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La vie consacrée à l'honneur

Le temps d'action de grâce, de prière et de témoignage proposé par le doyenné du Parmelan a fait la joie de la soixantaine de personnes présentes, dont un tiers environ de prêtres, religieuses et religieux. Après le temps de prière, joyeux et priant, les témoins le père André Chatenoud, délégué épiscopal à la Vie consacrée ; Soeur Maryline Darbellay, Supérieure provinciale des Soeurs de la Croix, et le Père Yves Carron, Supérieur Provincial des MSFS (Missionnaires de Saint-François de Sales) se sont prêtés de bonnes grâces aux questions de l'assemblée..

... Quelle est la source des vocations, quelles sont les différentes vocations, comment perçoit-on l’appel de Dieu ? Dieu continue-t-il à appeler aujourd’hui ? Quels sont les défis lancés à la vie religieuse dans ce nouveau siècle ? Comment s’engager aujourd’hui pour la vie ? La place des femmes dans l’Eglise et dans un avenir proche ? Un débat intéressant qui a captivé les participants. Les intervenants ont pu largement développer les questions, revenir sur le baptême, source de toute vocation, la liberté de choisir son chemin, l’importance de se sentir heureux et bien dans le choix de sa vocation, l’importance également de la fraternité et de la vie communautaire, peut-être tout particulièrement à notre époque et dans notre société où l’espace de confort et d’individualisme prend une place si considérable….

Revenant sur la dernière exhortation du pape François, le père Chatenoud a beaucoup insisté sur l’importance pour chacun de nous de recevoir pour nous même ces exhortations. Il a également invité les familles à prier pour les vocations sans en avoir peur de celle-ci pour leurs propres enfants…

La rencontre s'est achevée autour du verre de l'amitié et beaucoup ont tenu a remercier l'équipe orgnaisatrice de la paroisse Saint-Marc et le père Jose à l'origine de cette intitiative... à refaire !

 

C. Folgoas



En chiffre : (source VIS mai 2013)
En France on comptait en 2011 31 121 religieuses et 6391 religieux dont 4032 prêtres
Dans le monde, les religieuses sont au nombre de 713 000 contre 792000 en 2001 : - 22% en Europe, - 21% en Océanie, -17% en Amérique

APPROFONDIR

 

►Twitt du pape du 2 février : Que la Journée mondiale de la Vie consacrée soit une occasion propice pour redécouvrir la place centrale de Jésus Christ dans notre vie

►Les religieux invités à rejeter rigidité et fermeture pour être ouvert à la voix de Dieu.
► À lire également : une Église sans soeurs est impossible !(cliquez ici)


Au cœur du service du frère

 La Journée mondiale de prière pour la Vie consacrée de ce 2 février nous aide à nous relier au prolongement que le diocèse veut donner à Diaconia 2013.
En effet, la vie consacrée est intimement liée au «service du frère ». Celui-ci a imprégné une grande partie de son histoire : il ne peut y avoir de vie chrétienne sans le souci des frères et sœurs. Moines, moniales, religieux et religieuses ont fait le choix du « vivre ensemble », cela fait partie de leur raison d’être. Ils nous parlent par eux mêmes du service du frère.

La plupart des religieux et religieuses de vie apostolique sont nés d’un besoin de leur temps. On pourrait dire, de prime abord, qu’ils ont trouvé leur raison d’être dans ce service des petits, des malades, des laissés pour compte...
Cependant, leur source de vie est ailleurs ; elle est dans le Christ qu’ils ont choisi parce qu’appelés pour Dieu seul et pour toute la vie, au service de leurs frères et sœurs les plus petits. C’est à cette source qu’ils s’abreuvent et trouvent le bonheur et la joie de servir.
S’ils vont « aux périphéries », c’est aussi à l’intérieur de leur communauté que le service du frère se vit. Il est difficile de donner ailleurs ce qui n’est pas d’abord expérimenté dans une vie de communauté.
Or, à la différence du mariage où chacun choisit époux et épouse, dans la vie consacrée, frères et sœurs sont « donnés ». Ainsi, le service du frère se nourrit de l’accueil mutuel des fragilités dont chacun est porteur, comme des richesses qui l’habitent. 
Il s’approfondit dans le « vivre ensemble durablement » ; il se façonne avec tous les pardons donnés et reçus ; il grandit en se tenant ensemble devant Dieu dans l’action de grâces, la prière commune, la célébration de l’Office des Heures...
Cette vie communautaire est ce que l’Église offre de plus particulier et de très précieux depuis son origine. C’est un modèle de vie qu’elle offre au monde et qui peut interpeller les familles comme les différents groupes humains.
Étant « à Dieu seul », au cœur de cette vie communautaire, les consacrés se trouvent portés à Dieu par la prière, les souffrances humaines, les situations de pauvreté, les angoisses, les peurs de leurs frères et sœurs en humanité.
Tous les consacrés ne vivent pas en communauté, mais tous et toutes se tournent vers leurs frères et sœurs selon leur charisme et leur engagement. La formule « Dieu seul, pour toujours » ne les referme pas sur eux-mêmes, mais les épanouit dans le service. Comme Dieu s’est donné lui-même en nous envoyant son Fils, c’est dans le service du frère que leur sont donnés cette joie et le bonheur de servir.
Les consacrés sont ainsi partie prenante de l’annonce de la Bonne Nouvelle. Comme le disait Jean-Paul II, ils nous font comprendre « la nature intime de la vocation chrétienne... la vie consacrée appartient de manière intime à la vie, la sainteté et la mission du peuple de Dieu. »

Père André Chatenoud
Délégué épiscopal à la Vie consacrée

Article paru dans la revue « Église d’Annecy – février 2014 »