Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

V.E.A. : Vivre Ensemble l'Évangile Aujourd'hui V.E.A. : Vivre Ensemble l'Évangile Aujourd'hui

Textes coups de coeur

"Priez, priez pour demander la grâce, priez pour comprendre comment Jésus vous a aimés, priez pour apprendre à aimer les autres,
et priez pour que nous n'abîmions pas l'œuvre de Dieu." (Bienheureuse Mère Teresa)

 

Le fil à nœuds

Un vieux rabbin racontait : chacun de nous est relié à Dieu par un fil. Et lorsqu’on commet une faute, le fil est cassé.
Mais lorsqu’on regrette sa faute, Dieu fait un nœud au fil.
Du coup, le fil est plus court qu’avant. Et le pécheur est un peu plus près de Dieu. !
Ainsi, de faute en repentir, de nœud en nœud, nous nous rapprochons de Dieu.
Finalement, chacun de nos péchés est l’occasion de raccourcir d’un cran la corde à nœuds et d’arriver plus vite près du cœur de Dieu.
Tout est grâce ! Même les péchés.

Dans le livre : Paraboles pour aujourd’hui de Jean Vernette

« Nous vendons seulement les semences »

Une femme se voyait en rêve parmi les plus fabuleux magasins de la métropole.
Toute surprise, elle découvrit Dieu lui-même derrière le comptoir le mieux fourni.
– Que vendez-vous donc ? lui demanda-t-elle.
– Tout ce que ton cœur désire, lui répondit Dieu.

Émerveillée, la femme se décida à requérir les plus précieux joyaux qu’un être humain peut se prendre à souhaiter :
– Je veux acheter la paix du cœur, l’amour, le bonheur, la sagesse et l’impunité contre toute crainte et toute angoisse.

Puis, en se reprenant, elle ajouta :
– Pas pour moi seulement, mais pour tous les hommes.

Dieu sourit alors et lui dit :
– Je crois que tu te trompes, mon amie, nous ne vendons pas les fruits, mais seulement les semences.

(P. de Mello)

Prier avec Abraham

« Abraham allait au pas de ses moutons, de ses chameaux, de ses femmes. Il ne faut pas aller vite si nous voulons rencontrer Dieu. Pour invoquer le nom de Jésus, Fils de Dieu vivant, pour être en "état de prière", il faut aller au pas de Dieu, désencombrer sa vie. 

Chaque fois que nous allons prier, nous partons rencontrer un Dieu qui nous attend. Dieu parle le premier. Nos paroles ne sont qu'une réponse à une parole, à une attente de Dieu. Et la première parole de Dieu, depuis Abraham jusqu'à Marie, et tout au long de l'histoire, est et sera toujours une parole de paix : "Ne crains pas." 
Prier, c'est aller à la rencontre des promesses de Dieu. Prier, c'est entrer dans une promesse et s'appuyer sur elle. 
La torpeur et l'obscurité n'empêchent pas la paix. Prier, c'est accepter la nuit de la foi, celle des contradictions et des souffrances. 

La prière d'intercession n'a pas la prétention folle et absurde d'influencer Dieu, de le faire changer d'avis. Mais elle consiste à entrer dans l'orbite de Dieu, dans la zone d'attraction divine où se produit alors cette action réciproque de Dieu et de nous-même. Tout vient de Dieu, de sa libre décision qui veut que ma prière soit la cause d'un effet. La réalisation de ce que Dieu veut ou promet est suspendu à ma fidélité. Même un astre immense est influencé par la petite planète qui tourne autour de lui. 
Telle est la prière à l'école d'Abraham : rencontrer Dieu partout, un Dieu sans frontières, invoquer le nom de Dieu, entrer dans la promesse, accepter la nuit de la foi et l'obscurité, intercéder alors pour les hommes. »

Jacques Loew (La prière à l’école des grands priants)

 

Que Dieu vous soit neuf chaque matin !

Il le faut car, si Dieu n'est pas neuf chaque matin, s'il n'est pas une rencontre toute neuve qui nous émerveille, qui suscite notre enthousiasme et qui ranime notre passion, il sera du déjà vu, nous tournerons dans le cercle des gestes stéréotypés et il nous ennuiera et c'est en dehors de lui que nous chercherons l'épanouissement de notre sensibilité.

Il faut donc que ce que nous aimons le plus naturellement, le plus spontanément, le plus passionnément, devienne pour nous l'axe de notre religion personnelle : la science pour les savants, ses malades pour un médecin ou pour une infirmière, ses enfants pour une mère, sa fiancée pour un fiancé, son laboratoire pour un chercheur, le visage de la terre pour un géologue, la carte du ciel pour un astronome, les hautes Alpes pour un alpiniste ou la danse pour une danseuse, le théâtre pour un acteur. Peu importe, mais il faut que ce qui fixe notre attention, ce qui nourrit notre émerveillement, ce qui sans cesse rajeunit notre découverte du monde, que cela soit précisément l'axe de notre religion personnelle.

[…] Puisqu'il s'agit d'une religion personnelle, d'une religion qui est unique, qui correspond à une vocation unique et à une révélation unique, personne ne peut la découvrir à notre place. […] Si Dieu ne renouvelle pas chaque jour notre puissance d'enthousiasme, nous chercherons ailleurs un visage vivant et nous nous détournerons de lui.

Ça ne veut pas dire, d'ailleurs, que les autres visages ne puissent pas être le chemin vers Dieu, tout au contraire. […] Toutes les voies sont possibles, à condition qu'on aille jusqu'au bout : qu'on aille jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à Dieu, jusqu'à l'infini, qu'on ne gâche rien, qu'on ne profane pas son désir, qu'on ne profane pas son admiration et son amour.

(Maurice Zundel)

La prière du cordonnier

Un Rabbi renommé fut un jour sidéré en entendant quelqu’un prier. Non seulement ce que disait cet homme était absurde, par surcroît il insultait Dieu !

-Laisse-moi m’approcher de toi, mon Dieu, implorait l’homme. Je promets de laver ton corps quand il sera sale. Si tu as des poux, je t’en débarrasserai. Je suis cordonnier de métier, je te confectionnerai de belles chaussures. Personne ne prend soin de toi, mon Dieu.
Moi, je te servirai ! Quand tu seras malade, je te soignerai et t’apporterai un remède. J’ajoute que je suis plutôt bon cuisinier…

Le rabbi n’y tint plus.
-Tais-toi ! cria-t-il. Arrête de débiter des sornettes. Te rends-tu compte de ce que tu dis ? Dieu a-t-il des poux ? Ses vêtements sont-ils sales ? A-t-il besoin de toi pour se nourrir ? Qui t’a appris cette prière blasphématoire ?
-Personne, répondit l’homme. Je suis pauvre et ignorant, on ne m’a rien enseigné. Je ne parle que de ce que je connais. Les poux m’accablent, alors je me dis qu’ils doivent aussi déranger Dieu. Ce que je mange n’est pas très bon, cela me donne des aigreurs. Dieu en souffre peut-être aussi. J’ai pris mes propres expériences pour en faire une prière. Mais si tu peux m’apprendre quelque chose de mieux, je t’en serai reconnaissant.

Le Rabbi lui enseigna une belle prière. L’homme s’inclina devant lui et le remercia, le cœur débordant de gratitude. Le Maître était très satisfait, convaincu d’avoir accompli une bonne action. Il leva les yeux au ciel pour voir si Dieu était content de lui. Or Dieu était furieux !
-Je t’ai donné pour mission d’amener les gens vers moi, tonna-t-il, et voici que tu éloignes un de mes meilleurs dévots. Ce que tu lui as appris n’est pas une prière. La prière n’a rien à voir avec la Loi, elle est amour. L’amour est sa propre loi, il ne lui en faut aucune autre.

Midrash juif

L'Eucharistie est le signe de la Croix

Pour ouvrir l'Eucharistie, le prêtre invite notre peuple à faire le signe de la Croix.
Le signe de la Croix est l'insigne des baptisés, c'est l'insigne des chrétiens.
L'Eucharistie, c'est Jésus mort en croix et ressuscité.
Pour commencer l'Eucharistie, avec tous les chrétiens, je fais sur moi le signe de la Croix.

Au nom du Père,
la main sur le front,
Je voudrais écrire Dieu sur tous mes rêves
Je voudrais marquer Dieu sur toutes mes idées
Je voudrais que l'imagination de Dieu me fleurisse dans la tête
pour que j'invente d'autres manières d'aimer,
d'autres bonjours et d'autres fêtes.

Au nom du Fils,
La main sur le cœur, je voudrais dire Dieu
Je voudrais chanter Dieu avec tous les mots de mon amour
Je voudrais planter Dieu dans tous les jardins de ma tendresse
Je voudrais que le désir de Dieu me fleurisse le cœur
Pour que j'invente d'autres fontaines du bonheur.

Au nom du Saint-Esprit,
La main qui fait la traversée et le voyage
Depuis une épaule jusqu’à l’autre épaule
Je voudrais écrire Dieu sur tout moi-même
Je voudrais m’habiller de Dieu de haut en bas
Et d’une épaule à l’autre.
Je voudrais être une fenêtre ouverte en grand
Sur le monde et sur la mer, sur le ciel et sur mes frères.
Je voudrais écrire en grand ma porte, d’une épaule à l’autre
Porte ouverte aux pauvres et aux cœurs de pierre
À tous les seuls et à tous les oubliés de la terre
Je voudrais que le grand vent de l’Esprit souffle,
D’une épaule à l’autre, d’un bout du monde à l’autre,
Jusqu’aux extrémités de la terre,
Un Évangile avec ses bras grands ouverts
Un grand amour sans verrou, un amour qui n’oublie personne.

(Jean Debruynne)