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Sur les pas de François de Sales Sur les pas de François de Sales

Jeanne de Chantal

À l'occasion du quatrième centenaire de l'ordre de la Visitation, la commission chargée de l'évènement a réalisée des fiches thématiques destinées à chaque chrétien du diocèse d'Annecy, mais aussi à tous les groupes, qui, en paroisse, dans les mouvements où les différents services de la pastorale, désirent approfondir leur connaissance du "salésianisme", qui reste aujourd'hui d'une étonnante actualité. Ces fiches sont en téléchargement sur ce site, et peuvent également être commandées. Cette présentation est issu de ces fiches de travail.

Le 6 juin 1610, avec trois compagnes, Jeanne de Chantal quitte tout pour fonder, à la maison de la Galerie à Annecy, l’ordre de la Visitation. Cette nouvelle forme de vie religieuse, adaptée à la santé des personnes qui ne peuvent soutenir les austérités des grands ordres religieux, répond à un besoin de l’époque et se répand rapidement en dehors de la Savoie, en France et en Piémont. Le 13 décembre 1641, Jeanne de Chantal meurt à Moulins après avoir dirigé la fondation de 87 Monastères !

maison galerie.jpgPortrait de Jeanne

Jeanne de Chantal nait à Dijon le 23 janvier 1572 (année du massacre de la saint Barthélemy) et est baptisée le jour même. Deuxième enfant de Bénigne Frémyot et de Marguerite Berbisey, elle ne connaîtra pas sa mère qui décède en donnant naissance à son fils André. Son père, profondément catholique, est président du
Parlement de Dijon. Il assure à ses trois enfants une solide éducation religieuse. Jeanne manifeste aussi un réel amour des pauvres. Très jeune, elle montre son attachement à la foi catholique, en une époque troublée par les guerres de religion.

Le 28 décembre 1592, à 20 ans, elle épouse le Baron Christophe de Rabutin Chantal. Le mariage de Jeanne et de Christophe est une vraie et belle histoire d’amour. Ils s’installent au Château de Bourbilly, où Jeanne va déployer courage et savoir-faire pour remettre bon ordre à la gestion du domaine. De leurs six enfants, deux meurent à la naissance. Jeanne prend très au sérieux leur éducation : Celse- Bénigne sera le père de Madame de Sévigné ; Marie-Aimée épousera Bernard, le frère de François de Sales ; Françoise, la seule à survivre à sa mère, épousera le comte de Toulongeon ; Charlotte mourra à 9 ans. Le rayonnement de Jeanne s’étend au-delà de son foyer ; les pauvres bénéficient de sa bonté et de sa générosité. Elle distribue le pain en temps de famine, visite les malades, plaide en faveur de coupables. La prière et la messe quotidienne nourrissent en elle une foi vive et une charité active.


En 1601, terrible drame, son mari meurt stupidement dans un accident de chasse. A 28 ans, Jeanne se retrouve seule avec quatre jeunes enfants à élever. La douleur est si profonde que sa santé en est éprouvée. L’amour de ses enfants l’aide à faire face. En 1604, elle rencontre à Dijon François de Sales venu prêcher
le Carême. Elle apprend de lui à sanctifier sa vie de veuve, en étant fidèle à ses responsabilités de mère. Petit à petit, ayant organisé avec grand soin l’avenir de ses enfants, elle voit s’ouvrir devant elle une nouvelle voie, elle entend un nouvel appel du Seigneur. À partir de 1610, sa vie sera totalement consacrée à l’ordre de la Visitation Sainte-Marie dont elle est la co-fondatrice avec François de Sales .
(cf. Série n° 1, fiches 1.5 et 1.6).

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