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Paroisse Saint-François d'Assise en vallée d'Arve Paroisse Saint-François d'Assise en vallée d'Arve

Témoignages de malades

partagés à la messe du dimanche de la santé, le 14 février

Dimanche de la santé, le 14 février 2016

Témoignages lus par les personnes engagées à l'aumônerie à domicile

Rencontres avec Vincent
Lors de mes visites à l'hôpital, j’ai rencontré Vincent hospitalisé.
Je me présente à lui :  
- Au nom de l'aumônerie acceptez-vous ma visite auprès de vous ?
- Oh ! comment je pourrais refuser ça ! Je n’ai vraiment pas le moral. Ils veulent me réopérer, je pense que j’ai peut-être bien mon mot à dire...

Une vie de souffrance jusqu'à la révolte

On peut dire que j’ai souffert toute ma vie dans mon corps :
J’étais jeune, travaillant dans le bâtiment quand je suis tombé d’une fenêtre.
Tombé de 11 mètres, je l’ai échappé belle ! J'étais fracassé .
Plus tard, j’ai quand même repris le même métier, mais j’ai eu mal toute ma vie.
Puis j’ai eu du diabète, j’en ai bavé.
La souffrance, il faut y passer pour en dire quelque chose .
On ne peut pas raconter les souffrances .
Ceux qui ont beaucoup souffert ne disent rien.
Les souffrances n'amènent rien de bon, mais je dois dire que la FOI m’a bien aidé dans le bon sens .
Au début j'étais en colère, et après ma chute j’ai arraché la Vierge que j’avais au cou .
Et puis je me suis demandé pourquoi je m’en étais pris à Elle .

Le sacremant des malades

Marie m’a beaucoup aidé, c’est celle de Notre Dame de Lourdes . Quand je la prie, ça me brasse et ça me fait du bien . Avant de nous quitter, je lui propose qu’on prie ensemble la Vierge de Lourdes, qui est bien présente pour lui.
II me dit que la Foi, l’aide énormément « ça c’est quelque chose, que j’ai encore en moi.»
Au fil des rencontres, je lui propose de lui porter la Communion.
Et là aussi, c’est un fort moment partage ensemble, la Custode déposé sur son cœur .
Le Seigneur présent par cette Hostie, sur son lit de douleur.
Puis, sans retenue, je lui propose de recevoir les Sacrements des malades.
Vincent me répond dans un élan : « mais oui, cela sera bon pour moi.. »..
Cet homme a reçu le Sacrement des malades par le prêtre .
II me dira en se frappant la poitrine : « cela m’a fait du bien et maintenant, je sais que le Seigneur est là».
Entre-temps, une nouvelle opération est programmée, c’est l’amputation de la jambe de Vincent.

Vincent nous confie son épouse

Avant de repartir à la fin de notre prière, Vincent, pleure.
II me parle de son épouse, qui aimerait tant recevoir la Communion chez elle. Car elle se trouve en fauteuil roulant.
Elle peut difficilement rendre visite à son époux hospitalisé, mais avec l'aide de leurs enfants bien présents, ce couple se retrouve pour un instant.
Vincent insiste pour qu’elle reçoive la Communion.
Je ferai le lien avec Fabienne de l'aumônerie du domicile, afin qu’elle rende visite à cette épouse, Simone. Je reverrai Vincent régulièrement pendant son hospitalisation et aussi lors de ses retours sur l'hôpital, à ces moments la, il me dit : ... « je vais me battre, je remarcherai, même si c’est à la force de mes bras, je le ferai pour ma femme, elle a besoin de moi à la maison..»...

Rencontre avec Simone

Au nom de l'aumônerie à domicile, je rends visite à Simone en fauteuil roulant.
Son mari Vincent suit des soins importants à l'hôpital.
Nous avons fait connaissance, elle est très contente de me voir, de me parler du souci qu’elle porte pour son époux.
Au cours d’une période de grande faiblesse de santé de Vincent, elle me dit l'immense joie qu’elle a reçu, quand son époux lui a dit qu’il allait recevoir le Sacrement des malades ; non pas pour mourir, mais pour vivre .
II confiera à son épouse d' avoir vraiment reçu une Grâce de Dieu.
A ces moments là, Simone recevait également la Communion chez elle, ne pouvant plus se déplacer jusqu’à l'église.
Toutes les deux , nous prions pour son époux et leur fille, atteinte d’une maladie grave et plusieurs fois opérée, très affaiblie.
De prier aussi pour les autres, car nous ne sommes pas les seuls dans ce cas .
A la fin de mes visites, elle me remercie ; cela me fait du bien, me dit-elle. Je lui réponds ; « moi aussi ».