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Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie

Parole pour un dimanche

Pour 2017, dimanche après dimanche, vous trouverez l'édito de notre feuille paroissiale... réflexion, nourriture pour la semaine à venir. Les éditos de 2016 et 2015 sont sous la rubrique "Archives".

Retrouvez les éditos des années passées dans la rubrique "Archives"

 

22 avril 2018 - 4ème dimanche de Pâques

ECOUTER, DISCERNER, VIVRE L'APPEL DU SEIGNEUR
Message du Pape François pour la journée mondiale de prière pour les vocations
Chers frères et sœurs,
     En octobre prochain, se déroulera la XVème Assemblée Générale ordinaire du Synode des Evêques, qui sera consacrée aux jeunes, en particulier au rapport entre jeunes, foi et vocation. A cette occasion, nous aurons la possibilité́ d’approfondir comment, au centre de notre vie, il y a l’appel à la joie que Dieu nous adresse et comment cela est «le projet de Dieu pour les hommes et les femmes de tout temps» (synode des évêques, Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, Introduction).
     Il s’agit d’une bonne nouvelle qui nous est annoncée avec force par la 55ème Journée mondiale de Prière pour les Vocations : nous ne sommes pas plongés dans le hasard, ni entrainés par une série d’évènements désordonnés, mais, au contraire, notre vie et notre présence dans le monde sont fruits d’une vocation divine !
     Même dans nos temps inquiets, le Mystère de l’Incarnation nous rappelle que Dieu vient toujours à notre rencontre et il est Dieu-avec-nous, qui passe le long des routes parfois poussiéreuses de notre vie et, accueillant notre poignante nostalgie d’amour et de bonheur, nous appelle à la joie. Dans la diversité́ et dans la spécificité́ de chaque vocation, personnelle et ecclésiale, il s’agit d’écouter, de discerner et de vivre cette Parole qui nous appelle d’en-haut et qui, tandis qu’elle nous permet de faire fructifier nos talents, nous rend aussi instruments de salut dans le monde et nous oriente vers la plénitude du bonheur.

15 avril 2018 - 3ème dimanche de Pâques

BIOETHIQUE : UN ENJEU D’HUMANITE
     Le lundi 9 avril, la Conférence des évêques de France a invité le Président de la République, Mr. Emmanuel MACRON, à une rencontre, au Collège des Bernardins à Paris, dont le but était simplement un dialogue entre l’Eglise catholique et l’Etat.
     Mgr Georges Pontier, président de la conférence, s’est adressé au Président en évoquant deux sujets délicats : la révision des lois concernant la bioéthique et les migrants.
     Concernant la bioéthique, une consultation citoyenne a lieu en ce moment et jusqu’au 30 avril. Pour réfléchir à ces questions, un groupe de travail bioéthique de la Conférence des évêques a produit 10 fiches sur chaque thème débattu. On peut les consulter sur le site : http://eglise.catholique.fr/espace-presse/communiques-de-presse/452920-lancement-de-lespace-eglise-bioethique-fr/
     « Depuis quelques décennies, une nouvelle « question sociale » a émergé en lien avec le développement des biotechnologies dans la mesure où elles risquent de forger une certaine conception de l’homme et de la société. Tout en encourageant les progrès des sciences biomédicales qui ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques, l’Église nous invite à un discernement. Il s’agit d’interroger le sens même de ces progrès d’autant qu’ils élargissent sans cesse le champ des possibles ; la question peut ainsi se poser en ces termes : tout ce qui techniquement possible est-il recevable du point de vue éthique ? En d’autres termes, quelles sont les limites à fixer aux progrès de la biotechnologie ? Notre responsabilité se trouve ainsi engagée si nous voulons que ces progrès demeurent au service de la personne humaine dans le respect de sa dignité inaliénable, et tout particulièrement des plus vulnérables : l’enfant à naître, les parents touchés par l’infertilité, la personne malade ou porteuse d’un handicap… C’est donc à un enjeu d’humanité que nous sommes confrontés. »
     Nous sommes ainsi invités à donner notre avis sur le site des Etats Généraux de la bioéthique.                         

Henri DUPERTHUY

8 avril 2018 - 2ème dimanche de Pâques ou dimanche de la Miséricorde

LA PAIX SOIT AVEC VOUS
"Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »"
     Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Nous fêtons la miséricorde du Seigneur aujourd’hui. Le mystère de la résurrection de Jésus continue son œuvre dans l’Église et dans l’humanité.
     Notre foi s’appuie sur trois piliers, le témoignage et l’expérience des apôtres, notre propre expérience spirituelle vécue en Église et la lumière de l’Évangile qui illumine notre vie. Pour affermir notre foi au Christ ressuscité, l’Église nous aide dans notre cheminement. Cette foi s’appuie sur l’expérience des apôtres qui ont vu et touché Jésus ressuscité. Cette expérience de foi rejoint l’expérience des générations de chrétiens qui se sont succédé depuis des siècles. La multitude de ceux qui avaient adhéré la foi mettaient tout en commun, nés de Dieu ils forment une nouvelle Communauté. Ils ont cru et reconnu Jésus vivant dans sa résurrection. Dans la foi, nous recevons l’amour infini de Dieu qui nous aime. L’Esprit Saint nous est donné pour la libération de nos péchés.
     La Résurrection de Jésus continue à interroger notre humanité, elle n’est pas une évidence, mais elle est une expérience. Jésus qui s’est donné dans la tendresse, la douceur et dans l’humilité, donne à chacun l’Esprit Saint, la puissance de l’Amour infini de Dieu en acte. La Résurrection de Jésus est devenue résurrection de ceux qui l’annoncent, elle libère l’humanité.

1er avril 2018 - Pâques

IL EST RESSUSCITE !
     Cette nouvelle que les femmes vont porter au matin de Pâques est la plus inouïe et inattendue ! Peut-être, nous sommes-nous trop habitués à l’entendre qu’elle ne nous surprend plus. C’est pourtant sur cette nouvelle que repose notre foi et notre espérance. Celui que l’on avait cloué sur la croix et déposé dans un tombeau n’est plus là, mais se fait voir aux femmes venues embaumer son corps et à ses apôtres enfermés au Cénacle. Cette Bonne Nouvelle (Evangile) va transformer toute chose. Non la mort n’a pas le dernier mot ! En le ressuscitant, Dieu le Père atteste que ce Jésus qui a parcouru les chemins de Palestine en faisant le bien est Seigneur, son Fils bien-aimé. S’il en est bien ainsi, alors son message, ses paroles, ses actes et ses attitudes doivent devenir le message, les paroles, les actes et les attitudes de ses disciples.
     St Paul, dans sa lettre aux Colossiens nous dit : « Vous êtes ressuscités avec le Christ… vous êtes passés de la mort à la vie ! » Par le baptême, nous avons été unis à la mort et à la résurrection de Jésus pour « que nous menions une vie nouvelle, comme le Christ qui est ressuscité d’entre les morts ». Qu’en est-il de cette vie nouvelle que nous exprimons par l’ALLELUIA qui jaillit du plus profond de notre être ? Tout d’abord le témoignage de notre joie de se savoir aimé, entouré de la tendresse de Dieu qui veut pour nous LA vie, une vie digne, une vie debout. Malgré les difficultés et les obstacles que nous rencontrons, la vie sera toujours plus forte que le mal et la mort. C’est aussi le témoignage d’une vie FRATERNELLE puisque nous sommes tous enfants de Dieu. Cette vie fraternelle s’exprime par notre capacité à pardonner : au soir de Pâques, Jésus apparaît aux apôtres et leur dit : « Recevez l’Esprit-Saint. A qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis. »

Henri DUPERTHUY

25 mars 2018 - Dimanche des Rameaux

FÊTE DES RAMEAUX
     Beaucoup de chrétiens peu pratiquants viennent à la célébration des Rameaux principalement pour avoir du buis béni qui chassera les mauvaises influences de leur demeure. Bien sûr, ce n'est pas le sens de la fête des Rameaux, mais c'est pour ces participants l'occasion d'entendre le récit émouvant de la passion de Jésus, d'avoir la possibilité́ d'établir une relation personnelle avec le Christ et un contact avec une communauté́ chrétienne nombreuse et vivante. La beauté́ du rite provoque l'émotion.
     Cette fête commémore en effet à la fois deux évènements qui semblent bien contrastés : l'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, et d'autre part sa passion et sa mort sur la croix. Ce dimanche des rameaux, dont le nom liturgique est "Dimanche des rameaux et de la passion" est le début de la "Semaine sainte". En y participant, nous aurons conscience d'entrer dans la grande semaine qui est tendue vers la résurrection du Seigneur.
     Depuis 1985, cette journée est aussi la Journée mondiale de la Jeunesse. Pour notre doyenné, les jeunes sont réunis à Sallanches pendant tout ce week-end. Nous nous associons à leur réflexion et à leur prière et nous pouvons les rejoindre pour la célébration des Rameaux à l’église de Sallanches à 15h00.

18 mars 2018 - 5ème dimanche de Carême

Si le grain tombé en terre…
     « Nous voudrions voir Jésus. » Le drame se noue, l’attention se concentre sur celui qui apporte la nouveauté, il attire l’attention de tous, des amis, des ennemis mais aussi des badauds, des lointains... Lorsque Jésus l’apprend, il comprend que la révélation va avoir lieu, qu’il va perdre la vie sous peu. Dès lors, il manifeste la manière dont il désire vivre pleinement la fin, le sens qu’il y voit, qu’il y donne...
     « L'heure est venue pour le Fils de l'homme d'être glorifié » Jésus nous offre une magnifique réponse en étageant toutes les dimensions, le sens profond [le grain donnera beaucoup de fruit], le vécu pour lui [je suis bouleversé], l’appel que cela comporte [délivre-moi de cette heure] et plus que tout sa relation au Père [Père, glorifie ton nom]. Le Père répond tendrement à cette offrande d’amour de son Fils : « Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore. ».
     « J'attirerai à moi tous les hommes » Nous n’avons pas autre chose à faire qu’à suivre pas à pas ce que le Seigneur dit, laisser graver en nous toutes ces dimensions, nous laisser toucher par chacune. Ce travail patient nous donnera de comprendre l’amour dont il nous aime... Croyons que cette Parole de Dieu peut toucher notre cœur, rendre nos cœurs croyants et aimants ... nous rendre capables d’être attirés par le Seigneur...
     Découvrons ce dont est porteuse notre humanité commune, découvrons la solidarité qui existe entre tous les humains, Jésus va son chemin, il se donne, il tombe en terre mais son chemin change aussi nos chemins, Il nous donne à nous aussi de savoir nous renoncer, de prendre un autre chemin, de sortir de nos ornières, de nous retrouver dans notre vraie dimension, nous devenons alors solidaires et aimants des autres, de tous les autres. Le grain de blé donne beaucoup de fruit... encore aujourd’hui en notre monde, qui devient un vaste champ de blé.

11 mars 2018 - 4ème dimanche de Carême

UNE PAUSE-DEJEUNER, A L’HEURE DE DEJEUNER, MAIS SANS DEJEUNER… !?
   
  Bien plus qu’une « PAUSE » dans notre vie trépidante, et qui pourrait donner bonne conscience aux chrétiens que nous sommes à « faire » quelque chose de « visible » durant les 40 jours de cette montée vers Pâques, les vendredis de carême nous invitent à « FAIRE DE LA PLACE » dans notre cœur, à « DEPOUSSIERER NOS VIEUX PREJUGES »  pour accueillir le trésor de Vie qui s’offre à chacun, chacune, au plus profond de notre être  !

« Faire de la place » c’est se laisser surprendre à dialoguer avec Dieu, comme ça… humblement dans le silence… 
« Faire de la place » c’est libérer son cœur et ses émotions au détour d’un chant méditatif…
 « Faire de la place » c’est se mettre à l’écoute de ce que Dieu souhaite pour nous et qu’il nous transmet par sa Parole…
« Faire de la place » c’est « lâcher-prise » et laisser agir l’Esprit Saint dans la compréhension de ce que Dieu veut pour nous…
« Faire de la place » ce peut être, aussi, partager « comment » ou « en quoi »  cette Parole fait écho en nous… mais c’est surtout se laisser  « déranger » par la perception de celle des autres ! D’où l’intérêt de proposer ce temps communautairement, bien qu’il soit à la portée de tous individuellement.
« Faire de la place » c’est sentir  couler sur sa joue, une larme d’empathie envers tous ceux qui subissent les cruautés de ce monde… C’est aussi laisser couler à flot, les larmes de remord sur notre vie de pécheur, en acceptant de se laisser toucher par la miséricorde de Dieu et tenter de faire la Paix avec soi-même…
« Faire de la place » c’est choisir de jeûner pour se nourrir spirituellement  et revenir à  l’essentiel... Non, non, ce n’est pas rétro ! C’est tout plein de bon sens ! C’est redécouvrir la chance et le bonheur d’être comblé…

C’est dire : « MERCI Mon Dieu »  pour le cadeau immense de la Création, notre terre nourricière, et dire « OUI  je m’engage » à la préserver encore plus que je ne le fais déjà ! Jeûner, c’est faire le choix de donner l’équivalent de son repas sous forme de don au CCFD… Et sans parler du devoir de se soucier de nos frères dans la misère, c’est reconnaître qu’il y a bien plus de joie à donner et à partager, qu’à se gaver et accumuler…
     Pourquoi sillonner chaque vendredi dans une église différente ? Pour faire de la place !! en se sentant LIBRE d’aller à la rencontre de Dieu partout, sans être attaché ou dépendant de sa communauté ! Cela permet aussi à chacune de ces communautés de s’investir et offrir sa touche personnelle dans la préparation de ce temps privilégié, de permettre aux personnes qui ne peuvent se déplacer d’y participer et de rencontrer les vacanciers…
     Alors, vous l’aurez bien compris, les vendredis de carême, ça nous dépoussière, ça donne de la joie et ça n’en rajoute pas sur le planning, bien au contraire… ça fait de la PLACE ! ! Pas mal pour percevoir et accueillir la Lumière  qui s’annonce ! A se demander pourquoi ils n’ont lieu que 5 vendredis par an !

Evelyne

 4 mars 2018 - 3ème dimanche de Carême

Passer d’une pastorale de simple conservation à une pastorale vraiment missionnaire.
     La paroisse n’est pas une structure caduque ; précisément parce qu’elle a une grande plasticité, elle peut prendre des formes très diverses qui demandent la docilité et la créativité missionnaire du pasteur et de la communauté.
     Même si, certainement, elle n’est pas l’unique institution évangélisatrice, si elle est capable de se réformer et de s’adapter constamment, elle continuera à être « l’Église elle-même qui vit au milieu des maisons de ses fils et de ses filles ». Cela suppose que réellement elle soit en contact avec les familles et avec la vie du peuple et ne devienne pas une structure prolixe séparée des gens, ou un groupe d’élus qui se regardent eux-mêmes.
     La paroisse est présence ecclésiale sur le territoire, lieu de l’écoute de la Parole, de la croissance de la vie chrétienne, du dialogue, de l’annonce, de la charité généreuse, de l’adoration et de la célébration. 
À travers toutes ses activités, la paroisse encourage et forme ses membres pour qu’ils soient des agents de l’évangélisation. Elle est communauté de communautés, sanctuaire où les assoiffés viennent boire pour continuer à marcher, et centre d’un constant envoi missionnaire.
      Mais nous devons reconnaître que l’appel à la révision et au renouveau des paroisses n’a pas encore donné de fruits suffisants pour qu’elles soient encore plus proches des gens, qu’elles soient des lieux de communion vivante et de participation, et qu’elles s’orientent complètement vers la mission.

Pape François – La joie de l’Evangile n° 28

25 mars 2018 - 2ème dimanche de Carême

Soyez saint car moi, votre Dieu, je suis saint !
     La mort Maëlys et les circonstances de celle-ci nous ont tous émus profondément. Le silence de Nordahl Lelandais, puis ses aveux, et son silence à nouveau face aux enquêteurs nous horripilent. Mais j’ai entendu à la radio qu’un déferlement de messages tombait sur les réseaux sociaux, messages remplis d’injures et de haine à l’encontre du tueur.
     Par ailleurs, on rappelle à qui veut l’entendre les racines chrétiennes de la France. J’ai un peu de mal à retrouver ma foi de chrétien dans ces réactions haineuses.
     En ce temps de Carême où nous sommes appelés à la conversion, il faut nous interroger sur nos pratiques quotidiennes. Sommes-nous en adéquation avec la manière de faire de Jésus et de Dieu ? « Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive » dit Dieu par la bouche du prophète Ezéchiel. « Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre » dit Jésus à ceux qui veulent lapider la femme adultère.
     Le message de Jésus est un message d’amour à l’égard de toute personne, même la pire, puisqu’elle est créée à l’image de Dieu ! A son égard, c’est d’abord la miséricorde infinie du Père qu’il veut mettre en avant.
     Notre conversion est peut-être bien à ce niveau : j’ai du mal à partager les sentiments et les attitudes de Jésus dans ma vie de tous les jours, et pourtant j’entends l’appel du Seigneur : « Soyez saints, car moi, votre Dieu, je suis Saint. »

Henri DUPERTHUY

18 février 2018 - 1er dimanche de Carême

Vivre le Carême
Ce mot évoque tout sauf la joie, mais ne prenons pas une « face de carême ».
La liturgie des Cendres évoque l’appel à la conversion, à la réconciliation, avec trois aspects essentiels pour y répondre : le partage, la prière et le jeûne.
Cet appel nous invite à nous décentrer de nous-mêmes pour nous recentrer sur Dieu et sur nos frères. 
     Beaucoup de moyens nous sont proposés pour bien vivre ce temps qui nous conduit à la joie de la Résurrection.
- Par internet, vous pouvez vous inscrire pour des retraites en ligne : allez sur le site croire.com qui vous en donnera les détails.
- Vous pouvez aussi vous procurer le livre « Venez à la maison du Père – Méditations de Carême avec saint François de Sales » écrit par un missionnaire de St François de Sales indien, recommandé par Yves Carron et notre évêque. Il sera en vente à la sortie des messes de ce premier dimanche de Carême au prix de 14€.
- Vous pourrez également venir partager et prier la Parole de Dieu dans l’Evangile de St Jean chaque vendredi soir de ce Carême à la salle du Belmont à Megève (juste en face de l’entrée du collège St Jean-Baptiste) de 20h00 à 21h30.
     Ne manquons pas le rendez-vous que le Seigneur nous donne : il nous fait grâce.

Henri DUPERTHUY

11 février 2018 - 6ème dimanche du temps ordinaire

Montre- moi ton visage
Ce dimanche 11 février est le Dimanche de la Santé. La santé, nous nous la souhaitons régulièrement, à commencer par nos vœux en début d’année. Nous essayons de percevoir sur le visage de l’autre les signes de bonne ou moins bonne santé : « tu as bonne mine….tu as l’air fatiguée…. Tu n’aurais pas maigri ? »
     Le visage parle pour nous, de nous. Nous pouvons avoir du mal à rencontrer le regard d’une personne malade ou en fin de vie. Jésus le sait, lui qui a guéri le lépreux de cette maladie physique mais également sociale faite d’exclusion et de solitude. En lui rendant figure humaine, il lui rend sa dignité.
     A  l’inverse les hommes ont toujours désiré voir le visage de Dieu, « Montre-nous ton visage et nous serons sauvés ! », «  C’est ta face Seigneur que je cherche », parce que le voir va nous apaiser comme un petit enfant qui contemple le sourire de sa mère. La réponse de Dieu à ces prières a été d’envoyer son Fils dans le monde. « Qui me voit, voit le Père ».
     Sur le visage de Jésus il y a : douceur, amour, miséricorde, tendresse, pardon qui nous disent tout de son Père. Dans notre monde actuel qui nous incite à ne pas montrer nos sentiments, à mettre un masque (les jeunes appellent cela une « poker face »), Jésus au contraire nous incite à traduire notre humanité sur notre visage, et à rencontrer celui de l’autre en vérité.
     Prenons le risque de la rencontre, car chaque visage est unique et nous parle de Dieu, même malade, amaigri, vieillissant, ridé, moins beau que dans les magazines, porteur de handicap….
« Si Dieu est quelque part, c’est dans le visage de l’autre », a si bien résumé Michel Del Castillo.

La Pastorale de la Santé

4 février 2018 - 5ème dimanche du temps ordinaire

ACCUEILLIR
C’est l’attitude constante de Jésus que nous rapportent les évangiles. Dans l’évangile de ce dimanche où nous est présentée une journée-type de Jésus, nous le voyons enseigner dans la synagogue de Capharnaüm, puis guérir la belle-mère de Pierre, accueillir ceux qui se pressent à la maison de Pierre, tôt le matin se retirer dans un endroit désert pour prier et enfin reprendre la route pour enseigner dans les villages voisins. Accueillir ceux et celles qui ont soif de la Parole, accueillir les malades et les possédés, accueillir l’amour du Père : c’est l’essentiel de Jésus pour apporter à tous le salut de Dieu.

A la suite de Jésus, en disciples-missionnaires, nous sommes appelés à accueillir celles et ceux qui frappent à la porte de notre paroisse pour biens des raisons : demander un renseignement, offrir une messe pour un défunt, demander un sacrement, espérer un peu d’écoute dans un moment de détresse… Cet accueil est primordial ! Encore faut-il des personnes pour accueillir… Pour la permanence à la maison paroissiale de Megève, des personnes se relayent pour assurer cet accueil. Mais quelques-unes, qui donnent de leur temps depuis des années, ont souhaité s’arrêter. Ainsi il n’y a plus d’accueil le mercredi, ni le mardi une semaine sur deux. Il serait bon que d’autres prennent le relais. 

Cette permanence est le premier signe de l’accueil paroissial. Cette tâche n’est pas réservée aux habitants de Megève. Toute personne de la paroisse Ste Anne peut l’assurer. Appel est donc fait à chacun d’entre vous pour continuer à accueillir !

Henri DUPERTHUY

28 janvier 2018 - 4ème dimanche du temps ordinaire

Ce mercredi 24 janvier, nous avons fêté François de Sales (1567 – 1622), patron du diocèse d'Annecy et des journalistes, fondateur avec sainte Jeanne de Chantal de l'ordre de la Visitation en 1610.

Une spiritualité qui se fonde sur une expérience
    
"Ce qui touche en premier dans la personnalité de François de Sales, c’est sa bonté : son exigence n’a d’égales que sa bienveillance et son attention aux personnes. Quel est donc son secret ? Il faut se souvenir de la crise spirituelle qu’il a traversée. Il a 19 ans lorsqu’il est saisi par une forte crise d’angoisse et de désespoir, jusqu’à en perdre la faim et le sommeil. Dans le contexte de la Réforme, la question de la prédestination agite alors la réflexion théologique. François est persuadé d’être exclu pour toujours de l’amitié de Dieu, d’être damné. Il est libéré de cette angoisse lorsque, devant la statue de la Vierge, en l’église Notre-Dame des Grès à Paris, il prononce cet acte de parfait abandon : « Quoiqu’il arrive… je vous aimerai Seigneur, au moins en cette vie s’il ne m’est pas permis de vous aimer dans la vie éternelle… et j’espérerai toujours en votre miséricorde. » Il fait le choix du « pur amour ». La liberté de François de Sales est le fruit de cette libération intérieure. Lui qui a fait l’expérience de la miséricorde, il peut être témoin de la miséricorde. Cette expérience fondatrice façonnait déjà celui que l’on nommera « le Docteur de l’Amour divin et de la douceur évangélique » et marquera toute sa vie et son œuvre.

Extrait de « Saint François de Sales, un maître pour notre temps » par Mgr Yves Boivineau

Ce texte dans son intégralité ici

21 janvier 2018 - 3ème dimanche du temps ordinaire

Venez à ma suite
Cet appel de Jésus adressé à Simon, à André, à Jacques et à Jean s’adresse aussi à chacun de nous. Jésus nous associe, encore aujourd’hui, à sa mission : « je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes ».
     La mission de Jésus est de révéler l’amour infini de Dieu le Père pour tous ses enfants et de nous introduire dans cette relation d’amour qui l’unit si étroitement à son Père. La mission de l’Eglise n’est pas différente. Chaque baptisé a été consacré par l’Esprit Saint pour être prêtre, prophète et roi.
     Prêtre pour présenter au Seigneur la louange, l’action de grâce pour toutes les merveilles qu’il accomplit par les hommes, les femmes, les jeunes et les enfants d’aujourd’hui. Prêtre pour faire monter vers notre Père la supplication de ceux et celles qui vivent douloureusement les événements de leur vie : maladies, peurs, deuils…
     Prophète pour faire retentir, avec joie, la Bonne Nouvelle, l’Evangile du Christ pour que tous autour de nous se sachent aimés de Dieu.
     Roi pour bâtir avec nos frères le Royaume de Dieu, ce monde nouveau d’amour, de fraternité, de solidarité, de justice et de paix dans lequel Jésus nous fait entrer et qu’il souhaite pour tous.
     « Les temps sont accomplis : le Règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Evangile ! » Pour marcher à la suite de Jésus, cette conversion est nécessaire. Il nous faut sans cesse nous tourner vers lui, ne pas le perdre des yeux et du cœur. C’est bien sûr dans la prière et l’écoute de sa Parole que nous nous « branchons » sur lui comme à la source de notre mission.

(Henri DUPERTHUY)

14 janvier 2018 - 2ème dimanche du temps ordinaire

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens
Ce jeudi 18 janvier commencera la semaine annuelle de prière pour l’unité des chrétiens.
     Commencée en 1908, cette semaine est le temps fort de l’œcuménisme et rassemble les chrétiens de toutes confessions dans une même prière pour demander au Seigneur d’unir toujours plus ses disciples dans une même foi, une même charité et une même espérance.  Cette prière répond à la prière de Jésus : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. »
     Peut-être nous sommes nous habitués à la division des chrétiens, comme si la diversité légitime des approches, des compréhensions, des spiritualités devait passer par la division. Mais Jésus nous dit qu’il en va du témoignage en vue de la foi de tous les hommes : « afin que le monde croie que tu m’as envoyé… » Nos divisions sont un obstacle à la foi !
     Mais ne pensons pas que l’unité sera l’uniformité et que, bien sûr, tous les chrétiens s’aligneront sur la manière d’être de l’église catholique romaine. D’ailleurs, à l’intérieur-même de notre église, la diversité est grande !
     Entrons donc dans la prière de Jésus pour que tous soient un !

Henri DUPERTHUY

7 janvier 2018 - Fête de l'Epiphanie

L’épiphanie vient d’un mot grec qui signifie manifestation. L'épiphanie est la fête qui célèbre la manifestation de Dieu aux hommes.
     Le 6 janvier, on fête les trois grandes manifestations de Jésus-Christ : L’adoration des Mages, le baptême du Christ au Jourdain et le premier miracle de Jésus aux noces de Cana.
     La mention de ces trois manifestations se trouve en ce jour dans les divers textes liturgiques d’Orient et d’Occident, mais en Occident, l’accent se porte surtout sur l’adoration des Mages, et à l’inverse en Orient sur le baptême dans le Jourdain. Dans la liturgie occidentale, la fête de l’épiphanie célèbre la manifestation de Dieu aux mages et plus largement aux païens.