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Témoignages

Témoignages de pèlerins ...

Pèlerinage à Marie, la Belle Dame de la Salette - 24 au 27 juillet 2017

Au fil des siècles, l’art révèle la Vierge Marie

A 1800 mètres d’altitude, avec un temps digne d’octobre (6° le matin, forte bise, nuages qui montent de la vallée… mais le soleil les 2 derniers jours), loin du tumulte des villes, les pèlerins du diocèse rejoignent, fin juillet,  Marie, la Belle Dame de la Salette. Le message est toujours le même : pénitence, réconciliation, prière, changement de comportement, respect du dimanche, partage, soin de la création.

 La Vierge Marie n’a pas choisi le plus mauvais endroit pour la rencontre avec les enfants, Maximin et Mélanie, et transmettre son message. Un cadre merveilleux cerné par les alpages où paissent les moutons, face à la chaine de l’Oubiou, et en contrebas, les villages.

Dans ce milieu naturel si beau, notre réflexion de pèlerinage porte sur « au fil des siècles, l’art révèle la Vierge Marie ».  Pas aussi simple de la représenter !

Avant d’échanger sur un montage de photos prises dans de nombreuses chapelles ou églises de chez nous, notre recherche nous amène à répondre à : que connait-on de Marie dans l’Evangile ? Parce qu’elle est mère de Jésus, parce qu’elle a été proclamée « Mère de Dieu », Marie bénéficie d’une prééminence absolue parmi les saints. Elle a inspiré de nombreux artistes.

Vitraux, tableaux, statues et, plus récemment, spectacles et films ont cherché à révéler chez Marie toutes les facettes de sa personnalité, toute la richesse symbolique qui émane d’elle : Annonciation, Visitation, Nativité, Adoration des mages, Vierge à l’enfant, Vierge en prière, Marie au pied de la croix, Assomption.

L’art nous révèle trois grands types de représentation de la Vierge :

Vierge à l’enfant : choisie entre toutes les femmes, Marie offre son cœur et son corps. Elle donne tout ; elle peut nous parler. A Nazareth, elle est femme simple dans les tâches quotidiennes, une mère protectrice, en prière…  Vierge en majesté, elle présente l’enfant Jésus avec tendresse au monde, se rapprochant de l’Eglise. Sans pareille, Marie est couronnée par Jésus…

Vierge protectrice : Marie, tu nous accueilles, nous protèges, nous relèves, tu intercèdes pour nous.  Elle est appelée « Vierge de miséricorde » ou « Vierge au manteau »

 Vierge des douleurs : les jours de la Passion, Marie est là, tendre même dans la douleur, stoïque, forte au pied de la croix. Piéta, chemin de croix, calvaire breton, autant de visuels qui ont inspiré les artistes

       

Que dire de la « Belle Dame » de la Salette ?

Elle est là dans le vallon, vêtue en paysanne du 19° siècle, assise ou debout, et toute en larmes. Toute la clarté dont elle est formée et qui nous enveloppe, vient d’un grand Crucifix qu’elle porte sur la poitrine, entouré d’un marteau et tenailles. Sur les épaules une lourde chaine et, à côté, des roses. Des pieds à la tête, également  des roses. Mais derrière ces larmes, résonnent les mots prononcés à Maximin et Mélanie, qui sont pour nous, encore  aujourd’hui : « Avancez mes enfants, n’ayez pas peur »

Hélène Germain

 

 

 

 

" Sur les pas de grands saints de Pologne" du mardi 27 juin au lundi 3 juillet 2017

  • Nous avons passé une semaine de de pélé formidable… la Pologne nous a beaucoup questionnés sur notre foi.
  • Pèlerinage et voyage très bien organisés : enchantée par cette découverte de la Pologne.
  • Nous avons visité des églises et des cathédrales magnifiques. Cela a été avec une émotion très profonde que nous avons visité les camps d’Auschwitz et de Birkenau. L’histoire  de la Pologne est tragique et nous restera toujours en mémoire.
  • C’est un voyage de découvertes émouvantes et de grande spiritualité. Un grand merci au diocèse d’Annecy pour avoir organisé ce pèlerinage.
  • Varsovie est ma ville fétiche avec une guide très compétente ; sa Sirène (statue, emblème de la ville) ; son Palais royal.
  • Les Polonais sont très courageux et ont reconstruit cette ville. Nous prierons et aiderons ce pays.
  • Très beau pèlerinage. Je ne connaissais pas la Pologne. J’ai apprécié son histoire, sa culture et sa foi m’a touchée profondément et fortifiée.
  • On ne peut pas rester indifférent à l’âme de ce pays.
  • Merci au père Bruno, à Anne qui ont veillé sur nous pendant tout le pélé !
  • Les guides locaux ont été eux aussi très à l’écoute.

St-Jacques de Compostelle... sur les chemins de la Miséricorde

Retour à Compostelle

L’an dernier, j’étais arrivé à Compostelle après un parcours étalé sur 6 années en partant seul de mon domicile. 1900 kilomètres à pied, 74 étapes et de belles rencontres. Des amitiés nouées tout au long du chemin au gré du hasard. Pas de problèmes physiques, pas de lassitude : tout avait bien fonctionné. J’avais réussi mon parcours. Mais pourquoi ce sentiment d’insatisfaction et de frustration en arrivant sur la place et découvrant la cathédrale ? Tous ces kilomètres parcourus pour rien ? J’étais déçu…et j’étais seul. Mes compagnons de route n’étaient pas avec moi, nous nous étions perdu de vue les deux derniers jours. Il m’avait semblé qu’il me manquait quelque chose, que mon pèlerinage n’était pas terminé.

Alors, cette année j’ai décidé d’y retourner. De refaire le chemin  avec le diocèse mais cette fois-ci, accompagné de mon épouse. J’avais à cœur de lui faire découvrir  et aimer ce que j’avais vécu tout au long de mon périple pédestre.

Tous les jours, nous faisions une grande partie du trajet en autocar et une plus modeste à pied sur le chemin des pèlerins, mettant ainsi nos pas dans ceux qui nous ont précédés depuis des siècles.

Les marches dans la Margeride ou au milieu des pâturages de l’Aubrac, la descente caillouteuse vers Conques, la montée silencieuse dans la brume vers le col d’Ibaneta puis la descente sur Roncevaux éclatant de soleil, les plateaux de la Meseta puis l’entrée dans Santiago et la découverte de la cathédrale, tous ces moments forts ont été des moments de grâce. Chacun a pu réfléchir, prier et admirer la nature dans toute sa splendeur et sa diversité.

Les thèmes quotidiens proposés par le père Pierre, les textes bibliques, les chants, les célébrations dans les chapelles ou dans la nature, tout a contribué à faire de ce parcours un chemin de foi que je n’avais pas perçu lors de mon périple solitaire.

Et chance exceptionnelle, nous avons pu voir en action l’immense encensoir, le botafumeiro, qui parait-il, chassait les mauvaises odeurs de ceux qui avaient marché des mois pour rejoindre le tombeau de l’apôtre Jacques !

Et puis, nous avons assisté en silence au magnifique lever du soleil du haut du cap Finisterre, là où les pèlerins brûlaient leurs vieux vêtements pour devenir des « hommes nouveaux ». C’est au sanctuaire Nostra Senora Barca à Muxia, sur les rochers en bord de mer que s’est achevé le pèlerinage par une célébration.  

J’ai découvert sur le chemin des lieux et des paysages que je n’avais pas vu ou pas su voir la 1ère fois, et d’autres que j’ai revu avec plaisir, pensant encore avec émotion à celles et ceux que j’y ai rencontré, avec qui j’ai marché, partagé un repas ou reçu les confidences.

Je suis heureux d’avoir refait ce parcours, et particulièrement d’être accompagné de mon épouse et d’avoir participé ensemble cette aventure.

Mais seul ou en pèlerinage, les deux démarches me semblent complémentaires. Je pense que ceux du groupe qui n’ont jamais fait le chemin auront eux aussi un beau jour l’envie de prendre leur sac, de fermer la porte à clé de leur maison et de partir sur les routes, à la rencontre des autres et d’eux-mêmes..

Cette belle aventure a été rendue possible grâce à ceux qui ont travaillé à sa réussite : Christine du service diocésain des pèlerinages, Marie-Jo notre guide, le père Pierre notre accompagnateur spirituel, et Guillaume, le jeune chauffeur dont c’était le 1er grand voyage. Sans oublier tous les compagnons de voyage dont la bonne humeur et la gentillesse ont été sans égal. 

Claude

 

Témoignage de Jacqueline, l'épouse de Claude :

Compostelle : une découverte

Lorsque Claude m’a proposé de faire ensemble le pèlerinage à Compostelle, j’étais ravie. Enfin, j’allais pouvoir découvrir un peu ce qu’il avait vécu  sur le chemin. Bien sur, il me donnait des nouvelles tous les soirs (lorsque Orange le voulait bien !). Comment s’était passé la journée, les rencontres qu’il avait faites : je le suivais pas à pas dans son avancée vers Compostelle. Au retour, j’avais lu avec intérêt son journal de bord écrit soir après soir. Mais ce ne sont que des mots et un récit ne remplacera jamais le fait  d’être sur place et de refaire le même périple.

Voir les mêmes paysages, coucher dans des gîtes, marcher ensemble sur  le chemin et rencontrer des pèlerins, tout ça m’a beaucoup intéressé et j’ai pu me rendre compte de ce qu’il avait vécu. Maintenant, je comprends mieux  son récit et ne le relirais plus de la même façon.

Jacqueline

Pèlerinage à Notre Dame de la Salette

 

« S'il y a des larmes sur ton visage , c'est que tu connais notre nuit... »

Une soixantaine de pèlerins - des habitués mais, pour certains c'est la première fois – sont venus à la rencontre de Notre Dame de la Salette. En fait, c'est une multitude de personnes qui gravit la montagne avec nous : nos familles, nos paroisses, nos malades, nos amis, ceux qui nous ont dit :  « priez Marie avec nous, confiez lui nos enfants ».

En ce 170ème anniversaire de l'apparition de la Vierge Marie à deux enfants, Maximin et Mélanie, le message est toujours le même : conversion, partage, mission. Aujourd'hui encore, nous sommes appelés à être missionnaires des larmes d'amour de la « Belle Dame » et de son appel à la réconciliation.

Nos temps diocésains « Marie, bénéficiaire de la Miséricorde », animés par Hubert Vaudaux à partir du Magnificat – cantique chanté par Marie lors de sa visite à sa cousine Elisabeth -  nous montrent Marie, Mère de Miséricorde, versant des larmes sur nos divisions, nos manques de paix, du non-respect pour le dimanche. Le Magnificat s'ouvre sur la postérité de Dieu. Marie, Mère de Dieu, nous donne celui qui n'est que miséricorde, son Fils Jésus. En chantant le Magnificat, nous rendons grâce de tout ce que Dieu nous donne. Marie se fait actrice de ce don et nous aide à rentrer dans le mystère de Dieu.

Durant ces 4 jours sur la montagne de la Salette, dans le silence du lieu, mais aussi en communauté, nous sommes allés à la source de la Parole. Nous avons prié les Laudes, les Vêpres, chanter les Psaumes. Nous avons prié avec l'assistance de Marie, et suivi son Fils Jésus sur le chemin de Croix. Mais il y a toujours un moment où il faut redescendre de la montagne, nous dit Hubert. Merci pour la joie, la beauté de la création, le silence. Merci Marie de nous avoir ouvert le chemin de la miséricorde.

Hélène Germain

Lisieux

" Personnellement je suis revenue obèse par la nourriture spirituelle reçue mais je n'ai pas du tout envie de faire un régime pour maigrir. Mes kilos sont tellement légers et agréables à porter que je me replonge avec délice et gourmandise dans le livre "histoire d'une Âme" pour les entretenir.
En union de prières et de pensées
Bien à vous...

MD

Ce pèlerinage nous a permis de plonger au coeur de la spiritualité de la petite Thérèse et de celle de ses parents Louis et Zélie. Il s'est terminé à Nevers, avec Bernadette. Thérèse et Bernadette, deux jeunes religieuses qui ont beaucoup de points communs : leur amour passionné pour le Christ, leur jeunesse, leur joie, leur humilité et le fait qu'elles aient toutes deux été élevées par des familles aimantes. 
Baigné par la spiritualité de ces saints et saintes, notre groupe a vécu quelques jours hors du temps, une expérience que j'ai vraiment beaucoup appréciée et qui m'a donné, comme à d'autres, le désir de cheminer dans les pas des saints et des saintes de Dieu, car, loin d’être désuets ils sont un bel exemple de passionnés qui ont tout donné par amour pour Dieu et pour leurs semblables, dans l’espoir d’améliorer le monde.

C.V.

LOURDES du 11 au 16 avril 2016

Parents et enfants de la Paroisse St-François d'Assise

Pendant ce voyage à Lourdes sur les pas de Bernadette, J' ai apprécié la bonne humeur des enfants, leur implication dans ce pèlerinageet avec les accompagnateurs, nous formions une grande famille. 
Le lieu de vie au Petit Couvent était très pratique et très bien situé. 
Dans cet immense sanctuaire de Lourdes, j'ai aimé le côté spirituel du lieu.Tout le monde dans la prière, le recueillement, la joie d'être ici réuni.
Les messes avec le diocèse étaient festives !
J'ai aimé la messe internationale qui unissait plusieurs pays.
La participation au pèlerinage au côté des malades, des brancardiers et des hospitaliers, était un moment fort de ce voyage. Quelle solidarité.
Je voudrais dire enfin, en tant que pèlerin et en tant que parent accompagnateur, que je suis très fier d'avoir participé à ce pèlerinage et d'avoir vécu des moments forts avec les enfants.Je garde pleins d'images positives.  

Raynald

Je dirais que ce pèlerinage était juste magnifique, une vraie parenthèse dans ma vie si mouvementée, une bulle d'oxygène qui regonfle les batteries à bloc et Dieu sait que j'en avais besoin ! alors vraiment contente d'avoir participé et quelle joie de voir les enfants heureux, on était vraiment un bon petit groupe et on a vécu de belles choses tous ensemble ! 

 Virginie

Témoignage d'enfants du groupe de la Catéchèse de CM2

Vivre ensemble

J’étais venu apporter de la joie, c’est moi qui en ai reçu !

Depuis quelques années maintenant, des écoliers de CM2 et leurs accompagnateurs participent au traditionnel pèlerinage de printemps à Lourdes. Organisé par le Service Diocésain des Pèlerinages, cette démarche spirituelle est ouverte aux personnes valides et aux personnes malades pour lesquelles une assistance médicale et un accompagnement humain sont spécifiquement mis en place. Karine et ses deux enfants, Matthieu et Cécile étaient de l’aventure. Voici leurs récits, marqués notamment par leurs rencontres et la découverte que l’on peut être malade et débordant de joie.

Quelle belle leçon de vie !

« Le lundi 11 avril 2016, nous avons pris le car en direction de Lourdes.

Venus de paroisses et d’endroits différents, nous avons appris à aller vers l’autre, à vivre ensemble. Nous sommes ainsi devenus une famille où les membres sympathisent, s’unissent pour cheminer ensemble. Des liens se sont tissés entre nous.

Mais aussi avec les malades et les brancardiers avec qui nous avons chanté, marché, discuté … Ces personnes souffrant parfois beaucoup physiquement et moralement étaient si souriantes, si joyeuses.

Quelle belle leçon de vie ! Ce pèlerinage fait autant de bien à ceux qui accompagnent qu’à ceux qui sont accompagnés. »

Ne croyez pas que c’est ennuyeux

Matthieu : « Je suis venu pousser le fauteuil d’un monsieur, dénommé Yanis, handicapé d’une jambe, pour la procession mariale du jeudi soir. Et c’est lui qui chantait, c’est lui qui plaisantait ! J’étais venu pour lui apporter de la joie et c’est lui qui m’en a donné. Alors ne croyez pas que c’est ennuyeux. C’est tout le contraire ! »

Pour Cécile, ce voyage a été une vraie expérience. Elle ne pensait pas que le sanctuaire puisse être si beau : « Ce qui m’a le plus marqué a été la veillée mariale avec ces bougies, ces lumières et toutes ces personnes émues. »

Des personnes de nationalités différentes prient ensemble

« Nous nous sommes vraiment nourris des richesses de Lourdes : nous avons visité le sanctuaire, fait le chemin de croix mais aussi joué à la cité St Pierre où nous avons fait une chasse au trésor sur Bernadette Soubirous. Nous sommes allés tous les jours devant la grotte et avons bu de l’eau de la source.

Nous avons découvert la messe internationale où les personnes de nationalités différentes prient ensemble. C’est un bon témoignage d’espoir, de fraternité et d’Amour.

Un prêtre est venu nous expliquer le chapelet et répondre à nos questions.

Puis, vendredi soir, brancardiers, malades, hospitaliers, CM2, pèlerins, nous étions tous ensemble dans la basilique souterraine Saint Pie X pour la veillée festive : chants, sketchs, témoignages, rires, diaporama … et bonne humeur comme toujours à Lourdes !

Merci aux organisatrices, aux responsables !

Matthieu, Cécile et Karine

Le « TRO BREIZ » du 2 au 8 mai  2016

Sur les pas des sept saints bretons

Le « Tro Breiz » signifie « tour de Bretagne ».

Au Moyen-Âge, ce chemin entendait honorer les sept saints fondateurs de la Bretagne. Les pèlerins s'inclinaient ainsi sur les tombeaux des premiers évêques de Brieuc, de Malo, Samson à Dol de Bretagne, Patern à Vannes, Corentin à Quimper, Pol-Aurélien à Saint Pol de Léon et Tugdual à Tréguier.

Chaque année, les pèlerins sillonnent la Bretagne sous la bannière d'un saint. C'est ce qu'on appelle « les pardons bretons ». Ce n'est pas du folklore. Ils expriment la vitalité des chrétiens de cette région. Si les grands pardons, comme celui de Sainte Anne d'Auray, rassemblent des milliers de personnes, la plupart sont des petits pardons.

Mais pour nous savoyards, faire le « Tro Breiz » (en car !) avec le père Jean-Yves, un breton de pure souche, avec Gilles notre guide qui a su nous faire découvrir et aimer sa Bretagne, c'est s'approcher du patrimoine religieux avec un regard régénéré par les embruns violents de la mer, la traversée des Monts d'Arrée – 340 m d'altitude, c'est peu dire ! -, les champs d’artichauts, de choux- fleurs, d'oignons, les arbustes en fleurs... C'est découvrir la différence entre les genêts et les ajoncs en fleur, les polders, ces champs pris sur la mer... C'est goûter aux poissons et crustacés péchés le jour même par les marins-pêcheurs bretons... C'est la rencontre avec la famille de Jean-Yves, et pour moi, celle du Père Damien Peudenier... Ce sont les temps de prière dans des cathédrales qui rivalisent de beauté : clochers toujours plus hauts, autels et vitraux du 15e siècle, nef soutenue par une voûte faite de structure en bois, retables baroques, tombeaux des Saints... C'est aussi découvrir l'enclos paroissial (ensemble architectural : porche triomphal, église, ossuaire, calvaire, sacristie) de Guilmiliau dont le calvaire est richement décoré par 25 scènes bibliques dont une Mise au tombeau ; c'est visiter la chapelle de Kermaria à Plouha : le lieu doit sa renommée à ses fresques, son porche et les 4 travées de la nef datant des croisades.

Notre pèlerinage avait débuté par la découverte des événements de L'Île-Bouchard (36), du message de Marie, Notre Dame de la Prière, à de jeunes écolières, en décembre 1947. Elle leur communiqua un certain nombre de messages, originaux et très actuels, entre autres : «  Prier pour la France... Prier pour les pêcheurs... Construire une grotte dans l'église paroissiale...  Je donnerai le bonheur dans les familles... Dites à la foule qu'elle chante le Magnificat... »

C'est l'histoire des témoins du passé, ces fondateurs de la Bretagne, mais aussi ceux d'aujourd'hui rencontrés chaque jour, que nous ramenons de ce temps de pèlerinage. Huit jours où nous sommes allés quelque part, vers quelque chose, vers Quelqu'un. 

H. G.

Inde - 27 octobre au 9 novembre 2015

Réflexions suite au voyage diocésain en Inde effectué du 27 octobre au 9 novembre  2015

L’Inde me fait penser à une mosaïque dont l'unité repose sur ses multiples et divers fragments. Les croyances y sont diverses, nombreuses et variées, et les rangs sociaux très inégaux.

 Les richesses modernes s’entremêlent à la pauvreté de la rue. De tels contrastes nous confrontent au pire comme au meilleur. La dualité et les oppositions se côtoient au quotidien, la joie et la tristesse, la beauté et la saleté, la vie et la mort, l'opulence et la pauvreté. Tout est sous nos yeux et à chaque instant peut nous surprendre et nous confronter à nous-mêmes.

                        Lors de ce voyage, très dense, j'ai essayé de gommer mes idées et préjugés instaurés par ma culture occidentale, j'ai essayé d'ouvrir grand mes yeux et mon cœur pour voir la véritable beauté de ce pays en pleine et constante évolution.  

                         J'aime faire des photos quand je voyage, j'ai essayé de photographier des rencontres, des moments intimes ou furtifs. Les histoires de vie sont innombrables et chaque personne croisée est unique, portant les marques du temps et la beauté des visages, pétris par l'expérience.

                          La réalité quotidienne de ce pays m'a entrainé dans un tourbillon, dans un chaos qui à chaque instant a sollicité tous mes sens, klaxons des véhicules dans des rues encombrées, se faufilant dans des rues entre vaches sacrées, charrettes tirées par des bœufs, ou des dromadaires, chants religieux et prières du muezzin, rire des enfants, animation des marchés locaux, mes yeux se sont émerveilles de palettes de couleurs époustouflantes, celles offertes par les femmes vêtues avec l'élégance d'un sari, ou encore les temples, les églises, les habitations et échoppes colorées, et les publicités non agressives. Des parfums des plus délicats aux plus violents se sont imposée à moi, ceux des épices  et plats traditionnels aux saveurs parfumées qui ont éveillé mes papilles, les parfums des marchés qui se mêlent à ceux des ordures entassées dans les rues.

                        Dans ce fourmillement de sensations, mon esprit et mes sens n'ont pas connu le repos, loin de mon quotidien occidental. J'ai réappris à écouter, à prendre la notion du temps au rythme indien, je me suis enrichi d'émotions et de détachement face à cette réalité.

                         Oui, j'ai pris beaucoup de photos, dérangeant peut-être parfois, mais je suis quand même d'abord voyageur et ensuite photographe. Pour moi la photo, c'est un moyen de découvrir et ensuite je la partage avec d'autres. C'est un voyage au bout du regard, l'empreinte d'un instant partagé, inscrit par la lumière et révélé par la rencontre du sujet et du photographe.

                         En Inde, le voyageur ne peut pas rester insensible. Selon sa personnalité, il en sera inévitablement transformé, ombres et lumières du Pays s'inscrivent dans la mémoire et y révèlent des souvenirs indélébiles.

                         Ce fût mon premier voyage pèlerinage avec le diocèse d'Annecy.

                        J'ai apprécié et me suis enrichi de la diversité du groupe. Des plus jeunes (Laura, Laurence, Sylviane ….. aux plus âgées, Germaine, Rose, …...), un groupe où chacun prenait soin de l'autre, se souciait de ses tracas, de ses difficultés.

                        J'ai découvert qu'au sein même de ma paroisse, on se connaissait peu, J'ai pu mettre sur des visages que je rencontrais des sentiments, des qualités humaines, des personnalités attachantes. A présent, je pense mieux connaître Marie, Marie-Thérèse et Joseph, Odile et Christian.

                         J'ai découvert que diacre et marié ne nuisait nullement, à l'engagement sacerdotal, un engagement consacré, merci à Bertrand et Catherine, à Michel et Sylvie de me l'avoir appris, J'ai côtoyé des couples heureux.

                           J'ai découvert mon compagnon de chambrée Patrick, un ami pour toujours à présent, appliquant à la lettre, ce que le Christ nous a demandé et relaté par l'évangile de St Jean ch 3 «  mes enfants, nous devons aimer : non pas avec des paroles mais par de actes et en vérité ».

Et j'ai ressenti tant de bonheur et de joie, pendant pendant ce voyage pèlerinage, pendant nos ressourcements avec les prières dans le car, avec nos belles messes locales, Merci Pères Viju et Michel, avec le temps de partage d'évangile animé par  Françoise, avec la veillée de prière de Viju,

                             En conclusion, j'envisage le paradis un peu comme nos deux semaines passées ensemble avec tant de joies partagées, tant de délicatesse, les uns envers les autres, un temps merveilleux où je me suis senti très proche de notre Dieu, créateur de toutes ces merveilles que nous avons découvertes. J'arrête la mon exaltation.

Jean-Jacques

L’Inde aux mille visages, aux mille couleurs, aux mille sourires et mille souvenirs…

En regardant connaissance du monde, ce pays m’interpelle et grâce à ce pèlerinage diocésain d’Annecy organisé par le père Viju et Christine Vesin, responsable ; pour moi, l’occasion se présente de partir en donnant un sens spirituel à la découverte de ce pays.

A notre arrivée à Delhi plongée dans une circulation intense où klaxon, vélos, motos, voitures, vaches sacrées s’entrecroisaient dans tous les sens ; je ressens une certaine peur mais je me dis : je dois faire confiance au chauffeur expérimenté. Lors des visites des temples, palais, mosquées sans oublier le « Taj Mahal » l’une des plus grandes merveilles du monde, je ne peux imaginer cette beauté et cette culture si différente ; un pays passionnant rempli d’histoire.

Par contre, très touchée et émue par cette extrême pauvreté qui jonche sur les routes au milieu des détritus et de saleté. Mon cœur était si fragile que je confiais toute cette misère au Seigneur. Mais un réconfort, des signes, des sourires inattendus d’enfants, de personnes rayonnent sur leurs visages. Quel bonheur de profiter de ces regards remplis de joie ! Ensemble dans le car, j’ai beaucoup apprécié ces moments de partage, de prière grâce à la lecture de l’Evangile et des psaumes.

Loin de ce bruit intense en partant dans le sud de l’Inde, « le Kerala » un autre décor s’offre à moi. J’admire ce paysage luxuriant qui agrémente les promenades à travers les rizières, les cocotiers à perte de vue, les plantations d’épices et de thé, un vrai havre de paix.

Le Père Viju est heureux de nous faire découvrir son séminaire, son lieu d’ordination, l’église St François, 1ère église européenne construite en Inde et de partager la messe avec les diacres de notre groupe.

Je garde en mémoire ce moment de méditation indienne avec le Père Viju autour de la lumière. En confiant le vécu des journées, ce chant indien répétitif me conduit à un silence et une paix intérieure.

Et puis le dernier jour au bord de la mer d’Oman, je me prélasse dans la piscine avec quelques personnes et au moment du coucher du soleil, des contrastes de lumière, des couleurs  intenses apparaissent, nous avons chanté spontanément :

Que tes œuvres sont belles, que tes œuvres sont grandes !

Seigneur, Seigneur, tu nous combles de joie !

C’est l’apothéose de mon voyage !

A ton image Seigneur, je te rends grâce pour ce merveilleux voyage d’une grande richesse et de moments inoubliables avec tout le groupe.

Marie Christine

LOURDES octobre 2015

Comme tous les enfants de ma génération, je suis allée au caté. J’ai fait  mes communions, et même ma confirmation. En somme, je suis catholique, plus ou moins pratiquante, mais ma foi est emplie de doutes.

En ce lundi 12 octobre, me voilà en partance pour Lourdes, pour le «pélé » automnal. Essentiellement pour accompagner notre maman.

J’ai vu le programme. Cette semaine est bien organisée, les journées et (même les soirées) sont bien occupées.

Je connaissais Lourdes, en tant que touriste »lambda », avec un œil un peu goguenard, je l’avoue, sur tous ces pèlerins, mais surtout sur le côté mercantile de la ville.

Mais là, plongée dans l’ambiance du groupe, dans le partage des chants, des prières, des repas et des marches, je découvre l’autre côté de la médaille.

Peut-être que je me re-découvre aussi…

Ici, nous sommes tous sur le même pied d’égalité. Je ne connais pas le métier de mon voisin, je ne connais pas son histoire, je ne connais pas les raisons de sa présence ici. Lui non plus.

N’empêche, nous nous tenons la main pour Notre-Père, nous chemins ensemble sur les chemins de croix, nous partageons la même lumière lors de la procession mariale.

Au fur et à mesure de la semaine, les partages, comme les émotions grandissent.

Les moments les plus forts ? La messe internationale : 15 000 personnes, des 4 coins de la planète, sont en communion. Et le sacrement des malades, que nous vivons « entre nous », pèlerins du diocèse d’Annecy. Ces deux cérémonies m’ont bouleversée, m’ont fait pleurer. Je ne saurais expliquer pourquoi.

On me l’avait dit : impossible de rester indifférent à ce que l’on vit à Lourdes.

C’est vrai, terriblement vrai.

Je suis vraiment heureuse d’avoir vécu ce pèlerinage. Riche de rencontres, de partages, d’émotions, de rires, de joies, et de prières, bien sûr !

Merci à Christine, Sylvie, Denis ainsi qu’aux Pères Michel et Roger de nous avoir si bien accompagnés.

Il y aura sûrement une prochaine fois…

Agnès

Terre Sainte - novembre 2014


Quelle belle expérience a été ce pèlerinage en Terre Sainte: temps spirituel fort et lumineux ; programme plein et bien construit ; groupe de pèlerin(e)s joyeux et solidaire ; organisation parfaite; rencontres intéressants et pertinents ; guides excellents et sympathiques….. j’ai pas mal voyagé dans ma vie mais ce pèlerinage est sans conteste le meilleur voyage (en tout sens) que je n’ai jamais fait. On revient imprégné de toute cette expérience. A refaire ! Austen

Pèlerinage en Jordanie  

08-11 wadi rum (66).jpgQuitter... un conjoint, une famille, des amis, le confort... Partir...vers des contrées inconnues... Participer à la messe...en arabe...
Visiter... des sites bibliques.. Marcher dans le désert...
Faire l'expérience du grand silence. Marcher...échanger....chanter...prier...louer....partager....rire...manger des repas bédouins...admirer, la nuit, le ciel étoilé (Orion)....écouter les récits historiques...
Admirer le paysage grandiose: "Mon Dieu, tu es grand tu es beau, Dieu vivant Dieu très haut, tu es le Dieu d'Amour"...
Tout cela, je l'ai vécu et savouré en Jordanie lors de ce beau pèlerinage.
Merci Seigneur pour chacune des personnes qui ont partagé ce temps fort de ressourcement.
Merci à tous.

Cécile

Pèlerinage au Sanctuaire Notre Dame de la Salette 

p1080471.jpgUNE INVITATION de la BELLE DAME

Les 160 pèlerins d'Annecy sont montés sur la Montagne les 26 et 27 octobre. Certains découvraient les lieux, le paysage, le Message, d'autres sont des fervents de la Salette depuis des années. Grâce aux Eucharisties partagées, le message expliqué, le chemin de croix, les rencontres entre nous, les temps en diocèse, tous s'accordaient à dire que ce lieu est propice pour déposer son fardeau et le reprendre avec plus de force, et qu'il favorise prières et louanges.
Selon les témoignages et reçus, beaucoup sont venus pour se poser, prendre le temps de prier, faire silence ou encore « redescendre plus fort pour aider en paroisse ».
C'est cela la Salette: un lieu privilégié où Marie est à notre écoute tout en nous montrant son Fils!
Après un accueil très chaleureux de la part de tout le personnel et des deux communautés religieuses, nos amis sont contents de nous voir repartir, car pour eux, a sonné le temps des vacances bien méritées! En effet, le diocèse d'Annecy est le dernier « grand groupe » accueilli avant la fermeture. Alors, bonnes vacances, à l'année prochaine et encore Merci!


Pour le groupe: Françoise Magnin
 

 Pèlerinage à St-Jacques de Compostelle 

29-09 santiago (4).jpgLe Chemin de Compostelle

« Nous arrivons des quatre coins de l’horizon » comme dit la chanson, de Tours, de Vézelay, du Puy, d’Arles, tous les chemins convergeant en Espagne à Puente la Reina.

 Pour nous les pèlerins du Diocèse d’Annecy, une cinquantaine, nous avons suivi la « Via Podiensis », voie jacquaire traditionnelle. Restons modestes car nous avons fait ce pèlerinage en car, avec chaque jour une marche de six kilomètres sur le chemin.
Trois guides pour nous entourer : Le père Dominique Joly, spirituellement, Marie-Jo une pro du chemin, et Colette pour veiller au « bien-être de chacun » et surveiller son « troupeau »,. Et n’oublions pas Eric, notre chauffeur, jeune, toujours de bonne humeur et habile à circuler dans des endroits impossibles avec son car.
 

Départ du Puy
Lancement vraiment du Pèlerinage au Puy à la messe des pèlerins de 7h du matin suivie par la bénédiction donnée par le curé de la cathédrale devant la statue de St Jacques.
Marche en silence
Chaque jour le Père Dominique nous donne un thème de réflexion pour la journée à méditer en chemin. Il a institué le silence pendant nos marches et c’est très beau. Petit à petit nous avons avancé sur le chemin et dans notre cœur. L’union s’est faite entre tous simplement.
Chapelles, cathédrales, abbatiales…
Nous voyons défiler les lieux magiques de Conques, Figeac, Moissac. Bientôt nous quittons la France pour rejoindre par Roncevaux, lieu chargé d’histoire, Puente la Reina en Espagne et entamer El Camino Frances. Encore 800 km jusqu’à Santiago. Burgos, Léon, Astorga, nous passons du style roman au style gothique, au flamboyant. C’est beau, grandiose on mélange un peu dans notre tête, il y en a tellement des églises et des chapelles méritant le détour.
Nous croisons sur le chemin, avec admiration, les nombreux pèlerins portant de lourds sacs à dos dormant dans les gites plus ou moins confortables.
St Jacques de Compostelle
Enfin voici St Jacques de Compostelle, belle ville médiévale plantée sur une colline. Messe des Pèlerins à midi dans une cathédrale qui ne désemplit pas. Grand spectacle, mais il est difficile de se recueillir dans cette grande foule mêlée de croyants et de curieux.
Eucharisties
Quel bonheur, par contre ces eucharisties célébrées dans les jolies chapelles qui jalonnent le chemin, moments précieux de repos et de recueillement.
A Finisterra, le Père Dominique nous a offert une cérémonie de l’eau et du pardon, grand moment d’émotion sur le parvis de Notre Dame da Barca devant la mer.
Nous sommes allés au bout de notre rêve, nous revenons chez nous avec plein d’images dans la tête de lieux, de rencontres surtout, et de quoi nourrir notre foi pour aller l’écoute des autres et prier.

Martine Charoy