Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Service diocésain des Pèlerinages Service diocésain des Pèlerinages

Pologne

Ce pèlerinage en Pologne (27 juin au 3 juillet 2017) aura été riche en découvertes de toutes sortes. Au prime abord, la Pologne ressemble beaucoup à la France dans ses paysages et ses routes. « Exit », la carriole tirée par un vieux cheval sur des chemins de terre défoncés…Nos à priori tombent rapidement. Nous avons apprécié nos hébergements confortables dans les maisons de pèlerins ou monastères. La nourriture est bonne et abondante. Dans chaque restaurant, où nous sommes allés, le service du groupe est très rapide...



Les villes et villages sont beaux, accueillants et d’une propreté impeccable. Les très nombreuses basiliques et cathédrales visitées sont richement décorées et meublées, de style souvent baroque. Ce qui nous a le plus surpris, c’est la piété de toute la Pologne. Jeunes et ou âgés, les polonais sont tous assidus aux offices. L’adoration de la Vierge est très fervente et Saint Jean-Paul II est partout vénéré. La Pologne aura été pour nous tous, un pays bouleversant par les rencontres, les témoignages que nous avons eus :

Le surprenant Père Manfred Deselaers, allemand à l’origine du Centre de dialogue et de prières à Auschwitz-Birkenau.
L’accueil chaleureux du Frère Genaro à Czestochowa, un moine espagnol un peu isolé maintenant dans sa communauté des frères Gabriel, qui n’est plus tellement représenté en Europe, mais seulement en Inde.
La rencontre dynamique du Père Mariam Duda, recteur de l’Institut du Siège de la Sagesse, qui nous a éclairé sur la vie polonaise aujourd’hui. C’est ici que nous avons aussi croisé deux jeunes sœurs françaises de l’Agneau (dont une savoyarde de Rumilly !) : toutes deux très souriantes et pétillantes.
Le pétillant dominicain du sanctuaire de Gilde qui nous a mimé, comme un grand acteur qu’il est, la découverte d’une petite statuette miraculeuse à l’origine de ce lieu de pèlerinage. Avec lui, nous avons vraiment ri aux larmes.
Jean-Paul II est omniprésent dans de grandes statues sur les places des villes et villages, il a impact fort dans tout son pays. Nous découvrons avec nos différents guides son rôle dans l’éclatement du bloc de l’Est et la chute du mur de Berlin. Tous les polonais le chérissent et le prient.  
Le culte de la Miséricorde de Sœur Faustine, mis en lumière par Jean-Paul II au travers de basiliques grandioses.
L’histoire de Maximilien Kolbe est saisissante. Sa vie et son martyre rayonnent encore aujourd’hui avec la présence des 120 moines franciscains qui demeurent toujours sur place dans le village qu’il a créé.
Ania, notre guide principale, attentive et efficace, elle a géré le pèlerinage avec tous les autres guides et notre chauffeur de bus. Ania avait à cœur de nous faire découvrir les beautés de son pays, et la foi de son peuple.

La Pologne est bouleversante aussi dans ses lieux et leurs histoires.

Nous n’oublierons pas : Le monastère de Tyniec, sa chapelle et le chœur de ses moines aux offices.

Les riches mosaïques du Sanctuaire de la Miséricorde à Cracovie, son château, sa basilique. Cette très belle ville ayant été épargnée par les guerres, nous avons pu traverser l’Histoire et nous rendre dans une très vielle et magnifique université, ces vieilles rues et places bien conservées et remises en valeur.

Dans le quartier de Nowa Hutta, la ville construite par les communistes, sans aucune église, où la population est parvenue à édifier une église moderne en galets « l’Arche du Seigneur », à l’intérieur, Il y a une adoration permanente et un Christ immense qui semble s’échapper de sa croix pour s’envoler vers le Ciel.  

Nous avons été aussi marqués par la descente sans fin dans les escaliers de la mine de sel, ses magnifiques salles et sculptures tout en sel, à 400 m sous terre ! Il y avait là aussi une chapelle St Jean Paul II !


Auschwitz-Birkenau : En approchant des camps, nous sommes d’abord étonnés par les parkings immenses et la quantité de cars y stationnant. Les hectares de baraquements sont parcourus par des milliers de personnes qui envahissent le site en foule suivant leur guide. De loin, cela pourrait avoir un petit air Disney. Mais en se rapprochant, on notera le « silence » inhabituel des groupes qui sortent de la « visite ». Puis vous visitez à votre tour et là : ça vous prend aux tripes, c’est juste inracontable, ça vous empêche de respirer, ça éclate en pleine figure, les deux mains sont devant la bouche, vous êtes sans air !

Il ne faudra jamais oublier : Respect, stupeur et douleur. Il nous
reste la prière.

Czestochowa : Nous voulions tous la voir cette icône bleue de la Vierge Noire, légèrement balafrée sur la joue droite ! c’est tout un site, de bâtiments, musées et basilique, qui lui est consacré, où les offices sont continus. Les murs sont couverts d’ex voto et le tableau de l’icône disparait un peu sous les ors et les pierreries. Elle est en quelque sorte habillée selon les circonstances : Ferveur, Piété et prières.

Lowicz : C’est la richesse des couleurs partout dans ses musées et ses costumes. C’est aussi une basilique où les mariages succèdent aux funérailles, sans arrêt.

Niepokalanow : Où nous retrouvons avec émotion les terres de Maximilien Kolbe, nous avons la messe dans sa chapelle. La Vierge magnifique de la basilique où trois mariages sont célébrés le temps de notre déjeuner au restaurant du village.

Varsovie, notre dernière étape : Nous arrivons dans une grande capitale moderne avec ses périphériques encombrés, ses buildings. La ville a été entièrement rasée pendant la guerre et complétement reconstruite avec de larges artères, de grands parcs et des lieux de commémoration. Nous sommes logés dans un grand hôtel 3 ou 4 étoiles chez les pères Barnabites. Nous allons à Varsovie comprendre la douleur et la piété immense de ce peuple martyrisé. Les polonais sont les premiers à être enfermés dans les camps nazis. A Varsovie, il y a l’insurrection, où comptant sur leurs seuls forces les polonais ont voulu se libérer du joug allemand. Il y a encore la lutte contre le régime communiste, de plus en plus envahissant, et les mesures de rétorsion, enlèvements et tortures dans les années 80. Nous suivons ainsi l’histoire tragique du Père Popieluszko à Varsovie.

Malgré tout, cette capitale a gardé un petit centre historique complétement reconstruit selon des photos et gravures. Dans un grand parc nous assistons au changement spectaculaire de la garde auprès du monument du soldat inconnu. Deux gardes veillent nuit et jour les soldats, tombés au front de toutes les guerres, depuis l’époque napoléonienne. Cette veille ne s’est pas interrompue depuis.

Il nous semble que cela en dit long sur la grandeur de ce pays. Ses voisins ont essayé en vain de le rayer de la carte… mais animé d’une foi fervente, il s’est toujours relevé, plus fort !


 

Ci-contre : messe au sanctuaire franciscain de Maximilien Kolbe à Niepokalanow.

Grâce au Père Bruno Hébert chaque jour, nous avons eu la messe. Le Père Bruno a su retranscrire en prières et accompagner nos émotions dans ses commentaires. Cela a donné à ce pèlerinage une dimension particulière. En conclusion, nous ne ressortons pas de ce voyage indemne.

La Pologne a bien des choses à nous dire.



Depuis notre pèlerinage, nous restons comme « en résonnance » avec l’histoire vécue par tous ces polonais. Comme eux, nous sommes européens pour préserver la paix à jamais. Avec eux, nous avons aimé partager leur fervente foi chrétienne.

Anne Mercier, accompagnatrice.

 Retrouvez le reportage photos complet de Marie-Jeanne Praz sur le site du diocèse.