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Dimanche de la santé

... et Journée mondiale des malades. Depuis 1992, l’Eglise Universelle célèbre tous les 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale des Malades. Celle-ci se décline dans les diocèses français en un Dimanche de la Santé, qui est l’occasion de rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes est une priorité évangélique, mais aussi de sensibiliser chacun pour préserver le don de la santé.

Qu’est-ce que le Dimanche de la Santé ?

En France, cet événement se vit en paroisse à l’occasion du Dimanche de la Santé, généralement le dimanche le plus proche du 11 février. Mgr Michel Guyard, évêque du Havre, le définit ainsi : « le dimanche de la santé s’adresse aux malades, aux soignants et à tous ceux qui participent à restaurer la santé des malades. C’est une occasion d’inviter tous les chrétiens à réfléchir sur leur santé, ce bien qui nous est donné et que nous devons sauvegarder pour être utiles à nos frères. C’est aussi l’occasion de les sensibiliser à la place de nos frères souffrants et à leur dignité ».

« Une intention de prière le Dimanche de la Santé ne suffit pas ! »

Initié par les diocèses de Lille, Arras et Cambrai, le dimanche de la santé s’est étendu à l’ensemble des diocèses depuis le jubilé de l’an 2000. Cette célébration, qui s’inscrit toujours dans le cadre de la liturgie dominicale, permet aux assemblées de chrétiens de prier en lien avec la Journée Mondiale des Malades.

En concertation avec le département Santé du Service national Famille et Société de la Conférence des Evêques de France, les pastorales de la santé des diocèses d’Arras, Lille et Cambrais réalisent un livret pédagogique mis à la disposition de tous les diocèses et diffusé à près de 15000 exemplaires. Celui-ci contient de nombreuses pistes : proposition d’homélie, points d’attention pour l’accueil et le déroulement de la célébration. Le dossier regroupe aussi des textes, témoignages et réflexions d’acteurs du monde la santé. 95 diocèses l’ont commandé en 2009.

Exemples d’initiatives

Cette journée est par exemple l’occasion pour le Service évangélique des malades (Sem) de rappeler que beaucoup de personnes en souffrance ne peuvent se déplacer pour assister à la messe, et d’inciter les chrétiens à rejoindre les équipes bénévoles du Sem qui vont porter le Saint Sacrement aux malades dans la custode.

Autre manière de faire participer les malades à la célébration eucharistique, certaines paroisses prévoient un transport spécial pour les malades et leur famille et organisent un repas fraternel après la messe.

Il est également possible à l’occasion du Dimanche de la santé de recevoir le sacrement des malades en en faisant la demande auprès de sa paroisse, qui propose en général, une ou deux rencontres au préalable pour préparer la personne.

Père, entre tes mains, je me remets tout entier.

« C’est le sacrement qui nous permet de réagir chrétiennement devant le malheur (…) Le moment du face-à-face avec la mort, le moment de la maladie grave, est un moment dangereux pour la foi (…) Au moment où je touche ma précarité, ma vulnérabilité, est-ce que je vais être capable, dans un sursaut, de faire confiance à Dieu ? Nous ne pouvons le dire tout seul, (…) ce serait peut-être encore un dernier acte de gloriole. C’est pourquoi il faut que le Christ, qui a connu notre précarité, notre vulnérabilité (…) vienne en nous, nous donner son acte d’offrande. Le sacrement des malades est donc ce sacrement, quand la vie est en péril, où le Christ nous apprend à vivre son agonie (…) C’est l’acte de foi et d’espérance le plus radical qu’une créature puisse faire envers le Père qui l’a créée : « Père, entre tes mains, je me remets tout entier ».