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La joie de l'amour

La réception de « La joie de l’amour » se poursuit dans notre diocèse. Le 26 novembre, notre évêque, et Oranne de Mautort, responsable du département Famille, au sein de la Conférence des Évêques de France, ont partagé les fruits de leur lecture à un auditoire très attentif, composé de représentants des mouvements de la pastorale familiale, de jeunes familles, de quelques prêtres et de paroissiens. Des groupes de lecture se constituent et l’exhortation apostolique figure au programme de différents temps forts des communautés chrétiennes.

« La joie de l’amour » nous confie trois verbes à conjuguer à tous les temps et sur tous les modes : discerner, accompagner, intégrer.

La réception de « La joie de l’amour »

Deux tensions parcourent tout ce document : Annoncer la Bonne Nouvelle de la famille pour le monde d’aujourd’hui et aller à la rencontre de toutes les situations familiales, au plus proche du concret de l’existence.

Comme il l’a fait dans ses précédentes encycliques, le pape François nous appelle à une conversion missionnaire et nous indique la direction : « Le Synode s’est référé à diverses situations de fragilité ou d’imperfection. À ce sujet, je voudrais rappeler ici quelque chose dont j’ai voulu faire clairement part à toute l’Église pour que nous ne nous trompions pas de chemin… : Deux logiques parcourent toute l’histoire de l’Église : exclure et réintégrer… La route de l’Église, depuis le Concile de Jérusalem, est toujours celle de Jésus, celle de la miséricorde et de l’intégration. » 

Pour mettre en œuvre cet appel, nous sommes invités à redécouvrir certains fondements de la théologie morale.

Le primat de la conscience.
Le pape rappelle que la conscience, dans la tradition de l’Église, est « le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où Sa voix se fait entendre. »  « Nous sommes appelés à former les consciences, mais non à prétendre nous substituer à elles ». 

Le primat de la personne.
Seule la rencontre effective avec l’existence concrète d’autrui permet d’y repérer avec celles et ceux qui sont concernés, la volonté toujours singulière de Dieu. La morale est centrée sur la bonté et non sur l’obligation. Celui qui n’aime pas, n’a pas de raison de respecter les commandements. Une morale d’obligation, axée sur le permis/défendu, engendre à la fois le laxisme et le rigorisme. Par ailleurs, il est immoral de demander à quelqu’un, quelque chose qu’il n’est pas capable de faire.

« La joie de l’amour » nous confie trois verbes à conjuguer à tous les temps et sur tous les modes : discerner, accompagner, intégrer. Ce sont les personnes, accompagnées en Église, qui discernent. Il y aura des réponses différentes à des situations qui peuvent sembler identiques car, pour l’Église, c’est le sujet et sa conscience qui sont au centre du processus de discernement. Un participant à la journée diocésaine concluait : « Merci pour ce regard nouveau de l’Église sur les familles ! »

 Elisabeth Bénichou,
pastorale de la famille

L'encyclique en téléchargement ici