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Service diocésain de Formation (Sedifor) Service diocésain de Formation (Sedifor)

Assises de la formation

Le diocèse d'Annecy organise des Assises pour réfléchir aux besoins en formation de l'Église aujourd'hui. Si vous souhaitez participer à la réflexion, merci de prendre contact avec votre curé, votre EAP ou le Sedifor.

 

Un grand merci à toutes les personnes qui ont participé aux Assises de la formation, que ce soit en répondant au questionnaire ou en étant présentes le 4 février et le 13 mai. À partir de vos idées, questions et propositions venues de tout le diocèse, nous allons maintenant, ainsi que nous y invite notre évêque, « fixer des objectifs audacieux et réalistes » pour l’avenir de la formation dans notre diocèse. Si vous souhaitez avoir un aperçu des orientations que nous prenons, vous pouvez consulter le diaporama présenté le 13 mai (voir ci-dessous, ou envoyer un mail à f.ouziel@diocese-annecy.fr pour le recevoir dans la version PowerPoint).

Téléchargez ici le power Point

En conclusion de ces assises, les nouveaux objectifs du service de formation seront promulgués lors de la soirée de rentrée du SEDIFOR, le 6 octobre 2017. Nous vous invitons donc à réserver dès à présent cette soirée dans votre agenda !

Après un temps de prière, Brigitte Besème, responsable du Service de formation, a rappelé le pourquoi de ces Assises : « Nous sommes en train de vivre des changements majeurs (digitalisation, nouvelles technologies). Ainsi, notre façon d’annoncer la foi change aussi, pour s’adapter à notre société. Il est sage de prendre le temps de s’asseoir, pour comprendre comment  l’Eglise vit cette transformation sociale et sociétale et la conversion pastorale qu’elle implique ».

Par ailleurs, elle a redonné le profil du Sédifor, sa structure en moyens humains, son programme, rappelant que « Tout n’est pas formation au sens strict du terme, mais tout est matière à se centrer sur la personne en croissance et non sur le programme, sur la mise à disposition de moyens pour que les personnes rencontrent Dieu et deviennent disciples du Christ ».

Un deuxième point a été abordé, à savoir, la différence entre formation et catéchèse.

La formation permet à une personne d’assurer une responsabilité spécifique en mettant en place un parcours et en soutenant la personne.

La catéchèse est destinée à transmettre un contenu qui nourrit, qui permet une vie intérieure, un parcours qui se déploie dans la vie de la personne. Son sens étymologique, (grec katèkein) est de « faire résonner » la parole de Dieu et susciter une parole, un écho.

Toute formation chrétienne a une part catéchétique.

Le Sedifor s’efforce de poursuivre le but définitif de la catéchèse qui est de mettre quelqu’un non seulement en contact mais en communion, en intimité avec Jésus Christ* (*[1] Jean-Paul II, Exhortation apostolique, Catechesi tradenda, n° 5). Et pour terminer, Brigitte Besème a rappelé les enjeux de la formation : «  L’enjeu premier de la formation est la structuration de la vie chrétienne, et cela dans toutes ses dimensions : humaine et spirituelle, personnelle et communautaire. Il s’agit d’articuler le savoir, le cœur et l’agir. L’objectif n’est donc pas d’empiler des connaissances mais bien de s’approprier le contenu de la foi. [...] La formation nous permet de devenir ce que nous sommes. Elle est une aventure, celle d’aller voir le monde et de lui poser des questions.

Vers 10h30, Mgr Yves Boivineau a pris la parole pour dire ce qu’il attendait de ces Assises et dire sa vision de la formation. Il a rappelé que nous étions à une étape charnière de la vie de l’Église et du diocèse, qu’il était bon de s’asseoir et de prendre le temps de rentrer dans cette démarche en retenant aussi tout ce qu’il y a eu de bon. Mais les temps sont nouveaux, donc il est essentiel de ne pas reproduire ce qui a été fait. Notre Église diocésaine a besoin d’évaluer ses moyens et se donner des objectifs en la matière. Il a rappelé que ces Assises doivent irriguer la vie du diocèse et que la formation chrétienne est fondamentale pour les années à venir.

Le père Emmanuel Blanc a ensuite répondu à la question : qu’est-ce qu’un disciple missionnaire ? Il a repris la définition qu’en donne le pape François : « Disciple » et « missionnaire » ne sont pas deux mots différents : il faudrait toujours mettre un trait d’union qui les relie. Il n’y a pas d’un côté des chrétiens qui pourraient se contenter d’être disciples, assis aux pieds du maître pour l’écouter et le prier ; et d’autres qui iraient

 l’annoncer. L’un de va pas sans l’autre (…). Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ ; nous ne disons plus que nous sommes « disciples » et « missionnaires », mais toujours que nous sommes « disciples-missionnaires ». Dans un second temps il a rappelé que la formation était un processus pour grandir dans la foi, une foi toujours en croissance. En effet, être disciple, c’est suivre Jésus. Et le fait de suivre Jésus, d’être avec lui, est en lui-même formateur. Dans un troisième temps, il a abordé le fait de former des disciples missionnaires pour mettre en valeur les talents et les dons de chacun : « Prendre très au sérieux chaque personne et le projet que le Seigneur a sur elle »  mais aussi le kérygme, la première annonce : centre et fondement de toute formation, dans toute catéchèse et formation, nous avons sans cesse à revenir à cette première annonce. La mystagogie : se laisser initier. Le Sédifor, permet-il aujourd’hui cette progression ? À quel niveau doit-il intervenir. La communauté intervient dans la formation chrétienne. De quelle communauté pouvons-nous parler dans un service de formation ? Quelle expérience communautaire favorisons-nous ? La valorisation des signes liturgiques : quelle place faisons-nous à la vie liturgique, à la prière communautaire ? Ce topo a été conclu sur la place centrale de la Parole de Dieu. Le père Blanc a rappelé ces mots du pape : L’étude de la Sainte Écriture doit être une porte ouverte à tous les croyants. Il est fondamental que la Parole révélée féconde radicalement la catéchèse et tous les efforts pour transmettre la foi.

La fin de la matinée a été marquée par des témoignages vidéo et une table ronde avec de personnes ayant bénéficié de temps de formation. La prise de parole a été simple et claire, sans mettre de cotés les difficultés, les freins mais aussi les fruits de la formation. L’importance de l’appel en Eglise a été abordée avec le père Vincent Grillet : « appeler des disciples missionnaires qui sachent rendent compte de leur foi au cœur de la communauté et dans la société ». Nous avons également entendu des formateurs sœur Marilyne Darbellay et Jean-Yves Thomas s’exprimer sur le caractère vivant de la foi et comment l’approfondir.

À l’heure de la pause déjeuner les participants ont été invités à se retrouver en groupe de huit avec un certains nombres de questions à débattre. Au terme de la journée, les organisateurs ont fait remonter quelques pistes à creuser pour la prochaine rencontre du 13 mai. La journée s’est conclue par la prière des Assises et un chant à l’Esprit Saint.

Voir toutes les photos en cliquant ici    -  Topo et documents dans la rubrique Assises de la formation

 

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