Homélies, méditations, prières, ...
Ecouter la parole de Dieu
Semaine du 06 au 13 septembre 2026
23ème dimanche du temps ordinaire
Lecture du livre du prophète Ézékiel (33, 7-9)
Psaume 94 (95)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (13, 8-10)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18, 15-20)
Méditation:
Jésus fonde une communauté sur le pardon mutuel : « Va trouver ton frère ! » La responsabilité du lien fraternel incombe à l’offensé, appelé à oser une parole en vérité pour restaurer le lien. L’écoute est le lieu de la relation fraternelle : « S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. » L’offensé doit chercher, avec la communauté de frères, la manière de rejoindre celui-là même qui l’a blessé. La relation fraternelle engage chacun et chacune dans un labeur, mais en tout premier lieu c’est l’offensé qui doit tout faire pour délier l’offenseur. Pour le conduire à honorer cet appel : « Écoute Israël ! » Si l’offenseur écoute et engage sa liberté de fils, il pourra réintégrer la communauté.
L’écoute de l’autre, constitutive de la relation, engage et libère une parole ajustée. Le détour par le mythe des origines en Genèse peut éclairer sur la manière dont se met en place un mécanisme délétère. Ayant reçu du Seigneur un don à protéger, le couple des origines ouvre l’oreille à une autre parole, celle du Tentateur qui l’engage dans une fausse représentation de Dieu. Adam écoute Ève qui a écouté le Tentateur. Ils brisent l’alliance avec leur Seigneur, se cachent. Mais le Seigneur, sans se lasser, cherche la rencontre : « Où es-tu ? »
Comment prêter attention à la manière dont j’écoute, à ce que j’écoute dans la relation à l’autre ?
Suis-je prêt au labeur dans la rencontre de l’autre quand elle est difficile ?
Par Anne Da, xavière
Semaine du 30 août au 06 septembre 2026
22ème dimanche du temps ordinaire
Lecture du livre du prophète Jérémie (20, 7-9)
Psaume 62 (63)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (12, 1-2)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (16, 21-27)
Méditation
La plupart du temps, les tentations n’apparaissent pas sous la forme de diablotins. Sans quoi, il serait très facile de dire, à la suite de Jésus : « Passe derrière moi, Satan ! » L’état d’esprit qui nous incite à bifurquer, à écarter d’un revers de pensée les appels à nous engager pour le bien se présente plutôt sous les airs de la raison.
Il y a quelques années, alors que j’entrais dans une station de métro à Montréal (Canada), des adolescents en bousculaient un autre, jusqu’à le faire pleurer. Ma première impulsion fut d’intervenir, malgré le risque pour ma propre sécurité. C’est alors que je me suis dit : « Si je m’interpose, ce sera pire pour le souffre-douleur : ses bourreaux le lui feront payer quand je serai parti. » J’ai donc passé mon chemin. N’était-ce pas tout à fait raisonnable ? Oui…. mais non. Heureusement, avant d’embarquer dans une voiture, j’ai eu la grâce d’identifier la nature de mon esquive : une tentation, suscitée par ma lâcheté. Je suis retourné sur mes pas et j’ai secouru ce jeune homme, tentant de calmer la fureur de ses agresseurs.
J’ignore ce qu’il est advenu de la victime après mon départ. Mais, comme disciple du Christ, impossible de laisser la violence se déchaîner si l’on peut jouer un rôle dans le rétablissement de la paix. Mille spéculations nous viennent parfois en tête pour nous détourner de la Croix, mais ces « pensées ne sont pas celles de Dieu ».
M’est-il arrivé dernièrement de tenter de me convaincre de m’abstenir de faire le bien ?
Lorsque j’arrive à surmonter les tentations, est-ce que je rends grâce à Dieu pour l’aide qu’il m’apporte ?
Par Jonathan Guilbault, directeur éditorial de Prions en Église Canada