bielawski Jacquet : 06.28.29.34.84

11 ocotobre 2015 - 28ème dimanche ordinaire

Le groupe Espérance vous attend !
Avec le groupe Espérance constitué de jeunes lycéens et post-bac de la paroisse, nous nous regroupons une fois par mois, pour discuter sur un sujet en relation avec Jésus et pour parler de ce que nous avons parfois du mal à comprendre dans notre religion, avec le prêtre Didier Milani. Nous participons ensuite à une veillée ou à une messe dans le village où nous nous sommes réunis puis partageons un repas tous ensemble dans la joie et la bonne humeur.
     Avec nos animateurs, en début d'année, nous réfléchissons à ce qu'on pourrait faire dans l'année tous ensemble. Cette année, par exemple, nous sommes allés à Lyon pour voir un concert de Glorious.
     Plusieurs d'entre nous ont aussi participé au pèlerinage de Lourdes en tant que brancardiers pendant les vacances d'avril. En allant dans ce lieu, nous ne nous imaginions pas voir autant de monde et vivre une semaine aussi géniale. Nous avons fait connaissance avec d'autres jeunes du même âge et du même diocèse. C'est une expérience merveilleuse ; on rencontre des personnes avec un cœur énorme qui sont joyeuses même avec leur maladie ou leurs problèmes. Les monuments de Lourdes sont magnifiques avec la grotte qui est toute lisse tant beaucoup de personnes la touchent ;  la basilique est superbe ; l'église souterraine est immense et fait chaud au cœur quand elle est pleine. Nous retournerons faire le pèlerinage avec grand plaisir l'année prochaine pour revoir les malades et nos amis.
     Par les paroles de ce chant, qui était l'hymne des brancardiers pour cette année, nous vous  invitons à nous rejoindre :
          Toi + moi + tous ceux qui le veulent
          + Lui, ce Dieu pour qui on se rassemble
Allez, venez  nous retrouver, pour réfléchir et partager des idées et même pour prier !

(Camille Morand (Megève) Justine Dupuis (Saint Gervais) lycéennes)

18 octobre 2015 - 29ème dimanche ordinaire

Louis et Zélie MARTIN
Dans la famille de la petite Thérèse, je voudrais.... les parents ! 
A l'occasion de leur canonisation en couple, ce dimanche 18 octobre à Rome et aussi en plein synode de la famille, nous pouvons fêter la famille, nos familles, remercier, rendre grâce ou demander des grâces par leur intercession.
     Zélie Martin, fut une femme active, chef d’entreprise de dentelle d’Alençon, engagée pour la justice, épouse amoureuse : (« Ta femme qui t’aime plus que sa vie »- extrait de lettre), mère comblée et éprouvée, malade et toujours confiante. Laissons à Thérèse les derniers mots : « De Maman, j’aimais le sourire, son regard profond semblait dire : « L’éternité me ravit et m’attire, je vais aller dans le ciel bleu voir Dieu ! »
     Louis : C'est un homme sensible, écrit de lui Zélie, un mari et un père aidant, plein de passion, décrit à travers une large palette d'émotions. Il aime jouer et a le sens de l'humour, toujours patient et compréhensif envers les besoins de sa femme et de ses enfants.  Un homme qui prend en charge, offrant son support et sa force dans diverses situations. Un homme consacré à sa famille et à celle de Zélie qu'il a acceptée comme la sienne. Un homme qui fut un partenaire à part entière dans l'éducation des enfants, constamment présent et sensible à leurs besoins. Louis, horloger de son métier, était aussi un habile homme d'affaires qui possédait un portefeuille important. Il a investi dans l'immobilier, détenant plusieurs propriétés. De sorte que grâce à ses succès financiers, il a pu prendre sa retraite à un âge précoce, assurant la sécurité financière de la famille tout en continuant à donner largement aux  pauvres et aux missions étrangères.
     Quel hommage rendu à un couple dans sa sainteté, quelle grandeur accordée à la vie de famille dans la petitesse de sa vie quotidienne, à la fécondité de l’amour humain pour le Royaume.         

(M.F Bouchex, La Giettaz)

25 octobre 2015 - 30ème dimanche ordinaire

L'équipe « Mariages » de la paroisse Sainte Anne d'Arly-Montjoie
Depuis plusieurs mois maintenant, nous avons la joie d'accueillir les demandes de mariages qui seront célébrés dans nos églises. En effet, les relais « Annoncer » invitent désormais les fiancés à nous contacter par téléphone (06 37 21 13 91) ou par mail : mariages.sainte.anne74@gmail.com    
     Missionnée au printemps dernier par le Père Milani, notre équipe est constituée de paroissiens représentant les particularités de chaque communauté locale. Guidés et éclairés par l'Esprit Saint, nous nous appuyons sur les exigences posées par l'évêque d'Annecy en mars dernier.
     Notre rôle consiste à donner différentes informations aux fiancés (lieu, date et heure possibles, dates et modalités des préparations) et ainsi faciliter l'organisation de leur mariage. Nous avons à cœur  de  répondre aux différentes interrogations des futurs mariés, de les aider dans leurs démarches et leurs réflexions. Nous essayons d'accueillir chaque couple avec bienveillance et de respecter autant que possible leurs choix et leurs priorités.
     Parfois, notre mission est très difficile, car malheureusement, il nous arrive de ne pas pouvoir répondre favorablement aux fiancés qui ne présentent pas les conditions désormais requises pour pouvoir se marier chez nous.
     En effet, notre curé, le père Milani s'est vu contraint de rappeler les règles bien précises de l'Eglise ; règles que nous nous devons de faire respecter dans toute la paroisse. Voilà pourquoi nous lui avons demandé de ne pas révéler notre identité !  Notre anonymat nous permet de mener à bien notre mission et nous évite d'avoir à subir des pressions, quelles qu'elles soient.

1er novembre 2015 - Dimanche de tous les Saints

Chers paroissiens,
Lorsque je suis arrivé, il y a deux ans, je vous ai dit : « Sans vous, je ne peux rien faire. », paraphrasant Jésus qui confiait à ses amis : « En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jn 15,5)
Aujourd’hui, avec l’Equipe d’Animation Pastorale (EAP) qui partage ma charge de curé et avec le Conseil Pastoral de Paroisse (CPP), nous avons besoin de votre participation.
     Avant toute idée de réorganisation du conseil de paroisse, c’est une démarche de foi qui est proposée. Il est en effet important que chaque communauté soit vivante mais aussi que l’ensemble de la  paroisse Ste Anne vive et constitue « le Corps du Christ. »
Nous vous proposons avec vous de constituer le nouveau Conseil Pastoral de Paroisse (CPP)
     Pour ce faire une consultation va être mise en place.
Vous serez invités à partir du 1er novembre à proposer un ou deux noms de personnes pouvant être référents de votre communauté et constituer le Conseil Pastoral de Paroisse. Ce choix se fera chez vous dans la réflexion et la prière, il devra, dans la mesure du possible, être motivé.
     Ce référent aura la responsabilité de constituer et d’animer une équipe dans sa communauté locale (à partir des relais existants),  pour remplir les services  afin que tous les domaines soient pris en compte et assurés. Ces référents seront les interlocuteurs du curé et de l’Equipe d’Animation Pastorale, ils auront pour mission de transmettre les informations, souhaits et attentes de tous et de faire part à tous des décisions prises en conseil pour la paroisse. Le mandat du référent sera de trois ans,  renouvelable une seule fois.
     Pour la consultation chacun(e), individuellement et confidentiellement, est donc invité(e), dans la réflexion et la prière à écrire un ou deux noms de personnes qu’il (elle) verrait bien remplir ce rôle et  l’envoyer dans l’enveloppe proposée en précisant bien le nom de la communauté à laquelle il appartient.
Des enveloppes et bulletins sont à votre disposition dans chaque église, à faire parvenir à la maison paroissiale de Megève au plus tard le 6 décembre 2015.
     Vous pouvez également répondre à l'adresse mail suivante : consultationparoisse@gmail.com
Ce projet ne pourra être vivant que s’il est reçu dans l’idée de construire la Paix et l’unité dans la foi.
Merci à chacune et chacun de s’engager avec cet esprit dans cette démarche.

(Didier MILANI, votre curé)

8 novembre 2015 - 32ème dimanche ordinaire

Les deux veuves
Que ce soit dans la 1ère lecture tirée du 1er Livre des Rois (17/10-14) ou dans le passage de l'Evangile selon saint Marc (12/41-44), le même type de situation nous est proposé : une pauvre veuve donne tout ce qu'elle a, sans se soucier des conséquences de ce dénuement total, car elle fait confiance à Dieu.
     Dans la première lecture, une pauvre veuve accepte de cuire un pain, à la demande du prophète Elie, en utilisant ses dernières ressources et en faisant passer le bien-être du prophète avant sa survie et celle de son fils, car elle croit à la promesse du Seigneur.
     Dans l'Evangile selon saint Marc, c'est encore une pauvre veuve qui met dans le tronc du trésor du temple deux petites piécettes ; c'est tout ce qui lui reste, mais elle fait, elle aussi confiance, à Dieu. Quelle serait notre réaction devant cette situation ? Donner priorité à la tranquillité dans la sécurité ? Chercher le moyen de nous protéger ? Ne serait-ce pas une sage solution ? Pourtant, Dieu a vu le sacrifice de la veuve de Sarepta et pour répondre à sa confiance, il lui donne de quoi se nourrir en abondance.
     De même, Jésus a remarqué les piécettes de la veuve du temple, il sait ce que cela représente pour cette pauvre femme. A ses yeux, la veuve a donné bien plus que tous les autres, car elle a donné tout ce qu'elle avait et sa confiance est totale.
     Serions-nous prêts à faire confiance à Dieu jusqu'à mettre notre vie en péril ? Saurions-nous apprécier ces actes de charité, comme le fait Jésus, lui qui a tout donné sur la Croix pour nous libérer du péché ?

(Paule DE FANTI - Andrea RICHARD-DÖRY)

15 novembre 2015 - 33ème dimanche ordinaire

Pour aider les plus pauvres, je choisis d'agir avec eux.
Par cette affirmation, le Secours Catholique confirme son choix de s'associer aux plus démunis pour construire, avec eux, une société juste et fraternelle. Nous sommes tous invités à un changement de regard, de "position" vis à vis des personnes vivant des situations difficiles qui déploient bien souvent des trésors d'énergie pour faire face à leur situation au quotidien.
     Le rôle des bénévoles qui les rencontrent, les accompagnent, est de leur permettre d'être acteurs dans leur vie, dans la cité, dans leurs activités, au Secours Catholique ou ailleurs, et si elles le souhaitent dans nos communautés chrétiennes. C'est la façon d'agir, depuis très longtemps, dans les pays d'Asie, d'Amérique Latine et d'Afrique. Nos partenaires Caritas nous montrent le chemin.
     Ce choix, le Secours Catholique de Haute Savoie le met en œuvre tout au long de l'année : dans les groupes conviviaux, comme à St Gervais le vendredi et mardi après-midi, ou lors de repas partage où chacun apporte sa pierre et sa contribution. Cela se vit lors des voyages de l'espérance, dont le groupe de pilotage est constitué de différents acteurs (salariés, bénévoles, participants au voyage), mais aussi pour la prise en charge de multiples responsabilités : coordonner une veillée, préparer des temps de partage, pour l'organisation d'une fête, d'un événement, d'un réveillon...
     C’est le but des appartements Relais du Fayet, de Sallanches, qui donnent le temps nécessaire à des familles pour stabiliser leur situation et prendre leur avenir en main.
L'équipe du Pôle Montjoie tente de faire sien ce choix et elle souhaite le vivre sur l'ensemble de la paroisse, avec tous ceux pour qui Charité rime avec Solidarité, Justice et Fraternité.

Contact : Bernard Nicoud 06 70 79 44 74

22 novembre 2015 - Fête du Christ Roi de l'Univers

L’hiver est bientôt là… Entre l’éclat passé des arbres en parure d’automne et la luminosité immaculée à venir des paysages enneigés, les corvées de préparation à l’hiver sont une préoccupation. Il faut ranger les objets qui donnent au jardin les couleurs de l’été : les bacs à fleurs. Il faut mettre à l’abri les végétaux sensibles au gel. Il faut protéger de la neige à venir les petits arbres fruitiers et les autres plantes fragiles. Notre expérience des rigueurs de l’hiver prouve que ces travaux minutieux sont essentiels.
     Mais pour l’instant, c’est un peu la mort qui passe. La mort passe…
Les attentats barbares de la semaine dernière nous ont tous bouleversés. Folie humaine, horreur, violence ignoble… cette inhumanité remplit nos cœurs de douleurs.
La mort passe à Paris chez toutes ces familles endeuillées.
La mort passe quand c’est la guerre, quand des populations sont terrorisées, persécutées.
La mort passe quand nous vivons un échec, un licenciement, quand la maladie s’invite chez nous.
La mort passe aujourd’hui parce que c’est l’automne…
     Mais si nous regardons bien, les bourgeons seront vite présents sur la plupart des végétaux ! Comme une promesse inattendue, les bourgeons confirment que le printemps sera au rendez-vous. La glace et les grands vents n’auront pas le dernier mot ! La détresse, la peine, la souffrance et le doute d’aujourd’hui ne pourront pas toujours nous empêcher de sourire, de chanter et de rire !
Tout comme les bourgeons, la joie refleurira…
     En ces jours particulièrement sombres, en ces périodes qui nous font craindre un avenir de terreur, que nos cœurs gardent courage et que nous ayons toujours l’audace de témoigner de notre Espérance en Jésus Christ Ressuscité !

(Pôle Central)

29 novembre 2015 - 1er dimanche de l'Avent

Fête de la Foi
En ce dimanche, des jeunes de notre paroisse vont vivre cette belle démarche de la fête de la Foi.
Nous allons les accompagner de notre amitié et de notre prière. Ils ont besoin de nous pour continuer ce chemin à la suite du Christ Ressuscité. Leur démarche pose à chacun d’entre nous deux questions importantes :
     Si des jeunes acceptent aujourd’hui encore de dire leur foi, nous nous trouvons ainsi provoqués dans notre propre cheminement et notre réflexion. Où en sommes-nous dans l’expression de la grandeur et de la beauté du message chrétien ?
     La deuxième question est plus difficile à aborder. Le petit nombre de jeunes m’interroge beaucoup… Sommes-nous au bout d’un certain type de proposition pour la fête de la Foi ? Comment montrer à d’autres jeunes qu’être chrétien est un chemin de bonheur ?
     Rejoindre les jeunes d’aujourd’hui est essentiel pour que l’Evangile soit encore vivant demain. Nous ne pouvons pas échapper à cette préoccupation ! Cela sera une des priorités que je vais proposer au nouveau conseil de paroisse qui devrait être formé au début de l’année prochaine.
     Nous ne pouvons plus nous contenter de reconduire ce que nous avons toujours fait, ou encore proposer des sacrements qui relèvent parfois plus d’une convenance ou d’un type de service public que d’un acte fondé sur une démarche de foi profonde.
Puissions-nous en cette belle fête et à la veille du 8 décembre demander à la Vierge Marie de nous accompagner de sa prière toute maternelle.

(Didier MILANI, votre curé)

6 décembre 2015 - 2ème dimanche de l'Avent

« Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu ».
En ce beau dimanche 15 novembre, nous étions dix jeunes (deux de la paroisse Ste Anne d’Arly Montjoie,  huit de la paroisse St  François d’Assise en vallée d Arve) à recevoir le sacrement de confirmation.
     Cette confirmation nous l’avons préparée depuis septembre l’année dernière, enrichi par des temps forts vécus en diocèse (Flatière, Rameaux) où nous avons pu échanger avec d’autres jeunes.
Pourquoi être confirmé ?
Confirmer pour rencontrer et partager. Une rencontre avec l’autre, avec Dieu, pour se trouver et se retrouver.
Confirmer pour cheminer ensemble et avancer main dans la main avec son prochain.
Confirmer pour grandir autour de la parole guidée par une même foi au Christ.
Confirmer pour répondre à cet appel et ainsi lui rendre ne serait-ce qu’un peu de l’amour qu’il nous porte.
Confirmer pour éclairer nos choix d’un œil juste en élevant humblement nos yeux vers le ciel pour entrevoir l’essentiel.
Choisir la lumière dans notre quotidien et tenter, à notre échelle d’apporter un peu de chaleur à notre entourage.
Confirmer notre baptême pour témoigner notre volonté à le suivre et lui dire oui dans notre vie.
Confirmer pour recevoir l’esprit saint, et, avec lui, être témoin de vie.
De la joie, des rires, des rencontres … que de souvenirs !

Chloé (la Giettaz)  et  Emérance  (St Nicolas de Véroce)

13 décembre 2015 - 3ème dimanche de l'Avent

Joie !
Deux coups de trompette ouvrent les deux lectures de ce dimanche.
           « Pousse des cris de joie ! »
           « Soyez toujours dans la joie »
Ce troisième dimanche de l’avent est un dimanche de joie. Tous le sont, ou devraient l’être. Certains plus que d’autres. Autrefois, on appelait ce dimanche, « le dimanche gaudate », «  le dimanche Réjouissez-vous ».
     Chaque temps de l’année liturgique a sa couleur symbolique, le violet pour l’avent, couleur symbolique de la pénitence, ou de l’effort de la préparation à Noël. Mais la couleur de ce dimanche serait le rose, rose de la joie contenue. Il ne s’agit pas de voir la messe en rose, mais de symboliser une joie rose dans ce temps gris de pénitence.
     Quelle joie ? La joie anticipée de Noël, non pas imaginée, supposée, mais joie réelle. La joie de Noël soulève et gonfle d’avance l’attente de celui qui vient. Quelle joie dans l’attente du bien-aimé qui s’est annoncé !
     On ne se fait pas LA joie, à la rigueur on peut se faire UNE joie. Mais la joie, la vraie, nous vient. Elle est annoncée, elle est donnée. « Je viens vous annoncer une grande joie … »
On se donne du plaisir, on se fait du plaisir mais on reçoit la joie. A entendre parler du plaisir ou des plaisirs de Noël, on se rend compte de suite que ce n’est plus la même fête, qu’on a passé à l’étage supérieur. « La joie de l’Evangile ; Jésus ma joie ».
     « Joie, joie, joie, pleurs de joie » éclatait Pascal après deux heures d’extase un soir de novembre 1654. Nous n’aurons probablement pas deux heures d’extase à Noël mais un bon moment de foi intense en Jésus-Christ né pour nous de la Vierge Marie.

(Jean Duval  -  Flumet)

20 décembre 2015 - 4ème dimanche de l'Avent

Noël, tout un avenir…
Combien de fois n’avons-nous pas éprouvé la déception d’une amitié sans lendemain… d’une rencontre décevante, d’une confiance mise dans la relation avec nos plus proches ou nous collaborateurs et qui se révèle une infidélité ou une déconvenue…
Toutes nos vies sont ainsi marquées au fil des jours, personne n’y échappe…
     Contempler l’Enfant Jésus de la crèche, c’est accepter de découvrir le visage que Dieu veut nous donner comme l’aboutissement suprême d’une Alliance définitive et sans retour offerte à chacun d’entre nous !
     Contempler l’Enfant Jésus de la crèche, c’est accepter d’entrer dans une relation nouvelle avec ce Dieu porteur d’une multitude de cadeaux qu’il dévoilera à chaque page de l’Evangile en s’adressant personnellement à ses frères et sœurs de la terre.
     Contempler l’Enfant Jésus de la crèche, c’est comprendre, ce que gratuité, renoncement, détachement, don de soi veulent dire… Dans un monde où tout s’achète, se négocie, se paye, comme c’est rafraîchissant de voir qu’un autre sentier peut se tracer devant nous…
     C’est ce chemin que nous allons parcourir ensemble chaque jour de la nouvelle année. C’est dans cette Espérance que je souhaite une belle et sainte fête de Noël à chacune et chacun, tout particulièrement à celles et ceux pour qui la vie est particulièrement difficile.

(Didier MILANI, votre curé)

27 décembre - Epiphanie du Seigneur

Nouvel an… le temps des vœux !
Combien de fois, allons-nous dire à nos proches… « Bonne année »… « Bonne santé », «vœux de réussite ou de bonheur »…
     Au cours de la nuit de nouvel an de l’an dernier 103 millions de texto ont été envoyés entre 21h et 2h du matin !
A travers ces vœux que voulons-nous offrir ou  transmettre ? De simples souhaits de convenance ? Un réel engagement de solidarité ? C’est possible et surtout c’est « souhaitable ».
Que peux dire un chrétien au seuil de la nouvelle année ?
     En m’adressant à vous, je reprends volontiers la finale de la 2ème épitre de Saint Paul aux Corinthiens qui dit :
« La grâce de Jésus Christ notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit saint soient toujours avec vous. »
     Cette formule que propose la liturgie est une réelle plongée dans la Sainte Trinité, notre lieu de vie et de ressourcement, elle sera les meilleurs vœux que je pourrai vous offrir.
Qu’au cours de cette nouvelle année, nous puissions tous ensemble nous situer dans l’essentiel de notre foi.
Qu’au cours de cette nouvelle année, nous laissions de côté tout ce qui est accessoire dans no vie et que nous confondons si souvent avec l’essentiel, en vue de construire la Paix.
Qu’au cours de cette nouvelle année, nous ayons le souci d’annoncer les merveilles de Dieu aux plus pauvres d’entre nous.
Belle et sainte année à chacune et chacun

(Didier MILANI, votre curé)