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Pour le temps de révision de vie : quelques points de repère

Pour la Récollection de l’Ermitage St Germain, 31 mai 2014
Pour le temps de révision de vie : quelques points de repère

(tirés des fiches du GTF parues dans le journal et exposées à l’AG d’octobre 2013 à Paris)

La mission de VEA, c’est d’être chemin d’Emmaüs : chacun se met en route quand il peut et rencontre des pèlerins qui l’aident un jour à reconnaître le Christ dans sa vie, chacun peut aussi être pèlerin pour son voisin.

La révision de vie, c’est comme la rencontre de Marthe et Marie avec le Christ. Nous sommes à la fois Marthe, empêtrés dans nos multiples actions et soucis du service, et Marie, à l’écoute du Christ. Notre étape CHANGER est un temps de conversion profonde, pas instantanée, souvent retardée, discrète comme l’Esprit qui respecte notre liberté. C’est cette conversion qui est source d'action.

Vivre

Quelquefois je me suis sentie frustré(e) de ne pas pouvoir apporter mon fait qui était à ce moment un besoin de me confier en équipe, besoin de partager.

Se livrer est une souffrance, il faut prendre sur soi pour s’exprimer, se faire comprendre, dire la réalité qui peut être blessante pour soi et les autres. Dans ce moment, je ne suis pas seul, mes co-équipiers sont là pour me soutenir, et le souffle de l’Esprit me pousse à dépasser ma colère, ma rage et ma pauvreté face à moi-même.

Comprendre

Dans le fait choisi, nous ne cherchons pas à trouver des solutions, mais en reprenant les éléments de l’histoire, tenter de leur donner un sens. Chacun essaie de se dire pourquoi la situation en est là, retrouver dans le négatif ce qui a manqué, ce qui a failli. Chercher au plus profond l’étincelle qui aurait pu déclencher une autre situation. Comprendre sans juger, sans vouloir résoudre tout de suite. Nous aurions peut-être voulu que ce soit mieux car l’Evangile nous donne des pistes pour bien vivre mais dans la réalité, ce n’est jamais facile.

Reconnaitre

Jésus est là. Il était là dans la vie qui est relatée, dans notre détresse. C’est la Parole qui nous emmène sur un autre terrain, nous permet de ne pas prendre parti, de ne pas tenter de résoudre la question. Croire qu’Il est là, que mon fait trouve un sens. Jésus prend le fait de vie, le déplace et nous le rend, ouvrant un chemin, un projet. Il permet une conversion du fait de vie lui-même avec la conversion de nos cœurs, de nos idées.

Changer

Ce n’est pas à la fin de la réunion que je vais dire : ça y est, je change ! Mais au fil des jours, et lorsque je me retrouve dans la situation du fait de départ, je peux me souvenir de cette rencontre avec Dieu que j’ai faite et cela me redonne confiance. Avoir de l’espérance. Et se rappeler de la parole de Thierry Bustros  « aimer notre vie comme elle est parce que le Christ est là au cœur de nos vies »

Le chemin d'Emmaüs

Depuis le temps que nous le parcourons, nous devrions en connaître chaque grain de poussière et surtout être repartis en courant vers Jérusalem. Pourtant, à chaque tentative de révision de vie, nous buttons sur les mêmes obstacles à tel point que nous sommes tentés de les contourner.

« Toute porte d’entrée en révision de vie est valable pourvu qu’elle conduise vers la prise de conscience de nos limites et des moyens pour les dépasser, vers le changement qui ne peut se quantifier et qui se fait en douceur et n’est pas immédiat, vers l’action de grâce. » (citation enquête 2012)

Marchons avec les pèlerins

Quel est leur premier handicap : ils sont bloqués à la mort de Jésus. Certes, ils se souviennent que Jésus était un grand prophète et que quelques-uns, dont des femmes, ont dit que le corps avait disparu. Mais ils zappent toute leur vie AVEC Jésus avant ces événements. Ils ne retiennent que la mort en croix.

     Notre premier handicap : nous focalisons souvent sur un aspect de notre fait de vie, généralement le plus difficile.
     Premier ''changer'' : faire mémoire au sens biblique du terme de tout le chemin commun, sans oublier la résurrection.

Deuxième handicap :
     Les disciples partent seuls. Ils échangent leur vécu, mais pour eux, Jésus est mort, absent définitivement. Et quand il s'approche d'eux, ils n'imaginent même pas que le Seigneur puisse être présent, venir à leur rencontre. Ils vont l'inviter à rester le soir avec eux, sans se rendre compte que c'était Lui qui les guidait, les invitait. Dieu est premier. Nos démarches en VEA sont des réponses à Son appel. Dès lors, la charge s'allège.
     Deuxième ''changer'' : mon fait de vie est réponse au dessein de Dieu. Nous qui sommes de préférence dans le questionnement plus ou moins douloureux, passons à la réponse confiante.

Troisième handicap :
Leur projet fixé : les disciples quittent Jérusalem, ils savent où ils vont passer la nuit, où ils vont.

     Notre handicap : nous établissons notre feuille de route parfois de façon rigide. Il FAUT aller du vivre au changer, respecter les étapes prévues.
     Troisième ''changer'': écouter le vent, la brise légère de l'Esprit Saint. Accepter l'imprévu, le compagnon qui partage notre repas mais qui disparaît aussitôt sans nous laisser la suite du topo.

Le chemin est ouvert et nous sommes libres de rester sur place ou de nous lever dans l'instant ...ou un peu plus tard. Nous lever et partir à la découverte de la vie que le Seigneur nous offre.
Le Christ n'a pas commencé par redresser les idées des pèlerins. Il a d'abord marché avec eux, tout simplement, présence AVEC.
Il ne leur a pas demandé de se convertir. Ce sont eux qui sont repartis vers Jérusalem quand le Christ a disparu à leurs yeux. Ils sont partis, ensemble. Ensemble, retrouver les autres disciples, Ensemble avec un E majuscule !

Pour la Récollection à l’Ermitage St Germain, 31 mai 2014