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Les Journées D'études François De Sales 2013

Brice Teinturier, a lancé le débat avec talent. Le directeur général délégué d'Ipsos France était bien le meilleur intervenant pour ouvrir ces journées de travail sur les thèmes proposés par la Fédération Française de la Presse Catholique à Annecy, « Renouveler nos contenues, nos compétences, nos publics ». Vaste challenge, défi permanent pour tous ceux et toutes celles qui sont les acteurs des médias catholiques, mais aussi de la presse en général...

Brice Teinturier est revenu longuement sur la situation économique de la France et sur l’état d’esprit des français.

Les chiffres sont tombés moroses, inquiétants, « 31 % des français pensent que la situation ne va pas s’améliorer dans les 6 mois qui viennent ». « La gravité de la situation affirmait Brice Teinturier est un phénomène mondial, mais la France est le seul pays où le chômage ne régresse pas et devient naturellement la première angoisse française. Aujourd’hui « la peur de devenir pauvre est le souci de 69 % de notre population » ! Ces chiffres, ces états d’esprit touchent incontestablement la manière dont le journaliste, devra travailler, s’adapter en tenant compte des situations.

Brice Teinturier est bien sûr, arrivé sur le terrain du multi média. « Une manière d’informer qui a changé la donne, (Facebook représente 1milliard d’utilisateurs, 200 millions de personnes sont Twiteurs) Il faut aussi tenir compte de l’info en continue, non seulement dans sa conception mais dans son mode de fonctionnement, avec une concurrence qui va bien au-delà de l’info. On touche là, la « sur-info », avec la fragmentation des médias.

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Brice Teinturier a insisté sur « les valeurs du passé, le mad in France et une société de défiance, envers l’autre, qui se confirme dans un sondage qui montre que « 70 % des Français estiment qu’il y a trop d’étrangers en France » ! « Il est impératif de DÉDRAMATISER, de remettre au jour ce qui est bon, ce qui est bien pour tenter de barrer la route « à la crise du résultat et à la crise de l’austérité ». Mais Brice Teinturier le disait fermement « attention celui qui dit « il ne faut pas se prendre la tête », a du souci à se faire » ! Oui, nous vivons dans une société d’individuels. Alors le défi de la presse catholique est d’autant plus grands si elle veut toujours servir, semer, mais elle possède un atout considérable, c’est d’avoir une foi certaine et des valeurs fondamentales à porter et à faire passer.

 

Norbert BEYSSON

 

 

 

 

Les Journées d'Études François de Sales, dans leurs 17ème édition, continuent de rencontrer le succès avec près de 200 inscrits encore cette année : éditeurs, journalistes, Directeurs de communication, rédacteurs en chef, webmasters...

 

 

 

Bernard Bienvenue

Le président de la FFPC rappelait en introduction aux Journées « Nous avons l’obligation d’un renouvellement important dans tous les domaines et lançait, et si la révolution numérique se trompait » ! « La presse catholique est bien une presse multimédia, elle se doit de renouveler ses contenus, de mieux inclure ses jeunes dans ses équipes et de tenir compte du travail formidable effectué dans les services de communication des diocèses ».  
 


►À lire aussi sur le site Alpes74 : la jeunesse au coeur du débat

►Dès la semaine prochaine, il sera possible de retrouver les interventions des intervenants sur le site de la Fédération : www.presse-catholique.org


« Le monde attend de nous » !

Le Père Janvier Yameogo, Conseil Pontifical pour les communications sociales, analyse ces deux journées à Annecy et souligne « je suis impressionné par la qualité intellectuelle et par l’honnêteté des débats. Il y a une prise de conscience de la réalité dans laquelle nous vivons, qui est très dure. Certains ont tendance à peindre en noir les situations, le monde n’est pas si fou que cela » ! Pour le Père Yameogo, ce rassemblement est un moment de grâce face à un monde paradoxale qui refuse Dieu, mais qui a soif et faim et un besoin de Dieu ». « Comment pouvons être capables de rendre compte de notre foi aujourd’hui ? Ces Journées d'Étuds François de Sales sont une respiration, une ouverture qui m’impressionne mais qui permettent de renouveler et de répondre à la question, ce monde qu’attend- il de nous » ! La foi a toujours sa place et elle est bien plus forte que ce que l’on peut penser. La grande question est, sommes- nous assez attentifs à l’action de Dieu dans la vie de tous les jours » ? « Nous avons trop de prudence à en parler. Nous devons sans cesse être vigilants à rester ou devenir des semeurs et ne pas être trop impatients à voir murir les fruits. Soyons à notre place celle du serviteur, du pasteur mais ne nous mettons pas à la place de Dieu » !

Une riche expérience

Sébastien Heroux Association Canadienne des périodiques Catholiques. "Ces Journées d'Études François de Sales sont une belle et bonne expérience et les rencontres sont fructueuses. Lors des conférences, je mesure que nous partageons les mêmes problèmes et que nous sommes tournés vers les mêmes défis. Je vais, dès mon retour au Québec, faire partager tout ce que j’ai pu apprendre ici. Les challenges sont importants mais je suis optimiste car tout est possible quand on a la volonté et la foi » !

Une tâche vertigineuse

Eric Solobir Promoteur Général pour les Médias.  « Je suis très enthousiaste de voir tout ce qui se passe lors de ces journées. Bien sûr, les défis sont énormes ; mais on sent des volontés. La tâche est vertigineuse, mais l’église peut reprendre la main, être une active actrice en première ligne, avec ses missions notamment et tous intervenants et serviteurs ».

 

Propos recueillis par Norbert BEYSSON