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Café-rencontre sur la fin de vie

Le dimanche 31 janvier, un nouveau café-rencontre a réuni une cinquantaine de personnes autour du thème de « La fin de vie ». Cette matinée, animée par le docteur Vincent Indirli de l’équipe mobile de soins palliatifs rattachée à l’hôpital d’Annecy, Sylvie Guimet infirmière à la Marteraye, Catherine Corajod bénévole à l’association Jalmav (jusqu’à la mort accompagner la vie) et Bernadette Boscher de l’équipe paroissiale de la « pastorale de la santé », n’a certes pas permis d’épuiser le sujet. Ce fut, cependant, un moment riche et apprécié.

 

Les intervenants (de gauche à droite) : Sylvie Guimet, Vincent Indirli, Catherine Corajod, Bernadette Boscher.

l n’y a pas d’unité de soins palliatifs dans notre département, mais plusieurs petites équipes mobiles rattachées à des hôpitaux. Elles y interviennent ainsi que dans d’autres établissements. c’est le cas de la Marteraye à Saint-Jorioz, avec lesquels elles ont établi une convention.

La première loi « Leonetti » de 2005 juste complétée par la nouvelle loi « Leonetti-Claeys », vise à préserver la dignité de la personne humaine et aƒrme le droit des patients.

Nous pouvons, si nous le souhaitons, écrire sur papier libre nos « directives anticipées » qui deviennent maintenant contraignantes.

En particulier, nous pouvons désigner une personne de con„ance qui parlera en notre nom si nous n’en n’avons plus la capacité. Sa parole « prévaut sur tout autre témoignage » dans l’éventualité d’une prise de décision qui, de toute façon, se fait de manière collégiale avec l’équipe médicale. Il convient évidemment d’informer notre entourage de l’existence de ce document.

Des réponses aux questions précisent les notions de traitement déraisonnable et de sédation profonde et continue, une
action irréversible. Plusieurs témoignages, souvent émouvants, soulignent l’importance de l’accompagnement des personnes en de vie avec parfois des moments d’échanges profonds et vrais au sein des familles.

La présence de l’Église auprès des malades est présentée de façon simple et directe avec en particulier les visites e‡ectuées
par les membres de l’équipe de la pastorale de la santé, l’Eucharistie apportée, le sacrement de réconciliation, l’onction des malades.

Tous ces sacrements veulent rendre sensible la présence bienveillante du Seigneur à nos côtés dans les moments d´épreuve que sont la maladie ou la vieillesse.

Si donc la loi donne des repères utiles et permet d’éclairer les situations, elle ne remplace pas le nécessaire contact humain avec la personne malade et, comme l’a souligné le docteur Vincent Indirli, de nombreuses interrogations subsistent.

Peut-être l’occasion de futurs échanges ?


Jacques Colas

Article extrait du journal Alpes74 (St Jorioz) - Traces & Paroles - Mars 2016