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Spiritualité et mystique

Pour l'ordre de la Visitation, l'Amour est le commencement, le moyen et la fin de la vie spirituelle.

Spiritualité et mystique propres

À la Visitation, l'Amour est le commencement, le moyen et la fin de la vie spirituelle. Les vertus ne sont que des modalités de l'Amour, qui mène l’âme à l’union avec Dieu. La Mère de Chantal cerne de plus près la vocation de la Visitandine en parlant du martyre d'amour « où l'amour nous sépare de nous-mêmes, car ‘l'amour est fort comme la mort’. Ce martyre dure depuis le moment que nous nous sommes livrées sans réserve à Dieu jusqu'au moment de notre mort ».

Vaquer à la perfection de l’amour divin.

« Vaquer à la perfection de l’amour divin » constitue la raison d’être de la Visitandine. Or l’amour doit se prouver par une vie de charité. François de Sales préfère l’ascèse du cœur et de la volonté, réalisable même par des personnes de santé fragile, auxquelles il veut ouvrir les voies de la perfection. Il voulait que ses « filles eussent les pieds bien chaussés, mais le cœur bien déchaussé et bien nu des affections terrestres ; qu’elles eussent la tête bien couverte et l’esprit bien découvert, par une parfaite simplicité et dépouillement de la propre volonté ». Célèbre est le mot du Saint : « Tout par amour, rien par force ».

Une expression de François résume tout : du mystère évangélique de la Visitation lui étaient venues « mille lumières » pour son Institut. L’esprit de la Visitation n’est autre que l’esprit qui animait la Vierge Marie au temps où elle visitait sa cousine Elisabeth : esprit d’union au Verbe incarné présent en elle, esprit d’action de grâce devant les merveilles de Dieu, spontanéité et promptitude à rendre les humbles services de la vie quotidienne. C’est la Vierge Marie dans ce mystère, que la visitandine doit surtout imiter.

Tout par amour,
rien par force.

La dévotion au Cœur de Jésus, remonte en fait au temps de la fondation. François de Sales écrivait à Jeanne : « … vraiment notre petite congrégation est un ouvrage du Cœur de Jésus et de Marie. Le Sauveur mourant nous a enfantés par l’ouverture de son Sacré-Cœur ».

À la fin du XVIIème siècle la dévotion au Sacré-Cœur apporta un nouvel élément et attira sur la Visitation l’attention du monde dévot. Les apparitions dont fut favorisée une visitandine de Paray-le-Monial, Marguerite-Marie Alacoque, contribuèrent beaucoup à rendre populaire cette dévotion. Les visitandines s’unirent aux Jésuites pour la propager. Le culte au Sacré-Cœur fut approuvé officiellement par Clément XIII en 1765 et les monastères de la Visitation devinrent des foyers de cette spiritualité.