Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Pastorale de la famille Pastorale de la famille

Amoris Laetitia

L’exhortation post-synodale du pape François intitulée Amoris Laetitia (« La joie de l’amour »), parue en avril, s’appuie sur les travaux des synodes successifs sur la famille convoqués en octobre 2014 et 2015. ​ Les 250 pages de l’exhortation du pape François constituent un texte majeur sur l’ensemble des questions familiales posées lors des synodes...

 Avec cette exhortation, le pape souhaite passer le relais aux Églises locales du monde entier. À elles désormais, de s’approprier ce document et d’analyser les situations au plus près de la réalité sur le terrain pastoral

Une exhortation dynamique

L’exhortation apostolique rend compte des débats qui ont animé les deux synodes consacrés à la famille, partant des situations concrètes vécues par les familles, cherchant à prendre en compte leur complexité. Elle invite à « approfondir librement certaines questions » appelant à une réflexion « honnête, réaliste et créative ». (2) Elle affirme la nécessité de l’inculturation. 

Une pastorale positive

« La joie de l’amour vécu dans les familles ». Le pape célèbre le mariage fondement de la famille chrétienne et réaffirme sa vocation sociale : « La famille ne doit pas se considérer comme un enclos appelé à se protéger de la société » elle doit « sortir d’elle-même dans une recherche solidaire » (181). « Les couples chrétiens peignent le gris de l’espace public, le remplissant de la couleur de la fraternité (184). Le pape préconise une pastorale accueillante qui « rend possible un approfondissement progressif des exigences de l’Évangile » (38).

Sur le ton de la conversation

Le langage est très accessible. Le pape parle à la première personne « Je remercie, je comprends, je supplie … ». Il s’émeut de la souffrance des plus faibles que sont les enfants face aux situations de ruptures familiales, ou de l’abandon des personnes âgées (191). Le ton n’est pas à la condamnation et sort du registre licite/illicite. Sauf en ce qui concerne la peine de mort « que l’Église rejette fermement » (93).

Le parti pris de la confiance

Dès l’introduction, le pape réaffirme le principe de subsidiarité. « Tous les débats ne doivent pas être tranchés par des interventions magistérielles ». « Ce sont les différentes communautés qui devront élaborer des propositions qui prennent en compte aussi bien les enseignements de l’Église que les nécessités et les défis locaux (199). Une marge de manœuvre est reconnue aux pasteurs. Face aux situations difficiles et aux familles blessées, les pasteurs ont l’obligation de bien discerner les diverses situations… (79) et ne peuvent pas appliquer les mêmes normes à tous. Concernant l’accès au baptême des personnes se trouvant dans une situation matrimoniale complexe, les évêques sont appelés à exercer un discernement pastoral adapté à leur bien spirituel (249).

Le pape adresse un message d’encouragement : « Toute famille, malgré sa faiblesse peut devenir une lumière dans l’obscurité du monde » (66).

Il réaffirme le primat de la conscience « …des fidèles qui souvent répondent de leur mieux à l’Évangile avec leurs limites et peuvent exercer leur propre discernement dans des situations où tous les schémas sont battus en brèche. Nous sommes appelés à former les consciences non à nous substituer à elles (37).

À l’école de la Parole

Comme Marie, le pape invite à interpréter les événements « pour reconnaître le message de Dieu dans l’histoire familiale ». Il rappelle que « Jésus a regardé avec amour et tendresse les femmes et les hommes qu’il a rencontrés en accompagnant leurs pas avec vérité, patience et miséricorde » (60). La Parole de Dieu se révèle comme « une compagne de voyage, y compris pour les familles qui sont en crise… et leur montre le but du chemin, lorsque Dieu « essuiera toute larmes de leurs yeux » … » (22).

Élisabeth et Jean-Marc Bénichou
délégués diocésains, Pastorale familiale

« Cette Exhortation acquiert un sens spécial dans le contexte de cette Année Jubilaire de la Miséricorde. En premier lieu, parce que je la considère comme une proposition aux familles chrétiennes, qui les stimule à valoriser les dons du mariage et de la famille, et à garder un amour fort et nourri de valeurs, telles que la générosité, l’en­gagement, la fidélité ou la patience. En second lieu, parce qu’elle vise à encourager chacun à être un signe de miséricorde et de proximité là où la vie familiale ne se réalise pas parfaitement ou ne se déroule pas dans la paix et la joie » (1).
Pape François

Lire l'exhortation en ligne