Messe à Champanges
Célébration de la Nativité de Saint Jean le Baptiste, Is 49,1-6 ; Ps 138(139)1-3 ; Ac 13,22-36 ; Lc 1,57-66.80
En cette fin de journée accablante nous nous sommes retrouvé dans l’ombre fraîche de cette vénérable église dédiée à Saint Martin de Tours pour y fêter la naissance du précurseur du Christ « conformément aux Écritures ».
L’église a été construite de 1724 sur les bases d’une ancienne chapelle. Saint Françoise de Sales y a fait une visite pastorale en 1617 . Ce sont les frères Boujon émigrés en Allemagne qui ont financée la construction. La dernière restauration est de 1993-1994. Le presbytère du prêtre résident a été transformé en mairie. Marie Madeleine est présente dans deux tableaux : dans le chœur au pied de la croix, Jn 19,25, et au dessus de l’autel de Marie.
Après les lectures faites par Marie-Pierre et Daniel le père Placide nous a mis en perspective les annonces prophétiques d’Isaïe et Jean-Baptiste destinées à préparer le peuple à la venue d’un rédempteur universel. Dans l’évangile, Dieu par la voix de Zacharie, père de Jean-Baptiste, nous exhorte à nous tenir prêt à accueillir d’un cœur ouvert cet Autre, cet inconnu, qui doit nous conduire à notre salut.
Ce sont Daniel Chappuis, retraité de Zig Zag, et Pierre Peillex qui assurent le bon fonctionnement de l’église . Mais Pierre est décédé en février 2026 et son poste est à pourvoir. Daniel a pris la succession d’Alain Ruffier mais bien avant, sa maman était déjà engagée au service de la paroisse, c’est elle qui dans le temps veillait au fourneau qui chauffait la nef pendant les célébrations, c’était à l’époque du père Casset.
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Pèlerinage à Lourdes : une foi transmise de génération en génération
Il existe des lieux qui marquent une vie entière. Pour moi, Lourdes est bien plus qu’un simple lieu de pèlerinage : c’est une partie de mon histoire, de mon enfance et de ma foi. Aujourd’hui, c’est aussi un héritage que je transmets à ma fille.
Depuis mon plus jeune âge, mes parents nous emmenaient chaque année à Lourdes. Ces voyages étaient des moments privilégiés de partage en famille. Nous retrouvions nos proches dans une atmosphère unique où se mêlaient joie, fraternité et spiritualité. Enfant, je gardais surtout le souvenir des processions aux flambeaux, des chants, des prières et de la paix qui régnait autour du sanctuaire.
Avec les années, ma compréhension de la foi a grandi. Lourdes est devenu pour moi un véritable rendez-vous spirituel. Aujourd’hui encore, malgré les contraintes de la vie quotidienne, nous essayons de nous y rendre chaque année pendant quelques jours afin de prier, remercier et retrouver cette sérénité si particulière.
Désormais maman, je découvre Lourdes à travers les yeux de ma fille. Elle aime se rendre à la grotte de Massabielle, toucher les pierres sous la statue de la Vierge Marie et remplir sa petite bouteille à la source. La voir vivre ces moments avec émerveillement me rappelle ma propre enfance et me remplit d’émotion.
Cette année, notre pèlerinage a eu une dimension particulière. Ma tante et mon oncle sont venus spécialement du Sri Lanka pour réaliser leur rêve de visiter Lourdes. Pour de nombreux catholiques sri-lankais, ce sanctuaire représente un lieu emblématique de la foi chrétienne. Nous avons donc décidé de les rejoindre avec ma sœur et son mari afin de partager ce moment exceptionnel en famille.
Malgré le froid, si différent du climat de leur pays, leur émotion était immense. Ils étaient profondément touchés de pouvoir enfin découvrir la grotte, participer aux célébrations et prier dans ce lieu qu’ils avaient tant entendu évoquer tout au long de leur vie. La présence d’un prêtre tamoul célébrant la messe dans notre langue maternelle a rendu cette expérience encore plus émouvante.
Au cours de notre séjour, nous avons également visité les musées consacrés à l’histoire de Bernadette Soubirous. Ces visites ont permis à ma fille de mieux comprendre les apparitions de la Vierge Marie et l’histoire de Lourdes. Marcher sur les traces de Bernadette donne une profondeur particulière au pèlerinage.
Lourdes occupe aussi une place très spéciale dans mon histoire personnelle. Avant la naissance de ma fille, j’ai traversé une période difficile marquée par l’attente d’un enfant. Lors d’un pèlerinage, j’ai confié à la Vierge Marie mon désir de devenir mère. Trois mois plus tard, j’ai appris que j’étais enceinte. Depuis, je considère ma fille comme une immense bénédiction.
Aujourd’hui, lorsque je la vois participer aux processions, prier devant la grotte et découvrir Lourdes avec émerveillement, je ressens une profonde gratitude. Ce lieu continue de rassembler
les générations, de nourrir la foi et de créer des souvenirs précieux. J’espère qu’un jour, ma fille transmettra à son tour cet héritage à ses propres enfants, afin que cette belle tradition familiale se poursuive de génération en génération.
Sinthuja Pachchek - Animatrice de Catéchisme des enfants
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Messe à Champeillant, Am 5 ; Ps 49(50), Mt 8,28-34
En ce mercredi 1er juillet 2026 nous nous sommes retrouvés à la chapelle dédiée à Notre-Dame des sept douleurs:la prophétie de Siméon, Lc 2,24-35 ; la fuite en Égypte, Mt 2,13-15 ; Jésus disparu au Temple, Lc 2,41-50 ; le portement de croix, Lc 23,37-28 ; Marie au pied de la croix, Jn 19,25-30 ; ; la descente de la croix, Jn 19,38-42 et la mise au tombeau, Mc 15,42-46.
Cette petite chapelle est pour notre paroisse un trait d’union avec Notre Dame de Kibeho au Rwanda où Marie est apparue de 1981 à 1989, exhortant les fidèles à prier le chapelet des sept Douleurs.
« C'est pour avoir communié intimement à la Passion du Christ que Marie a été associée d'une manière unique à la gloire de sa Résurrection. [...] Marie n'a jamais été plus mère qu'au pied de la croix : c'est là que son cœur a été "transpercé comme par une épée" à la vue des souffrances de Jésus », Lc 2,35.
Dans son homélie le père Placide nous parle de Marie, mère de l’Église, compatissant aux souffrances des hommes comme elle compatit aux douleurs de son fils. Il nous rappelle, dans la suite du prophète et du psaume, que pour être exaucées nos prières doivent être en accord avec nos vies de tous le jours. Comme Amos, il nous met en garde contre l’opulence qui peut nous endormir et nous détourner de nos devoirs envers ceux qui souffrent.
Nous avons eu une pensée particulière pour Raymond Dutruel qui n’avait pas ménagé sa peine pour le bien de tous
La prochaine célébration aura lieu à la grotte de Roseires le 8 juillet prochain
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Les membres de l’association NIBAKURÉ proposent une nouvelle action de solidarité pour aider le Père Théodose au Rwanda.
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Agenda
Le calme est revenu ; les forces de l’ordre, présentes en si grand nombre, sont reparties ; le balai des hélicoptères en tous genres a cessé ; les barrières sont enlevées !
Tout s’est si bien passé que Mme la Préfète, la Police Nationale, la Gendarmerie Nationale, l’Armée, les Sapeurs-Pompiers, les Secours, … tous nous disent, dans un post sur X, qu’ils ont tous été touchés par les sourires et l’accueil de la population.
Que restera-t-il de ce sommet ? Qui saurait le dire … Notre monde est si complexe, certains dirigeants si imprévisibles …. Ce qui est sûr, c’est que les paroissiens, avec tout le diocèse s’étaient impliqués, par le moyen qui nous était possible : la prière.
PAIX, était le mot d’ordre ; nous avons prié avant, et pendant ce G7, demandant au Seigneur de toucher les cœurs de tous ceux qui dirigent le monde, pour que la justice soit prioritaire dans les discussions de nos dirigeants.
D’abord une messe pour la paix a été célébrée le vendredi 5 juin, suivie de 24h d’adoration, soirée organisée par l’équipe des jeunes.
Puis une veillée pour la paix était proposée par la Fraternité LaudatoSi ; elle s’est déroulée mercredi soir 10 juin, avant qu’Evian soit mises sous cloche.
Un moment fort a été notre prière à l’extérieur, autour d’un olivier ; chacun a été invité à mettre un peu de terre dans son pot, symbolisant notre engagement à vivre nous-même.
Parce que, Père Placide a souvent insisté : la paix, elle commence dans notre cœur ; la paix ne pourra se propager qu’à partir de chacun de nous.
La messe du 15 juin a aussi été une messe pour la paix, beaucoup de gendarmes et militaires en tenue y ont participé : ça m’a beaucoup touchée.
Guirlande de drapeaux du monde installée dans le chœur de l’église, rivière prenant sa source sous l’Autel, avec nos gouttes de paix écrite dans plusieurs langues,
pont qui voulait dire toutes nos possibilités de construire des ponts plutôt qu’élever des murs,
prières sur des panneaux, prières personnelles sur un cahier,
église ouverte, accueillant qui voulait prier
même la salle paroissiale proposait des messages …
Tout notre possible a été fait pour rappeler cette béatitude : « BIENHEUREUX LES ARTISANS DE PAIX ! »
Alors, QUE LA PAIX SOIT SUR LE MONDE POUR LES 100000 ANS QUI VIENNENT !
Merci Seigneur pour avoir inspiré ces manifestations dans notre paroisse et dans notre diocèse.
Reste avec nous, pour nous aider à toujours garder nos cœurs disposés à vivre dans la paix.
Seigneur Dieu de paix, écoute notre supplication ! Nous avons essayé tant de fois et durant tant d’années de ré-soudre nos conflits avec nos forces et aussi avec nos armes ; tant de moments d’hostilité et d’obscurité ; tant de sang versé ; tant de vies brisées, tant d’espérances ensevelies… Mais nos efforts ont été vains. A présent, Sei-gneur, aide-nous Toi ! Donne-nous Toi la paix, enseigne-nous Toi la paix, guide-nous Toi vers la paix. Ouvre nos yeux et nos cœurs et donne-nous le courage de dire : ‘‘plus jamais la guerre’’ ; ‘‘avec la guerre tout est détruit !’’. Infuse en nous le courage d’accomplir des gestes concrets pour construire la paix. Seigneur, Dieu d’Abraham et des Prophètes, Dieu Amour qui nous a créés et nous appelle à vivre en frères, donne-nous la force d’être chaque jour des artisans de paix ; donne-nous la capacité de regarder avec bienveillance tous les frères que nous rencon-trons sur notre chemin. Rends-nous disponibles à écouter le cri de nos concitoyens qui nous demandent de trans-former nos armes en instruments de paix, nos peurs en confiance et nos tensions en pardon. Maintiens allumée en nous la flamme de l’espérance pour accomplir avec une patiente persévérance des choix de dialogue et de réconci-liation, afin que vainque finalement la paix. Et que du cœur de chaque homme soient bannis ces mots : division, haine, guerre ! Seigneur, désarme la langue et les mains, renouvelle les cœurs et les esprits, pour que la parole qui nous fait nous rencontrer soit toujours « frère », et que le style de notre vie devienne : shalom, paix, salam ! Amen. Invocation pour la paix (8 juin 2014)
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