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Journée confirmands 2016

Retour sur la journée des confirmands du 9 avril 2016 à Douvaine.
Photos, vidéos et homélie sont à découvrir ici.

JOURNEE DES CONFIRMANDS - Le 9 avril 2016

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L'HOMELIE DE LA MESSE

Chers Frères et sœurs qui vous préparez à recevoir le sacrement de confirmation, votre présence au milieu de nous est une chance. Cela nous rappelle pour certains, notre propre confirmation, pour d’autres, c’est peut-être comme un clin d’œil du Seigneur qui nous dit : « pourquoi pas toi ? » Dans tous les cas, ce soir, vous faites déjà quelque chose qui est de l’ordre de ce à quoi vous appelle ce sacrement : le témoignage.

Quand je me préparais au même sacrement, on avait ce catéchisme dont ici seuls les plus anciens peuvent se souvenir, qui était fait en questions-réponses. Pour parler de la confirmation, il disait : « c’est le sacrement grâce auquel nous recevons les dons de l’Esprit Saint, qui font de nous des témoins du Christ parmi les hommes ». Et il me semble que cela correspond bien à ce que vous faites ce soir.

Rien que par votre présence, vous nous témoignez déjà de votre amour pour Dieu, pour le Christ, vous nous dites combien vous avez dû, des fois, aller à contre courent de la pensée et des pratiques courantes, pour répondre à cet amour qui se révélait si intense, si irrésistible au plus profond de vous, et la joie que vous avez d’être en route avec le Christ Jésus. Vous nous témoignez ce soir que suivre le chemin du Christ, c’est possible ! Et en cela, vous êtes tout à fait en accord avec la liturgie de ce dimanche, qui nous redit notre identité de croyants, à travers l’expérience des premiers chrétiens. A savoir que nous sommes « les témoins du Christ ressuscité parmi mes hommes », et ces hommes qui ne seront pas toujours favorables à ce message !

Mais comme Pierre, nous ne pouvons pas ne pas l’annoncer : « Quant à nous, dit-il, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint »

Avant de quitter ses amis, Jésus avait dit : « l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »(Jn 14,26) Aujourd’hui, c’est à travers cette vision de St Jean que l’Esprit Saint nous donne le cœur de cet enseignement, que nous sommes invités à recevoir pour nous-mêmes, et à faire connaître autours de nous : Le ciel et la terre proclame comme un seul homme : « Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange. »

Nous savons bien qui c’est « l’Agneau immolé » ! C’est celui qui a été compté pour rien, condamné sans avoir commis de mal, et qui a accepté de donner sa vie pour nous racheter, comme nous avons médité ce mystère lors des fêtes de Pâques. C’est Jésus, le Christ.

« À celui qui siège sur le Trône, et à l’Agneau, la louange et l’honneur, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. » A cette primauté du Christ au côté du père, l’Esprit Saint nous fait dire : Amen.

Ce « Amen » que nous redisons à chaque prière n’est pas un mot banal : ce n’est pas un simple « oui » ! C’est un profond accord vis-à-vis de cette grande vérité que nous accueillons. C’est comme dire : « j’adhère » ! c’est du solide, comme disent les jeunes…

C’est comme cette aventure des disciples, déçus d’abord par la fin tragique de Jésus en qui ils avaient mis tout leur espoir, mais qu’il ont vu mourir sur la croix ! ce fut un effondrement total pour eux ! Pierre qui dit : « Je m’en vais à la pêche ». C’est comme si il disait : « fini le rêve, remettons les pieds sur la terre, je retourne à mon occupation première » Les autres le suivent, mais pendant toute la nuit, ils n’ont rien pris. C’est comparable à cette Eglise dont rêvent certains de nos contemporains, qui serait comme une association purement humaine, mais qui n’aurait aucune référence au Christ ! Sans le Christ et son Esprit qu’il nous donne, nous passerons des nuits sans rien prendre. Mais c’est dans leur déception que le Christ ressuscité les rejoint, et rend fructueux leur travail. Il leur donne même plus, il fait d’eux des pêcheurs d’hommes.

Quoi que nous disions, quoi que nous fassions, nous ne serons pas l’Eglise, nous ne serons pas crédibles, si nous ne nous mettons pas à l’écoute de l’Esprit Saint, si nous ne mettons pas le Christ au centre de notre vie.

Comme Marie dont vous avez médité la visitation chez Elizabeth ; Elle vient vers sa cousine rien qu’avec Jésus, quoique encore petit enfant dans le sein de sa mère. Et c’est à sa présence que l’Esprit fait dire à Elizabeth ce qui n’était connu que par Marie et Joseph : l’Enfant conçu en Marie est le Seigneur, le Christ.

C’est Ignace de Laodicée qui exprimait cela de façon très clair. Il disait :

« Sans l’Esprit Saint, Dieu est loin, le Christ reste dans le passé, l’Évangile est une lettre morte, l’Église une simple organisation, l’autorité une domination, la mission une propagande, le culte une évocation, et l’agir chrétien une morale d’esclave.

Mais en Lui : l’univers est soulevé et gémit dans l’enfantement du Royaume, le Christ ressuscité est là, l’Évangile est la puissance de vie, l’Église signifie la communion trinitaire, l’autorité est un service libérateur, la mission est une Pentecôte, la liturgie est mémorial et anticipation, l’agir humain est déifié! »

Parce que nous ne sommes pas des hommes et des femmes extraordinaires ! Dieu sais comme nous sommes marqués par toutes les fragilités, les faiblesses ! Mais il nous donne tout gratuitement, et fait de nous ses témoins. Tout ce qu’il nous demande, c’est de nous laisser aimer par lui, et répondre à son amour par notre amour, aussi imparfait qu’il puisse être. 3 fois le Christ demande à Pierre : « Est-ce que tu m’aimes » ? 3 fois. Suffisamment de fois pour qu’il puisse réaliser de quelle chance il s’agit, lui qui 3 fois, avait nié le connaître. C’est à chacun de nous ce soir que le christ demande, par 3 fois : « Est-ce que tu m’aimes » ?

Père Dieudonné NSENGIMANA
Curé de la paroisse St-Jean-Baptiste en Chablais