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Le Billet du Curé

La cure, l’endroit où l’on «soigne»

« La fleur de lys de Dame Céline »
Père Amédée Anthonioz Journal Regards Fillinges

Lorsque j’étais petit, je me souviens m’être coupé plusieurs fois les doigts (vous aussi, je pense) et étant déjà souvent fourré à l’église (précocité oblige), je me précipitais chez Monsieur le Curé, sans même sonner, et la brave Céline, la servante de cure comme l’on disait à l’époque, m’entourait le doigt avec une fleur de lys trempée dans la gnôle ! C’est sans doute ce souvenir de gamin qui m’a fait aimer la cure de Saint-Sixt comme ma seconde maison… Le café y était bon (meilleur qu’à la maison, bien sûr) et je repartais le coeur en fête pour la journée. C’est de là que j’aime le mot « cure » pour la maison dite «paroissiale ». Je comprends ce que veut dire l’expression « maison paroissiale » lieu où se trouvent les bureaux, les archives, les salles de réunion… Mais je reste persuadé que notre Église s’essouffle dans toute cette organisation, nécessaire bien sûr, mais pas première ! Je préfère, et c’est la solution que je vous invite à adopter pour notre paroisse, le mot « cure » bien plus enraciné dans notre culture montagnarde !

Le mot « cure » qui veut dire « soigner » et la cure, qui est l’endroit où l’on soigne…

J’aime voir le ministère du curé (quel beau, quel très beau nom) comme le travail de celui qui soigne et, en tant que fils de médecin de campagne, je me sens à l’aise là-dedans… Venez à la cure, sans prendre de rendez-vous, ce n’est pas un bureau, venez simplement déposer votre fardeau, partager votre souffrance, le prêtre est là pour vous aimer, pour vous guérir, vous pardonner, vous remettre sur les chemins de l’Espérance… et de la Miséricorde.

Père Amédée Anthonioz

Curé de la paroisse de La Trinitéau Pays des Voirons