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Un fruit nommé douceur

Le 26 août dernier, jour de la « Fête de l’Église universelle », le service diocésain de la Mission Universelle recevaitles missionnaires haut-savoyards en congé en France actuellement : religieuses, religieux, prêtres seront heureux de rencontrer les chrétiens du diocèse d’Annecy.

MISSION UNIVERSELLE – JOURNÉE DE RENCONTRE DES MISSIONNAIRES EN CONGÉS
 

Dans ce monde de violence, y a-t-il encore place pour la douceur chrétienne ? C’était l’interrogation du jour de la Semaine salésienne, le mercredi 26 août à la Visitation, jour également de la « Fête de l’Église universelle », et raison de la présence, ce jour-là à Annecy, de cinq sœurs missionnaires « en congés ». Nul doute que celles-ci ont apprécié la causerie, donnée à l’issue de la célébration eucharistique, par le père Michel Tournade.

Le fait est peu connu, mais François de Sales était de tempérament plutôt sanguin… Le futur « docteur de l’Amour » avait dû se faire pas mal violence, pour acquérir peu à peu cette douceur dont il laissera plus tard le souvenir impérissable ! À l’image du saint, le père Tournade nous a invités à faire, nous aussi, ce travail sur nous-mêmes, pour bâtir une unité « pacifiée » de la personne.

Dans l’environnement qui est celui de ces sœurs missionnaires - elles en témoigneront lors de leurs échanges de l’après-midi - la réalité économique dans les pays de mission, comme les relations entre les êtres et la façon dont ceux-ci sont traités, sont souvent aux antipodes de cette douceur que l’on voudrait voir érigée en principe universel…

Ainsi au Cameroun, où sœur Hiltrud Pfister, sœur de La Croix, vient de passer neuf années, l’insécurité est endémique : vols, braquages de nuit, violences domestiques, sont hélas le lot commun. Signe d’espérance néanmoins : la solidarité des familles, en faveur des plus pauvres, dans les paroisses.

Du Sénégal, les Sœurs de Saint-Joseph Raymonde-Marie Bulloz (Dakar) et Monique Pegatoquet (diocèse de Tambacounda), auxquelles s’était jointe sœur Marie-Louise Jon, une ancienne de Kédougou, n’ont pas dressé un tableau beaucoup plus réjouissant : la folie de la recherche de l’or, plaie de l’est du pays, témoigne sœur Monique, entraîne « violence, prostitution et jusqu’à des sacrifices humains ! »

 

Néanmoins, la constance dans le témoignage de foi et le service fait naître des lueurs d’espoir : la scolarisation des jeunes filles de la brousse par les Sœurs, la création d’internats, le dialogue avec les parents, font progressivement reculer les pratiques ancestrales néfastes, tels les mariages forcés (dès l’âge de 11 ans pour certaines enfants !).

Cette note d’optimisme, sœur Louise-Berthe Guyon l’a fait partager, elle aussi, en évoquant ses cinq décennies de « présence de prière, de contact et de service » en Algérie, avec les nomades sédentarisés des confins sahariens. Là encore, les Petites Sœurs de Jésus ont semé, année après année, des graines de douceur qui produisent aujourd’hui du fruit…

Jean-François Degenne

Contact : mission-universelle@diocese-annecy.fr - www.diocese-annecy.fr/mission-universelle