Saints du diocèse
Sans eux, l'histoire de ce diocèse ne serait pas tout à fait la même.
Les hommes et femmes qui ont compté…
Saint François Jacquard
Né le 6 septembre 1799 à Sévillon, hameau d’Onnion, fils de Marin Jacquard de Sévillon et de Marie Monge de Mégevette. Il fait ses études au petit séminaire de Mélan, situé
dans l’ancienne chartreuse de Mélan à Taninges, puis au grand séminaire de Chambéry. Il termine ses études de théologie au séminaire des Missions étrangères de Paris où il est ordonné prêtre le 15 mars 1823. Son voyage vers la Cochinchine (Vietnam) durera 2 ans et demi jusqu'à Cochinchine où il débarque clandestinement le 5 janvier 1826. Il prend le nom de Kinh Gan Lam et participe à la vie de l’église dans cette région du monde où, avec deux autres missionnaires et trente prêtres de Cochinchine, il accompagne le chemin de 70 000 chrétiens.
Le roi Minh Mang persécute les chrétiens. Il veut priver l’église de ses cadres en les tenant en liberté surveillée. Ainsi, dès 1829, il retient François près de Hué, sa capitale, lui demande d’être son interprète et de lui expliquer l’histoire récente de l’Europe ; François peut ainsi continuer un minimum son travail de missionnaire.
Dès 1833, après le décret de persécution générale du roi, il est retenu prisonnier au bagne d’Aï Lao pendant près de 2 ans, puis en prison près de la capitale où on lui demande, malgré tout, d-enseigner le français à 9 jeunes gens. Il affirme: « Je n’ai point cessé et ne cesserai point de prêcher quand je le pourrai ». En 1838, il est condamné à mort, chargé de chaines et de la « cangue » (sorte d’échelle enserrant la tête). Le 21 septembre 1838, il est torturé et étranglé, ainsi qu’un jeune chrétien de 18 ans, Thomas Thien.
En 1840, deux ans après sa mort, le pape Grégoire XVI ouvre le procès en béatification et le déclare Vénérable. L’oratoire de Sévillon, proche de la chapelle, rappelle cet épisode. En 1900, le pape Léon XIII le déclare Bienheureux.
CULTE A ST-FRANCOIS JACQUARD : Pèlerinage annuel en juin à Sévillon et Fête liturgique le 23 septembre.
François de Sales
Il est né à Thorens, en 1567. Il fait ses études à La Rochesur- Foron, Annecy
, Paris, puis enfin Padoue où il est reçu Docteur en droit civil et canonique. Il abandonne alors la carrière juridique à laquelle le destine son père pour devenir prêtre en 1593. L’évêque de Genève en exil à Annecy l’envoie en Chablais pour ramener à la foi catholique, les habitants récemment convertis au protestantisme. Ces années sont décisives : François parcourt la région à pied, parfois au péril de sa vie. Orateur de talent, il rédige de sa main, article par article, une présentation claire et solidement argumentée de la doctrine catholique qu’il placarde dans les lieux publics ou glisse sous les portes.
Il est ordonné évêque en 1602 : il a alors 35 ans.
Au cours de son ministère, des visites de son diocèse ou lors de ses voyages et missions à
Paris, François rencontre des personnes de tous les milieux. Il prend conscience d’un réel désir
de plusieurs d’entre elles de servir Dieu dans leur quotidien. À leur intention, il écrit l’Introduction à la vie dévote, une règle de vie pour vivre en accord avec Dieu dans toutes les situations, suivie du Traité de l’amour de Dieu, un traité spirituel pour entrer dans la vie mystique d’union à Dieu.
“ Nul n’est exclu de la vie d’union à Dieu ”…
Il se rend compte également d’un autre vide à combler: mettre la vie religieuse à la portée de toutes les santés, de toutes les aspirations. En 1604, il rencontre pendant le Carême à Dijon où elle vit, Jeanne de Chantal, veuve à 29 ans et mère de 4 enfants. L’amitié spirituelle qui les unit leur inspire la fondation à Annecy en 1610, de l’ordre de La Visitation Sainte-Marie. François s’épuisera au service de Dieu et de l'Église. Il n’épargne rien pour annoncer l’Évangile : ni visites dans son diocèse, ni catéchèses familiales et des petits enfants, ni visites aux condamnés, ni voyages apostoliques. Diplomate et ambassadeur de la Savoie, au retour d’un voyage en Avignon,il meurt à Lyon en 1622. Aujourd’hui, en Haute-Savoie, saint François de Sales reste une figure marquante, et de nombreux sites rappellent sa présence.
Illustration : François de Sales et Jeanne de Chantal - vitrail église de Thorens-Glières
Retraites spirituelles accompagnées - télécharger le dépliant en cliquant ici
Sainte Jeanne de Chantal

Jeanne-Françoise Fremiot, fille de Bénigne Frémyot - premier président du Parlement de Bourgogne - âgée de vingt ans, fut donnée en mariage au baron de Chantal. Parents de nombreux enfants, rien ne manquait à leur bonheur, quand une catastrophe épouvantable vint le briser : le baron fut blessé à la chasse, par accident, de la main d’un de ses amis, et mourut quelques jours après, dans la foi. Jeanne avait vingt-huit ans ; elle reçut le coup terrible sans faiblir et fit à Dieu, à l’instant même, le vœu de chasteté, se traça un plan de vie austère, se vêtit sans luxe, et se donna tout entière à l’éducation de ses enfants, tout en menant une vie chrétienne authentique. Elle rencontra bientôt François de Sales, à Dijon même ; dès lors elle se mit sous sa direction spirituelle, et sa vie s’éleva rapidement à une perfection supérieure :
"J’ai trouvé à Dijon, pouvait dire le Saint, la femme forte, en Madame de Chantal." ( François de Sales )
Elle devint fondatrice de l’ordre de la Visitation. La séparation fut pour elle un sacrifice ; il lui fallut passer outre les larmes de son fils aîné, qui s’était couché sur le seuil de la porte, criant : " Maman, ne me quittez pas ! ". Émotion sans doute réelle d’un fils, par ailleurs excellent comédien. Jeanne de Chantal, religieuse, aura toujours le souci de l’éducation de ses enfants. Elle en vint à faire le vœu de choisir toujours ce qui lui paraîtrait le plus parfait. L’amour de Dieu emplissait son âme au point qu’elle n’en pouvait supporter l’ardeur.
"Ah ! disait-elle, si le monde connaissait la douceur d’aimer Dieu, il mourrait d’amour ! ".
Voyageuse infatigable, elle parcourut tous les chemins de France pour veiller à l’édification des nombreux monastères de la Visitation. Elle participera activement à la diffusion des ouvrages de saint François de Sales et, par ses propres écrits, apportera sa contribution à la pensée salésienne.
Illustration : Jeanne de Chantal - vitrail église de Thorens-Glières
Saint Bernard de Menthon

Né au château de Menthon, sur les bords du lac d'Annecy, il entra chez les chanoines réguliers et fut ordonné prêtre. Il fut quarante ans vicaire-général de l'évêque d'Aoste, visitant par monts et par vaux toutes les paroisses alpines, prenant un soin tout particulier des pèlerins et voyageurs qu'il rencontrait. Pour eux, il construisit les hospices du Grand et du Petit Saint Bernard et il fonda une congrégation pour les desservir, lui donnant la Règle de Saint Augustin qu'ils observent encore. Homme des montagnes alpines et attentif à y faire régner la sécurité, saint Bernard est devenu le saint protecteur des troupes alpines au début des années 90, à l'initiative de l'aumônier de la B.I.M et du commandement de l'époque. Déjà, en 1932, Pie XI avait proclamé saint Bernard patron des habitants des Alpes et de tous les alpinistes. (Diocèse aux Armées françaises)Bernard de Menthon serait selon différentes sources, né en 923 ou en 1008. Il meurt à Novare (Italie) au cours d'un voyage en 1008 ou en 1081 où est son tombeau.
Saint Maurice
Patron de nombreuses paroisses ou chapelles, mort pour défendre la foi aux premiers siècles de l'Eglise dans la région.
Les bienheureux Ponce de Faucigny, Jean d'Espagne, saint Guérin ou saint Germain de Talloires
Personnages infatigables à l'origine de l'implantation de nombreux monastères au Moyen Age, lieux de prière et d'accueil pour les hommes d'hier et d'aujourd'hui.
Le bienheureux Pierre Favre
Un des premiers compagnons de saint Ignace de Loyola et saint François Jaccard, missionnaire qui n'a pas hésité à tout quitter pour se mettre au service de l'annonce de la Bonne Nouvelle envers et contre tout.
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Plus d'information sur les saints : nominis.cef.fr

