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Portrait

Yvan Rozier vient d’être nommé délégué épiscopal à la diaconie diocésaine. La revue mensuelle Église d'Annecy du mois d'octobre 2016 lui a demandé son ressenti. Propos reccueillis par Yannick Angelloz

Yvan Rozier, délégué épiscopal à la diaconie diocésaine.

Yvan Rozier, habite Seynod, il est marié et père de quatre enfants. De formation scientifique, il a fait sa carrière dans une grande entreprise nationale. Il est membre des Équipes Notre Dame depuis trente-deux ans, engagé à la paroisse Saint-Jean aux portes d’Annecy et auprès du Secours catholique. Il vient d’être nommé délégué épiscopal à la diaconie diocésaine.

Comment avez-vous accueilli l’appel deMgr Yves BOIVINEAU ?

Pas très facilement (rire) ! C’est un accueil qui est venu de façon progressive. D’abord appelé dans l’équipe « Servir la Fraternité » par Christian Bert-Erboul, délégué précédant, j’ai vécu ensuite une série d’expériences. Une expérience personnelle sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle pendant trois mois, une façon de voir la vie qui n’est jamais figée. L’année suivante en 2012 j’ai continué le chemin de Saint-Jacques avec des personnes handicapées. Cette rencontre avec la fragilité m’a beaucoup marqué car je me suis rendu compte que la relation s’établie indépendamment de ce que montre les gens, elle s’établie sur quelque chose de plus profond qui souvent dépasse l’apparence. En 2013 j’ai fait l’expérience du rassemblement national « Diaconia » à Lourdes avec des gens en situation de fragilité. Puis il y a eu le rassemblement « Diaconia 74 » à La Roche, qui a permis de mettre en avant ceux qui n’ont jamais la parole. Le cœur de l’Évangile est là ! L’ensemble de ses expériences m’a amené à porter un regard différent sur les plus fragiles.

Quelle est votre mission ?

La mission de la diaconie, à mon avis, va commencer là : Aller écouter ce que les gens vivent de beau et de le faire savoir. Il me semble que la mission de l’Église, est une mission de service et d’unité…

Y a-t-il une évolution des mentalités des chrétiens à propos du service ?

Ça ne passe jamais par des idées mais par des rencontres. Il me semble important de dire que c’est là la force de l’ouverture, il nous faut sortir de soi, de nos habitudes, de nos paroisses, pour voir ce qui se passe ailleurs. Il faut s’ouvrir aux autres sans jugement. La place de la prière est importante, la confiance en Dieu aussi bien sûr, car il y a des choses qui se passe au-delà de notre seule volonté.

Personne n'est trop pauvre pour n'avoir rien à partager, personne n’est trop riche pour n’avoir rien à recevoir".

Le père évêque a publié une lettre
« La joie de Servir » sur la diaconie diocésaine,
qu’est-ce qui vous a touché ?

Nous faisons tous l’expérience personnelle de la rencontre à travers des visages. Ce sur quoi le Père évêque met l’accent c’est l’attitude du cœur… il n’y a pas besoin de choses extraordinaires, il faut vivre simplement la fraternité où l’on est appelé. Voilà le point essentiel : la fraternité.

Téléchargez ici la lettre pastorale "La joie de servir"

Qu’avez-vous envie de dire aux chrétiens du diocèse ?

Je reprendrais volontiers le message de Diaconia 2013, relayé par notre évêque : "Personne n'est trop pauvre pour n'avoir rien à partager, personne n’est trop riche pour n’avoir rien à recevoir".