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Paroisse Sainte-Thérèse en Annecy Paroisse Sainte-Thérèse en Annecy

L'église Saint Joseph des Fins

L'Espace liturgique de la célébration eucharistique à l'Eglise des Fins et le Concile Vatican II
Historique et visite de l'église St Joseph
Deux autels à St Joseph ? Les Basiliques...

L’Espace liturgique de la célébration eucharistique à l’église des Fins et le Concile Vatican II

 

 Les chrétiens, identifiés au Christ par le baptême sont aussi les temples de l’Esprit Saint. En chaque fidèle qui aime le Christ, la Trinité fait sa demeure. Mais l’Eglise toute entière est aussi comme un temple, bâtie de pierres vivantes, habitation de Dieu.... Les chrétiens construisent des édifices de pierres... maisons destinées à réunir l’assemblée de prière : domus ecclesiae, oikoi ecclesias... »1

 Les Pères [de l’Eglise] n’ont cessé de rappeler que le Christ est lui-même à la fois la victime, le prêtre et l’autel de son propre sacrifice et que les chrétiens membres du corps du Christ sont des autels spirituels sur lequel est offert à Dieu le sacrifice d’une vie sainte.»2

La disposition actuelle de la basilique Saint-Joseph des Fins (paroisse Sainte-Thérèse) à Annecy répond en profondeur à la réforme conciliaire tout en valorisant de manière particulièrement harmonieuse l’espace de l’architecture du bâtiment.

Vers l’autel, surélevé, central, se tournent tous les regards de l’assemblée, elle-même en arc de cercle, ce qui favorise la conscience d’être une communauté en prière autour du Christ. L’espace entre l’autel et l’assemblée, elle-même en demi-cercle, donne à la célébration eucharistique toute la dignité requise tout en nouant l’assemblée d’une ferveur populaire, témoignage particulièrement fort lors du dimanche de Notre Dame de Fatima, le 13 mai dernier.

Les vitraux entourant l’assemblée sont autant de signes où se pose le regard, catéchèse vivante du Mystère célébré à l’autel. L’ambon de la proclamation de la Parole, un peu en retrait de l’autel, avec l’espace qui lui est propre, souligne la réalité de l’Eucharistie, table de la Parole et du Pain : Parole de Dieu, de l’Ancien et du Nouveau Testaments, « à murmurer jour et nuit » (Ps 1), pour s’en nourrir, l’assimiler (Ezéchiel 3,1) ; Pain de Vie, Mystère du Verbe fait chair qui se donne en nourriture au repas de la Cène, la veille de sa Passion, lui, l’Agneau de Dieu qui se donne par l’hostie consacrée, Corps du Christ Ressuscité reçu à la communion qui fait des chrétiens son Corps, dans l’Esprit Saint.

Le siège de la présidence, surélevée également, donne toute la dimension du prêtre, qui représente le Christ, Berger du troupeau et Grand-Prêtre. L’animateur liturgique, un peu en retrait, modestie de service, non loin des bancs qui sont sur le côté, place privilégiée pour la chorale.

Le grand autel, en hauteur, garde toute sa place pour le tabernacle. Et la grande croix en bois mise devant pour les célébrations pascales, y donne toute sa dimension tout en pouvant être mise derrière selon les différents moments du temps liturgique.

Cette nouvelle disposition répond vraiment à la réforme liturgique de Vatican II pour l’aménagement des Eglises telle que nos professeurs de l’Institut Supérieur de Liturgie, dont le Père Gy et le Père Jounel, ont toujours souhaité la mise en place dans les paroisses : « Il faut que le plan d’ensemble de l’édifice sacré soit conçu de manière à offrir l’image de l’assemblée qui s’y réunit, permettre la participation harmonieuse de tous et favoriser le juste accomplissement de chaque fonction.» 3

Isabelle Denis, Sr de Notre Dame de Sion

 

1 L’Eglise en prière, Principes de la liturgie, tome 1, Desclée, 1994, sous la direction de Mgr A.G Martimort, avec la participation des Pères I.H Damais, P. M. Gy, P. Jounel, p. 211-212
2 P.R. Ordo dédicationis altaris, Praenotanda, nn. 1-2, idem note 1, p. 215.
3 IGMR 257 cité p. 213, idem référence note 1.

 

HISTORIQUE de l'église St JOSEPH des Fins

Édifiée en hommage à St Joseph, cette église invite, par l'enseignement biblique de ses vitraux, fresques, sculptures et mosaïques, à nous approcher du Seigneur, seul Sauveur de l'homme, à chanter sa gloire et lui exprimer notre amour.
De 1937 à 1939, malgré les rumeurs de guerre mondiale, confiant en la grâce et la force de Dieu, le curé Marie-Amédée FOLLIET (1891-t1984), fondateur de cette communauté paroissiale, réalise la construction de cette église avec Dom Paul BELLOT, architecte bénédictin.
La Paroisse est érigée le 8 décembre 1941.

1er Mai 1962. Consécration de l'église par Mgr CESBRON, évêque d'Annecy.
L'ensemble est embelli d'oeuvres de toutes les époques mais l'art sacré moderne caractérise cette église. Devenue véritable bible par l'image, elle a l'honneur d'être élevée au rang de basilique mineure, par SS. Paul VI, en juillet 1964.
Elle reste signe d'une communauté vivante qui s'est créée peu à peu, jamais achevée, sans cesse à édifier.

À REMARQUER


L'Architecture extérieure.

Toute revêtue de pierre du pays aux reflets rouille et or (pierre de Vovray appareillée en "mosaïque anglaise"), cette église se veut dans le style savoyard, avec son clocher à bulbe en cuivre (46m) et son immense toiture apparentée aux chalets de hautes montagnes (96000 tuiles écailles de Champagneux, posées suivant la façon dite "monument historique").
Devant le large porche, St Joseph "partant en Egypte" (monolithe de St Brennaz, sculpté par Desbiolles)


 

Au tympan extérieur, sa généalogie avec l'arbre de Jessé (émaux de Méline Ratier).
- A droite du parvis, la croix N.D. de Pitié du Frg du Bœuf . A g. une pietà. Au jardin du presbytère, stèle à St Joseph "l'homme juste" (M. Ratier)

L'Architecture intérieure.
Ce vaste édifice, défi de béton armé (54m sur 24m - H = 15,40m), peut recevoir 1000 places. (La paroisse, une des plus importantes du diocèse, compte plus de 20.000 personnes).

Tourné vers l'Orient, cet édifice annonce que la seule lumière, c'est le Christ.
- La nef spacieuse, est dominée par la vision immédiate de l'autel (marbre de Tournus) au centre d'un chœur lumineux.
- La voûte aux arcs brisés, est l'image de la lutte inhérente à la vie de l'homme, s'achevant dans l'hyperbole de l'arc triomphal (fresque), rappel de la paix retrouvée en Dieu seul.

 

PARCOURS À DÉCOUVRIR

                                                          

 

(1) - Mosaïque (de Sant Brennaz) à l'allée centrale et sculptures (par Schibig) des confessionnaux : Vaincre le Mal pour répondre à l'amour de Dieu. - Crèche au tympan intérieur (Gabriel Loire). L'histoire de l'humanité commence à la Crèche.

(2) - Baptistère. Comme le cerf altéré, soupire après l'eau vive, mon âme a soif de Dieu. Ps 41 - Cuve baptismale (pierre de Tournus) - Vitraux par Henri Charlier et M° Thomas ( la Robe nuptiale ; l'institution de l'Eucharistie, les Vierges sages )
- Fresques de Rodolphe Wimer : Pourquoi chercher parmi les morts, Celui qui est vivant! (mise au tombeau et résurrection du Christ) - Le Christ crucifié (XV°). Parle baptême, nous revêtons le Christ mort et ressuscité.

(3) - Petits vitraux de la Nef (H. Charlier). Par les 7 Sacrements, Dieu manifeste sa miséricorde et sa grâce ( le Bon Pasteur - guérison des malades - noces de Cana), II pardonne l'enfant Prodigue - Marie-Madeleine) et II donne la vie qui transfigure le chrétien (la Samaritaine - résurrection de Lazare - multiplication des pains)

(4) - Fresque de l' Arc triomphal. Noël 1942: au plus fort des bombardements, la Paroisse implore la protection de St Joseph et fait voeu de lui élever une gloire. Cette fresque (couleur appliquée sur enduit frais) de Rodolphe Wimer (style moderne) évoque la Vision de Dieu et la Béatitude finale : les patriarches et prophètes de l'Ancien Testament (à droite), les apôtres et la multitude des saints du Nouveau Testament (à gauche), contemplent la puissance d'intercession de St Joseph (au pied de Jésus) .

(5) - Autel majeur (pierre de Tournus) : "table et tombeau" pour le repas eucharistique - Stalles avec litanies à St Joseph, autour du chœur (chêne sculpté par Bartholomeus Lang) - Ambons, lieu de la Parole de Vérité ((fer forgé par Dominique Lacombe ) avec le symbole des 4 évangélistes : Matthieu : l'Ange, Jean : l'Aigle, Luc : le boeuf, Marc : le lion Fresques (R. Wimer) : la Venue du Sauveur (plafond) - L'Agneau pascal immolé (arc intérieur).

(6) - Chapelle du St Sacrement – Vitraux (H. Charlier) qui récapitulent les quatre mystères chrétiens : Incarnation de Jésus, la Rédemption par sa croix d'amour, sa Résurrection et l'Ascension auprès de Dieu - Crèche (retable en cuivre repoussé, de Catteland) - Calvaire et stalles (B. Lang).

(7) - Grands vitraux par Henri Charlier et M° Thomas (1941 à 51) : les Béatitudes ( Évangile au centre, Ancien Testament à droite, Vie des Saints à gauche ) Prologue des Béatitudes, dans le choeur, à g.(7.1) , et leur conclusion, à dr. (7.6) : L'Esprit Saint scelle l'Alliance de Dieu avec l' Eglise et l'Humanité.

(8) - Chapelle Notre-Dame de Pitié. Méditation sur le Mystère Mort et Résurrection. - Fresques (R. Wimer) : Mort de St Joseph, le St Suaire, St François de Sales, Bx Amédée et les saints locaux - Sculptures (B. Lang) : Sépulture du Christ (gisant, grandeur réelle) et les Stes Femmes - Vitraux (H. Charlier ) : Etre uni au Christ pour avoir part à sa résurrection (le Bon Samaritain, la Résurrection, Je suis la Vigne) - Statuette de Notre Dame ce Pitié, vénérée déjà sur ce quartier, dès le XV°, par St François de Sales - Fer forgé (D. Lacombe) : le Phénix, symbole d'immortalité.

 

Compléments à la visite

- Oratoires à Notre Dame de ta Sainte Espérance, à dr (statue du XViI°) (9) et à St Joseph, à g. (bois sculpté par B. Lang -1955) (10)

- Chemin de Croix (fresques de Jeanne Christen - 1943-48) : Le Christ nous a aimés jusqu'à donner sa vie pour nous. (7)

- Orgues (Sthier) en provenance des cathédrales de Constantine et d'Alger (1963), dont plusieurs jeux classés "monuments historiques". Facteur Hartmann avec l'aide de Louis Sublet
- Dans l'escalier de la tribune, fresque de l'Annonciation (R. Wimer).
-Clocher: Une cloche d'1 tonne, copie de la "Liberty Bel", offerte par les Etats-Unis à la Ville d'Annecy et affectée à ce clocher en 1951 (note Mi) - Trois autres cloches (Ré , Fa #et Do#). Horloge (mouvement mécanique "Terraillon" - 812 kg -1941).
-Sacristies et presbytère (architecte M. Fluckiger) : fresque de l'Assomption.

A propos des Basiliques majeures et des Basiliques mineures d’Occident, du grand Patriarcat latin, de Rome.

Etude pour la Commission Art Sacré du Diocèse - Pour l’Eglise-Basilique St Joseph des Fins d’Annecy

Pour observer la distinction entre les basiliques majeures et mineures, devenue floue de nos jours, il faut consulter le Code de droit Canon de 1917, CODEX IURIS CANONICI, promulgué par le Vatican en 1917.Nouveau « Code de Droit Canonique » dont l’initiative sera du Pape St Pie X 1, dès l’ouverture de son pontificat.

C’était aussi un hommage à son prédécesseur Léon XIII 2 qui fut l’auteur d’une Encyclique qui allait rester célèbre, « RERUM NOVARUM », publiée le jour de la St Joseph, 1891.Elle concernait la « condition ouvrière » et présentait la doctrine sociale de l’Eglise.Tous les successeurs du Pape Léon XIII, la reprendront pour la commémorer, et toujours par une Encyclique portant la date du Natalis de St Joseph, le 19 mars.En 1964, le Pape Paul VI, proclamera St Joseph, patron des charpentiers et artisans et patron de tous les travailleurs et ouvriers. La fête du « Natalis » de St Joseph sera déplacée du 19 mars au 1er mai, jour de la fête laïque du travail.

L’importance considérable de l’Encyclique « RERUM NOVARUM » du Pape Léon XIII, pour le 20è siècle va provoquer peu à peu une vague architecturale dans tous les pays et régions d’Occident, de basiliques dédiées, consacrées à St Joseph, surtout à partir de 1930, après la fondation de l’Etat Libre et indépendant du Vatican : Etat International.
Ainsi en 1808, la cathédrale de Nevers fut reliée à la basilique « Majeure Patriarcale » de Rome, St Jean Baptiste du Latran.Ce sera la résultante des « Accords du Latran » en 1929 signés entre le Pape PieXI, Achille Ratti, et lesautorités d’Italie.

Les basiliques Majeures :

Selon le canon 1180 du codex de 1917 :

Aucune église ne peut être honorée du titre « basilique » sans autorisation apostolique, ou par une coutume immémoriale. Les privilèges qui y sont attachés, proviennent de l’une ou l’autre raison et déterminent le statut juridique de ces édifices, indépendamment des faveurs spéciales et privilèges qui leur sont accordés, en matière liturgique ou protocolaire. »

Ces derniers distinguent les basiliques « majeures » des basiliques « mineures »et se complètent de quelques caractéristiques :
- Elles ont à leur tête un « cardinal- archiprêtre » représentant du Pape.
- Et un « chapitre » important, comportant tous les privilèges des protonotaires apostoliques.
Les basiliques « majeures » doivent être ouvertes toute la journée. Elles doivent comporter 5 nefs et 5 portes – 3 à l’ouest, 1 côté nord, et une autre paroi sud, et l’une des 3 portes ouest de l’entrée, celle de droite, côté sud ou « porte Sainte », doit rester close car réservée aux années « jubilaires » donc ouverte pendant un an pour les années Saintes (chaque 50 ou 25 ans).

L’autel principal des basiliques Majeures dit « autel papal » est exclusivement réservé au « pontife » de Rome qui ne peut accorder de dérogation pour y célébrer une messe que par un Indult spécial désignant par son nom, un cardinal pour les grandes cérémonies.

On distingue les basiliques « Majeures » ou « Primaires Patriarcales » de Rome, des autres.Elles sont 4 dites patriarcales :

1) La Basilique Majeure, St Jean Baptiste du Latran : Eglise cathédrale du pontife de Rome, en qualité de grand patriarche d’Occident latin année 315/320.
2) La Basilique Majeure, St Pierre du Vatican3 .
3) La Basilique Majeure, St Paul Hors les murs sur la voie d’Ostie, reliée à l’ordre bénédictin 4.
4) La basilique « libérienne » située sur la colline de l’Esquilin de Rome consacrée le 5 août 432 ou 434 par le pape Sixte III. C’est la seule basilique « patriarcale » qui ne soit pas funéraire d’un « tombeau » suite au Concile d’Ephèse, déclarant Marie « Théotokos » et fixant la « Nativité de Jésus dans la nuit de noël, à Bethléem, il fallut à Rome une basilique « patriarcale » de la nativité consacrée à la Sainte Famille. Elle prendra le nom de « Ste Marie de la crèche ». En 850 on la nomme déjà « Ste Marie Majeure » de Rome car entre 800 et 850, elle est devenue le pèlerinage majeur de Rome.

Les Basiliques Mineures

Tout comme les basiliques « Majeures » les églises élevées à la dignité de basiliques « Mineures », ne peuvent l’être qu’après examen et seule décision pontificale de Rome. Afin qu’elles puissent recevoir le titre et privilèges accordés par celui-ci. Les Basiliques « Mineures » peuvent bénéficier du droit d’arborer « pavillon » depuis le courant des années 1300. Le pavillon ou gonfalon, étant une sorte de parasol en soie à bandes noires et jaunes surmonté d’un globe de cuivre, et lui-même d’une croix.Les chanoines des basiliques « Mineures » ont droit à la « Cappa Magna », de laine violette, qu’ils peuvent porter repliée sous le bras gauche.

Le titre « Basilique Mineure ou Majeure » et les privilèges accordés à ces édifices relèvent essentiellement du « mystère »et du « sacré chrétien » puisqu’il s’agit en réalité des lieux consacrés par les miracles vérifiés, constatés par de nombreux témoins.Ces Eglises sont donc des centres de pèlerinages officiels, répertoriés au cours des siècles par l’Eglise Catholique romaine d’Occident5 .
Ces lieux et édifices peuvent être de grands pèlerinages internationaux. D’une foule considérable de pèlerins toute l’année, donc de pèlerinages régionaux, ou groupe de régions d’un même pays. Lors de certaines fêtes ou pèlerinages « Mineurs » non internationaux (avec quelques exceptions).

Sans préséance particulière sauf : sur les églises du même ordre paroissial, collégial ou cathédral, la décision ou le souhait de faire édifier une basilique Mineure dans un diocèse, doit s’appuyer sur des critères d’Antiquité permettant sa réalisation en « continuité ».A titre d’exemples, citons Paray-le-Monial en 18756 et le Sacré-Cœur de Montmartre, région parisienne7 .

Ces nouvelles Basiliques Mineures des 19eet 20e siècles, réalisées sur fondations antiques ou séculaires, d’importance historique chrétienne, culturelle ou symbolique, peuvent s’accompagner d’une affiliation à une basilique patriarcale « Majeure » de Rome.Les basiliques, Notre Dame voisine de la localité du Portugal,Fatima8 et Notre Dame de Lourdes édifiée dans les Pyrénées françaises , sont reliées à la basilique « Majeure » de Rome, Ste Marie Majeure.

La première année de leur pontificat, chaque Pape élu et couronné doit se rendre en pèlerinage dans l’une des basiliques mariales d’Europe, reliée à la basilique Majeure « Ste Marie de Rome » et plusieurs, au cours de leur pontificat, pour y célébrer la messe Pontificale de Rome.

Les basiliques Majeures patriarcales de Rome, peuvent disposer d’un double autel :l’autel « Papal » et l’autel du « temps ordinaire ».

Par un usage immémorial, les prêtres en « charge » de basiliques « Mineures » du « Miracle » peuvent disposer d’un autel « double ». Par respect et humilité du prêtre desservant.Ce 2e autel situé en contrebas du chœur, et dans l’axe de l’Autel principal, au niveau de la communauté des paroissiens réunis permet au prêtre de célébrer la messe du « temps ordinaire » en tant que « serviteur du Christ », selon le christianisme de l’époque paléochrétienne,post apostolique. Ainsi il est au-devant de l’autel principal mais plus proche de la communauté réunie, en partage plus proche et fraternel, au Profond du cœur spirituel des chrétiens rassemblés.L’Autel principal doit rester... visible de tous, surélevé, intact en mémoire et Foi de la « Présence » permanente « non visible ».

Les basiliques funéraires du tombeau, deviendront les premières églises de culte, en l’an 385 et 395, avec la « proclamation » du christianisme, respectivement, nouvelle religion d’Orient et d’Occident.Il sera décidé que tous pays d’orient ou occident, souhaitant édifier une « Eglise memoria » du tombeau du Christ ou du tombeau de Ste Marie ou St Joseph, devrait toujours conserver le même plan d’origine, pour reproduction à l’identique au cours du temps : le plan dit « basilical » décidélors du concile œcuménique de Nicée I en 325 (plan orienté).

L’Eglise basilique de St Joseph des Fins d’Annecy qui évoque la Nativité et l’Enfance de Jésus, pendant l’exil de la « Sainte Famille » en Egypte, respecte bien, au XXe siècle,le plan « basilical-type » de l’époque paléochrétienne.C’est un témoignage rare, exceptionnel, d’architecture du Sacré Chrétien, cette basilique est… un « livre » de l’histoire de christianisme dans son ensemble.

Hélène TATIN
Ordre Cistercien Trappiste - Stricte Obédience
Histoire du Christianisme d’Orient Occident

1. Giuseppe Melchiorre SARTO, né à RIESE le 2 juin 1835, ordonné prêtre le 18 septembre 1858, après des études au grand séminaire de Padoue, fut nommé Evêque de Mantoue en 1884, puis cardinal et Patriarche de Venise en Novembre 1894. Il fut élu Pape le 4 août 1903 – couronné le 9 août. Le 19 mars 1904, huit mois après son élection, Pie X fera paraître le « MOTU PROPRIO » indiquant la décision et l’Initiative d’un « grand œuvre » nécessaire : la révision du Code de Droit Canonique. Afin d’établir un nouveau code, pour le 20ème Siècle. Depuis celui du Concile de Trento en 1580 réédité plusieurs fois au fil des siècles, depuis : 1591 – ce « code de Droit » avait donc 305 ans…
Si le Pape Pie X fit paraître cette décision le 19 mars, c’était le jour de la St Joseph, patron des charpentiers, menuisiers, de tous les artisans et métiers du bois. St Joseph était le « St Patron » de Giuseppe SARTO (Joseph Sarto) Nouveau Pape Pie X.

2.Giacchino PECCI, né dans le diocèse d’AGNANI en 1810 – Elu Pape le 20 février 1878 consacré le 3 mars. Pontificat qui s’étendit sur 25 ans. Décès à Rome, le 30 juillet 1903.

3. Pose de la première pierre sous le pontificat du Pape Sylvestre, 330 – époque de Constantin le Grand. Achèvement des travaux en 357-360, mise en service la même année.

4. La basilique funéraire – mausolée du tombeau de St Paul sur la voie d’Ostie – fut édifiée vers 387 par une donation de l’Empereur Théodose 1er le Grand en gratitude et pardon. Elle sera d’une communauté féminine au service de la Basilique et ensuite d’un monastère bénédictin à partir du VIesiècle. Pour le pardon de ses frères, le roi de France Charles dit « le Chauve » (le tonsuré) lors de son couronnement en tant qu’Empereur, à Rome, allait offrir à la Basilique St Paul Hors les murs, et son monastère, un manuscrit monumental, chef d’œuvre de l’atelier d’enluminure du monastère de Reims. La Bible « dite de St Paul » et un siège d’ivoire qui serait transféré dans la basilique St Pierre du Vatican, la cathédrale Pétri.

5. Tout comme ils le furent également par l’Église grecque d’Orient : Capitale du christianisme Alexandrie, jusque 380-381 qui fut transféré au patriarcat saint André de Constantinople jusqu’à nos jours

6. Date à laquelle Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690), religieuse de la Visitation à Paray-le-Monial a été canonisée.

7. La basilique de Montmartre est construite sur une terre savoyarde, acquise par la dot d’Alix de Savoie (1100-1154) et offerte à l’Église de France.

8. Sanctuaire de Fatima construit entre 1928 et 1931.

9. Construit entre 1883 et 1889 (Ste-Bernadette).