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Paroisse Saint-Bernard du Mont Blanc Paroisse Saint-Bernard du Mont Blanc

Patrimoine religieux

La Paroisse St Bernard du Mont-Blanc possède un patrimoine culturel et religieux intéressant à découvrir. Nous vous invitons à visiter les cinq églises, de style baroque, qui forment la Paroisse.

Église St Pierre d'Argentière

L'église d'Argentière fut construite en 1724 par des maîtres d'oeuvre de la région du lac de Côme. Lors de la restauration de 1965-1967, les argentéraux ont voulu rester fidèles à l'art "baroque" d'origine.

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Église St Michel de Chamonix

De style empire avec, à l’intérieur quelques beaux éléments de la période baroque, l’église de Chamonix fut classée monument historique en 1979.
De la période moyenâgeuse son clocher garde encore la date de 1119, témoignage de l’emplacement de la première église des moines bénédictins qui s’installent dans la vallée au cours 12ème siècle.
L’église, détruite par un incendie en 1583, sera reconstruite dès 1587. La mémoire collective se souvient, cependant, de l’église baroque richement décorée. Un nouvel incendie en 1758 détruit une grande partie du mobilier, l’église sera, alors, transformée puis en 1840 décorée de son mobilier actuel.
Si le maître autel, ainsi que le décor général de l’intérieur, est marqué par le style empire du 19ème siècle on retrouve de nombreux éléments de la période baroque dont la statue de Saint Michel au cœur du retable. De cette même période des statues ornant les croisillons, nous rappellent la magnificence du décor du 18ème siècle.

Histoire et architecture

C'est au XIIème siècle que l'abbaye Saint-Michel de la Cluse, à laquelle Aimon 1er avait concédé la vallée en 1099, fonda à Chamonix un prieuré bénédictin. A l'initiative de Guillaume de La Ravoire, celui-ci fut rattaché en 1519-1520 à la collégiale de Sallanches, qui s'engageait à maintenir à Chamonix un chanoine résidant et deux vicaires pour assurer toutes les fonctions du culte. L'église fut entièrement reconstruite en 1707 - 1709, suivant un axe nord-sud, perpendiculaire à l'édifice précédent, normalement orienté, dont il ne subsiste que le clocher. Les travaux étaient à la charge des paroissiens, à l'exception du choeur, financé par le chapitre de Sallanches. Dès 1702, on avait fait appel, pour établir un projet de "construction à neuf", à des maçons de la Valsesia, dans le duché de Milan, maîtres dans l'art de la pierre à qui sont dues beaucoup d'églises de la période baroque en Savoie. Ainsi les travaux furent-ils donnés à prix-fait en juillet 1706 à Pierre Rouge et Antoine Janet : la façade devait s'ouvrir par une "grande porte à la Toscane", surmontée de niches de part et d'autre d'un "fenestron" à trois éléments ; tous les détails de l'architecture intérieure se trouvaient précisés : nombre de fenêtres, corniche, architrave et frise sur tout le pourtour, galerie à balustres soutenir par des piliers.... L'evêque, Mgr Rossillon de Bernex, consacra l'église le 8 septembre 1714, la jugeant alors "l'une des plus belles de notre diocèse".

En avant de la façade du XVIIIème siècle, qui nous est connue par une gravure de Samuel Birmann dans ses Souvenirs de la vallée de Chamonix (1826), fut édifiée en 1840 une façade d'inspiration Directoire, formée d'un péristyle à quatre colonnes que surmontait un fronton triangulaire. Cette nouvelle structure extérieure de l'église fut de courte durée, puisqu'elle fut remplacée dès 1864 par une façade en granit, celle d'aujourd'hui.

Histoire et décor intérieur 

Le premier maître-autel fut réalisé par des italiens dès l'achèvement de l'église, en 1711 - 1712, retable agrandi et complété en 1749 par un sculpteur originaire du duché de Milan, habitant à Saint-Maurice en Valais, Jean Bozzo, qui travaillait alors aux Houches. Les retables latéraux, dont les autels étaient consacrés à Notre-Dame du Rosaire et au Saint-Esprit, édifiés en 1721-17223, étaient également dus à des maîtres venus d'Italie. En décembre 1758, un incendie né au prieuré se communiqua à l'église dont il détruisit la toiture, les cloches et le mobilier. La réfection des peintures fut confiée en 1760 à Claude-Joseph Simond, de Cluses, puis trente ans plus tard à Charles Garzia et Pierre della Jaccoma, chargés de reprendre le décor en s'inspirant des couleurs et des croix de l'église de Servoz. Les années 1830 marquèrent une très importante rénovation : murs et voûtes reblanchis par Pralong, de Taninges, changement des fonts baptismaux, et surtout construction de nouveaux retables. Les rares documents iconographiques de la fin du XIXème siècle font découvrir une église abondamment ornée, les grands tableaux du Chemin de Croix étant disposés sur la corniche entre les fenêtres. Près d'un siècle plus tard, une restauration fut entreprise à l'initiative du chanoine Rhuin, qui créa en 1926 un décor riche, utilisant amplement le trompe-l'oeil, et comportant à la croisée du transept, en quatre médaillons, la représentation des évangélistes. A l'occasion des travaux de 1952, une volonté excessive de dépouillement fit retirer de l'église nombre de tableaux et statues. Plusieurs retrouvent aujourd'hui leur place.

Retable de l'autel majeur Réalisé en 1837-1838, ce retable porte la marque du style Empire.

Mais la statue du saint patron est d'une facture bien antérieure ; elle provient sans doute de l'autel du XVIIIème siècle. Saint Michel est figuré avec ses attributs, le glaive de la justice et la balance du Jugement, dans un mouvement où se déploient la grâce et l'énergie. Il trouve place sous un dais formé de colonnes à chapiteau corinthien, couronnées d'un dôme à décor d'écailles. Les statues du dôme, oeuvre de Jacques Montelli en 1838, symbolisent la Foi, la Charité, l'Espérance. Quant aux anges adorateurs, ils sont prosternés devant le mystère de l'Eucharistie. Le tabernacle reprend en réduction la composition de la partie haute du retable ; sur la porte est figurée l'Eglise.

D'une main différente, très expressive, sont les panneaux de l'autel et des niveaux inférieur et moyen du rétable. A l'autel, la Cène, sculpture inspirée de la célèbre peinture de Léonard de Vinci, représentant le moment de l'annonce de la trahison de Judas ; ce panneau peut être attribué aux frères Pedrini. Au niveau inférieur, scènes de l'Ancien Testament, encadrées de motifs décoratifs : - Melchisedech donnant à David les pains consacrés,  - le sacrifice d'Abraham. 
Au niveau moyen, de part et d'autre du tabernacle, scènes du Nouveau Testament, panneaux illustrant l'enfance et la Passion du Christ : le Christ au jardin des oliviers, Jésus enfant au milieu des Docteurs du Temple, l'Adoration des mages,  le Christ devant Caïphe

Madone du Rosaire
Autour de Marie "pleine de grâces", les quinze mystères auxquels participe la Vierge sont figurés dans des médaillons encadrés par des perles qui évoquent les grains du chapelet.Mystères Joyeux : l'Annonciation, la Visitation, la Nativité, la Purification, Jésus enfant au Temple.  Mystères Douloureux : l'Agonie au jardin des oliviers, la Flagellation, le Couronnement d'épines, le Portement de croix, la Mort du Christ sur la croix. Mystères Glorieux : la Résurrection, l'Ascension, la Pentecôte, l'Assomption, le Couronnement de la Vierge.La méditation de ces mystères accompagne la récitation des Ave Maria dans la grande prière du Rosaire. Cette toile du XVIIIème siècle pourrait être l'oeuvre d'un artiste originaire de l'Italie du Nord.

La Pentecôte"Le jour de la Pentecôte, les disciples se trouvaient tous réunis dans la même salle. Tout à coup il se produisit dans le ciel un bruit aussi violent que le souffle d'un ouragan ; et toute la maison où ils se trouvaient en résonna. Ils virent alors des langues de feu qui se séparaient et se posaient sur chacun d'eux. Et tous furent remplis de l'Esprit Saint". (Actes des Apôtres). L'éclairage contrasté, les mouvements désordonnés, la stupeur des visages tournées vers la colombe de l'Esprit traduisent le mystère de l'évènement. L'ouverture d'une fenêtre au fond de la scène renforce la profondeur. Cette oeuvre, dénotant peut-être une influence flamande, pourrait dater de la fin du XVIIème siècle.

La restauration de l'église

Au lendemain du classement de l'église parmi les Monuments historiques en décembre 1979, une restauration de l'intérieur apparut indispensable, les peintures refaites en 1952 ayant fortement souffert des méfaits de l'humidité et du mode de chauffage. En premier lieu, on a procédé à l'assainissement de l'édifice par drainage périphérique et injections de résine synthétique à la base des murs. On a réalisé également les aménagements nécessaires : modification des bouches de chauffage, réfection de l'allée centrale en dalles de granit, remise en plomb et protection des vitraux. Les sondages ayant permis de retrouver le décor ancien - frise sur le pourtour des murs, croix de consécration, coloris des arcs doubleaux et des pilastres -, celui-ci a été remis au jour et restauré. On a dégagé et repris la peinture des retables, conforté et redoré statues et panneaux sculptés. Les stalles ont retrouvé leur ornementation de palmettes. Certaines toiles et statues, un temps retirées de l'église, ont pu reprendre leur place : toile du Rosaire, tableaux de la Vie de Jésus ou Chemin de Croix, Saint Jean-Baptiste, Christ de la poutre de gloire. La restauration a été réalisée sous la direction de l'architecte en chef des Monuments historiques.

Église St Jean Baptiste des Houches

Vers 1730, les habitants des hameaux qui constitueront plus tard la commune des Houches, négocient l'érection de ce territoire en nouvelle paroisse, avec les autorités ecclésiastiques. Ils dépendaient en effet, depuis le Moyen Age, de celle de Chamonix. Ils évoquent l'éloignement de l'église de ce bourg où ils doivent se rendre pour la messe dominicale et pour recevoir les sacrements. Ils veulent aussi, sans doute, acquérir une certaine autonomie pour gérer leurs affaires communautaires. Ils s'engagent à construire une église à leur frais. Les travaux onéreux sont réalisés par tranches successives, pendant une soixantaine d'années...

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Église St Loup de Servoz

Sa facade est caractéristique du style baroque, quant à son intérieur plutôt néo-clasique. Vous constaterez que son maître autel forme un ensemble équilibré agéablement dominé par la voûte extrême du choeur au réseau en étoile. Les autels latéraux complètent comme il se doit l'ordonnance qu'on retrouve dans les églises savoyardes qui eurent la chance de sauvegarder leur décor d'origine.

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Église Notre Dame de l'Assomption de Vallorcine

L’ église de Vallorcine a une longue histoire. Celle-ci débute au XIIIe siècle peu après l’installation des colons Walser venus du Haut Valais. Elle a subi des transformations et des restaurations au cours des siècles en raison du poids des ans, des dégâts des avalanches, des évolutions des courants artistiques. Mais toujours, dans le couloir d’avalanche elle se tient à la même place, fière, solitaire, accueillante, solide et dépouillée. Plusieurs facteurs expliquent l’abandon des éléments baroques : la très grande dégradation de ces pièces due au salpêtre, en raison d’une humidité très importante, l’élan avant-gardiste d’un prêtre emportant l’adhésion de quelques paroissiens. Il convient de se resituer dans le contexte de l’époque, le baroque n’est plus à la mode. En Savoie la période des Jeux Olympiques d’Albertville de 1992 a permis de sauver un grand nombre d’édifices dans le cadre de l’extension patrimoniale et culturelle qui y était attachée. Au Pays du Mt Blanc le sentier du baroque créé par JP Gay met en valeur les églises et chapelles.

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