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Baptisés à Pâques

La vigile pascale est la veillée nocturne durant laquelle est célébrée la résurrection du Christ la nuit du samedi au dimanche. C’est le sommet de l’année liturgique. Pendant cette célébration, les catholiques renouvellent les promesses de leur baptême et de nombreux baptêmes sont célébrés, et en particulier des baptêmes d’adultes (appelés catéchumènes), ils seront près de 4000 en France à recevoir ce sacrement

3982 baptisés (dont 25 Adultes pour le diocèse d'Annecy)

L’an dernier, l’Eglise en France a appelé 3790 adultes à être baptisés, puis confirmés et enfin, à participer à l’Eucharistie. Le samedi 26 Mars 2016, dans la soirée (vigile pascale) et au cours des semaines qui suivront, ils seront 3982 à recevoir ces 3 sacrements. Au regard de ces dix dernières années, la progression entre 2007 et 2011 était de 9% ; et de 2012 jusqu’à aujourd’hui, elle est de 34%.

Les 25-35 ans – hommes et femmes confondus - représentent presque 58% des appelés. Cette année, la tranche d’âges 25-30 ans augmente de 3 points.

Peu de changements par rapport aux années précédentes sur ce que font les futurs baptisés. Ouvriers, techniciens et employés sont les catégories socio-professionnelles que l’Eglise touche en grande partie (44% des appelés). Le groupe étudiant qui avait fortement évolué en 4 ans se stabilise avec 16% d’appelés.

La tradition religieuse

Selon les réponses fournies suite à l’enquête, et au regard des années passées, le paysage religieux d’origine semble ne pas se modifier : celles et ceux qui disent avoir vécu dans un contexte familial chrétien restent nombreux. Mais comparé à 2015, ils sont 3 % de plus. Les catéchumènes qui ne connaissent pas la tradition religieuse de leur famille ou qui affirment ne pas avoir grandi dans un milieu religieux forment un groupe qui perd 5,5%.

Adultes : quelle est la raison de leur demande ?

 

L’augmentation régulière du nombre d’appelés en France depuis plus de dix ans interroge.

Qu’est-ce qui attire ces hommes et ces femmes à demander les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie, à demander à être incorporés à l’Eglise ?

Au-delà de l’imprévu qui conduit, dans toute vie, à se laisser dérouter (comme ils aiment à le dire quand ils répondent à des questions posées par des enfants, acceptent d’être parrain ou marraine, vivent le décès d’un proche, sont touchés par le témoignage d’un chrétien, etc.) l’attirance pour la foi catholique passe, pour la plupart de ces femmes et de ces hommes, par la découverte de la fraternité. Il est vrai que croire aujourd’hui demeure un défi. Un défi qui est tout autant un débat qu’un combat, celui du sens de la vie alors même que de nombreuses activités envahissent le quotidien.

Mais croire, c’est avant tout faire confiance et, notamment, faire confiance aux autres. C’est ce qu’expriment presque tous les catéchumènes. Ils découvrent la joie de la fraternité entre chrétiens, du rapport simple et vrai entre personnes au nom du Christ. Et au coeur de cette réalité vécue en équipe, en paroisse, ils se sentent mus par des engagements féconds pour la reconnaissance d’autrui : l’autre interpelle ; il appelle une réponse. Voilà ce dont témoignent tous les appelés, à savoir une charité vécue à leur égard et qui, en définitive, porte vers l’étranger, l’exclu.

En faisant confiance à ces chrétiens dont le choix semble donner sens à leur vie, les catéchumènes sont conduits à vivre aussi une autre attitude chrétienne forte : la vérité qui rend libre et qui engendre le respect. Et Dieu sait si leur attente est grande…

Le combat de la foi engage tout l’être. C’est le mystère de Dieu dans chaque vie. L’Eglise le célèbre puisque c’est une naissance.