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Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie

Les 4 saisons

"La prière est toujours exaucée, ou plutôt toute demande que j'adresse à Dieu a comme fin ultime de m'exhausser. Je voudrais changer l'orthographe du mot "exaucé" et l'écrire avec un "h" au milieu : "exhaussé", comme on dit qu'on a exhaussé une toiture, un étage ou une maison. En ce sens, j'ai toujours été exhaussé, car la prière m'a grandi, m'a fait voir de plus haut, de plus grand, en me faisant passer à l'étage supérieur. Toute prière ne me laisse jamais intact, car elle me rapproche du Christ et, par là, du Père." (Jean Lafrance)

 

Prendre soin de notre jardin !

Nous sommes constamment sollicités par les appels sur le portable, les SMS, les mails, et les informations multiples qui tombent pêle-mêle sur nos écrans. Nos outils de communication induisent une certaine façon de vivre. Nous pouvons devenir victimes de la dictature de l’immédiat, sans être en mesure de prendre la distance et le temps nécessaires pour apprécier, hiérarchiser et discerner.

La recherche actuelle de sens traduit une crise d’identité générée par la dispersion, voire la fuite au-dehors de nous-mêmes, dans le divertissement, l’activisme, la consommation. Peut-être avons-nous besoin de reconquérir cet espace intérieur que nous avons pu négliger.

Nous savons ce qu’est un jardin laissé en friches, lorsque les mauvaises herbes se sont installées. Il en est ainsi de notre « jardin intérieur » lorsque nous avons laissé s’y développer ronces et épines, qui empoisonnent ou étouffent ce qu’il y a de meilleur : elles portent les noms de médiocrité, indifférence, suffisance, voire rancœur, amertume,… tous ces sentiments que nous laissons prendre racine en nous sans y prendre garde. Le temps de l’été ne serait-il pas le moment favorable pour prendre soin de notre jardin intérieur ?

Tout le monde ne part pas en vacances, mais l’été nous offre la possibilité de vivre un autre rapport au temps, de nous donner des moments et des lieux de gratuité, de silence, de prière. Nous avons besoin de cultiver un silence de qualité qui nous unifie en profondeur, loin de l’agitation, à distance des « choses à faire » et des sollicitations des écrans. Il est sain de rompre avec un activisme épuisant et d’apaiser les ruminations intérieures, pour développer une qualité d’écoute et de présence aux autres, à soi-même, à Dieu.

Faire route sur le chemin de l’intériorité n’a rien d’un repli sur soi, qui serait forcément stérile. C’est faire alliance avec ce qui nous habite en profondeur, avec cette Présence « plus intime à moi-même que moi-même », pour retrouver la joie et le goût de vivre, d’aimer, de lutter et d’espérer.

Que ces mois d’été soient apaisants et tonifiants, pour rebondir avec joie et enthousiasme !

Mgr Yves Boivineau              + évêque d'Annecy

LES VACANCES : UN TEMPS D’ARRÊT

Oui, arrête-toi, tu ne l’as pas volé.
Tu ne peux vivre sans cesse dans la course et le bruit,
dans les problèmes sans solution,
dans les contraintes et les gestes répétés.

Ne crois pas trop vite les marchands de soleil.
Les vraies vacances ne se mesurent pas au nombre de kilomètres.
Les vraies vacances,
c’est comme de vrais amis,
ça ne se vend pas, ça ne s’achète pas.
On peut râler sous le soleil on peut chanter sous la pluie.

Savoure les petits bonheurs, les grands coûtent trop cher.
Apprends à t’aimer toi-même et
entraîne-toi ainsi à aimer les autres.
Cultive le sourire, la parole agréable,
au-delà des petites guerres froides quotidiennes.
La réussite du monde,
c’est aussi la fraternité des personnes
dans les rencontres soudaines et libres.

A. Monnom

Pentecôte

O Esprit, Esprit d'amour
De lumière et de force,
Viens embraser mon cœur,
De ton feu d'amour.
Viens bruler en moi tout ce qui n'est pas de Dieu.
Viens illuminer ma vie.
Viens ouvrir mon cœur à la prière.

O Esprit Saint,
Viens prendre possession
De tout mon être, de tout moi-même.
Viens me remplir de ta présence et de ta paix.

Esprit-Saint merci :
De faire de moi ton temple
De me guider toujours
De m'éclairer toujours
De m'aimer toujours
D'être avec moi toujours.

Le Seigneur de Pâques

On a essayé par la violence, il a continué avec l’amour.
On a essayé par les crachats, il a continué dans le silence.
On a essayé par le mensonge, il a continué dans la transparence.
On a essayé par les coups, on a essayé par les pièges, il a continué.
On a essayé par l’envie d’abandonner qui s’empare de chacun lorsque vient la panique devant l’inutilité de toute action, il a continué dans la confiance en la volonté du Père.
On a essayé par le ridicule, il a continué dans la dignité, avec le manteau rouge sur l’épaule, comme les fous.
On a essayé par les clous, il a continué avec le pardon. On a essayé par la solitude de l’extrême angoisse des condamnés, il a continué en se remettant entre les mains du Père.
Alors on a essayé par la mort, car la mort, c’est connu, est la solution finale, personne ne peut aller au-delà, car la mort, c’est connu, est l’ultime puissance, l’obstacle dernier sur lequel chacun trébuche, même le plus grand, même le plus saint, même le Fils, fût-il le Bien-Aimé de Dieu. Mais il a continué !
Animé par l’amour du Père, il est entré dans la mort comme on entre dans un obstacle qui verrouille le passage !
Il a été brisé, éclaté, son corps et son esprit ont été déchirés. Mais il a continué et il est passé : le Père l’a maintenu debout !
C’est fait à jamais, la mort est définitivement entamée et l’entaille ira s’agrandissant, car désormais la mort a perdu son pouvoir.
Pour l’éternité, le passage est dégagé : c’est Pâques pour toujours.

Charles Singer

Le Carême

On avait trop fait du carême un concours de sacrifices, un championnat de privations et une coupe du monde des jeûnes et de l’abstinence…
On avait oublié que le but du carême n’était pas de faire des gens pieux, mais de faire des hommes et des femmes plus humains. Bien sûr, pour changer le monde, il faut que je commence par changer ma vie, non pas chacun pour soi, mais ensemble, fraternels et solidaires. Le carême, c’est devenir plus humain, et c’est ensemble qu’on devient humain.

Jean Debruynne

Le Carême

Le Carême est le temps où nous prenons conscience non pas de notre péché, mais de la grandeur à laquelle nous sommes appelés.
Il n’est pas question, durant le Carême de dompter le corps. Il convient avant tout de libérer de notre cœur les ressources d’amour et de solidarité que Dieu nous a confiées.
Le Carême est le temps de la couleur :
On se débarrasse de la platine et de la poussière accumulées et on se trouve en face de la beauté du commencement.
Mais peut-être faut-il plus de quarante jours pour passer à l’Évangile. Peut-être bien faut-il une vie entière pour accomplir notre baptême, devenir chrétiens.
Une vie entière pour ressusciter à l’Évangile avec le Christ dans la lumière de l’aurore !
Le Carême en est le commencement.

Charles Singer

Au désert

Seigneur, tu t'es retiré au désert
pour discerner les chemins qui s'offraient à toi.
Et tu as choisi de vivre non comme un dieu,
débarrassé des fragilités humaines,
mais comme un homme, au milieu des hommes.

Nous aussi, parfois, nous nous retrouvons au désert.
Tout nous semble si dur, si aride : autour de nous, et en nous. 
Alors mes projets humains me semblent dérisoires
et mes certitudes d'hier me filent entre les doigts comme du sable.

Seigneur, quand tu es passé par le désert,
tu y as tracé des chemins combien risqués.
Ces chemins t'ont mené à la Croix, mais ils nous ouvrent 
à l'Espérance, à la Liberté, à l'Amour.

Au cœur de nos déserts,
faits de nos fragilités et de nos doutes,
tu nous invites, Seigneur,
à cheminer et à lutter avec les autres hommes
et à ouvrir des brèches
sur cette Espérance que tu nous proposes.

Entrer en Carême

Entrer en Carême, c'est ouvrir sa porte et réapprendre à bouger, à se déplacer, à vivre. C'est refuser de rester figé dans ses positions, ses dogmes ou ses certitudes absolues.

Entrer en Carême, c'est aussi se mettre à l'écoute de la Parole, celle qui, au milieu des bavardages, nous touche au cœur et nous arrache un geste de pardon, d'amour ou de paix.

Entrer en Carême, c'est se mettre à l'écoute de la réussite de Dieu, celle qui accepte la blessure, celle qui ne profite pas de l'échec du faible, 
celle qui n'exploite pas la naïveté ou la sueur du faible.

Entrer en Carême, c'est se mettre à l'écoute de l'amour de Dieu.
Un amour qui vous apprend à lire autrement, 
à parler, à partager, à se rencontrer autrement.

Robert RIBER

Prière de louange pour l'Epiphanie

Le ciel raconte la gloire de Dieu.
La voûte céleste dit l’œuvre de ses mains.
Tout nous parle de la grandeur de Dieu.
Voici dans la nuit, une lumière
Pour nous conduire vers Jésus.

Comme les mages,
Laissons-nous guider par cette lumière
Pour trouver notre chemin jusqu'à lui.
Ouvrons nos yeux, ouvrons nos cœurs
Pour reconnaître les signes de sa royauté.

Comme les mages,
Laissons-nous surprendre par le mystère
Que Dieu vient nous dévoiler, pas à pas
Avançons avec confiance et persévérance
Pour le découvrir au détour du chemin,
Dans l’émerveillement et la reconnaissance.

Comme les mages,
Inclinons-nous devant Jésus, en signe d'adoration
Offrons-lui le meilleur de nous-mêmes
Pour que toute notre vie soit un chant d’amour
Qui rende gloire et honneur à Dieu, notre créateur.

Prière du pape François à la Sainte Famille

en conclusion de l’exhortation apostolique « Amoris Laetitia » (La joie de l’amour »).

Jésus, Marie et Joseph
en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai,
en toute confiance nous nous adressons à vous.

Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
un lieu de communion et un cénacle de prière,
d’authentiques écoles de l’Évangile
et de petites Églises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth,
que plus jamais il n’y ait dans les familles
des scènes de violence, d’isolement et de division ;
que celui qui a été blessé ou scandalisé
soit, bientôt, consolé et guéri.

Sainte Famille de Nazareth,
fais prendre conscience à tous
du caractère sacré et inviolable de la famille,
de sa beauté dans le projet de Dieu.

Jésus, Marie et Joseph,
Écoutez, exaucez notre prière

Amen !

Allez viens ! C’est Noël !

Allez viens ! C’est Noël !
Si seulement tu oubliais un temps tes angoisses
La peur des lendemains que prédisent les cassandres
Pour un avenir incertain.

Allez viens ! C’est Noël !
Bien sûr ce n’est pas toujours facile
Il y a tant de choses ce jour-là
Mais réjouis-toi aujourd’hui si tu veux.

Allez viens ! C’est Noël !
Dieu dresse une table de fête
La table de famille est ouverte à tous
Tu as ta place aussi si tu veux.

Allez viens ! C’est Noël !
Ton village est illuminé
Les cloches carillonnent, c’est minuit.
Mets un peu de fête dans ton cœur si tu veux.

Allez viens ! C’est Noël !
C’est le jour de l’amour
Celui de notre Dieu pour nous les hommes
Regarde, il nous donne son fils.

Allez viens ! C’est Noël !
C’est la fête des enfants
Quoi de plus beau qu’un enfant
Quoi de plus beau que l’enfant-Dieu
Laisse battre ton cœur, si tu veux…

Renouveler l’espérance avec l’Avent

Non pas un optimisme facile qui ferme les yeux sur la réalité, mais cette espérance forte qui jette l’ancre en Dieu et qui permet de vivre pleinement dans l’aujourd’hui. L’année chrétienne commence par l’Avent, le temps de l’attente. Pourquoi ? Pour nous révéler à nous-mêmes l’aspiration qui nous habite et pour la creuser : le désir d’un absolu, vers lequel chacun tend de tout son être, corps, âme, intelligence, la soif d’amour qui brûle en chacun, du nourrisson jusqu’à la personne âgée, et que même l’intimité humaine la plus grande ne peut pas entièrement apaiser. Cette attente, nous la ressentons souvent comme un manque ou un vide difficile à assumer. Mais loin d’être une anomalie, elle fait partie de notre personne. Elle est un don, elle nous conduit à nous ouvrir nous-mêmes, elle oriente toute notre personne vers Dieu. Osons croire que le vide peut être habité par Dieu et que déjà nous pouvons vivre l’attente avec joie. Saint Augustin nous y aide quand il écrit : "Toute la vie du chrétien est un saint désir. Dieu, en faisant attendre, étend le désir ; en faisant désirer, il étend l’âme ; en étendant l’âme, il la rend capable de recevoir… Si tu désires voir Die tu as déjà la foi. " 

Frère Alois,  communauté de Taizé - Bonne entrée en Avent !

1ère journée mondiale des Pauvres

…De nos jours, malheureusement, tandis qu’émerge toujours davantage la richesse insolente qui s’accumule dans les mains de quelques privilégiés et souvent est accompagnée de l’inégalité et de l’exploitation offensant la dignité humaine, l’expansion de la pauvreté à de grands secteurs de la société dans le monde entier fait scandale. Face à cette situation, on ne peut demeurer inerte et encore moins résigné. À la pauvreté qui inhibe l’esprit d’initiative de nombreux jeunes, en les empêchant de trouver un travail ; à la pauvreté qui anesthésie le sens de responsabilité conduisant à préférer la procuration et la recherche de favoritismes ; à la pauvreté qui empoisonne les puits de la participation et restreint les espaces du professionnalisme en humiliant ainsi le mérite de celui qui travaille et produit ; à tout cela, il faut répondre par une nouvelle vision de la vie et de la société.

Au terme du Jubilé de la Miséricorde, j’ai voulu offrir à l’Église la Journée Mondiale des Pauvres, afin que dans le monde entier les communautés chrétiennes deviennent toujours davantage et mieux signe concret de la charité du Christ pour les derniers et pour ceux qui sont le plus dans le besoin. Aux autres Journées mondiales instituées par mes Prédécesseurs, qui sont désormais une tradition dans la vie de nos communautés, je voudrais que s’ajoute celle-ci, qui apporte à leur ensemble un complément typiquement évangélique, c’est-à-dire la prédilection de Jésus pour les pauvres. …

Pape François

Ils sont parmi nous ! Les saints !

Les saints ne sont pas parfaits.
Heureusement : ils n’intéresseraient personne,
sauf peut-être les magazines spécialisés et les musées
qui recherchent des silhouettes et des statues aux dimensions parfaites
dont chacun sait qu’elles n’existent nulle part dans l’humanité réelle !

Qui donc nous a mis en tête cette idée de perfection lisse, sans aspérités ?
Les saints collectionnent les défauts.
Quelle joie : c’est ainsi qu’ils sont nos frères et nos sœurs humains !
C’est ainsi qu’ils sont traces de Dieu, puisqu’à travers leur défaillante humanité
ils laissent émerger la toute puissante passion de Dieu pour la terre humaine.

Les saints ne sont ni sur les autels ni dans les livres ni dans les vitraux. Ils sont sur la terre.
S’inspirant de l’Évangile, animés de l’Esprit du Christ,
ils font progresser l’humanité vers la vie en grand.
Ils sont ici. Parmi nous. C’est vous ! C’est nous !

Semaine Missionnaire Mondiale 2017

Dieu notre Père,
Tu nous appelles à annoncer au monde la Bonne Nouvelle du salut que ton Fils Jésus le Christ a opéré en offrant librement sa vie sur la croix par amour pour nous.
Tu nous invites à travailler ensemble à la Mission de l’Eglise dans la force de l’Esprit.
Donne-nous part à ton Esprit-Saint, afin qu’il nous transforme au plus profond de nous-mêmes :
     Qu’il nous communique sa force afin que nous devenions de vrais disciples missionnaires de ton Fils,
     Qu’il nous donne l’audace de proposer l’Evangile à tous nos contemporains jusqu’aux plus extrêmes périphéries.
     Qu’il suscite en nous un ardent désir de nous engager des ici-bas pour hâter l’avènement de ton Royaume
Nous te le demandons à Toi, Dieu notre Père, par Jésus-Christ, ton Fils notre Seigneur qui vis et règne avec Toi et le Saint-Esprit maintenant et pour les siècles des siècles.
Amen.

L'Assomption selon saint Bernard

Une méditation de saint Bernard de Clairvaux pour la fête de l'Assomption.

O Femme admirable, unique,
par qui, en Jésus Christ, tout est renouvelé,
le démon foulé aux pieds, les hommes sauvés,
femme pleine de grâce surabondante de grâce du trop plein de cette plénitude,
Vous inondez toute créature, pour lui rendre sa vigueur.

Vierge bénie au-dessus de tout, par votre bénédiction,
toute la nature est bénie,
et non seulement la création par son Créateur,
mais Celui-ci, à son tour, par sa créature. 

Vous qui êtes élevée au-dessus de tout,
Vous si belle à voir, si aimable à contempler,
si douce à aimer,
ayez pitié de celui qui soupire après Vous !
O Merveille de Dieu, je contemple Marie :
rien n'est égal à elle ;
rien, si ce n'est Dieu, n'est plus grand qu'elle.

Dieu a donné à Marie son Fils Lui-même,
Celui que seul, égal à Lui,
Il engendre de son Coeur,
comme S'aimant Lui-même.
De Marie, Dieu S'est fait un Fils,
non un autre Fils que le sien,
mais le même,
Fils de Dieu et Fils de Marie.

Merveille de Dieu ! Tout a été créé par Dieu,
et Dieu est né de Marie !
Dieu qui a tout fait S'est fait Lui-même de Marie ;
ainsi a-t-Il refait tout ce qu'Il avait créé.
Celui qui pu faire tout de rien n'a pas voulu,
refaire sans Marie,
ce qui avait été souillé par le péché.
Dieu est donc le Père de tout ce qui a été créé,
et Marie la Mère de ce qui est recréé.

O Marie, vraiment le Seigneur est avec Vous,
Lui qui a fait que tous Vous devraient tant, et d'accord avec Lui !

Sermon de saint Bernard (1090-1153) sur l'Assomption, publié sur Croire.com en juillet 2003

Trinité

Dieu, que disons-nous quand nous disons que tu es un et trine à la fois ?

Que disons-nous, si ce n'est que tu seras toujours au-delà de nos dires, de nos prises et de nos représentations, car de toi nul ne peut faire aucune image.

Tu es un et trine, parce qu'infini est ton visage et que nous ne l'approchons qu'à travers l'immense mosaïque des visages humains, tous à la ressemblance de l'unique : ton Fils.

Tu es un et trine, parce qu'espace ouvert, amour symphonie, en attente d'une humanité plurielle qui saura, un jour, se réjouir de ses différences et des nombreuses demeures préparées en ta maison, Dieu qui accueille chacun pour la communion des siècles.

Carmel de Mazille

Pentecôte - Les sept dons de l'Esprit

Sagesse
Esprit Saint, accorde-nous le don de la sagesse, que nous sachions reconnaitre Dieu présent et manifesté dans le monde, considérant toutes choses dans sa lumière et dans le souvenir permanent de la vie éternelle

Conseil
Esprit Saint, accorde-nous le don de conseil, que nous sachions toujours discerner la volonté de Dieu, même dans les moments les plus difficiles ; et garde-nous de toute décision inconsidérée, nous dirigeant toujours et en tout par ta prudence.

Force
Esprit Saint, accorde-nous le don de force, qu’il nous donne le courage de dépasser les épreuves sur le chemin qui nous conduit au salut.

Intelligence
Esprit Saint, accorde-nous le don d’intelligence qui nous fera comprendre les vérités de la foi, entrer dans leur sens et contempler leur harmonie intérieure. Mets en nous l’amour et l’intelligence des vérités enseignées par l’Église.

Science
Esprit Saint, accorde-nous le don de science, que nous nous laissions guider par la foi, jour après jour, et que nous sachions discerner ce qui nous conduit vers toi.

Piété
Esprit saint, accorde-nous le don de piété, que nous demeurions dans la confiance sous le regard aimant de notre Père et que nous soyons les témoins de sa tendresse auprès de tous les hommes.

Crainte
Viens Esprit de crainte, rends-nous suffisamment conscients de la toute-puissance et de la majesté de Dieu pour ne point pécher envers elle.

La Résurrection et la Pentecôte

La Croix ne sera pas le dernier mot, la liberté de l’Esprit s’attestera dans la Résurrection, mais la Résurrection sera une confidence faite aux intimes et non une proclamation au grand jour. Jésus n’ira pas confondre ses ennemis en se montrant à eux dans un défi qui les tuerait, c’est dans une confidence à ses intimes qu’il apparaîtra comme vainqueur de la mort sous une forme d’homme libre, puisque ses manifestations s’adapteront à chacun selon ce qu’elles veulent signifier pour chacun.

D’ailleurs, ses disciples ne sauront que faire de cette Résurrection… jusqu’à ce que, consumés par le feu de la Pentecôte, ils reçoivent ce baptême qui les intériorise et les amène à reconnaître Jésus comme intérieur à eux-mêmes, Jésus étant intérieur à l’homme.

La Résurrection concerne notre vie aujourd’hui et chacun de nous est appelé, avec une urgence infinie, à ressusciter.
Si Dieu n’est pas pour nous la respiration de la liberté et de l’amour, alors il n’est pas intéressant. Il ne l’est que s’Il apparaît vraiment au cœur de la vie comme une source qui ne cesse de la renouveler en en faisant une aventure infinie.

Maurice Zundel (Un autre regard sur l’homme)

Grande joie !

Vous qui êtes empoignés par le deuil le chagrin,
vous qui êtes emprisonnés dans le désespoir et la peur,
Jésus-Christ de Pâques
vous appelle à ressusciter
dans son aurore espérance ! 

Vous qui êtes séquestrés
dans la haine et la violence,
vous qui être retenus dans le mépris,
vous qui êtes ensevelis dans l’égoïsme,
Jésus-Christ de Pâques
vous appelle à ressusciter
dans sa plénitude d’amour !

Vous qui êtes enterrés
dans le mensonge et l’infidélité,
Jésus-Christ de Pâques
vous donne le pouvoir de rouler
loin de vous
les lourdes pierres de leur domination !

Voici le grand jour de grande joie :
le temps est venu pour vous
de vous relever de vos tombeaux
avec le Seigneur de Pâques ! 

Charles Singer

Le Seigneur de Pâques

On a essayé par la violence, il a continué avec l’amour.

On a essayé par les crachats, il a continué dans le silence.

On a essayé par le mensonge, il a continué dans la transparence.

On a essayé par les coups, on a essayé par les pièges, il a continué.

On a essayé par l’envie d’abandonner qui s’empare de chacun lorsque vient la panique devant l’inutilité de toute action, il a continué dans la confiance en la volonté du Père.

On a essayé par le ridicule, il a continué dans la dignité, avec le manteau rouge sur l’épaule, comme les fous.

On a essayé par les clous, il a continué avec le pardon. On a essayé par la solitude de l’extrême angoisse des condamnés, il a continué en se remettant entre les mains du Père.

Alors on a essayé par la mort, car la mort, c’est connu, est la solution finale, personne ne peut aller au-delà, car la mort, c’est connu, est l’ultime puissance, l’obstacle dernier sur lequel chacun trébuche, même le plus grand, même le plus saint, même le Fils, fût-il le Bien-Aimé de Dieu. Mais il a continué !

Animé par l’amour du Père, il est entré dans la mort comme on entre dans un obstacle qui verrouille le passage !

Il a été brisé, éclaté, son corps et son esprit ont été déchirés. Mais il a continué et il est passé : le Père l’a maintenu debout !

C’est fait à jamais, la mort est définitivement entamée et l’entaille ira s’agrandissant, car désormais la mort a perdu son pouvoir. Pour l’éternité, le passage est dégagé : c’est Pâques pour toujours.

Charles Singer