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V.E.A. : Vivre Ensemble l'Évangile Aujourd'hui V.E.A. : Vivre Ensemble l'Évangile Aujourd'hui

Lourdes 2015-Intervenants-Condensé

1. Monseigneur Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes.

2. Père Jacques Wersinger, théologien.

3. Jacques André, maître de conférences en Sciences de l’Education.
Notes du Rassemblement National de Lourdes
1-2-3 mai 2015

 

La synthèse des textes des intervenants a été réalisée par Anne Bielawski-Jacquet.

Monseigneur Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes



Le temps pascal a 50 jours, c’est la préparation à la Pentecôte, nous sommes renouvelés par l’Esprit-Saint.

L’espérance est un terme passe-partout… l’Espérance chrétienne est attente de la vie éternelle, pour partager la vie de Dieu en plénitude. La vie éternelle est communion avec Dieu.
Nous sommes des pèlerins sur cette terre, nous allons vers/cheminons, marchons, seuls ou avec les autres, avec des moments de fatigue, d’émerveillement, de brouillard où on ne voit que le pas d’aujourd’hui. Le terme : la Maison du Père, et le Seigneur nous donne jour après jour, la force d’y parvenir.
L’Espérance, c’est le Royaume des Cieux (nous le construisons), la vie éternelle (déjà commencée par notre baptême)

Le grand défi de la vie Chrétienne : l’unification intérieure, que nous soyons toujours ꞌꞌgreffésꞌꞌ, dans toutes les parties de nos vies sur le Christ, qu’Il puisse tout éclairer en nous.

Cette conviction que le Royaume est en nous, cette Espérance est différente de l’optimisme qui croit que tout va s’arranger. Elle s’appuie sur la foi en la Résurrection  = comme le Christ, partager la Vie du Père. Le tombeau est vide, nous ne sommes plus enfermés dedans, la mort n’est plus notre avenir… Pour entrer dans la logique de la Résurrection, tourner le dos au tombeau, ne pas se laisser enfermer dans l’échec, la difficulté. Le Seigneur nous appelle en Galilée !
On la voit à l’œuvre dans l’action de grâce pour tout ce qui a été ꞌꞌdon de Dieuꞌꞌ dans ma vie. Alors que nous passons notre vie à trouver que nous aurions pu recevoir telle ou telle chose… La joie est fille de l’action de grâce et cela renforce mon Espérance.

L’espérance, c’est l’expérience de goûter à la vie éternelle par l’amour donné et reçu. Elle me conduit à donner à la terre la saveur du ciel, de l’éternité. Elle me mobilise pour semer l’amour au cœur de ce monde, car je me sais aimé(e) de Dieu.
Les Dons de l’Esprit-Saint : reçus pour nous aider à vivre cet Amour qu’Il met dans nos cœurs. Ce n’est pas moi qui donne de l’amour, c’est l’Amour de Dieu qui rejaillit sur les autres à travers moi. « La mesure de l’Amour de Dieu, c’est d’aimer sans mesure ».

Questions posées :
Comment vivons-nous de l’Esprit-Saint ? Comment L’invoquons-nous ? Est-Il présent ?
Comment ne pas baisser les bras ?
Comment réveiller l’Espérance, la donner, la recevoir ? Comment dire à chacun : « Tu es aimé(e) de Dieu. »

 

Père Jacques Wersinger, théologien


A propos des 40 ans du Mouvement : c’est l’âge où l’on devient ce que nous sommes, épurés des illusions… l’obstacle à la Terre Promise, ce ne sont pas les autres, mais le doute. Ne pas confondre les idoles avec Dieu.

Notre Espérance est spécifique par rapport à celles du monde. A notre époque, le désir est exacerbé par toutes sortes d’espérances, comme celle de la quasi immortalité. Avec ou sans foi, des hommes ont donné leur vie pour des causes, des espérances. Mais comment renoncer à ꞌꞌce qui m’est dûꞌꞌ ? Les marxistes-scientistes voulaient faire de ce monde un monde de partage, sans pauvres, sans maladie, mais l’individualisme a amené beaucoup d’amertume et de désillusions… Comme Dieu ne comble pas nos désirs, on n’y croit plus ou on le trouve ꞌꞌméchantꞌꞌ…

Le monde est en crise, mais c’est une crise de l’objet de l’espérance, comme celle d’un GPS mal réglé. Peut-être que l’Univers a un sens différent que le repli sur soi-même. La Création aspire à l’Enfantement. Nous espérons que les souffrances du monde sont celles de l’enfantement et ce n’est pas mon espérance, mais notre Espérance chrétienne, celle qui nous mène à Dieu et à nos frères.

ꞌꞌRéveille notre Espéranceꞌꞌ 
 Pourquoi ꞌꞌréveiller notre Espéranceꞌꞌ ? Croire et aimer, ça ne suffit pas ?
Comme Ezéchiel réveille Israël quand le peuple est en captivité à Babylone, on peut entendre une promesse de renouveau, différente de la garantie de retrouver ce que nous connaissions. Comme la résurrection du Christ…

Quel type d’espérance Dieu doit-Il réveiller en nous ? La paix, la justice ? Mais comment se les représenter’ Ne pas souffrir ? Ne pas perdre les siens ?
Mais l’Espérance est plus une direction que des choses précises (guérison, liberté, une bonne épouse, un roi juste… comme dans la Bible). Ces espérances-là sont bousculées par l’expérience. La Bible va vers la mort de ce qui nous parait ꞌꞌnormalꞌꞌ, le transitoire des petites éclaircies (Moïse ne ressort pas du désert !). L’homme biblique est dépossédé, de sa terre, de son temple, de ses lois, il ne lui reste que la marche et le souvenir de son bonheur passé, l’expérience, même fugace de la Bonté de Dieu.

Réveiller l’Espérance, c’est se nourrir du passé pour bénir Dieu de ce qui fut et non pas se lamenter que le passé n’est plus. Les analogies sont dans mon histoire personnelle et collective. Cela permet de tenir le présent difficile et d’espérer pour l’avenir. Le rappel du passé (cf Jésus : « souvenez-vous… ») peut être nostalgie ou dynamisme. Cf psaume 22 : … et pourtant nos Pères avaient confiance et Tu les délivrais. Mon âme attend le Seigneur plus sûrement que le veilleur l’aurore. Ou cf le Christ : quel meilleur lendemain peut espérer un crucifié ? Il ne peut que s’en remettre totalement au Père.

La Résurrection ne s’oppose pas aux petites espérances. La grande Espérance nous permet d’avoir des espoirs, mais elle est différente de la réalisation de nos espoirs.
Ne pas confondre le fleuve et la source… (cf un jour de Pâques à Lisbonne : un tremblement de terre et la cathédrale s’effondre…)

ꞌꞌPurifie mon Espéranceꞌꞌ
L’espérance pour soi, pour son pays, sa planète est un moteur, mais aussi un piège si ça ne marche pas… Il y a aussi l’espérance démobilisatrice (Dieu fait tout)
Mais l’Espérance chrétienne n’est pas réalisation ! Voir ce qu’on espère n’est plus espérer. C’est une faim que nous avons au fond de nous. LE Christ sait que le Père comblera tout, mais ce n’est pas une démission. C’est tenir fermement jusqu’au bout la Volonté du Père.
L’homme a soif d’infini et il est confronté à la souffrance et à la mort. Se vouer au Royaume de Dieu, même si nous ne connaissons pas les conditions de transformation du monde. L’espérance nous donne la force de nous engager. Nous sommes soutenus par la Résurrection qui donne sens à la mort, par la voie de l’Amour, le témoignage de fraternité.

L’Espérance permet d’affronter des conditions difficiles en se sentant aimés de Dieu, ça transforme le regard que nous posons sur les choses.
L’Espérance : on n’en sait pas l’objet au final, mais les caractéristiques : fraternelle, relationnelle. A chaque génération, nous avons à bâtir un monde avec les caractéristiques propres à son époque.

Purifier notre Espérance avec la grande prière des Saints. Marie est une étoile dans nos vies. Nous avons besoin de lumière proche pour aider à la traversée. Elle a dit « oui » à l’incarnation du Christ en elle.
En cherchant des signes d’espérance dans ce monde, on risque de se fourvoyer et de sombrer dans la désespérance ! L’Espérance chrétienne est différente de l’espérance humaine et, par comparaison ou analogie, elle permet à d’autres d’espérer. Elle est fondée sur l’Amour et la résurrection.

Pour distinguer entre l’Espérance et les idoles, il faut des expériences et purifier nos désirs :

En quoi espérons-nous quand on demande de ꞌꞌréveiller notre Espéranceꞌꞌ ?
Le Christ dit : « Seigneur, entre tes mains je remets mon esprit » et le Père montre que cet engagement jusqu’à donner sa vie, ouvre sur autre chose que sur la vie sur terre, il ouvre sur la VIE.
L’apocalypse = une nouvelle naissance,  nous dit que le combat est gagné d’avance.

Ce n’est pas un effort pour tenir malgré tout dans un monde qui s’effondre, mais s’ouvrir à l’avant-garde. Jésus est l’aîné d’une multitude de frères, nous savons où nous allons.
Soyons des poteries même fragiles, contenant un trésor.

ꞌꞌNourris notre Espéranceꞌꞌ
Toujours la convertir pour ne pas confondre les signes et le but et la nourrir, non pas de la contemplation du monde, des horreurs, mais interpeller, à la lumière de la foi (une pâquerette en bord de route).
La nourrir de la foi par la prière, qui se nourrit de la liturgie eucharistique. Vie de prière et vie sacramentelle.

Les témoins d’Espérance s’appuient sur Jésus de Nazareth, l’homme qui dit « Père pardonne-leur » alors qu’il est torturé, humilié. Ce qui signifie que l’homme n’est pas condamné à être un loup pour l’homme. Il est capable d’amour et de pardon. Et sa mort me fait espérer que l’homme est plus que l’homme, il est Fils de Dieu et que cette vie donnée ouvre sur une Vie plus grande. OUI, Dieu est vraiment juste et bon. Jésus est un homme en adéquation avec Lui.
La prière est le moment où l’on se pose en confiance devant Dieu « Père entre Tes mains je remets mon esprit » et il me faut toute une vie pour vivre ces mots.

ꞌꞌTransforme-nous en Espéranceꞌꞌ
En tant qu’individus, cellules d’Eglise, les croyants ne sont pas seulement ceux qui espèrent, mais ceux qui suscitent l’Espérance en créant des structures dignes d'Espérance. Des structures qui mettent en œuvre l'amour du prochain, le service du pauvre, du plus petit d'entre les frères.

Offrir le meilleur c'est une Espérance dans le fait que nous sommes attendus. Révéler à l'homme qu'il est plus grand que ce qu'il est. C'est à la façon dont nous nous comportons que nous sommes vraiment crédibles.
La grande Espérance, c'est que toutes nos petites espérances ne vont pas vers le néant.

Questions :

Comment révéler à l'homme qu'il est plus grand qu'il ne le croit ?
Dans la recherche du ꞌꞌbonꞌꞌ, il n'existe pas d'acquis définitif.  À chaque aujourd'hui, il faut se demander comment le vivre, comment le construire.
« Mes frères, ne soyez pas des tuyaux, mais des bassins » (qui se remplissent et ça déborde).
Est-ce que je suis quelqu'un d'espérance ? Après ça se fait par porosité. On transmet l'Espérance en étant Espérance. Est-ce que j'espère en l'autre/l'Autre ? En qui ai-je mis mon espérance ? En quelqu'un qui aurait pu incarner la désespérance… ?

Comment toucher les gens incroyants ?
Il y a notre espérance en eux, car ils participent à l'espérance comme nous et il faut le leur dire. Pour les indifférents, la grâce ricoche sur eux comme sur une toile cirée. Continuer à aimer, mais ça ne dépend pas de nous. Les orthodoxes pensent que même le démon ne pourra résister à l'amour et qu'à la toute fin, il craquera.

Sur l'Eglise : comment donner de l'Espérance à des personnes exclues des sacrements ?
Ils sont en communion avec l'Eglise quand on a pris le temps du compagnonnage… La première Espérance c'est d'être reconnu dans notre intégrité sans qu’il soit question d'autorisation ou pas.

Face aux crises aux souffrances, aux événements traumatisants… Peut-on parler d'Espérance dans ces cas-là ?
Oui, particulièrement dans ces cas-là ! RCF, qui s'appelle depuis peu ꞌꞌla radio de la joieꞌꞌ, a parlé de la joie même le jour des attentats de Paris. Oui, parler de cette joie que nul ne peut me ravir. Et c’est différent que de trouver des motifs d'espérer. Partir de cette situation de foi : « les ténèbres, la mort ne L'ont pas emporté. La mort n'aura pas le dernier mot. » Si vous souffrez, que vous êtes touchés par la souffrance, c'est Dieu qui pleure et souffre en vous.

Quelle espérance par rapport aux jeunes ?
Espérez-vous en vos jeunes ? Ce qui n'est pas espérer qu’ils deviennent ce que l'on aimerait ! Mais voir le beau, le lumineux en eux.
Tout mouvement est déjà porteur d'Espérance. Partager nos vies, en communion au ꞌꞌfestinꞌꞌ, malgré nos différences. Il y a des grilles de relecture pour nous aider à purifier nos visions, nos actes.

Par rapport au suicide ?
Il est mortel, mais ce n'est pas toujours un péché ! Leur espoir, c'est que leur souffrance s'arrête. Ils n'ont pas d'autres fenêtres. La maladie, la souffrance ne sont  pas des péchés.

Face à la peur de voir le socle de la famille ébranlée, quelle espérance ?
Les écrits de Platon sont toujours actuels. C'est la crise de la transmission des valeurs. Il y a toujours eu des difficultés entre les générations et l'humanité a toujours continué d'exister malgré tout ! Le conflit et la confrontation sont des modes pour entrer en contact. Rester stables.
On représente l'Espérance par une ancre, c'est-à-dire ne pas être ballotté par les flots. Être chacun à notre manière des points d'ancrage.

Et la résurrection de la chair ?
La chair n'est pas une somme d'atomes ou de molécules. Elle fait appel à tout ce qui est notre identité, notre fragilité, ce qui est appelé à la rencontre avec Dieu. Ce n'est pas le retour des zombies ! Il y a des images pour désigner une réalité qui dépasse tout ce que nous pourrions imaginer. J'y crois, mais je ne sais pas exactement ce que ça veut dire.

Attention : prendre des images pour des réalités peut être source de conflit avec les incroyants… ça peut être grâce à l'Esprit de Dieu en eux que les incroyants refusent les fausses images de Dieu !

 

Jacques André, maître de conférences en Sciences de l’Education


La science de l’éducation, c’est l’auto-édification de soi-même avec l’aide des autres.
Actuellement on insiste trop sur les aspects techniques, mais l'important, c'est le sens et les valeurs.

Qu'est-ce qui pousse à agir ? Une force psychologique qui va avec le désir et le plaisir d'apprendre, puis de se réaliser, d'oser être soi-même.
Cette motivation se base sur la relation humaine. L'homme n'existe que par et pour les autres. Albert Jacquard : « nous sommes le produit de rencontres » et aussi d'expériences ! Ce qui compte c'est ce que l'individu va devenir. La motivation se développe dans et par la qualité des relations humaines.

Motivation et réussite
Le plaisir, né des interactions positives avec un ou des tiers privilégiés et motivés donne l’énergie psychologique  pour trouver la motivation nécessaire  au travail qui va permettre la réussite et au retour renforcer la motivation, le travail, donner l’énergie et le plaisir des interactions positives !

On ne peut réussir sans travail. La motivation se nourrit continuellement et son aliment  est le plaisir. Mais on n'en a peur ! cf : « Il ne pense qu'à jouer »… On vient de l'éducation de l'effort pour l'effort, puis avec mai 68, du plaisir pour le plaisir. Combiner les deux : le plaisir sur lequel on greffe les efforts, ce qui va engendrer plaisir et joie. Le plaisir du nourrisson : il est blotti contre sa mère qui a un geste de protection, elle lui parle, chante et il est nourri affectivement. Il y a des conséquences graves si ça n'a pas été ainsi, comme  l’impossibilité de ressentir de l'empathie. Le fait d'être porté contre le corps de sa mère donne envie de vivre. Faire en sorte que l'on aime ce que l'on fait !

Une vie réussie : l'être humain est heureux là où 
   il crée
   il communique
   il aide les autres
   il aime et il est aimé

Ce qui est différent de l'argent, de l'avoir, du pouvoir, du paraître !
Chacun est unique, différent, on s'enrichit de nos différences.
Nous sommes heureux quand nous créons, que nous sortons quelque chose de nous (planter un arbre, écrire…) C'est narcissique, mais il en faut un peu !
Communiquer, c'est mettre en commun nos ressemblances, et ça nous rassure, mettre en commun nos différences, et ça nous enrichit !
Une vie est particulièrement réussie quand un adulte réalise ses rêves d'enfance, ou s'en approche…

La motivation :
Nos besoins satisfaits nous donnent de la force pour atteindre des buts. Les buts atteints nous renforcent et satisfont nos besoins.
L'environnement est important : la beauté de la nature, des choses.

Les besoins selon Malow :

Besoins physiologiques, besoins de sécurité, besoins sociaux, besoin d'estime, besoin de réalisation, c'est-à-dire être toujours en progrès.

Besoin de sécurité :
Notre cerveau est la superposition de trois cerveaux :
le reptilien, siège de notre besoin de sécurité,
le paléo-cortex ou limbique, siège de la croyance, de l'affectivité
et le cortex, ou néocortex, siège du rationnel, celui qui est valorisé à l'école, mais qui ne fonctionne que si les deux autres fonctionnent bien !
Le ꞌꞌsentirꞌꞌ, dans le reptilien et le limbique, c'est le plus archaïque, d'où l'importance du prof pour nous apprendre. (cf : je ne peux pas le sentir…)
Le reptilien, c'est le cerveau de la sécurité qui nous domine complètement par la peur. Les reptiles sont des êtres de routine. Il est important pour les animaux d'avoir un territoire et de le défendre d'où l'importance d'avoir sa place où personne ne pénètre (son terrier = sa chambre, son lit). C'est le cerveau des routines : tout doit être toujours à la même place… et plus on vieillit, plus ce cerveau nous domine ! Il est le siège des repères dans l'espace et dans le temps. On ne peut rien faire avec le néocortex sur le reptilien.

Le besoin d'estime :
C’est le besoin psychologique fondamental de chacun d'entre nous : on va rechercher l'estime de soi à travers celle des parents, des paires, des enseignants, (de certains en particulier), des autres, du public... Le regard des parents est déterminant jusqu'au collège, puis celui des copains devient déterminant, puis celui des adultes  autres…
« Toute réponse immédiate à une demande est un désir qui meurt ! »
Le sentiment de honte ou d'estime de soi est déterminant.

À l'origine d'un centre d'intérêt, il y a une ou des personnes.
Il y a 10 % de profs géniaux : ce sont ceux qui nous écoutent, nous regardent (ça fait exister), nous motivent.
« Je peux dire ꞌꞌjeꞌꞌ car tu m'as dit ꞌꞌtuꞌꞌ. »
« Parler est un besoin, écouter est un art. »

Qualités des personnes motivantes :
elles ont des croyances et des pensées positives (elles sont dans l'espérance)
elles sont motivées, suscitent « le désir mimétique » (selon René Girard)
elles s'intéressent aux autres et les rassurent
elles savent communiquer : elles écoutent avec empathie et parlent avec authenticité, elles sont elles-mêmes.

« Soyez profondément vous-même la place des autres est prise. »
« Toute la grandeur d'un homme consiste à donner à l'autre le sentiment de sa propre grandeur. » (Charles Dickens)
La faculté d'adaptation va dépendre des peurs qui bloquent dans le cerveau reptilien.