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AG 2013 - Sallanches

« La galère et la richesse de la révision de vie, sa place et son sens »
Assemblée générale diocésaine du 9 novembre 2013
à Sallanches
« La galère et la richesse de la révision de vie, sa place et son sens »

Après l'AG statutaire, la réflexion se concentre sur la "révision de vie" pour répondre à un besoin des équipes.
C'est le chemin ensemble qui mène à la prise de conscience que nous avons des "murs à faire tomber". Notre équipe fragile, mais tenace, est le lieu où nous devons prendre conscience que nous sommes peuple de Dieu, membre du corps du Christ.
(voir en complément "la révision de vie selon les orientations du Mouvement adoptées en 1984")

Le temps d'une révision de vie est une invitation adressée à toutes les équipes.
"Vivre ensemble est impossible sans le dialogue, sans le va-et-vient entre les personnes, entre les faits de vie et l'Evangile, entre les équipes et les membres de la famille VEA, entre VEA et toute l'Eglise et le monde. Cela exige la connaissance et le respect de principes et de règles. Les belles intentions ne tiennent pas devant les cahots de la vie." (Ch. Forté)

Faire révision de vie, c’est revisiter son regard, repartir avec un regard neuf, revivifié par le Souffle de l’Esprit.
Demandons-nous quels sont la place et le sens de la révision de vie dans nos rencontres d’équipe ; ceux que nous leur donnons dans nos vies.

« Qu’est-ce qui fait qu’un évènement de ma vie devient un fait de vie ? » Nous vivons des tonnes de choses, tous les jours, et il y en a une dont nous choisissons de parler, une qui nous interpelle, une qui nous touche particulièrement.Est-ce l’évènement qui est important ou la manière, l’intensité avec laquelle il me touche ? Qu’est-ce qui fait que j’ai réagi comme ça, si fort, si blessé, si en colère ?          
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« Le fait de vie, c’est l’exposé involontaire d’une question que je me pose à moi-même. »

Donc, il y a d’une part le fait de vie et d’autre part l’impact de ce fait de vie (ou l’impact du fait de vie de quelqu’un de l’équipe) sur moi.
Qu’est-ce qui est important de partager : le fait de vie ou son impact sur moi ? Si je reste coincée sur le fait de vie lui-même, à disserter comment, pourquoi... il y a bien des chances que je ne trouve jamais la réponse à la vraie question que je me pose inconsciemment : « Qu’est-ce qui m’a touchée ainsi ? »

Comment ne pas rester coincée dans ce fait de vie qui, si mes réactions sont vraiment fortes, prend toute la place ? Le fait de vie peut devenir un enfermement, un ″tombeau″. Il est difficile de sortir tout seul de nos tombeaux, et même avec l’aide de nos compagnons de route, ce n’est pas gagné. Les compagnons d’Emmaüs étaient dans la même tristesse.

Quelqu’un vient alors à notre rencontre. Quelqu’un qui s’est tellement laissé toucher qu’Il en est mort, mais que Dieu a ressuscité. Quelqu’un qui nous a promis Son Esprit pour nous aider à suivre Son Exemple.

Mais nous laissons-nous toucher pour que Dieu puisse nous ressusciter, nous re-susciter, nous emmener ailleurs ?

1. Dieu est premier
C'est le Christ qui nous appelle. Pas dans des fantasmes mais dans la réalité de nos vies
.

Comme dit P. Joseph Rey, un peu provocateur : « Est-ce que Dieu est premier parce que je commence et finis une rencontre par une prière ou parce que je fais une vraie révision de vie qui m’amène à prier cette vie, avec son malaise, sa souffrance, sa beauté ? »

- Est-ce que je crois que Dieu est premier dans la réalité de mon fait vie, que le Christ m’appelle au-delà pour me donner une réponse ?

2. Pas de révision de vie sans vie
- Est-ce que j’aime suffisamment ma vie avec sa richesse de joies et de provocations, pour croire que Dieu est présent même là où je ne l’ai pas invité ?
- Est-ce que je crois que Dieu veut prier avec moi ma vie, toute ma vie?
- Est-ce qu’il n’y a pas des endroits de ma vie que je garde ″propriété privée″... des endroits privés de Lui ?

3- L'Esprit Saint ne cesse de nous parler... en respectant notre liberté... en se glissant malicieusement dans nos propres mots. ... dans nos faits de vie.
- Est-ce que je crois que ce fait de vie (le mien ou celui des copains) qui m’interpelle, me dérange, me fait mal souvent, touche en moi quelque chose de plus profond que l’Esprit a envie d’éclairer ?
- Quels moyens est-ce que je me donne pour l’écouter ?