Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Jeunes du diocèse d'Annecy Jeunes du diocèse d'Annecy

Pélé Vélo : Carnet de route

Suivez-ici le pélé-vélo Annecy-Cracovie des 30 jeunes cyclistes pèlerins du diocèse d'Annecy.

 

Le dernier jour du pélé vélo

Par Aurélien Noisette

Mercredi 20 Juillet : Bientôt arrivé... c'est dommage, tu commençais à ne plus sentir les courbatures !

Ce matin, c'est avec une certaine nostalgie que nous nous sommes réveillés : en effet, c'est la dernière étape et nous avons du mal à nous en rendre compte. Cela fait maintenant une semaine que nous avons commencé notre périple et voilà qu'il touche déjà à sa fin...

Pour ce dernier jour, événements un peu spéciaux. Cela commence pour les volontaires par les Laudes au sommet du clocher de l'église de Zlotoryja perché à  plus de 60 mètres. Puis après une dernière prière de départ émouvante, nous enfourchons nos vélos pour l'ultime et la plus longue étape de notre parcours.

Nous retrouvons les routes chaotiques polonaises truffées de nids de poules et parfois véritable patchwork de goudrons où les camions vous dépassent à toute allure malgré l'étroitesse de la route. Sur le plat, nous filons à toute allure : il faut dire qu'au bout d'une semaine, nous sommes habitués. Les petits villages s'enchaînent, les habitants nous saluent avec de grands sourires et la pause de 10h (pour la première fois faîte à 10h, et pas 11h30 !) est l'occasion de visiter une église baroque classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Durant la pause de midi nous remercions deux personnes qui ont beaucoup compté au cours de cette semaine : notre docteur Olivier et notre intendante en chef Mylène.

Peu avant Wroclaw, vient le temps de dire au revoir à nos six compagnons de voyage allemands qui ont détourné leur parcours pour rester avec notre groupe joyeux et entraînant. De nouveau quelques larmes ont été versées quand ils nous ont offert leur drapeau afin de les représenter dans la suite de notre parcours. C'est une manière de continuer la route ensemble.

Et vient le temps des derniers 20 kilomètres... certains prirent la nationale, d'autres les fameuses pistes cyclables polonaises qui se trouvent être des chemins agricoles. Les premières maisons et le panneau annonçant Wroclaw nous animent d'une joie débordante !

Après un rassemblement à proximité de la paroisse d'arrivée, c'est au son des klaxons et des sonnettes que nous arrivons au terme de notre pèlerinage : on a du mal à le réaliser, mais nous l'avons fait ! 700 kilomètres à vélo à travers l'Allemagne et la Pologne qu'il pleuve, qu'il vente ou sous la chaleur. Après les félicitations, succède le temps des retrouvailles avec les autres Pèlerins du diocèse arrivés en bus quelques heures plus tôt et d'accueil dans les familles.

De cette semaine, nous en retiendrons beaucoup de choses : de beaux moments de spiritualité de partage, de rencontre, d'émotion, de dépassement de soi, d'admiration devant la beauté des paysages sans oublier des amitiés nouées........ nous débutons désormais une nouvelle page dans notre route vers Cracovie mais la page n'est pas tournée et nous ne pourrons jamais oublier tout ce que nous avons vécu durant cette semaine. Cela nous guidera à Wroclaw et Cracovie mais aussi pour la suite de nos parcours respectifs.

MARDI 19 JUILLET - Entrée en Pologne

Mardi 19 juillet: Déjà qu’en Allemagne on n’y comprenait rien quand les gens parlaient… qu’est ce que va être en Pologne ?

Par Mylinè Jiguet

Aujourd’hui, nous franchissons la frontière: première étape en Pologne entre Gorlitz et Zlotoryja.

La parole est à l’équipe d’intendance, répartie en 2 voitures: le fourgon (Anthony et Mylène) avec tous les sacs des cyclistes et le matériel pour cuisiner, la voiture balai (Florian et Brice) équipée de thé, barres de céréales et trousse de secours au cas où.

Nous partons de Gorlitz 40 minutes après les cyclistes, après avoir pris le temps de s’assurer que rien n’ait été oublié et de dire au revoir à nos hôtes. Puis direction la Pologne et la recherche d’une station essence pour faire le plein. Aujourd’hui il y a un troisième véhicule, celui des 6 allemands qui nous ont rejoins pour 2 étapes.

Ensuite, direction le lieu de rendez vous pour la pause de midi en passant par les petites routes (où le GPS ne captent pas): lecture de carte, marquage au sol… après un petit détour, nous retrouvons tous les cyclistes et nous mangeons ensemble au bord d’une petite base nautique. Le soleil brille… il y aurait presque comme un air de vacances!

Repas terminé, fourgon chargé, nous voilà repartis pour Zlotoryja.

Arrivée à 16h30, marquage au sol pour que les cyclistes ne se perdent pas trop en ville. Les premiers arrivés apprécient de pouvoir se doucher dans l’internat du lycée qui nous est ouvert pour l’occasion. 17h45 arrivée de la voiture balai. Quelques minutes pour se doucher puis direction l’église franciscaine pour la messe (première messe en Polonais!)

Après la messe, retour à l’internat pour le repas du soir, puis visite de la ville avec Aleksandra et deux frères Franciscains.

Quelle journée bien chargée qui se termine par un temps de prière!

Vendredi 15 Juillet: Tu as oublié ton Tylenol et tu t’en veux…

(par Olivier, le Docteur House du pélé vélo) :

Ce matin, après une nuit dans un gymnase, nous sommes partis confiants. Confiants vis à vis du temps car ayant réussi à finir au petit-déjeuner toutes les victuailles offertes au diner de la veille, la pluie ne devait pas tomber selon un dicton Saxon. Confiants dans le trajet car il nous fût concocté dans sa première moitié par un de nos hôtes de Zwickau adepte de l’effort cycliste et devant suivre dans sa deuxième moitié une piste cyclable d’importance nationale.

La sortie de la ville, guidée par une charmante autochtone à bicyclette nous a permis de passer par le “Paradise Brücke”. Hélas, la piètre qualité de la signalétique combinée à notre manque de discernement dans l’infrastructure routière du sud-est de la Germanie nous ammena à une première fausse route dès le kilomètre suivant et cela récidiva dès la pause de 10 heures consommée. Passant par des routes séparées, tous les groupes se retrouvèrent par un heureux présage à l’entrée de la ville de Chemnitz. Et après la traversée de la banlieu sud guidés par notre drapeau Savoyard (et accessoirement par le GPS), nous fûmes heureux de la pause de midi au milieu d’immeubles typiques de l’ex-RDA.

L’après-midi, un sort funeste nous conduisit sur des routes forestières destinées à ceux qui montent des chevaux. Personne ne s’est plain malgré les fondrières remplies d’eau, la boue et la sueur mais la tension est montée petit à petit. Et nous nous retrouvames à Erdmannsford en creux de vallée avec plusieurs options routières, aucun consensus de groupe, une ambiance tendue et la pluie qui arrivait (avait-on laissé des restes à midi?).

Après le pont du paradis, le creux de l’enfer! Nous en sommes sortis par une côte à 11% sur 1,5 km qui, vaille que vaille, nous mena à Augustusburg. Ces quinze-cents mètres furent le symbole de cette difficile étape qui nous fit franchir 1200 mètres de dénivelé sur 100 kilomètres. La fin de l’étape se déroula par quelques kilomètres de Purgatoire avant d’arriver avec le soleil dans la ville de Freiberg par une pente douce, guidés par un fléchage “Made in Mylène” qui nous mena droit au but.

Le bilan médical se solda à quelques genoux douloureux curieusement tous du côté gauche (sinistre en latin, est-ce un symbole?) et un coup de pompe vite pallié par de l’Elixir Végétal des Pères Chartreux sur un sucre, de la bière locale servie par de jeunes Allemands et l’accueil chaleureux de Père Camille, heureux d’accueillir des pélerins en route vers son pays natal.

Suivre le pélé vélo sur FACEBOOK

Jeudi 14 juillet : premier jour de douleur…

Contrairement à nos concitoyens restés au pays, on peut dire que nous n’avons pas chomé aujourd’hui! Bien au contraire puisque que nous avons découvert que faire du vélo ce n’est pas que pédaler.

Explications: nous avons vécu des moments…...
- d’histoire en franchissant la frontière qui séparait la RFA de la RDA. Nous basculons donc en Ex-RDA.
- de géographie en étudiant les différences parfois flagrantes entre l’Allemagne de l’ouest et celle de l’est: plus de vieilles voitures, des hameaux traversés plus tristes, des noms de villages aux consonnances slaves, beaucoup moins de jeunes…
- d’architecture en admirant les grosses maisons en brique de la saxe bien différentes des maisons bavaroises,
- de météorologie en sachant que quand le soleil se cache, que la température baisse et que le vent se lève… la douche froide est iminente !
- d’effort en grimpant les nombreuses côtes rencontrées aujourd’hui,
- de déduction en concluant que toute descente se paye par une montée (et réciproquement!)
-d’admiration devant la beauté des paysages traversés,
- de mécanique en réparant les nombreuses crevaisons du jour,
- d’orientation pour ceux qui se sont “un peu” perdus,
- d’anxiété pour ceux qui n’arrivaient pas à se joindre par radio,
- de soulagement quand finalement tout le monde est arrivé à bon port,
- de joie en entrant sous la douche chaude après cette froide journée,
- de paix intérieure au cours d’une messe vécue avec les paroissiens de Zwickau qui nous accueillent ce soir,
- d’émerveillement en découvrant le buffet bien garni qui nous attendait dans une salle aux couleurs de la France,
- d’émotion en chantant nos hymnes respectifs et des chants typiques de chaque pays,
- de passion en écoutant nos hôtes de Zwickau nous raconter leur vie en RDA avant et après la chute du mur,
- de spiritualité en méditant sur l’Encyclique Laudato Si du Pape François,
- de réconfort en se couchant sur les tapis du gymnase dans lequel nous dormons ce soir.

Nous allons apprécier notre nuit… Gute Nacht !

Mercredi 13 Juillet : premier jour de vélo

Beaucoup d’entre nous n’étaient jamais allés en Allemagne ou du moins, ne connaissaient pas les us et coutumes de ce pays pourtant si proche.
C’est à Bayreuth, petite ville à 80 km de Nüremberg que nous fîmes nos premiers pas en Allemagne.  Après un lever aux aurores et une journée de bus, nous avons été accueuillis chaleuresement : Messe, bières à la pinte, sandwichs de grillades tipyque Allemands sans oublier la saucisse Allemande nous ont fait oublier la fatigue le temps d’une soirée.

Aujourd’hui mercredi, premiers coups de pédale en Bavière. Après un petit détour obligé par la place d’Annecy (Bayreuth est jumelée à Annecy depuis 60 ans) pour une photo, le réflexe de chercher les petites flèches vertes indiquant les itinéraires s’est très vite installé. Il faut dire que les Allemands savent s’y faire avec les cyclistes : pistes goudronnées, de graviers ou même de pavé, nous avons tout eu. Au bout de 60 kms dans la campagne Bavaroise, nous sommes donc arrivés à Höf.