Homélies, méditations, prières, ... — Paroisse Saint-André en Gavot-Léman

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Homélies, méditations, prières, ...

Pour chaque dimanche et fêtes

Ecouter la parole de Dieu   

 

Semaine du 25 octobre au 1er novembre 2026


30e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

 Lecture du livre de l’Exode 22, 20-26

• Psaume 17 (18)

• Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens 1, 5c-10

Évangile de Jésus Christ selon St Matthieu 22, 34-40

 

Méditation

Aimer comme Dieu

 

Il suffit d’une phrase pour tout renverser : « Tu aimeras. » Non pas tu observeras, tu calculeras, tu accompliras parfaitement des rites… mais, tu aimeras. Jésus ne simplifie pas la Loi, il en dévoile le fondement. L’amour de Dieu et du prochain sont inséparables. Et le piège du docteur de la Loi est déjoué.
Dans l’Exode, Dieu parle avec ses entrailles. Il prend parti pour l’étranger, la veuve, l’orphelin, le pauvre. Là où la religion pourrait devenir un système, Dieu rappelle qu’elle est d’abord une attention aux plus vulnérables. Pourquoi ? Parce que Dieu lui-même écoute le cri de l’opprimé et qu’il compatit à sa souffrance. Il s’agit d’aimer comme Dieu.
À ceux qui cherchent à le piéger, Jésus peut dire l’essentiel : tout dépend de l’image de Dieu que nous avons. Car, aimer Dieu n’est ni un sentiment ni un concept, mais une décision totale : de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit. Et cet amour de Dieu se vérifie immédiatement dans l’amour des autres, de la nature, de tout le créé : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » C’est exigeant, et beau.
Car la foi ne se réfugie pas dans des gestes impeccables pour éviter de vivre. Elle se reconnaît là où quelqu’un est relevé, soigné, écouté, respecté. Au fond, Dieu ne demande pas à être servi comme un maître lointain. Il invite à entrer dans sa propre manière d’aimer. Et cela change tout.

Qu’est-ce qu’aimer Dieu de tout mon cœur, de toute mon âme et de tout mon esprit évoque pour moi aujourd’hui ?
Qu’est-ce que Jésus m’apprend sur la manière dont Dieu m’aime ? 

Par Karem Bustica, directrice des rédactions de Prions en Église

Semaine du 18 au 25  octobre 2026

29ème dimanche du temps ordinaire

 

Lecture du livre du prophète Isaïe (45, 1.4-6)

Psaume 95 (96)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (1, 1-5b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (22, 15-21)

En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence

que tu considères les gens. Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Méditation

Les textes d’aujourd’hui nous placent dans une bien drôle de situation. D’un côté, Isaïe ne semble pas douter un instant que le roi des Perses, Cyrus, doive ses succès à la faveur d’un Dieu qu’il ne connaît pas et vénère encore moins. De l’autre, Jésus, avec son habile et incisif : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », semble opérer une distinction décisive entre les autorités temporelle et spirituelle. Alors, Dieu conduit-il le monde par l’intermédiaire des gouvernants, oui ou non ? Ou seulement un peu, à sa manière bien à lui ? La question est complexe. Mais ce que l’on peut affirmer hors de tout doute, c’est qu’au cours de l’histoire, et encore aujourd’hui, dans des pays pourtant sécularisés, l’invocation de Dieu pour justifier une action politique engendre souvent violence et abus. En ce qui concerne l’action de la grâce de Dieu dans le monde, la seule certitude de foi qui se révèle véritablement inattaquable est peut-être celle que nous voyons se déployer dans notre propre vie. Nous sommes les mieux placés pour reconnaître ces « petits miracles » qui nous relèvent alors que nous étions au point mort ; cette aide inespérée ; ou encore le dessillement de nos yeux lorsque nous sommes pris dans les entrelacements confus des relations humaines. Dieu est bel et bien présent. Mais il ne plane pas au-dessus du monde comme sur un théâtre de marionnettes. Il agit en façonnant les cœurs qui se laissent approcher. M’est-il déjà arrivé d’avoir l’impression que Dieu contrôlait les événements du monde ? Quels « petits miracles » ont soutenu mon cheminement de foi ?

Par Jonathan Guilbault, directeur éditorial de Prions en Église Canada