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Croire ou ne pas croire ?

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Pourquoi certains croient en Dieu et d'autres, pas ? Depuis des millénaires, le mot « Dieu » est entré dans le langage des hommes. Il n'a jamais fait l'unanimité. Aujourd’hui encore, certains disent croire en lui, on les appelle « croyants ». D’autres disent ne pas y croire, ce sont les« athées ». Enfin, certaines personnes ne prennent pas position, ce sont les « agnostiques ».

Les croyants ont en eux l’intime conviction que Dieu existe. Ils essaient de vivre en fonction de cette conviction.

Une question demeure :
si Dieu existe,
pourquoi tout être humain ne croit-il pas en lui ?

Croire, une décision

Le mot « croire » fait partie du langage courant. Quand je dis : « je crois qu’il va faire beau demain », ce n’est qu’une simple hypothèse que j’énonce, même si je suis un spécialiste de la météo. Par contre, si je dis à un ami : « je crois ce que tu me dis », j’engage la confiance en sa parole. C’est la relation que j’ai avec cette personne qui est en jeu.

L’origine du mot « foi » est le mot « confiance ». Avoir foi, c’est avoir confiance.
Croire en Dieu, c’est lui donner notre confiance. Cela ne tient pas de la simple hypothèse. On dit communément : « j’ai la foi »… « je n’ai pas la foi »… comme si la foi était un objet qu’on possède ou qu’on ne possède pas !

La Bible raconte différentes histoires de personnes qui ont fait confiance à Dieu et qui y ont engagé leur vie : Abraham et Moïse par exemple.
Cette confiance les fait bouger. Ils osent partir pour emprunter les chemins d’un avenir inattendu.
Ils entendent un jour Dieu leur parler, leur proposer l’aventure de la foi avec la promesse d’une descendance « aussi nombreuse que les étoiles du ciel » pour Abraham (malgré sa vieillesse et la stérilité de sa femme Sarah), et d’une « terre promise » pour Moïse (qui conduira le peuple hébreu vers cette terre malgré son apparente inaptitude).
Abraham et Moïse décident de répondre à un « appel » de Dieu. Ils ne font pas la sourde oreille. Ils se mettent en route malgré les difficultés.

Croire en Dieu, c’est le laisser nous accompagner vers la terre promise qui est la nôtre. C’est répondre à un appel qui vient de l’intérieur et qui dit que l’avenir est à construire et n’est pas écrit d’avance. Dieu n’exclut personne de cet appel. Mais chacun reste libre de sa décision.

Dieu proche de nous

Celles et ceux qui ne croient pas en Dieu peuvent penser que celui-ci reste éloigné, lointain.
Dieu peut en effet sembler inatteignable, voire indifférent à ce que l’on vit.

 Dans la Bible, Dieu est situé « au ciel », selon la représentation de l’époque.
Mais l’expérience du peuple hébreu, devenu peuple de Dieu, est celle d’un Dieu qui entend les « murmures » de l’humanité, qui s’implique dans son histoire et reste fidèle.
Dieu se fait encore plus proche avec Jésus, en qui les premiers chrétiens reconnaissent son propre fils. Comme le dit l’évangéliste Jean : avec Jésus, « Dieu a planté sa tente parmi nous ». Dieu s’est fait l’un d’entre nous dans l’humanité.

La proximité de Dieu est aussi celle de son Souffle, l’Esprit Saint. L’évangéliste Jean en parle d’un vent qui « souffle où il veut ».
Personne n’en est donc exclu.

Dieu n’a pas d’exclusive. Il parle à chacun selon ce qu’il est. Chacun est libre d’entendre ou non sa voix ténue.
Mais pour entendre, encore faut-il ouvrir les oreilles de son intelligence et de son cœur à sa Parole. Une écoute qui n’est pas aisée aujourd’hui. Il y a beaucoup d’interférences !
Lire la Bible ne suffit pas. Il faut entrer en cheminement et être attentif à ce qui advient dans notre propre vie. Dieu n’y est pas étranger. C’est là d’abord qu’il se révèle.

Se laisser questionner par l'existence

Si vous lisez ces lignes, c’est que, sans doute, vous vous posez des questions.
Celui qui vit sans questionnement risque un jour de se heurter, brutalement, au côté absurde de l’existence.
Le questionnement ne résout pas toutes les questions ni toutes les interrogations ! Mais se laisser questionner par l’existence permet de se donner des réponses pour mieux comprendre ce qui nous arrive.

C’est à partir de ce questionnement que peut naître le sentiment qu’il y a en moi plus grand que moi, ce que certains appellent une transcendance. Le sentiment qu’une réponse existe, mais qu’elle tient de l’intime.
Si Dieu n’est pas nommé immédiatement, c’est de côté-là qu’il serait bon de le chercher.

Le croyant n’est pas quelqu’un qui a réponse à tout. Tout au long de sa vie, il se laisse interroger par l’existence et par la foi. Le questionnement lui permet de ne jamais faire du sur-place, de toujours avancer.
La foi est une marche incessante, et la vie se charge bien de nous questionner.
C’est donc au cœur de notre vie que peut s’entrouvrir une porte en nous par laquelle la lumière de Dieu pourra s’infiltrer. Ainsi s’esquissera sinon une réponse… un sens…

Le questionnement incessant pourrait rendre fou ou désespéré. La foi chrétienne propose bien sûr un certain nombre de réponses. Elle donne surtout un sens. Le mot « sens » a plusieurs… sens. Il dit
la « signification », il dit la « sensation » (les cinq sens), il dit
la « direction ».

La foi se vit ainsi « dans tous ces sens » : elle donne signification au vécu de certains événements ; elle se goûte par les sens, le ressenti ; elle donne une direction, Dieu étant à l’horizon de chacune de nos existences.