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 Service de la Diaconie diocésaine Service de la Diaconie diocésaine

Le service des frères, le service entre frère, une nécessité pour nos communautés.

La solidarité et la diaconie, deux thèmes majeurs qui viennent d'être travaillés ce samedi 1er décembre à La Roche au Couvent des Soeurs de la Charité. Une rencontre préparée par le Sedifor, la Pastorale de la Santé, le Secours catholique, l'Équipe « servir la fraternité » pour la diaconie du diocèse, et le groupe d'Écoute et Rencontre. Il était question de repenser la question du service comme une nécessité pour la communauté. Le service fonde la communauté.

Bernard Bidaut, directeur de la communication et d’Alpes 74 a animé cette journée en aidant les uns et les autres à réfléchir sur le sens de la diaconie dans le diocèse, sur l’importance du service au niveau des paroisses. Lorsqu’on évoque la question du service en Eglise, on pense immanquablement à l’option préférentielle pour les pauvres. L’expression est de Jean-Paul II. Elle marque une dynamique structurellement liée à l’Eglise, c’est la dynamique pastorale du service des plus pauvres, il s’agit du service par excellence…


L'option préférentielle pour les pauvres.  C’est en fait une option qui n’est pas matière à option. Elle n’est pas idéologique, elle est un engagement. Elle est de la structure naturelle de l’Eglise. Elle est pratique, simplement pratique. Ou, elle devrait l’être…
L'option préférentielle pour les pauvres. L’expression est ancienne. Le pape l’avait reprise à son compte en 1987 pour en forger le concept dans sa première encyclique sur l’enseignement social de l’Eglise, Sollicitudo Rei Socialis (n° 42).

 Elle résume bien la ligne que peuvent suivre les Chrétiens du monde entier pour apporter leur aide, concrètement, aux pauvres, sans aucune autre condition que l’obligation évangélique. « L'option ou l'amour préférentiel pour les pauvres disait Jean-Paul II [,] c'est là une forme spéciale de priorité dans la pratique de la charité chrétienne dont témoigne toute la tradition de l'Eglise. Elle concerne la vie de chaque chrétien, en tant qu'il imite la vie du Christ, mais elle s'applique également à nos responsabilités sociales et donc à notre façon de vivre, aux décisions que nous avons à prendre de manière cohérente au sujet de la propriété et de l'usage des biens ».


 

Cette option préférentielle découle de l’attitude et du comportement de Jésus lui-même tels que nous les comprenons à la lecture que nous faisons des évangiles.
Il revient à chaque chrétien d’essayer de comprendre le sens de ce comportement et de l’adapter pour lui-même et pour sa communauté. Le Christ porte une attention particulière à ceux et celles dont la dureté de la vie fait souvent obstacle à l’amour de Dieu. Parmi tous ceux-là, il y a les pauvres de toutes sortes, de tous les temps et en tous lieux. Les pauvres (économiques, psychiques, spirituels), les malades, les pécheurs, les exclus, les persécutés, les sans-voix, les sans-rien, les sans-amour…
Les évangiles nous révèlent un Christ qui se rend présent à chacun de ceux-là, un Christ qui demande très clairement à ses disciples d’en faire tout autant, précisant même qu’ils en sont capables.
 

Lorsque le Christ rencontre un pauvre (quelle que soit sa pauvreté), il n’en fait pas un assisté, il suscite sa collaboration, il le responsabilise et il fait appel à sa foi.
Il suscite la confiance en lui et, par le biais de cette confiance, il rétablit l’espérance de celui qui n’en avait plus… Il ouvre un nouvel avenir.

 

A la suite du Christ, l’Eglise a souvent fait preuve d’imagination et d’engagement auprès des personnes les plus démunies, depuis toujours. Elle a manifesté sa disponibilité dans un véritable service diaconal à travers des actions menées par des individuels, des communautés, des paroisses, des instances de type humanitaire.
Elle a dit et elle continue de dire, à des hommes et des femmes, des jeunes et des enfants en situation précaire que tout est possible.

Au terme de cette journée de formation, l’animateur a proposé maints projets réalisables en paroisses, au sein des Service, des Pastorales ou des Mouvements. Les participants à cette rencontre en seront certainement les premiers relais.