Ce mercredi 12 août 2026 notre rendez-vous eucharistique était à l’église de ce lieu vénérable au pied de son tilleul séculaire. Ni la chaleur ni l’éclipse attendue n’ont eu raison de la ferveur des invités.
Cette ancienne église paroissiale dédiée à Notre-Dame de l’Assomption fut construite au Moyen-âge à deux pas de la maison forte des Compey-Lucinges, anciens seigneurs de la chatellainie. Elle dépendait de l’abbaye d’Abondance qui décidait de son prêtre.
Des textes du jour tirés de Ez 9 et 10 ; Ps 112(113) et Mt 18,15-20 (la Correction fraternelle), le père Théodose dont c’était la dernière célébration à Evian, a développé le thème de la fraternité très chère à Jésus. La fraternité pourtant essence de la vie dans une société apaisée, a été gravement malmenée dés l’origine, pensons à Adam et Eve, Caïn et Abel, Isaac et Ismaël, Joseph et ses frères … la fraternité c’est compliqué … et pas seulement dans la Bible ! Dans nos familles, dans nos sociétés nous devons sauver la fraternité « à tout prix ». Dans le premier Testament, Dieu choisi d’éloigner les belligérants potentiels pour sauver l’essentiel, la vie dans la paix : Loth d’Abraham, Agar de Sarah, Jacob d’Esaü … et pour retrouver la table commune que tous finissent par rejoindre il faut de l’espace et du temps.
Dans le discours ecclésial de Mathieu Jésus nous donne sa méthode :
Discrétion, être seul à seul pour trouver un terrain d’entente. En cas de difficultés, faire intervenir un négociateur impartial et deux témoins. Finalement en cas d’échec, confier la décision à la communauté ecclésiale.
Mais qu’est-ce que l’Église ? Elle ne peut pas être réduite à un individu, l’Église c’est nous tous, corps du Christ dont il est la tête.
En 1994 le cardinal Etchegaray en visite au Rwanda martyr s’est exclamé : « Ô mon Église, toi qui a la tête dans le soleil et si souvent les pieds dans la boue, la fraternité est à garder à tout prix ! ».
Nous avons appris que nous avons été créés à l’image de Dieu, que Jésus est son fils, que nous sommes ses frères et sœurs. En humanité nous nous ressemblons tous. Or, « ceux qui se ressemblent s’assemblent », n’est-ce pas ? De quel Dieu voulons nous hériter de la Vie ?
Prochaine messe dans les chapelles le 19 août à Laprau (Lugrin)
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Dédiée à Ste Marie, l’ancienne église dépendait au 12ème siècle de l’antique abbaye d’Ainay (presqu’île de Lyon) ; elle a été visitée par Mgr François de Sales en 1617. La nouvelle église construite entre 1819 et 1825 est dédiée à l’Archange St Michel. Egon Sendler sj (1923-2014), alias « père Igor », en a réalisé les peintures du chœur à l’époque où il décorait également la chapelle de Darbon, Notre Dame de la Rencontre à Amphion et l’église Sts Ferréol de Ferjeux de Publier.
Des textes du jour, 2Th 3,6-18, Ps 127(128), Mt 23,27-32, le père Jacques après avoir rendu grâce pour la beauté de la nature qui entoure de son écrin le village nous exhorte fermement à nous mettre au service de nos sœurs et de nos frères sans hypocrisie et sans esprit de calcul – avec « un cœur d’enfant » dit la texte - afin de construire notre Église.
Prochaine messe Mercredi 2 septembre à Vinzier
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Avec beaucoup de retard, mais avec grande joie et espérance, nous venons vous partager un pêle-mêle des photos de la messe d'installation du Père Placide. Depuis ce jour il parcourt notre grande paroisse pour rencontrer tous ceux avec qui il va travailler à faire vivre l'Eglise et aussi tous les paroissiens qui se trouveront sur son chemin ... Il a aussi fait connaissance avec le brouillard, bientôt ce sera la neige, ou encore la route sinueuse qui grimpe jusqu'à Novel !
Père Placide, bienvenue et belle vie à St André en Gavot-Léman !
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Pour les enfants, les jeunes, mais aussi pour les adultes !
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Vie et Sacrements
Comme nous le rappellent photos et récits à l’entrée, cette chapelle dédiée à Notre-Dame-des-sept-douleurs construite en 1840 par les habitants de la Beunaz a été relevée en 1970 grâce à l’enthousiasme du frère Barthélémy Bochaton ofm cap.
Ce 22 juillet nous avons reçu la grâce de contempler Sainte Marie Madeleine à travers des textes portant sur l’amour et l’espérance poussés au-delà de la raison , Ct 3,1-4 ; 2Cor 5,14-17 ; Ps 62(63) ; Jn 20,1.11-18,.
Dans son homélie, le père Théodose en s’appuyant sur le récit de Marie Madeleine a rendu hommage aux femmes.
A partir du récit de Marie Madeleine au tombeau le père Théodose nous a montré ses particularités parmi les personnages des évangiles. Marie Madeleine se démarque par trois points : ses pleurs d’amour déchiré par la disparition de son maître (« qu’as-tu fait de mon seigneur? ») ; sa persévérance (elle se rend deux fois au tombeau pour ensuite y rester seule) et finalement le fait qu’avec son espérance elle est devenu le modèle de la foi pour les Apôtres. Si Marie est le point alpha de la vie de Jésus, Marie Madeleine en est le point oméga - deux femmes qui mettent Jésus au monde - En devenant le premier témoin de la résurrection Marie Madeleine devient le point de départ de l’Église, l’Apôtre des Apôtres, l’Envoyée des Envoyés.
Puis le père Théodose nous montre que les femmes sont présentes partout dans la vie de Jésus, avant (Élisabeth, Anne), pendant (Marie et « les femmes qui l’accompagnent depuis la Galilée »), à la fin (les femmes présentes pendant toute la durée du supplice jusqu’au tombeau) et enfin à la résurrection avec Marie Madeleine.
Le père Théodose termine en mettant en évidence de cette vertu très féminine de l’espérance au-delà de toute espérance est aussi une des trois vertus théologales avec la foi et la charité auxquelles tous les Chrétiens sont exhortés d’adhérer.
La célébration s’est terminée par un partage de friandises offertes par la chaleureuse communauté de la Beunaz.
Mercredi prochain ce sera aux Faverges (Bernex) que nous aurons la joie de célébrer le Seigneur.
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