Paroisse Saint-André en Gavot-Léman — Paroisse Saint-André en Gavot-Léman

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Messe à Creusaz (Bernex)

Ce mercredi 5 août nous étions à la chapelle de la Visitation de la Creusaz pour célébrer l’Eucharistie. Située à 1131m d’altitude, la chapelle construite en 1841 est en cours de restauration. L’Église nous proposait des textes tirés de Jr 31,1-7 ; Cantique Jr 31,10-13 et de Mt 15,21-28, l’évangile de la Cananéenne. C’est le père Jacques qui officiait dans la compagnie d’un diacre parisien en vacances. Pour son homélie, le père Jacques s’est appuyé sur Jérémie pour nous montrer que la multitude des édifices religieux parsemant le Chablais, monastères, églises, chapelles, oratoires et croix de mission, sont autant de marques de notre foi en Dieu. En étant lieux de rencontre comme aujourd’hui, ils sont les témoins de la ferveur de la foi des anciens qui les ont bâtis, mais aussi occasions de croissance en fraternité, de joie et de paix pour notre génération et finalement signes pour nos enfants. Le fil conducteur de notre paroisse n’est-il pas : « Osons la joie de la rencontre ? ». Par leur fréquentation, ces lieux de prière ouverts à tous sont la manifestation de notre communion spirituelle et de notre solidarité. Soyons conscient que cette capacité de faire communauté en toutes circonstances est notre force. Prochaine messe dans les chapelles le 12 août à Châteauvieux (Féternes)

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Messe à Vinzier

En cette soirée de 2 septembre a été célébrée par le père Placide la dernière « messe dans les chapelles » de l’été. Nous étions une vingtaine recueillis sous les voûtes de l’église Saint Pierre. L’église a été construite entre 1890 et 1892 en même temps qu’était créée la paroisse. Antérieurement les habitants dépendaient de celle de Chevenoz de l’autre côté du profond vallon de l’Ugine tumultueuse descendant du massif de la Dent d’Oche. « Artisans de l’unité », c’est ainsi que le père Placide a commencé la messe. Des textes du jour, 1Cor 3,1-9 ; Ps 32(33) ; Lc 4,38-44, notre prêtre s’est particulièrement appuyé sur le texte de Paul : Vous êtes des petits enfants dans le Christ. C’est de lait que jusqu’à maintenant je vous aie nourri. Les Apôtres eux-mêmes n’étaient que serviteurs de la parole de leur maître cependant c’est eux qui ont fait de vous des voyants. Nous aussi sommes les collaborateurs de Dieu, nous pouvons labourer, semer et arroser le champ qui nous est confié mais nous devons reconnaître que c’est Lui seul qui fait pousser. Telle est notre responsabilité dans l’annonce du règne de Dieu. Simples serviteurs. Toutes les communautés sont sujettes aux divisions. Nous devons être matures et veiller à ne pas entrer dans des rivalités pernicieuses. Demandons à Saint Pierre d’intercéder auprès du Seigneur afin de nous obtenir la grâce du discernement pour garder l’unité qui fait notre force dans toutes les circonstances. Et c’est aux coups de boutoir des cloches sonnant l’Angelus que nous avons été semés. Bonne rentrée à toutes et tous !

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Messe à Laprau (Lugrin)

Ce mercredi, 19 août 2026 par une soirée torride le père Placide, curé de notre paroisse, a célébré la messe en la chapelle de l’Immaculée Conception de Laprau. Le linteau de la porte d’entrée porte la date de 1862. La chapelle a été édifiée durant les ministères du révérend François Joseph Andrier, curé de Lugrin, et du père Jean François Pergot son vicaire. La volonté était de permettre aux habitants du haut de la paroisse de bénéficier des secours de la religion avec la même accéssibilité que ceux du chef lieu. La dernière rénovation date des années 1970 et fut entreprise par le frère Bathélémy Bochaton ofm. cap. Des textes servis ce jour, Ez 34,1-11 ; Ps 22(23) ; Mt 20,1-16 - les ouvriers de la vigne - notre curé nous a fait remarquer que dans l’évangile les derniers ouvriers, embauchés à la fin du jour, ont touché le même salaire que les autres non pas sur la base de leur mérite mais sur celle de leur désir de travailler ! En effet, les ouvriers de la parabole se sont présentés à l’embauche avec la volonté de travailler mais ils n’ont pas eu la chance d’être appelés … une réalité que nous connaissons tous. La part de la chance dans la vie est très importante et heureusement ! Soyons conscients de cette chance qui nous est donnée dans certaines circonstances déterminantes et qui échappe nos mérites personnels. Mises en perspective, les lectures nous donne un cap à suivre dans nos rapports humains afin de devenir "semblable à Dieu". Comme dans tout accomplissement, Jésus nous rappelle que c’est le « oui ! » du départ qui est le plus important ; c’est ce geste de décision qui importe et sans lequel il ne se passera rien. Ce oui quotidien, « sincère et véritable », nous vaudra le salaire plein à la fin du jour. Demandons au Seigneur la grâce que notre amour pour les autres ne soit pas donné en fonction de leur mérite. Demandons Lui aussi la grâce de penser et d’agir comme lui afin de le rencontrer en vérité. Prochaine messe dans les chapelles mercredi 26 août en l’église de Thollon. Aller au niveau supérieur

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Bénédiction croix de Pelluaz (Bernex)

Dimanche 11 juin 2023, une quarantaine de personnes étaient présentes pour la bénédiction de la nouvelle croix, et à la demande de la nouvelle bergère le troupeau d'ovins broutant sur le sommet et ses environs, a lui aussi reçu sa propre ration d'eau bénite ! Journée estivale et conviviale où la bonne humeur et les grans sourires étaient de mises. D’après le livre Croix des cimes de Marc Potez et Daniel Grévoz, la croix de Pelluaz existait depuis longtemps. Thierry Curdy l’a remplacé en 1992, lors de la naissance de sa fille, puis en 2003 en ajoutant 3 figurines représentant les activités qu’il pratiquait : le parapente, le ski de randonnée et la randonnée pédestre. C’est Noël Cottet, montagnard aguerri, qui décida de remettre ce symbole des montagnes chablaisiennes au sommet de la pointe de Pelluaz. « La croix était couché par terre, explique-t-il. Elle servait de banc, loin de l’idée que doit représenter un tel objet. » Un travail collaboratif Ce montagnard affiche à son actif 27 montagnes de plus de 4 000 mètres et la participation à la célèbre patrouille des glaciers. En accord avec le maire de l’époque, Joseph Trincat ,« on décide de remettre la croix là-haut ». En 2019, c’est le nouveau maire, Pierre-André Jacquier qui donne son aval au montagnard pour réaliser l’ouvrage. Pour mener à bien son entreprise, Noël Cottet fait appel à toutes ses connaissances : chasseurs, montagnards, artisans… Aussitôt, Pascal lui fourni 2 morceaux de mélèze, un de 3,50 mètres et un de 1,50 mètre. Ciseau, maillet, scie, bédane… la croix prend forme sous les doigts de Noël Cottet, menuisier de formation. Julien façonnera le chapeau de cuivre qui coiffera la pointe de la croix, la protégeant ainsi des intempéries. La platine métallique pour maintenir l’objet, c’est Daniel qui s’en est chargé. 800 kilos de béton La croix façonnée, c’est un socle en béton armé qu’il faut réaliser pour assurer son maintien au sol ainsi qu’aux intempéries. « Je suis monté préparer le terrain avec pioche, masse, fer à béton, fil de fer et tenaille dans le sac à dos, raconte Noël Cottet. J’ai décaissé le terrain, planté des barres dans le sol, monté l’armature de ferraille du socle et le vendredi 8 août 2020, le bétonnage pouvait s’effectuer. Mikael et son 4x4 nous monte le béton à l’arrivé du télésiège de Pelluaz. Puis nous avons monté les 800 kg de béton, bidons à la main, sur les 37 mètres de dénivelé restant pour atteindre le sommet. » Il faudrait attendre près d’un an plus tard (notamment en raison du Covid) pour que la croix soit montée à la cabane de l’arrivée du télésiège. C'est Christian Blugeon, aux manettes de son hélicoptère, positionne avec délicatesse la croix sur son socle, en juillet 2022. Des centaines de croix sur les sommets Des centaines de croix jalonnent les sommets du Chablais. « Après la reconversion opérée par saint François-de-Sales, l’Eglise a voulu affirmer sa présence sur le territoire. C’est l’époque où l’on plante des croix », expliquait dans nos colonnes Michaël Stehlin, professeur d’histoire-géographie. Et ces croix des cimes n’ont jamais été abandonnées. Si l’une disparaît, elle est presque aussitôt remplacée sans aucune intervention institutionnelle. Davantage dans un souci de préservation du patrimoine que de religion.

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