Se former en ligne
Quelques lignes pour découvrir une thématique liée à la vie du diocèse et de l'Eglise, des éléments de réflexion ... une mini formation pour donner le goût d'aller plus loin !
27 janvier 2012
"Dans notre jargon" : le presbytérium

Mais qu’est-ce que le « presbyterium » ? Il désigne l'ensemble des prêtres d'un diocèse, quels que soient leur âge ou leur mission. Au sens strict, le presbyterium regroupe les prêtres incardinés dans le diocèse, c'est-à-dire ceux qui lui sont juridiquement rattachés. Tout prêtre doit en effet être rattaché soit à un diocèse, soit à un institut de vie consacrée. Plus largement, on considère comme membres du presbyterium tous les prêtres qui ont reçu de l’évêque une mission dans son diocèse.
Outre ce rassemblement à la Flatière, le presbyterium se réunit tous les ans autour de son évêque, pour la messe chrismale célébrée durant la Semaine Sainte. Le presbyterium est également largement rassemblé pour les ordinations sacerdotales : chaque prêtre est alors invité, à la suite de l’évêque, à imposer les mains à ses nouveaux confrères.
« Tous les prêtres, en union avec les évêques, participent à l’unique sacerdoce et à l’unique ministère du Christ ; c’est donc l’unité même de consécration et de mission qui réclame leur communion hiérarchique avec l’ordre des évêques ». (Constitution sur le ministère et la vie des prêtres « Presbyterorum ordinis » § 7 - Concile Vatican II – 1965)
« Du fait de leur ordination, qui les a fait entrer dans l’ordre du presbytérat, les prêtres sont tous intimement liés entre eux par la fraternité sacramentelle ; mais, du fait de leur affectation au service d’un diocèse, ils forment tout spécialement à ce niveau un presbyterium unique. Certes, les tâches confiées sont diverses ; il s’agit pourtant d’un ministère sacerdotal unique exercé au bénéfice des hommes. […]Chaque prêtre est donc uni à ses confrères par un lien de charité, de prière et de coopération sous toutes ses formes ; ainsi se manifeste l’unité parfaite que le Christ a voulu établir entre les siens, afin que le monde croie que le Fils a été envoyé par le Père » (Presbyterorum ordinis § 8)
Dans chaque diocèse, un conseil presbytéral, pour partie élu par l’ensemble des prêtres, représente le presbyterium et aide l’évêque, selon le droit de l’Eglise (le ‘droit canonique’) dans le gouvernement du diocèse.
Hubert Vaudaux, diacre
10 décembre 2011
Un psaume pour l'Avent
L’Avent est par excellence le temps où nous sommes dans l’attente de Dieu qui nous rend visite. Plusieurs psaumes nous font précisément entrer dans cette longue attente du peuple d’Israël. Pourquoi ne pas prendre le temps de lire, relire et méditer le psaume 41 ? Un homme, peut-être au nom de tout le peuple, y exprime combien il est tendu vers Dieu.

ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu.
Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant.
Quand pourrai-je m’avancer, paraître face à Dieu ? » (v. 2-3).
L’image est pleine de poésie. Cependant, elle dit une réalité tragique que le prophète Jérémie, en un autre temps, décrit avec beaucoup de détails : « Parole du Seigneur qui fut adressée à Jérémie à l’occasion de la sécheresse (…). Les riches envoient les petites gens chercher de l’eau : ils arrivent aux citernes, ils ne trouvent point d’eau et reviennent avec leurs cruches vides. Parce que le sol est tout crevassé, car la pluie manque au pays (…). Même la biche, dans la campagne, a mis bas et abandonné son petit, tant l’herbe fait défaut. Les onagres, dressés sur les hauteurs, hument l’air comme des chacals : leurs yeux s’obscurcissent faute de verdure » (Jérémie 14, 1 sv.).
Le psaume et le prophète parlent bien d’une biche, et non d’un chameau ou de quelque autre animal à l’aise dans la traversée du désert.
Nous le comprenons sans peine : il y a un enjeu vital. Sans eau, c’est toute la vie qui, peu à peu se trouve desséchée et ralentie. L’eau qui fait vivre n’est pas seulement la molécule H2O, c’est aussi la rencontre avec le Seigneur, source de toute vie. La soif traduit donc une épreuve spirituelle, une attente : « Quand pourrai-je m’avancer vers le Seigneur ? ».
L’Avent nous plonge dans l’attente d’une rencontre avec le Seigneur. Pour le psalmiste, pourtant habitué à fréquenter le temple, le cœur du culte public n’est autre que cette rencontre. Mais Dieu reste au-delà de toutes nos attentes et de tous nos efforts. De nous-mêmes, nous ne pouvons l’atteindre. C’est lui qui vient à notre rencontre : nous accueillerons bientôt le Sauveur qui apporte l’eau de la vie à une terre assoiffée. C’est pourquoi l’attente est déjà habitée par l’action de grâce :
« Espère en Dieu ! De nouveau, je rendrai grâce :
il est mon sauveur et mon Dieu » (v. 6 et 12).
p. Emmanuel Blanc
1er novembre 2011
Qu'est-ce qu'un synode ?
Notre diocèse va entrer ce 15 Octobre 2011 dans une démarche synodale. Mais au fond, savons-nous vraiment ce que signifie le mot "synode" ?
Le mot Synode est d'origine grecque : Au pied de la lettre, il veut undefineddire “chemin avec, chemin ensemble” (sun: avec ; hodos : chemin). Il a été traduit en latin par "concile". Il désigne une assemblée délibérante, représentative, au cours de laquelle sont prises des décisions, promulguées par l'évêque, concernant la vie de l'Église locale. On peut dire que la synodalité exprime la coopération commune dans les Églises et communautés chrétiennes.
Il y a deux types de synodes : le synode diocésain, qui inclut des laïcs aux côtés de l'évêque et des prêtres, et le synode des évêques qui réunit les évêques d'un pays entier par exemple.
La première assemblée de ce type est attestée dans le Nouveau Testament (Ac 15 et Ga 2) : c'est ce qu'on appelle "le concile de Jérusalem". Il s'est réuni pour trancher la question de l'imposition ou non des règles de la loi de Moïse aux nouveaux convertis (circoncision, restrictions alimentaires…).
Dès le IIe siècle, des synodes diocésains sont réunis pour régler des crises et des conflits locaux. L'objectif est toujours de conforter et d'harmoniser la foi d'une Eglise particulière. Depuis Vatican II (1962-1965) le synode diocésain a été remis en valeur comme mode de conduite d'une Eglise diocésaine. Mais jusqu'en 1983, seuls les ministres ordonnées y participaient; le code de droit canonique les a alors ouverts aux laïcs.
La pratique des synodes des évêques est particulièrement attestée par Cyprien de Carthage, au IIIe siècle. Il réunit alors les évêques d'Afrique du Nord deux fois par an ! La consultation des évêques entre eux pour répondre à un problème commun est devenue un élément fondamental de la constitution de l'Eglise. La synodalité est cette responsabilité commune qui se manifeste dans la communion de l'Eglise.
Elisabeth Courtois
Sources : catholique-angers.cef.fr
Faustin DIATEZULWA - MBUNGU
Les conciles particuliers dans l'Eglise latine, PUE
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Adresse
- Maison du diocèse - La puya
- 4, avenue de la Visitation - BP 144
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- Tel : 04 50 33 09 38
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Brigitte Besème
- Déléguée diocésaine
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Elisabeth Courtois
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Marie-Clotilde Neveu
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